Archives Mensuelles: avril 2011

Une bonne fois pour toutes sur les convolants

 Arrête … arrête … [ne dis pas « ne me touche pas », ce sont toujours des paroles que l’on regrette hi hi hi] … Tu ne pensais quand même pas pouvoir y couper ? C’était bien mal me connaitre …

Alors que le mois dernier tu as enfin appris le fin mot de l’histoire au sujet de Ken & Barbie [quelle chaudasse quand même cette blonde peroxydée aux évidentes injections de botox et aux serial-liposuccions pour maintenir une ligne pareille après tout ce qui lui est passé dessus], ton Tto fait encore plus fort : je vais te parler du même sujet mais avec des gens réels dedans !!! Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr [roulements de tambour, si tu n’avais pas compris]

Gling !
Non, tu ne rêves pas et il est trop tard pour regretter d’avoir été aussi méchant !
Nonobstant les groupes Facebook qui luttent vainement contre l’événement, le coup est déjà parti [tiré si je puis dire] … cette semaine, c’est la semaine guimauve sauce Windsor avec gratin et gotta … oui, puisque tu n’es pas retenu en otage en Afghanistan dans une grotte reculée de toute civilisation ou au fin fond de la banquise arctique bloqué avec 675 pingouins dans une techno parade diabolique qui durera autant qu’une nuit [c’est à dire 6 mois], tu le sais bien que vendredaille, c’est festouille et ripailles à Buckimgham Palace.

Alors hop, d’un coup d’un seul, je me transforme en Stephane Bern [bonté divine que cela est cocasse d’avoir un caniche sur la tête et des dents en pare-choc … ouh la la, mais c’est que je me sens beaucoup moins viril qu’avant !!!] et je vais te parler de la famille royale d’Angleterre pendant au moins 2 heures … ou pas. C’est vrai d’ailleurs, pourquoi ne vas-tu pas voir et contempler le facebook de la Royal family ou même mieux, comble du bon chic, arpenter les colonnes du site special du mariage en question !

Alors que te dire à propos de l’événement planétaire qui dépasserait presque une centrale nucléaire qui n’en finit pas d’exploser, un concours Eurovision qui promet d’être dément [Sweden, 12 points], un autre mariage sur un rocher avec une hôtesse de l’air et un quinquagénaire, le retour d’Elton John à Vegas pour 3 ans [avec Céline Dion au même moment, ça va devenir impossible], une nouvelle gaffe à l’UMP [ça devient tellement banal …], une prime de 1.000 euros pour tout le monde sauf qu’elle ne sera pas de 1.000 euros et pas pour tout le monde ? Qu’ils sont beaux à croquer [encore qu’il vieillit le William quand même], que c’est tellement guimauve que les scénaristes de Meg Ryan sont tous dépressifs, que c’est pas un peu curieux que William ait invité ses ex à son mariage [toutes celles qu’il s’est envoyé pendant les 15 jours de break avec Kate … 15 jours, tout à fait …], que ça ressemble vachement au mariage de Lady Di et Prince Z’oreille Charles [les parents dis donc], que ça aurait de la gueule qu’Harry [le petit frère qui vous veut du bien quand il se déguise en nazi] se pointe à la cérémonie avec un boy-friend [plutôt qu’avec Chelsy Davy, la Barbie du Zimbabwe avec laquelle il ferait des trucs des fois] … En tout cas, soirée disco à Buckingham vendredi soir … la boule à facette sous Elizabeth, franchement, ça vaudrait presque le coup que j’honore de ma présence cette sauterie ! Mais avant, voici le programme [en heure française] !!!

Dès 9h15, arrivée des invités à l’abbaye de Westminster, entrée Nord, carton d’invitation légèrement obligatoire …
A partir de 10h50, arrivée des gouverneurs-généraux et des premiers ministres des pays dont la reine Elisabeth II est chef d’Etat, ainsi que des dignitaires britanniques et étrangers, et des représentants du corps diplomatique.
Tip top à 11h10, le prince William et le prince Harry quittent Clarence House [là où ils vivent avec Pôpa et la dame moche en photo] pour l’abbaye de Westminster qui se trouve à 5 minutes …
Oh mon Dieu … OMG comme on dit là bas, déjà 11h20, les membres des familles royales étrangères invitées au mariage arrivent à leur tour à l’abbaye. C’est à ce moment précis [on se croirait dans un 24h Chrono] que la mère de Kate Middleton, Carole, et son frère James [ah oui ?? un frère comment ?] quittent l’hôtel Goring, entièrement réservé pour la famille de la mariée et ses amis tout au long du week-end. Leur arrivée est prévue à 11h27 [oui au niveau circulation, ça devrait le faire].
11h25, c’est l’heure pour les membres de la famille royale d’Angleterre (à l’exception de ceux cités plus bas) de quitter le palais de Buckingham pour l’abbaye. Ils arriveront vers 11h30 …
11h35 [oh la vache, c’te pression là tout d’un coup], le prince Andrew et ses filles, les princesses Beatrice et Eugenie, ainsi que le prince Edward et son épouse Sophie, la princesse Anne et son époux Timothy Laurence quittent le palais de Buckingham [rien qu’en te disant tout ça, je trouve que ça fait Stéphane Bern à n’en plus finir, surtout si je te parle de l’absence de Sarah Fergusson, l’ex d’Andrew … cette trainée qui… enfin bref].

Attention !!!! 11h38 déjà et le Prince Charles et Camilla quittent Clarence House pour l’abbaye, où leur arrivée est prévue à 11h42 [soit 4 minutes donc une de moins que William et Harry … va comprendre Charles …].
Deux minutes plus tard, à 11h40, on ne plaisante plus du tout du tout … la Reine Elisabeth II et le Prince Philip partent à leur tour du palais de Buckingham.
A 11h48, les petits pages et demoiselles d’honneur, emmenés par Pippa Middleton, la sœur de Kate, quittent l’hôtel Goring pour l’abbaye, où ils arrivent sept minutes plus tard.
M-9 de l’heure H du Jour J de l’année A du siècle S, il est 11h51 quand Kate Middleton et son père, Michael, quittent en voiture l’hôtel Goring.

Tah dah !!!! 12h précises, Big Ben faisant foi … début de la cérémonie religieuse devant la planète entière suspendue …

75 minutes plus tard, à 13h15, le cortège royal quitte l’abbaye. En tête : le Prince William et la toute nouvelle princesse Catherine, escortés par un détachement de la cavalerie de la Maison royale, suivis des carrosses ou des landaus [selon la météo] à bord desquels les membres de la famille des mariés ont pris place. Un quart d’heure après, arrivée à Buckingham. Et il faudra attendre 14h25 pour assister à l’apparition au balcon des mariés, de la reine Elisabeth et des familles, au balcon du palais
14h30 : défilé aérien, par les troupes de la Royal Air Force.
Bah dis donc … rein que ça, ça m’a claqué !!!

Ah la la, quand tu penses que Carlita et Naboléon ne font même pas partie des 1.900 invités … Donc pour se venger, Carlita va annoncer sa prochaine maternité … vendredi dis donc … pile le jour où William, futur roi, va convoler [en un seul mot, nonobstant le fait qu’il soit pilote] avec Kate Middleton. C’est moche la jalousie … Pire que ça, c’est laid.

Promis, le mois prochain, on parle d’autre chose que de mariage et love-stories qui vont et viennent … Et peut-être même que je ne parlerai pas de la béatification de Jean-Paul le second …

Tto

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Mais où est donc passé le Père Glimpse ?

Sous la double inspiration d’une demande de nouvelle histoire courte et d’un article lu ici

Comme à chaque fois qu’il devait remplacer le commissaire Jules Maigret lorsqu’il partait en vacances, le commissaire Chrisbi était un peu anxieux. Prendre, ne fusse même que temporairement, la place d’une légende du Quai des Orfèvres n’était pas une perspective qu’il envisageait d’un cœur serein, même après plusieurs années et même si ce défi renouvelé le stimulait toujours. Heureusement, il savait pouvoir compter sur des adjoints efficaces, notamment l’inspecteur Waquete avec lequel il avait déjà résolu moult affaires passablement troubles (voir ici, ici et ).
Une chaleur humide et malsaine collait à l’air bistre de la Capitale. Chrisbi étouffait dans son bureau aux lourds meubles en acajou sombre datant probablement du temps où Clemenceau créait les Brigades du Tigre. Eventail à papier en main, le fauteuil à moitié basculé en arrière à la recherche d’un peu d’air, l’ennui morne des mois d’été suant sur son propre corps en sueur, il n’en pouvait plus et s’agaçait de cette humidité poisseuse. C’est alors qu’on frappa à la porte.

Quelques instants plus tard, celle-ci avait livré passage à un petit homme en soutane, Bible fermée en main et qui disait être le Père Fred. Il était envoyé par la nonciature du Vatican à Paris, plus exactement par le nonce Paolo Marella lui-même, un petit homme affable et bonhomme qui cachait derrière ses airs bénins une âme de conservateur en puissance et que Chrisbi avait déjà croisé deux ou trois fois au cours de réceptions officielles. L’affaire s’annonçait délicate. Depuis plusieurs mois, on était sans nouvelle d’un des conseillers de la Nonciature, le Père Glimpse. Toutes les recherches entreprises pour le retrouver n’avaient rien donné. Le Vatican avait dû se résoudre à l’évidence … il avait disparu! En désespoir de cause, on s’adressait donc aujourd’hui à la police française en comptant, bien évidemment, sur sa totale discrétion. L’essentiel était, pour le Vatican, de savoir ce qui avait bien pu arriver et où était passé le Père. On assisterait le commissaire de toutes les prières possibles.

Aussitôt, le commissaire mis l’inspecteur Waquete sur le coup. « Tu te dégotes une soutane et tu trouves le moyen de te faire passer pour un prêtre pour pouvoir pénétrer discrètement à la Nonciature, lui avait-il dit. Moi, je vais voir ce que je peux trouver parmi les affaires personnelles du Père disparu. Allez, zou ! en route ! … Ah vacherie de temps, hurla-t-il, tout en s’épongeant avec son mouchoir en tissu, constatant que la sueur dégoulinait de son front après cette brusque agitation ».  A vrai dire, l’inspecteur Waquete doutait fortement, quoiqu’il n’en dît rien au commissaire, qu’une soutane suffise à lui assurer l’entrée d’un bâtiment d’un Etat aussi mystérieux sur ses affaires que le Vatican. Peut-être pour en sortir, mais pour y entrer … Aussi, c’est par un autre stratagème, bien moins prestigieux, qu’il comptait entrer dans les entrailles du Paradis. Les âmes saintes ne s’attendaient pas à ce qu’on les pénétrât par les fondements, aussi négligeaient-elles le plus souvent la plus élémentaire protection à cet endroit, jugeant les gens qui en occupaient l’emploi par trop indignes de la moindre considération. A la Nonciature, la cuisine était cet endroit, car qui se souciait des livraisons quotidiennes destinées à nourrir les dignes représentants de l’Eglise et de celui ou ceux qui les effectuaient ?

Pendant ce temps, le commissaire Chrisbi s’était présenté au Couvent des Dominicains où logeait le disparu, mais le laissez-passer donné par le Père Fred lui permettait seulement de visiter la cellule de Glimpse et de s’entretenir avec le responsable des lieux; le reste, et notamment le droit de poser des questions aux Frères lui était strictement interdit. « Dommage, il y a quelques beaux anges en ce paradis-ci que j’aurais bien confessés » pensa-t-il en croisant dans les couloirs quelques-uns des spécimens locaux. Du reste, la pauvre chambrette du Père Glimpse n’avait rien d’extraordinaire et Chris était bien persuadé qu’on avait dû procéder à une fouille méthodique des lieux avant même son passage pour être sûr qu’il ne trouverait rien. Aussi est-ce par simple acquis de conscience, que, flanqué d’un cerbère ecclésiastique soupçonneux et à triple menton comme la Ste-Trinité, il en fit la visite.  Il s’apprêtait à sortir quand, machinalement, feuilletant la Bible qui reposait sur une table grossière devant la fenêtre, il remarqua un simple petit carré de papier blanc qui devait servir de marque page. Sans savoir pourquoi, il le fit tourner entre ses doigts, juste dans la lumière entrante, et là … quelque chose inscrit en transparence ! Ni vu, ni connu, il mit le papier dans sa poche. Puis, ayant été gratifié  Cerbère du sourire le plus aimablement faux-cul qu’il put, il regagna sa voiture personnelle, garée à quelques mètres de là, une Facel Vega rouge tango !

De son côté, Waquete, accompagné de l’inspecteur De Funès, un génie pour vous dénicher une camionnette de livreur en moins de deux, se mit en route dès potron-minet, son complice au volant, lui caché à l’arrière du véhicule. A l’heure du laitier, profitant de l’absence de tout personnel aux étages, il se glissa dans la résidence pendant que son acolyte amusait la cambuse et entreprit, aussi discrètement qu’il l’avait vu faire à Jean Marais dans ses films, de se faufiler à la recherche de la salle des archives pour tenter de mettre la main sur le dossier du Père. Quelques minutes lui furent néanmoins nécessaires pour s’y retrouver parmi les nombreux couloirs  – un vrai labyrinthe bien plus digne de l’enfer que de la maison de Dieu – avant de trouver les bureaux réservés à l’administration. Serrure crochetée, il n’avait plus eu qu’à ouvrir les tiroirs des classeurs muraux où, signe de la rigueur ecclésiastique et dans une odeur écœurante d’encaustique, tout était classé, étiqueté et prêt à être retrouvé en un clin d’œil.  « Voyons ! … dossiers du personnel … Lettre G …  Gaylord, Gédéon … Girot … Glimpse ! Nous y voila ! » Sans l’ouvrir, il prit le dossier qu’il glissa sous sa veste et s’empressa, sans être vu, de rejoindre des toilettes où il revêtit une soutane qui lui permettrait de s’extraire des lieux sans être inquiété.

« Alors, inspecteur Waquete, qu’avez-vous pu trouver dans votre fameux dossier ?

– Rien de bien intéressant, on dirait que ce Père est totalement transparent. La seule chose de positive, c’est que nous savons désormais, grâce à la photo du dossier, à quoi il ressemble, parce que votre Père Fred s’était bien gardé de nous en donner une. Pourtant il y a un détail qui me chiffonne … Regardez là, commissaire, juste en bas de cette feuille … « Doit absolument être surveillé en permanence depuis qu’il sait de quelle nature sont les relations que le nonce entretient avec LC »; mais rien sur l’identité de ce fameux LC et vous, patron ?

– Une feuille blanche en apparence mais qui contenait en transparence ce drôle de message:

 » Vierge de la mer,
toi qui me tends les bras.
Sainte aux voiles d’or,
je crois encore en toi.
Toi la vierge noire
aux mains gantées de lumière.
Dis-moi que la mer
sera clémente pour moi »

– Ca ne nous avance guère tout cela, patron !

– Hélas non, Waquete, hélas … je crains que nous ne sachions jamais ce qu’est devenu le Père Glimpse ! »

L’inspecteur Chrisbi avait pourtant encore une carte à jouer. La remarque mystérieuse sur la fiche retrouvée par Waquete laissait peut-être suggérer quelque relation homosexuelle, et là, il savait où s’adresser, mais ce fut surtout son propre compagnon, Mister Franck A., maquilleur du Tout-Paris qui le mit sur une piste intéressante: « 

– J’ai déjà entendu les paroles de ta feuille biblique

– Ah oui, où ça ? Tu veux dire que c’est une chanson ? fit Chrisbi, de plus en plus étonné.

– J’en jurerais, oui ! »

Diable !  Chrisbi ne se le fit pas dire deux fois. Il en parla à tous les gens du milieu – celui de la chanson faut-il le préciser –  comme par exemple Luis Mariano où Tto et ses  inénarables costumes , grand amateur de spectacles, dont il avait croisé la route il y avait quelques années, en 1952. En moins d’une semaine, il avait sa réponse et fournie, excusez du peu, par le patron d’Europe 1 lui-même, Lucien Morisse: « Ce sont les paroles d’une chanson que j’ai fait enregistrer par une jeune chanteuse que j’ai recrutée et qui s’appelle Dalida ». Serait-il possible que le chaste Père ait succombé aux charmes de cette jeune beauté du Caire ? En tout cas, ce nom ne disait rien à Lucien Morisse.

Le mystère continuait d’être entier et il le resta jusqu’à ce que l’inspecteur Waquete et son improbable 4 cv grise, faisant le tour des orchestres avec la photo du Père Glimpse, eut enfin la solution par l’intermédiaire d’un Tambour Major qui prêtait occasionnellement son concours à certains orchestres en manque de personnel. « J’ai déjà vu cet homme, mais jamais avec un costume de prêtre, ça je peux le jurer. On le voit souvent dans l’entourage d’une jeune chanteuse qui se prénomme Dalida, je crois qu’il écrit des chansons pour elle, il faudrait vous renseigner ». Waquete en restait sur le c… ! Un prêtre auteur de chansons ! « Autant imaginer une sœur vedette de radio nous chantant les mérites de St-Dominique ! » pensa-t-il ! Pourtant, l’information était vraie: le Père Glimpse écrivait bien, sous divers pseudos, des chansons. C’ est ce qu’il confirma quand Dalida en personne, contactée par la police, révéla que le Père, désireux de quitter l’Eglise, se cachait chez elle.  Mais qui était ce LC et pourquoi fallait-il surveiller qu’il ne révèle rien sur les relations entre ce dernier et le nonce ?

« LC, c’est tout simplement le célèbre parolier Loulou Castré, le mentor et mari de la chanteuse Line Simca.  Il est le frère adultérin du nonce. Je suis le seul dans la confidence avec le Père Fred. Voila pourquoi on cherche à tout prix à me remettre la main dessus, on a trop peur du scandale si je venais à parler. J’aurais pu donner ma démission de l’Eglise, mais on ne m’aurait sans doute pas laissé en paix malgré cela. Voila pourquoi je me suis éclipsé sans plus laisser de nouvelles. Je ne désire plus désormais que me consacrer à la chanson et d’ailleurs Dalida doit enregistrer bientôt une de mes nouvelles chansons, d’abord prévue pour Gloria Lasso et qui fera, je prends le pari, un tabac. Cela s’appelle Bambino ».

Le mystère résolu, le commissaire Chrisbi s’engagea à clore l’affaire en la laissant traîner tandis que Glimpse, revêtu d’une nouvelle identité, put enfin sortir de l’ombre et de l’Eglise sans que personne ne soupçonnât jamais son étrange passé. Quant-au Père Fred et au nonce, bien marris que l’on n’eût pas retrouvé la trace du Père, ils purent se consoler d’une étrange façon. Fred devint bientôt organisateur de tours-opérateurs pour les gérontes de la Curie romaine et le nonce eut bientôt l’occasion de passer des vacances avec son demi-frère dans une cabane au Canada.

Aujourd’hui, au choix: ou c’est sans moi…ou c’est repos!

Aujourd’hui, au choix: ou c’est sans moi…ou c’est repos! mais le résultat sera le même, pas d’articles croustillants ou juste sympas…

Désolé de vous frustrer, mais vous frustré-je ? (orthographe incertaine!), mais je n’y arrive pas, à trouver un moment pour vous pondre (lundi de Pâques oblige) quelque chose de sympa et de bien senti…

Je vous promets, la prochaine sera la bonne, et peut-être plus tôt que vous ne le pensez… à savoir avant le 25 mai… Mais, ça, c’est une autre histoire!!

ALERTE ENLEVEMENT

Virginie reviendra le 22 mai …

En intégrale

Puisque j’ai été l’heureux gagnant (à mon corps défendant bien entendu) d’une magnifique, que dis-je, d’une somptueuse intégrale de Berthe Sylva grâce à l‘intrigue de Jerem (oui, celui d’ici ou  d’instantdinstants, son nouveau blog) dans laquelle je faisais une apparition… Je ne pouvais donc la garder pour moi sans vous en faire partager la primeur. Ne me remerciez pas, c’est de bon cœur.

Je suis sûr que vous ne connaissez pas Berthe Sylva… Ne roulez pas des yeux! (oui je vous vois…). Bien sûr j’imagine fort bien qu’elle ne trône pas en tête de votre playlist dans votre SmartMediaMusicDesignSuperBoDelaMortPlayerPhone. Et pourtant, vous la connaissez la Berthe. Enfin, vous connaissez certainement ses chansons (certaines, parce l’Intégrale, vous ne l’avez pas vous!).

Les roses blanches (1926)

Frou-Frou (1930)

Cette chanson fût utilisé pour le générique de l’émission éponyme animée par Christine Bravo de septembre 1992 à juin 1994.

On n’a pas tous les jours 20 ans (1935)

Tout est permis quand on rêve / Liebling, mein Herz lässt… »  (1931)

Où sont tous mes amants? (1935)

Nous allons arrêter là ce florilège que je tenais à partager, car il ne faut pas abuser des bonnes choses. Et je ne voudrais pas user mes 78 tours.

Je vous encourage bien entendu à remercier Jerem pour l’inspiration de ce billet archéologique (normal les vieilles choses, c’est son truc…).

Waquete

I might be …

.. un truc ronge ton âme, c’est peut être un remède à l’heure sans attente de caresse, sans combat. Comme une alarme, un déchirement dans le cou, la cause d’un déversement de rêves. Ce regard qui te hante jusqu’a l’aube, ce son que tu fais bouillir de tes yeux. Son détachement anime ton indifférence et comme deux amants que la nuit expose, qui font du jour des épaves; la cruauté quand, l’amour brûle au coeur s’agite sous la peau, tes veines dérobant cette rythmique que ton corps fournis de désir.

C’est sans vergogne.

Aerial

Journal d’un non-patient.

Mercredi 13 avril, 16 heures et quelques, quelque part en Auvergne …

Je sais pu très bien si je l’ait déjà dit mais je suis actuellement en terminale. Qui dit terminale dit bac blanc, bac et surtout … écoles post-bac. Et là, actuellement, certains résultats pour une école que je veux vraiment sont en train de tomber, ça a commencé hier et sa devrait continuer jusqu’au 16 et je peux vous dire que je flippe grave étant donné qu’hier, je n’ai pas reçu le mail magique qui me permettra d’aller dans l’école désirée.

Les résultat tombants à 17h et étant exactement 16h25, je peux vous dire que les 35 prochaines minutes me semblent déjà interminables. J’ai tout essayé pour m’occuper : lire, travailler un peu, faire du rangement, boire une thé, …. Mais ren n’y fait, les secondes restent des heures ! Pourtant je me suis acheté plein de trucs à lire, je viens d’installer l’ordinateur dans ma chambre, j’ai des concours à préparer mais dès que j’entame quelque chose il y a cette petite voix dans ma tête qui vient me rappeler à la réalité, vous savez le mini-vous qui ne demande qu’à vous torturer et qui vous souffle  dans les synapses dès que vous essayez de conjurer l’horreur . Bon vous me direz du coup, j’écris, je pond un bon pavé, ça m’occupe. Sauf que non, il est 16h28, j’ai écris le double de ce que j’écris habituellement pour un article et ça ne m’as pris que trois minutes alors qu’il me faudrait une heure normalement. Bon je vais essayer de le prendre du bon côté, au moins ça me rend productif.

Le même jour, le même endroit, 17 heures …

Je crois que ma touche F5 n’a jamais autant morflé, la pauvre. Mais toujours pas de mail. Et apparemment, personne d’autre n’en a reçu aujourd’hui. Peut-être qu’ils attendent demain, qui sait …. J’ai quand même écumé tout les forums étudiants histoire d’affiner mes spéculations sur si j’aurais le fameux mail ou non et si oui, quand est-ce que je le recevrai.

Le lendemain, 11heures du matin, toujours en Auvergne …

Bon bah j’ai enfin reçu un mail du service des admissions, pas celui que j’espérais, un où ils t’expliquent que ton dossier est pas assez bon et que tu vas devoir passer le concours écrit. Vous me direz c’est pas la mort mais bon, ça me fat chier quand même surtout que j’y croyais ! Je pense que le pire dans cette histoire c’est quand j’ai reçu le mail et que j’ai vue en expéditeur : Service des admissions de l’école tant désirée et que je me faisais déjà des petits films dans ma tête sur comment j’allais l’annoncer.

Maintenant la déception est passé, je m’y suis fait, je me suis même mis à réviser sérieusement histoire de réussir le concours écrit même si j’ai encore un peu la haine. Enfin vue l’état dans lequel ça m’a mis j’imagine même pas comment je vais être le 9 juin où j’aurais TOUS les résultats de TOUTES les écoles que j’ai demandé d’un seul coup.

Moi stressé ? Non pas du tout 😉

Bon anniversaire et MERCI!

Bonjour Cher Lecteur,

Non,ce n’est pas mon anniversaire, mais en revanche, voilà un an tout rond que j’ai écrit mon premier billet… celui sur les réunions sex toy (avis aux nouveaux arrivants qui n’ont pas encore lu tous mes billets =)) !!!) ….. non je n’en ai pas refait une depuis (de réunion bien entendu), je crois avoir été bien vaccinée pour le coup …  je n’ai pas non plus optée pour les réunions tupperware ….  quoi qu’à entendre certaines copines qui en sont fans et qui ont dans leur cuisine toute la panoplie tupperware, et d’ailleurs, pour avoir vérifier par moi même certains de leurs produits, je peux dire que cette société a définitivement misé gros sur ses ingénieurs…  car oui c’est vrai, je n’ai pas honte de le dire, les produits tupperware sont quand même super biens… mais bon bref, ce n’est pas le propos de mon billet aujourd’hui…

Je voulais remercier notre cher Rédac’chef Tto pour me laisser chaque mois (enfin presque…. oups…. c’est la vieillesse… j’oublie quelque fois le 16 de chaque mois…) écrire ces quelques lignes…. il a eu le malheur, au détour d’une conversation un soir dans un restaurant de burger situé Place du Marché Saint Honoré à Paris (je ne donnerai pas de nom même sous la torture!!), de mentionner l’existence de ce blog… J’ai tout de suite été intéressée par l’idée… et voilà que je me suis mise à écrire….

Je n’ai pas de thème bien particulier et quelques fois peu d’inspiration, mais j’aime l’idée d’Une Fois par Moi… alors un grand MERCI à toi:

Merci, parce que je prends conscience que chaque jour est une anecdote que je pourrais raconter ici,

Merci, parce que je peux m’évader quelques instants lorsque je rédige ce billet,

Merci, parce que je peux parler de ce que j’aime ou des trucs qui me sont arrivés,

Merci, parce que je me suis mise à « l’écriture » et que peut être un jour grâce à toi je décrocherai le Pulitzer… =))) lol,

Merci, parce que quand j’oublie d’écrire un billet tu ne me faches pas…. bon d’accord j’ai droit à un sourire en coin qui veut dire : « Putain tu fais chier quand même »…. mais tu ne le dis pas…. =)))

Merci, parce que le blog est très sympa et que tu te donnes à fond pour le faire fonctionner,

Merci, parce qu’Andrea me fête mon anniversaire 2 jours avant tout le monde par billets interposés!! =)))

Merci, parce que tu as été patient pour m’expliquer comment poster mon billet moi même …. oui, je suis blonde…

Et puis tout simplement Merci, parce que tu permets à des gens de s’exprimer librement et respectueusement, et ça, ça s’appelle la liberté d’expression…. cette liberté qui fut consacrée pour la première fois dans le monde en France avec notre chère Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789, et qui est malheureusement tant bafouée!!!

Alors oui, pour tout ça et pour encore beaucoup plus, je tiens à te remercier, toi et tous ceux qui t’aident à faire de ce blog ce qu’il est!!

Longue vie à notre blog!

Lilli

Linki’s Menstruation 5 – Virage à 180°

Dans la vie il y a des périodes où tout fous le camp ! Bam ! comme ça ! On passe de sa vie de trainée décadente baisant et nageant dans le foutre à une vie de prince bien gentil propre sur lui avec son mari et le joli service à vaisselle (héritage depuis 1258). Tout est bien rangé dans les ptites cases bien faites et molletonnées consciencieusement afin que rien ne s’abîme… Tout est parfait ! les boites de conserves bien rangées par ordre alphabétique, les serviette de bains pliées et rangées selon celui des couleurs du prisme…

Mais un jour on s’aperçoit que « FUCK OFF tu me brises les burnes ! » On envoie valser perles et mari qui traine la patte ! Pas capable de prendre une quelconque décision, on la prend à sa place et on sort de la cage dorée… Et on repart dans une vie faite de « bouts à bouts » … On redécouvre les fameux sites de rencontres que je ne vous citerai pas ici ( on les connait tous ^^ ) et on se rend compte que peu importe le nombres d’années passées… les gens sont toujours les mêmes… mêmes photos impersonnelles, mêmes profils barbants copiés collés les uns aux autres, mêmes ages pour certains … On ressort les griffes car on sait que c’est un monde de salopes diurnes qui n’attendent qu’une chose : que vous avouiez votre échec amoureux afin qu’elle reprennent le sourire depuis longtemps disparu à cause de leur pauvre et morose vie qui est la leur ( et à nouveau la votre ).

On se persuade qu’on a rien à voir avec eux… qu’on vaut plus et qu’on trouvera LA perle ( encore ?) un de ces jours, et on discute avec des gens, on fait leur connaissance, on rencontre, on boit, on mange, on suce, on couche, et on vomi…  C’est pas le bon.

Mais je m’en fou de pas le trouver le bon … mon service à vaisselle date de 2011 et n’est pas complet, mes 4 serviettes sont de la même couleur, ma machine à laver est d’occasion et ne fait pas la musique quand le programme est fini et ça me plait comme ça ! Ma cage n’est pas dorée, encore moins brillante, elle n’a pas de barreaux et ça me va parfaitement comme ça !

« Vous les Français, vous avez droit à plein d’aides… »

Voilà à quoi on peut s’attendre lorsque l’on voyage dans des pays où les gens vont passer des vacances. J’avais déjà entendu ça au Sénégal lorsque au détour d’une conversation avec un mec d’une vingtaine d’années, il voulait venir en France parce qu’avec les quelques centaines d’Euros que l’Etat français allait lui donner il allait vivre comme un roi, un peu comme dans son pays. Qu’il est bien naïf de penser ça quand on voit la misère dans notre pauvre pays…

Il y a quelques jours, je suis allé à Marrakech avec mon chéri pour passer nos premières vacances ensemble. C’était magnifique, comme à chaque fois que j’y retourne, j’aime cette ambiance, ces couleurs, ces odeurs, ces saveurs et puis aussi la cuisine. Et puis tant qu’à aller aussi loin, autant profiter pour visiter un peu l’extérieur de la ville en prenant par exemple un chauffeur mis à notre disposition. Et c’est là que tout se gâte. Parce que les français et les touristes en général sont considérés comme des bonnes vaches à lait auxquelles on peut soutirer un maximum d’argent. Normal, on est des purs américains quand on voyage, c’est bien normal… Sauf que nous, on n’est pas des américains et on ne roule pas sur l’or.

Rendez-vous donc pris avec un chauffeur qui doit nous amener de Marrakech dans la Vallée de l’Ourika pour visiter les cascades le tout pour 400 Dirhams (environ 40 €). Il faut donc payer tout de suite pour mettre du gasoil, sinon, on ne part pas… Il ne met pourtant que 100 Dirhams dans le réservoir. Il ne parle pas beaucoup, nous dit où nous allons aller, mais pas plus. Et puis au bout de quelques kilomètres, nous avons le droit de connaître son prénom : Mohammed. Premier arrêt pour voir une fabrique d’huile d’argan (non prévu dans le programme…). Il connaît la fabrique, c’est une coopérative de femmes qui travaillent toute la journée très dur…, on va voir ce qu’on va voir, c’est super. Après une démonstration, on passe donc aux choses sérieuses, il faut (évidemment) acheter quelque chose, sinon on passe pour des gros pingres qui ont profité des explications de la patronne. Hop une petite bouteille d’huile de massage… 150 Dirhams.

On reprend la route avec quelques explications sur le paysage mais sans plus de précisions qui pourraient être utiles à notre vision du paysage. Question : il y a un pont un peu plus loin, vous pourriez faire de jolies photos, vous voulez vous arrêter ? Ah ben oui, c’est joli ici… Passé le pont en bois (on a joué un peu à Fort Boyard, c’était marrant !), nous voilà devant un marchand de colliers que le guide, évidemment, connaît bien, c’est un ami… Oh qu’ils sont beaux ses colliers… Sauf que moi je ne les aime pas, mais il est gentil Nasser, il se fait prendre en photo contre un ou deux colliers… 100 Dirhams plus tard, nous voilà équipé de 2 colliers que nos mamans se feront un plaisir de porter !

On arrive enfin aux cascades, on ne voit rien pour l’instant, c’est la fin de la route goudronnée. Le guide nous emmène dans un restaurant pour faire le point sur la suite des choses. Un thé à la menthe offert par le patron (ami du guide également…), il nous détaille ce que nous allons voir, les cascades, la route retour… Ah au sujet de la route pour le retour, ce serait mieux de passer par la Vallée d’Asni, la plus belle vallée du Maroc parce que celle-ci (l’Ourika ndlr), n’est pas exceptionnelle et puis on aura une vue magnifique pour faire des milliers de photos. Ah oui pourquoi pas ? Et ça va coûter combien en plus ? 300 Dirhams de plus… Bon OK… Ah il vous faut un guide pour aller jusqu’aux cascades, c’est obligatoire. Oui et c’est combien ? Je lui ai parlé, j’ai dit que vous étiez des amis et il accepte pour 100 Dirhams… Effectivement c’était indispensable, mais bon, pas prévu encore une fois ! Avant de partir, on commande notre déjeuner, tajine de poulet au citron confit…

Pendant l’escalade (oui enfin presque), on voit effectivement de magnifiques paysages mais il faut payer un homme qui propose une échelle pour monter un rocher (de toute façon, si on ne paye pas on ne monte pas, c’est une évidence devant la hauteur dudit rocher !) 20 Dirhams…

Après une heure à suer, mais content d’arriver, nous voilà attablé à manger notre tajine et c’est là que le guide commence à philosopher sur ces aides que, nous, français, on a pour vivre. Je lui rappelle que tout le monde n’a pas d’aides (mon chéri et moi en premier lieu) pour vivre et que seul un salaire, soit minime soit-il, ne permet pas toujours de vivre dignement. Il est certain qu’avec 500 € au Maroc, on vit presque comme un roi et ça, malgré son éducation (il était professeur de langue arabe, il a préféré laisser son métier et être guide, ça rapporte plus… tu m’étonnes !), il a du mal à comprendre tout ça. Parce que nous voyageons, nous devons distribuer jusqu’à plus soif nos biffetons cultivés dans notre jardin à longueur d’année. Ça m’a gonflé de devoir me justifier sur le fait que nous devions économiser toute l’année pour pouvoir se payer quelques moments de tranquillité à l’étranger. Lui qui a prétendu avoir voyagé un peu partout aux Etats-Unis notamment n’a pas compris un traitre mot ce que nous essayions de lui expliquer.

Au moment de payer nos repas, le sien nous a été compté (sans même un seul merci par ailleurs) : 120 Dirhams (il paraît que c’était un bon prix, nous avons mangé pour moins que ça dans un restaurant en plein Marrakech). Je passe l’épisode de la fabrique de tapis à côté du restaurant… Sur le chemin du retour, il a bien essayé de nous refourguer encore une fois une fabrique d’huile d’argan, il devait voir une amie malade, mais devant notre refus d’entrer, il est resté que quelques minutes.

Lorsqu’il a fallu le payer, il n’avait pas de monnaie même pas une partie des 400 Dirhams que nous lui avions déjà donné. J’en ai trouvé pour lui et il nous a laissé là où il nous avait pris le matin. Il était hors de question de lui donner le moindre pourboire. Au final, une excursion à 400 Dirhams nous a coûté plus du double. Alors oui, je ne suis pas stupide à ce point là, j’ai totalement conscience que le coût de la vie n’est pas le même au Maroc, que des milliers de gens ne mangent pas à leur faim tous les jours, mais là, le guide nous a pris pour des vaches à lait et ça me reste un peu en travers de la gorge. J’ai pas mal voyagé depuis quelques années et je n’ai jamais rencontré de telles pratiques même dans des pays encore plus pauvres que le Maroc. Les choses étaient claires dès le début, ce n’était pas le cas. Malgré tout, cette excursion valait le coup tant les paysages étaient époustouflants de beauté, ça été la petite satisfaction !

Un autre Fred

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