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Dormir avec un paillasson, c’est pas sexy…..

Dormir avec un paillasson, vous avez essayé?

J’étais l’autre jour en déplacement professionnel à l’étranger. En groupe, avec des collègues d’autres structures du groupe. Je suis le seul homme. Cinq femmes avec moi. A l’étranger,dans ce pays plutôt machiste, je fais mon petit effet, quand on arrive en réunion. Mais si elles sont toutes très sympas, je n’éprouve absolument aucune attirance sexuelle pour aucune d’entre elles.

Nous avons des partenaires professionnels locaux dans ce pays. Nous les retrouvons presque tous les jours. Je travail plutôt avec un, que l’on nommera H. H a la trentaine, je pense. Il est très gentil, très professionnel, il n’est pas beau, et il n’a aucun sex appeal. Comme mon groupe de femmes! Je suis servi!!

D’autant plus que pendant le séjour, nous devons aller en province. Un soir, dans l’hôtel où on nous a réservé, il n’y a pas assez de chambre. Donc, les filles ensemble, les hommes ensemble (ça m’a toujours fait marrer, cette habitude de faire dormir ensemble les personnes de même sexe pour éviter des dérapages sexuels….je ne vois pas pourquoi entre personnes de même sexe, il n’y aurait pas de dérapages!!!!en fait, on encourage l’homosexualité avec ces pratiques..notez que ce n’est pas pour me déplaire!!!).

Donc, je me retrouve avec mon H dans la chambre. L’hôtel est plutôt correct, moquette épaisse, tellement épaisse que la porte de la salle de bain ne ferme pas: ça promet!. H est paniqué quand il s’en rend compte d’ailleurs. Je lui dit: « t’inquietes, ca ferme quand même, et on est entre hommes, on sait se tenir, non? ». Il a l’air d’accord. Et en plus, je n’ai vraiment pas envie que ça dégénère: d’abord, on est dans le cadre du boulot, ensuite, il n’est vraiment pas attirant.

Après avoir diné tous ensemble, on part se coucher, les filles d’un côté, les garçons de l’autre. On est d’ailleurs vraiment dans deux ailes bien séparés. Je vais prendre ma douche. Il regarde la télé. Je sors, en caleçon, propre comme un sou neuf. Il me regarde rapidement, et file dans la salle de bains faire de même.

Je me couche dans mon lit et commence à bouquiner en attendant qu’il termine. Au bout de 10 minutes, il sort. Il a pris sa douche, il est en pantalon. Il le retire vite fait, et j’ai le temps d’apercevoir son slip noir, avec un marcel en haut, et….un amas de poils sur le dos et la poitrine comme j’ai rarement vu: du poil dru, épais, un vrai sanglier, ou mieux un vrai paillasson. Aussi épais que la moquette qui coince la porte!!! Je ne sais pas si il a honte de sa toison, ou s’il est pudique , tout simplement, mais il file en quatrième vitesse dans son lit…ou alors aurait-il perçu une lueur lubrique dans mon regard, qui ne l’est pourtant pas du tout!!!!

On discute un peu, puis on éteint et on s’endort.

La nuit passe, et rien ne se passe.

Le mati , on se réveille avec le réveil.

Je le vois qui saute de son lit dans son pantalon en moins de deux, puis il file dans la salle de bain, va pisser et se laver. Je n’ai vu qu’une masse de poil se déplacer à la vitesse de l’éclair. Il ressort, tout propre, et sort prendre son petit-déjeuner, me laissant ainsi seul dans ma salle de bain qui ne ferme pas.

Pas très sexe tout ça, n’est-ce pas? Ben oui, on n’est pas des bêtes non plus, et il y a des moments, où on ne peut pas. J’ai rarement vu de près des personnes avec si peu de sex appeal, si peu attirant. Je me pose la question sur H: il n’est pas marié, on ne lui connait pas de copines, ni de copains...(mais dans son pays, l’homosexualité est un délit). Peut-etre est-ce un de ces a-sexuels, qui arrivent à vivre sans sexe, qui le revendiquent même? Ou bien cette inflation de poils l’empêchent de trouver « chaussure à son pied »?

Moi, je ne peux pas….être asexuel….impossible….et je ne peux pas non plus avec un paillasson..Faut dire que ça n’a rien de sexy un paillasson!!!! Pourtant, j’adore les poils….même quand il y en a beaucoup…mais là, c’est rédibitoire…..

Si quelqu’un est intéressé, je peux le mettre en contact. Finalement, il me fait de la peine , H, condamné à être seul, par excès de pilosité!!!!

Aujourd’hui, au choix: ou c’est sans moi…ou c’est repos!

Aujourd’hui, au choix: ou c’est sans moi…ou c’est repos! mais le résultat sera le même, pas d’articles croustillants ou juste sympas…

Désolé de vous frustrer, mais vous frustré-je ? (orthographe incertaine!), mais je n’y arrive pas, à trouver un moment pour vous pondre (lundi de Pâques oblige) quelque chose de sympa et de bien senti…

Je vous promets, la prochaine sera la bonne, et peut-être plus tôt que vous ne le pensez… à savoir avant le 25 mai… Mais, ça, c’est une autre histoire!!

Haiku de Strasbourg à l’heure de Fukushima

 

Dans l’air presque irradié,
Pourtant bleu et pur,
Cigogne insouciante.

Strasbourg, 25 mars 2011

part de gâteau

Je ne sais pas si c’est l’actualité du vent du jasmin qui souffle sur la rive sud de la Méditerranée, si ce sont mes humeurs du moment, mais je ne ferais pas un billet coquin aujourd’hui.Je vais être un peu moralisateur, au risque de vous faire bailler. Mais , c’est comme ça.

Pourtant, le sujet était plutôt prometteur: le gâteau, l’anniversaire (D’ailleurs, Bon Anniversaire , Une fois pas moi!!!longue vie devant toi, avec pleins de contributeurs divers et variés…). J’ai longuement mûri pour savoir où je pourrais aller tremper mon biscuit, et comment vous faire partager ces délicieux mets…mais non, rien de très excitant, rien ne vient (c’est l’âge, sans doute…ça mets plus de temps à venir)…les bougies? non, je ne tiendrais pas l’unique chandelle en ce mois de festivités, il vaut mieux être deux, donc peut-être en 2012, pour les deux ans?

 

En revanche, en ce moment, le gâteau devient un peu obsédant chez moi.

 

Il existe, il est là devant nous tous, mais la façon de le partager, de le manger avec ses proches, ses copains, ou l’inconnu est bien différente d’un territoire à un autre. Aujourd’hui, les dictateurs(qui étaient hier de « respectables chefs d’Etat ») du Sud sont en train de comprendre que le gâteau n’est pas que pour eux, le peuple exprime son ras-le-bol de ne manger que les miettes, et semble indiquer le « changement de régime » (et pas que alimentaire) à ses dirigeants: plus de sucre, plus de gâteaux, mais du pissenlit, par la racine plutôt, c’est plus efficace…

Et au Nord de la Méditerranée, on peut se demander si les situations ne sont pas du même acabit, dans le domaine de la répartition et du partage du gâteau. Bien sûr, je préfère être ici, en Europe, que au Sud: la situation n’est en rien comparable.  Mais j’ai des craintes.  Je veux que le gâteau continue à être réparti sur des bases plus ou moins justes et égalitaires (je sais, ce sont des mots, et c’est plus difficile à mettre en pratique qu’à dire), je veux continuer à payer des impôts, je veux que ceux qui ont des revenus fassent de même, je veux un Etat qui fonctionne , avec des règles transparentes et identiques pour tous, je veux que les revenus restent cohérents et mesurés, je ne veux plus de la démesure des bonus des traders, des salaires des sportifs de haut niveaux, et d’autres…..

Dans certains pays méditerranéens, notamment chrétiens orthodoxes, la tradition de la galette des rois est maintenue. Je ne sais pas comment chez vous, vous la coupez, mais là, on la coupe de manière à ce que chaque convie reçoive une part, ainsi que l’inconnu(une part) et la maison(une autre part).

Donc , pour le gâteau d’anniversaire de « Une fois par moi », j’aimerais qu’on garde une part pour « une fois par moi », et une part pour l’ inconnu, celui qui viendra frapper à la porte et qui aura peut-être faim….et que, également, au quotidien, on n’oublie pas l’inconnu qui est à côté, et qui peut être dans le besoin, et qui lui aussi, a droit à sa part de gâteau.

 

Bon Anniversaire à vous !!!

Tous à poil ou l’inconnu du métro

Passage à Paris. Une journée, très rapide, pour le boulot. Pas le temps d’aller boire un pot avec un copain de faire des rencontres, de voir une expo. Tant pis, ce sera pour plus tard. J’ai quand même la chance, par grand hasard, de me trouver dans la cour carré du Louvre, à la nuit tombée. L’éclairage est magnifique. J’ai l’impression d’être dans un décor irréel, un peu de conte, d’être dans le merveilleux. Derrière moi, il y a une femme et un homme, la quarantaine. Elle rigole un peu niaisement, lui, il fait des vannes gentilles, charmeuses. Je me dis: ‘belle scène de drague, elle minaude, il en rajoute, elle est seule, il est marié, il se demande si il va plus loin, etc…. ». Souvent , quand je vois des inconnus (ou des connus d’ailleurs), je me fais tout un film autour d’eux, imagine plein de trucs….Je le fais au boulot , avec mes collègues (surtout les nouveaux dont je ne connais rien), avec les gens que je rencontre. Mais , surtout, j’essaye de les imaginer à poil, et/ou en train de baiser.

Ca vient de loin, de mes premiers examens oraux (le bac? ou le brevet? je ne sais plus). J’étais tellement stressé , qu’un copain m’avait suggéré d’imaginer l’examinateur/trice sur la lunette des chiottes. C’est vrai que ça casse le mythe, ça tue la posture officielle, dure de l’institution qui est là pour vous noter, vous juger. Je me souviens d’un examinateur , quand j’étais en fac, qui ressemblait à notre défunt président (F.M), avec la même pompe, la même distance , qui devait le rendre (notre Pdt) assez impressionnant. L’imaginer, l’examinateur, en train de chier, le visage tout rouge en train de pousser: ça m’a permis de lui sortir mon cours sans problèmes et de lui répondre à ses questions…je n’ai pas eu 19, mais je pense un petit 12 qui me suffisait amplement.

Tout ça pour dire que aujourd’hui, je préfère vous imaginer à poil, ou en train de baiser, hommes, femmes, groupes(les enfants, non, ce n’est vraiment pas mon truc). C’est quand même plus sympa, moins chiant (excusez le jeu de mots débile). Ca devient automatique, trop même. Ma femme finit par trouver que je pense vraiment qu’à ça. Ca ne lui serait jamais venu à l’esprit(enfin maintenant, elle s’y met aussi). Au début, je voyais un beau mec, je me disais: « toi, t’es une bête au pieu, câlin sensuel, endurant, à faire jouir un bataillon de mâles ou femelles en rut », ou un petit timide et gringalet: » toi ta femme t’impose tout, tu n’oses toucher un mec, tu ne sais pas y faire »…Et puis, avec l’expérience , je me suis rendu compte que « l’habit ne fait pas le moine »..ou que plutôt, sans habit, la bête réagit bien différemment que couverte (c’est clair?). En fait, certains, qui semblent si sûrs d’eux, sont vraiment en dessous de tout au pieu, et très mal foutus physiquement, d’autres , c’est l’inverse. Mes « films » imaginaires sont donc plus nuancés: la belle fille pulpeuse et bombe sexuelle, je la verrais peut-être inerte au pieu, ne sachant quoi faire avec monsieur, et sans doute plus souvent entrain de se caresser l’abricot, toute seule dans son lit et sous ses couvertures. Au contraire, mademoiselle passe-partout, qu’on ne remarque même pas, tellement elle est insignifiante, devient une bouffeuse de phallus et de chattes en délire, usant du fouet et des menottes, pleine d’une imagination sexuelle débridée. En ce qui concerne les mecs, même genre de plan. Du coup, je me demande aussi ce que je renvoie comme image aux autres, si ils projettent  le même genre de délire que moi sur les personnes qu’ils côtoient.

Mais aussi , j’essaye d’imaginer la « gueule » de leur bite….Grosse, petite, joufflue, mince, tordue, douce, sombre etc…Là, je me base sur le nez. Oui, vous avez bien lu.n Je ne sais plus quel artiste (Giacommetti, je crois, mais je ne suis pas sûr) a dit que le nez est le sexe du visage, la chose la plus horrible qui soit sur un visage. Il n’a pas tort: le nez, c’est rarement beau (quoique!!); de là , à le comparer au sexe, il y va peut-être un peu fort. C’est vrai qu’il y a des bites moches, mais certaines sont plutôt sympas, je trouve….pour rester dans le correct, on ira voir les statues antiques grecques des beaux éphèbes, ok?  Bon, et puis, pour les femmes, ça ne marche pas trop non plus, le coup du nez….

Donc , je me dis, toi, le costaud, l’ex-maitre-nageur, OK on sait que t’en as une grosse, tu l’as suffisamment montrée en maillot de bain…mais au pieu t’es une brêle, et ta nana, elle te mène comme elle veut…tellement qu’elle en a marre..et toi le petit nouveau que je trouve charmant, bien entendu, tu es une bête de sexe, avec ta jolie bite, bien foutue et équilibrée, et ton torse velu à souhait.

Mon problème, c’est que j’ai rarement l’occasion de vérifier si je me trompe ou pas, car bien évidemment, même si j’aime la chair fraiche, je ne vais pas non plus voir ce qu’il y a dans les culottes de toutes les personnes que je croise…et pour ceux où je vais voir, je n’ai pas toujours trop eu le temps d’imaginer trop de choses à leur sujet (c’est ça, le problème  des plans sur internet)….

Toujours est-il que lors de ce passage à Paris, je suis dans le métro, avec mon fils. On rentre dans une rame bondée. Et là, je tombe raide devant un mec à tomber à la renverse. Je lui aurais bien fait le coup « impulse » : « soudain un inconnu vous offre des fleurs », mais je n’avais pas de fleurs avec moi. Un visage magnifique, des lèvres très bien dessinées, des yeux noisettes clairs des plus charmant, rasé de près (il était 20H pourtant), les cheveux légèrement ondulés, coiffés négligemment mais avec style, habillé plutôt classique, mais avec ce je-ne-sais-quoi de décontracté, les yeux rivés sur son i-phone (comme quasi tout le monde maintenant dans le métro). Et son nez, me direz-vous? droit, affirmé, ni trop grand, ni trop court, ni empâté, ni trop fin et squelettique. Vous en déduisez quoi pour son sexe? et bien, droit, raide, et ferme de taille moyenne, qui sait ce qu’il veut! Le fait qu »il soit occupé par son téléphone m’a permis de le dévisager et de l’observer tout mon saoul, tout en faisant attention que mon grand fils qui était avec moi ne remarque pas cet intérêt subi pour ce beau mâle. Et donc bien évidemment, je me suis mis à l’imaginer d’abord dans le plus simple appareil (et c’était très très beau), ensuite en train de baiser. Et là, j’ai eu un souci, car je n’arrivais pas à l’imaginer. Et puis, il a levé les yeux, pour regarder où le métro arrivait. Nos regards se sont croisés. Sourire ravageur. J’ai cru m’effondrer. Je lui ai rendu la pareille, mon fils regardant heureusement les affiches de la station où le métro rentrait.

Il est sorti. S’est arrêté sur le quai. S’est retourné vers moi. M’a lancé de nouveau son regard noisette à tomber. A fait un pas en arrière, comme s’il allait revenir dans la rame. Et puis, les portes se sont fermées. Mon fils n’a rien vu (ou s’il a remarqué quelque chose, ne m’en a rien dit). Je ne peux dire si je regrette qu’il n’ait pas pu remonter. Je ne sais pas ce que j’aurais fait, avec mon fils à côté de moi, s’il m’avait abordé (en même temps, je me suis peut-être fait totalement un vrai film, et peut-etre qu’il regardait une fille derrière moi? ou autre chose? ). Mais, curieusement, je me suis pris à imaginer ce beau visage, avec son beau corps, se fondre avec moi dans un corps-à-corps d’une grande sensualité, dans l’atmosphère ouaté d’une chambre confortable, corps-à-corps dont je vous laisserai imaginer les détails. Je me rendais compte alors que le plus important était sans doute l’échange de regards pour permettre à l’imagination de faire son travail!

Le retour à la réalité du métro fût moins érotico-esthétique. Et je n’avais plus envie d’imaginer les autres passagers à poil ou en train de baiser. D’ailleurs, je ne les regardais plus.

« Le boxer du Père Noël », en guise de conte de Noël

Puisque j’ai le privilège d’écrire le 25, et donc d’avoir le jour de Noël pour tribune (en même temps, vous n’allez pas trop me lire, tout ensuqués que vous êtes de vos réveillons et de vos cadeaux), je ne peux y échapper…ce sera un petit conte, qui plaira à certains, qui déplaira à d’autres…Je ne pourrais apparemment pas voir vos commentaires jusqu’à début janvier , m’exilant dans une campagne française où je pense Internet n’est pas encore arrivé (si si , ça existe toujours, il y a encore quelques irréductibles gaulois….). Donc , avant de vous faire ce petit cadeau de conte de Noël, Joyeuses fêtes à tous, et que 2011 soit pour vous une année merveilleuse, et pleine de bonheur, avec plein de belles initiatives, de découvertes, et un regard aussi drôle, décalé et plein de sens qu’un Banksy , par exemple...Et puis, si vous ne savez pas quoi offrir à vos proches et que vous n’avez pas un rond, offrez « Indignez-vous » de Stephane Hessel (3€)…c’est revigorant, et c’est un beau programme pour les années à venir! mais il y a du boulot….Pour l’instant, c’est la fête, et je vous laisse découvrir le « boxer du Père Noël »…..

Donc. C’était son premier Noël, au beau Benjamin. Enfin , premier Noël en tant que Père Noël. Cela avait été compliqué et long pour se faire accepter dans l’équipe des Père Noël: il faut connaitre plusieurs langues, être fiable et rapide, capable de rester 364 jours par an sur des tâches administratives, commandes aux fournisseurs, suivi de la qualité, repérer les enfants méritant des cadeaux des autres enfants (ça , il n’aimerait pas faire du tout!) et puis le jour J, être hyper efficace, rapide, ne pas oublier un cadeau à distribuer , ni un enfant à satisfaire, savoir user de ses pouvoirs magiques avec parcimonie et UNIQUEMENT dans l’intérêt du service « Noël », enfin , être quand même un mec débrouillard, résistant physiquement et émotionnellement, et capable de se restreindre quasiment toute l’année pour une nuit de plaisir intense: celui d’émerveiller le monde en offrant des cadeaux! Et c’est pour ça qu’il avait voulu faire ce métier, même si au dernier entretien, le jury avait eu du mal à comprendre comment un si bel homme voulait ainsi se cloitrer toute l’année en Laponie, avec des collègues plutôt âgés, sans femmes (la mère Noël n’existe pas, ceux qui vous disent le contraire croient vraiment au Père Noël! ) et très peu de jeunes collègues avec qui il aurait pu faire la fête. Mais sa détermination faisait tellement plaisir à voir qu’il avait été accepté.

Alors, le grand jour était arrivé. Il avait bien tout vérifié: la liste des destinataires (500 000 , on lui avait dit que c’était peu, les Pères Noël aguerris en traitaient 10 à 20 fois plus), les cadeaux (il y en avait une montagne!!), ses pouvoirs d’arrêt du temps et de transport à vitesse de la lumière, et les chiens de traineaux et leurs résistances (les rennes étaient réservés aux Pères Noël supérieurs- il y a en effet , comme dans nos grandes boites des cadres sup, cadres intermédiaires, personnel de service, etc..le même type de hiérarchie avec les Père Noël supérieurs, intermédiaires, juniors (ce qu’était Benjamin), assistés tous de manutentionnaires, secrétaires, assistant(e)s de Père Noël, etc…sans compter quelques syndicalistes et autres adeptes du développement durables, ces derniers ayant obtenus de ne plus se fournir en Chine). Tout était prêt.

Au top départ, 23H59 , ce 24 décembre 2010, Benjamin est déjà parti. Grâce à son pouvoir d’arrêt du temps, il a pu livrer à 00H les 500 000 cadeaux aux 500 000 destinataires. Les chiens de traineaux sont fatigués, mais ils ont été entrainés pour ça. Car , si le temps s’arrête, si les humains pensent avoir vécu une seconde, eux, les Père Noël, ont bien bossé l’équivalent d’une semaine, arpentant leur zone géographique dédiée à la vitesse de la lumière, apportant les cadeaux au pied des cheminées, remontant dans le traineau, avant de passer au suivant et de recommencer l’opération 500 000 fois..je vous laisse imaginer la difficulté, et le challenge!!! Benjamin est satisfait. Il estime s’en être bien tiré.

En remontant dans son traineau, il s’assoit, un peu fatigué, et consulte sa liste. Tous les noms sont barrés…mais que voit-il? une petite lumière qui clignote pour Mr et Mme Montignac. Ils n’ont pas été livrés! Mais il n’a plus de cadeau!! Ca doit être une erreur du service « préparation des cadeaux »! ou quelqu’un lui a fait un sale coup..pour le griller pour le prochain Noël…Avec son joli minois, il a dû faire des envieux!!

Comme il est honnête, et qu’il imagine la déception de ce couple , au petit matin, qui n’auront pas leur cadeau, il se dit qu’il vaut mieux aller les voir. Il s’excusera platement, leur dira qu’avec la crise, on n’a pas pu livrer tout le monde, qu’ils seront prioritaires en 2011, etc..etc..et que surtout, ce n’est pas parce que ils n’ont pas été sages qu’ils n’ont pas de cadeaux…et quelque part, recevoir le Père Noël en personne, ce n’est pas une forme de cadeau? cadeau unique même!! Seul problème: le règlement interdit tout contact avec les humains.  « Qu’à cela ne tienne, je ne peux les décevoir. Et j’expliquerais que c’est dans l’intérêt du service , et de la réputation des Pères Noël », se dit-il.

A minuit une, le voilà à la porte des Montignac. Il y a de la lumière. Il sonne. Une petite dame, plutôt jolie, vient ouvrir, en poussant un grand cri:

-« Arthuuuuuuuuuuuuuuur, viens voiiiiiiiiiir , le Pèèèèèèèèèère Noëllllllllll »…Mais , entrez donc , ne restez pas à la porte, avec toute cette neige, vous allez attraper froid!! »

Benjamin se dit qu’il avait pris la bonne option..elle avait l’air charmante, il resterait un petit moment et filerait. Le mari, Arthur donc, arriva derrière sa femme:

-« Mais , on vous offre un petit quelque chose à boire? on viens juste d’ouvrir le champagne, les enfants sont chez leurs grand-parents sur la Méditerranée, on va les rejoindre après-demain »

-« Avec grand plaisir », répond Benjamin, qui entre et s’installe. Les Montignac étaient ravis, très affairés à l’idée d’avoir été « choisis » pour recevoir le père Noël. Ils avaient une bonne quarantaine, mais étaient plutôt très biens de leur personnes, très sexy même pour un soir de Noël. Benjamin se demanda même s’ils avaient  prévu des trucs coquins,  les enfants n’étant pas là. Mais il chassa cette idée de sa tête.

Le champagne était bon, le foie gras aussi. Benjamin commençait à sentir la fatigue, et l’alcool n’aidait pas. Il faisait chaud. Il avait envie d’enlever sa tenue de Père Noël, mais c’était aussi interdit par le règlement. Et il n’avait qu’un boxer en dessous, d’une marque australienne parait-il connue de certains milieux, mais quand même…C’est finalement madame Montignac, qui, en bonne maitresse de maison et  toujours très perspicace sur l’état de ses invités, lui suggéra de se mettre à l’aise: « Je sais que vous avez encore du travail, et que vous n’allez pas rester longtemps, mais je vous suggère de vous mettre un peu à l’aise. Il fait chaud ici, et vous êtres trop couvert; Laissez moi vous dévêtir. » Et avant même qu’il ait eu le temps de réagir, Mme Montignac lui avait retiré sa combinaison de Père Noël, se retrouvant devant la cheminée, avec comme seul vêtement son boxer rouge et blanc! Boxer sur lequel était dessiné un petit Père Noël très sexy, juste sur une protubérance des plus remarquables!  Arthur ne put s’empêcher d’admirer la morphologie de Benjamin, bel homme musclé, avec juste ce qu’il fallait comme pilosité, la peau un peu mate, et de regarder avec insistance ce fameux boxer qui cachait une anatomie des plus intéressantes. Madame Montignac, qui n’avait d’yeux que pour son mari en temps habituels, semblait aussi en avoir le souffle coupé. Il y eut un silence. Un peu long. Suivi d’une gène évidente.  Benjamin les trouvait bien à son goût aussi, et ce long silence ne laissait plus de place au doute. Son incartade allait-elle l’obliger à se transformer lui-même en cadeau de Noël?

Alors, pour casser le malaise, Benjamin eut une idée. Plutôt que d’être leur cadeau, je vais leur offrir mon boxer, qui a l’air de les intéresser tant! En deux temps trois mouvements, il retira son boxer et leur offrit. Que n’avait-il pas fait là? En laissant ainsi toute son anatomie au regard des Montignac, ceux-ci perdirent la tête! (mais pas la queue, horrible jeux de mots, c’est stupide, mais ça me fait marrer).  Ils s’approchèrent de Benjamin , puis on ne sait pas comment cela se passa, qui fit le premier geste , tenta la première caresse, le premier baiser sur la peau mate de Benjamin, sur celle d’Arthur ou bien sur celle si douce de Madame Montignac. Toujours est-il que très vite les Montignac se retrouvèrent nus comme des vers avec Benjamin, tous enlacés comme des amants en furie, et tentant des choses que jamais Mr et Mme Montignac n’auraient pu imaginer de faire un jour avec un si beau Père Noël. …Et Benjamin était heureux d’expérimenter la joie et le plaisir d’être transformé en cadeau de Noël, c’était le plus beau jour de sa vie, il comprenait pourquoi il avait voulu avec tant de hargne être Père Noël, et se disait que vraiment, il avait fait le bon choix!

Soudain, il regarda par la fenêtre et distingua le jour qui se levait. Impossible, il avait arrêté le temps pourtant. Il laissa quelques secondes le couple, chercha son arréteur de temps, et se rendit compte avec horreur qu’il avait oublié de le mettre en marche. Il le fit alors immédiatement. Il expliqua très vite aux Montignac ce qui se passait, qu’il devait filer au plus vite, et qu’il risquait de perdre son boulot. Les Montignac étaient catastrophés. Ils l’aidèrent à se rhabiller, lui firent pleins de caresses supplémentaires et de bisous, trop triste de voir ainsi filer cet Apollon de Noël inattendu, qui disparut dans le jour levant, avec son chariot et ses chiens légèrement engourdis par le froid et le sommeil.

La suite fut différente pour Benjamin et pour les Montignac. Benjamin arriva en Laponie où il faisait encore nuit. Tous les autres étaient déjà là, et s’étaient en fait endormis dans le grand dortoir surchauffé de retour de mission des Père Noël, tous avec leur boxer blanc et rouge. Il fallait qu’il en trouve un autre , qu’il alla chercher dans ses affaires. Mais le blanc et rouge était unique, réservé à la nuit de Noël. Il en prit alors un bordeaux et blanc , espérant que cela ne se remarquerait pas,  et s’endormit. Il fut évidemment le dernier à se réveiller, et évidemment tous avait remarqué la couleur de son boxer. Ils étaient tous autour de lui, en train de boire leur café tranquillement et attendant le réveil. En ouvrant les yeux, d’abord, il ne comprenait pas ce qu’ils faisaient tous là. Et puis, tout lui revint, et il devint cramoisi. Tous les Pères Noël éclatèrent de rire! Il voulut balbutier quelques mots, mais un Père Noël d’une quarantaine d’année qu’il n’avait jamais remarqué prit la parole:  » alors, elle était comment? ou il? ou elles? ou eux? « ..Benjamin était abasourdi. « Tu sais, la première fois, on fait tous pareil, c’est trop tentant…et trop frustrant de louper une personne à qui on ne donne pas de cadeaux…alors, tous , on fait la même chose..et c’est à ça qu’on sait si on s’est trompé ou non sur le recrutement..Apparemment, avec toi, on en tient un bon, un vrai…par contre, l’an prochain tu auras le nombre exact de cadeaux nécessaires…et un boxer tout neuf pour remplacer celui que tu as offert…et celui-ci ne sera pas arréteur de temps quand on l’enlève… » En entendant ça, spontanément, Benjamin réplique:  » mais c’est n’importe quoi! je l’ai enlevé , et le temps a coulé quand même..! » « Parce que tu avais lancé l’autre arréteur de temps, ton professionnel, et donc en enlevant ton boxer arréteur de temps, tu as débloqué l’arréteur professionnel (vous me suivez?, c’est un peu compliqué  je sais), donc , le temps  s’est écoulé normalement. Mais on fait tous la même erreur, et il vaut mieux , parce que tu y serais encore sinon, mon grand! »….et si tu as pris goût à cette incartade, tu peux quand même la renouveler, sans costume de Père Noël bien sûr lors de tes vacances…tu peux aller retrouver celles ou ceux avec qui tu as passé cette nuit… ». Comme quoi les Père Noël sont très ouverts d’esprits (et pas que d’esprits d’ailleurs), et sont bien des êtres humains comme les autres, avec leur force…et leurs faiblesses…

Quant aux Montignac, ils passèrent leur journée de Noël au lit, entre sommeil léger et galipettes arrosées au champagne…Madame Montignac remarqua que son mari était finalement très à l’aise avec les hommes sur le plan sexuel, et trouva cela en fait  assez excitant. Elle souhaita secrètement  alors que l’an prochain, ils puissent recevoir la Mère Noël (qui elle , malheureusement n’existe pas, je l’ai déjà dit).

Ce ne fut que plusieurs jours après qu’ils découvrirent la capacité d’arrêter le temps du boxer de Benjamin. Ils en usèrent alors avec bonheur et à profusion, passant ainsi des nuits d’extase qui leur paraissaient des éternités. Et quand Benjamin venait à Pâques ou à l’Ascension, le septième ciel était de mise quasi éternellement. Jamais cadeau de Noël ne fût autant apprécié, et jamais Benjamin n’eût l’idée de le reprendre.

Les préservatifs ne se mettent pas à l’index!!

Bon, je sais, ce n’est pas très original. Tout le monde en parle: « c’est bien! » , « c’est pas bien! », « il ne va pas assez loin! », etc, etc…bla bla bla bla bla….
Toujours est-il que lundi dernier , en lisant l’article dans un quotidien gratuit du matin, j’ai été plutôt surpris.  Ecoutez voir:  « le pape ne met plus de préservatif à l’index »!!! » non, mais je rêve….Mais que foutait-il avec un préservatif à l’index? complètement givré , ce brave homme (je sais, c’est aussi une opinion assez largement répandue)…il aurait pu éventuellement le mettre sur le majeur, et faire un beau doigt d’honneur à tous ces « bourgeois de la sexualité » (lu dans un quotidien du soir à propos des réactions outragées des intégristes cathos), qui revendiquent de ne pas porter de préservatif, d’un air de dire: « tu le vois , ce doigt, avec cette capote, et ben , c’est dans ton cul que je m’apprête à le mettre, et au moins , tu n’attraperas pas le virus H1N1 (à son age, il fait plus trop la différence , et ce qui est bon contre le SIDA l’est aussi contre tous les microbes, non?), ni d’autres saloperies, et en plus, je n’aurais pas le doigt sale!! »...
Mais peut-être a-t-il des vues plus terre à terre et coquines? qui sait? peut-être va-t-il vraiment l’utiliser comme il se doit(doigt?), en se l’enfilant sur le sexe, avant de prendre sauvagement une adoratrice en pâmoison lors de ses audiences privées ? ou alors un jeune séminariste du très beau calendrier des « séminaristes romains » que j’avais vu à Rome dans tous les kiosques à mon dernier passage? ou autre chose , qui sait? Les voies du Seigneur sont pourtant impénétrables, mais peut-être qu’avec un préservatif, c’est plus pénétrable que ça n’en a l’air? le préservatif serait-il le « sésame, ouvre-toi » du divin?
Ouh la la!! où me perds-je? ma pauvre mère doit se retourner dans sa tombe. Mais bon, avouez que c’est curieux quand même. Et, à la réflexion, vous aviez déjà remarqué qu’il avait un préservatif à l’index, notre cher Benoït? moi, jamais !! (en même temps, je ne contemple pas souvent ses photos, ni ne suit ses pérégrinations, à part le fait que en Espagne, il se soit fait molesté par des homosexuels « agressifs » et qui lui en voulaient de ne pas autoriser le port de capotes)…En fait, c’est sans doute une couille molle, et il s’est dit qu’il valait mieux lâcher un peu, pour ne plus avoir à se faire molester ultérieurement de la sorte…ou bien , il y a pris vraiment plaisir, à cette bousculade (du style « fais-moi mal Johnny Johnny Johnny… ») , a remarqué un petit espagnol bien sympathique qu’il aurait bien pris sous sa chasuble coupe, et quand même , afin de ne pas contaminer tout le Vatican ensuite, il a bien compris qu’il valait mieux un petit bout de caoutchouc au bout du doigt , qu’un grand choc au naturel.

Tout ça pour dire qu’il vaut mieux sortir couvert,  que le message se répand de plus en plus, même si ce n’est pas gagné, et que cette « sortie » papale, bien que encore trop timide,  dénote malgré tout un premier signe  encourageant.

PS: j’espère ne pas avoir trop choqué les lecteurs , ni notre redac chef, et que je ne seras pas censuré…on ne sait jamais, en ces temps curieux…

Osez, ou l’occasion ratée

Je partais à un colloque à l’étranger pour mon boulot. Je venais de passer une semaine à Paris, aussi pour le boulot, et étais un peu crevé. Mon vol n’était pas direct, je devais changer à Vienne, et avais peu de temps. Déjà, à Paris, j’avais failli louper le premier vol. Mais finalement, je l’avais eu de justesse, grâce à l’extrême dévouement du personnel de notre compagnie nationale(c’est nouveau , ça…)..

Je rentre dans l’avion parmi les derniers, et là, devant moi, que vois-je ? un minet d’environ 30 ans, aux yeux clairs, plutôt bcbg , bien propre sur lui, mais un sourire ravageur et charmeur, qui me ravage et me charme…je ne peux m’empêcher de sourire, sourire auquel il me réponds par la pareille…il est accompagné d’une femme de 50 ans, et d’un type du même âge…ses parents ???On n’est pas assis à côté , même plutôt loin l’un de l’autre….Tant pis !

En arrivant à Vienne, je n’avais qu’une heure pour le transit. Je marchais d’un bon pas dans les couloirs, je ne l’ai pas revu…et j’arrive au contrôle des passeports. Et là, boum , le voilà de nouveau, et encore petit sourire….je détourne les yeux, et fais celui qui cherche un truc, relève la tête, nos regards se croisent de nouveau…on passe le contrôle des passeports, et on se suit de loin en loin, tout en continuant à s’observer à la dérobée…Je vais pisser, tout seul…et vais à la porte d’embarquement…et là, crac, il est là : on prend donc le même vol pour cette destination pourtant peu commune. Avec un peu de chance, il participe au colloque. Avec un peu de chance, on sera assis à côté dans l’avion.

Manque de bol, on est encore loin , l’avion est plein, pas moyen de bouger…tant pis…

En arrivant à B…., je sors parmi les premiers et fonce au contrôle des visas, qui est toujours long. Je le guette, mais il n’arrive pas. Pourtant, je suis à un endroit où je ne peux le louper. Aux bagages, il n’est pas là non plus. Dehors, un taxi m’attends, je ne reverrais plus le petit blond.

Le lendemain, j’arrive un peu en avance au colloque, je dois déposer des docs diverses. Je suis en train d’installer tout ça sur une table avec d’autres collègues, quand je me retourne, et…le type de l’avion !!!qui me sourit et risque un timide bonjour auquel je réponds bien entendu…Les autres me demandent: « c’est qui , tu connais? » j’explique juste qu’on était dans le même vol…et on continuent à installer nos trucs…

Le colloque dure 2 jours. On n’arrête pas de se croiser, mais on n’arrive pas à se parler. A une pause café, je discute avec un type, je le vois qui s’approche de nous , et crac, voilà que ma « chef » déboule sur lui, et commence à le brancher. Mais « casse-toi, connasse, il n’est pas pour toi ». Et le voilà qui déblatère, ils sont juste derrière moi, je ne loupe rien de leur conversation (et du coup , ne participa qu’à moitié à la mienne), me rends compte que ce brave garçon n’en a vraiment rien à cirer de ma « chef »…et puis, je me fais alpaguer par une autre personne, et vlan impossible d’aller le voir , de lui dire « bonjour, on se connait?….tu loges où? …tu bosses où?…ah oui, intéressant…mais encore? « ..et d’aller le « travailler » aux toilettes , dans un bosquet ou dans sa chambre….Je crise….

Mes « collègues », eux, vont lui parler, pour le boulot, par hasard…J’apprendrais donc tout de lui, enfin tout ce qui est professionnel, comme lui, sans doute, aura finement enquêté pour savoir qui je suis (mais je me fais peut-être des illusions)… Mes « collègues » ne l’aiment pas trop…trop « propre sur lui » il bosse plutôt avec des conservateurs, et nous , nous sommes des « progressistes », n’est-ce pas? , donc il n’est pas trop fréquentable..Mais moi, il m’excite, et je pense que c’est réciproque…!!! En plus, il est plus malin que moi, car il arrive à s’éclipser souvent et à « sécher » des moments du colloque…A plusieurs moments, je pars à sa recherche , mais impossible de le localiser…..Il s’est peut-être trouvé un mec?

Le soir, un dîner est offert par le Président de la boîte qui reçoit. A table, on est « placé ». Evidemment, je ne suis pas à sa table. Je le repère à une autre table. Il est à côté d’un type que je connais un peu, que je n’apprécie pas trop, mais dont l’orientation sexuelle est évidente…Encore un signe….Le lendemain soir, idem: réception officielle , mais moins guindée, l’alcool coule à flot…je le vois au début de la soirée et vers 22H30, je l’aperçois qui s’en va avec « la maman » de l’avion…je rêve!!!! En fait, sa « maman » , c’est sa « chef » Apparemment, il doit devoir l’accompagner , je ne sais pas….

Je suis tout dépité, furieux contre moi. « Petit con «  me dis-je, « mais pourquoi n’as-tu pas été le voir? » D’abord, je me serais peut-être rendu compte qu’il était stupide, niais et hétéro…ensuite, ça ne m’engageait à rien…Et puis, il est beaucoup plus jeune que moi, c’était à moi de faire le premier pas, peut-être que je l’impressionnais?

Ca m’arrive souvent, ce genre de situation , où je n’ose aller jusqu’au bout: quelque chose me freine: la bienséance, ma « bonne éducation », peut-être une certaine peur, une crainte de l’échec?….pourtant, comme me le dit souvent un copain berbère, citant un poète berbère dont je dois retrouver le nom,  « Ce sont les fois où je n’ai pas osé que j’ai subi mes échecs les plus durs »

Alors , ose, osez, osons, et faisons avancer les frottements des corps, les frottements des esprits, les échanges en tout genre. Le monde en sortira grandi, …..et mon excitation, rassasiée!!!

Mal de dos … ou stretching sex?

On était seuls, les enfants étaient chez des copains, il faisait bon … on s’est regardé, et vite compris qu’on avait envie de la même chose … on s’est jeté l’un sur l’autre, se désapant assez rapidement, en tous les cas, pas avec beaucoup de sensualité … on a fermé la porte de la maison à clé –on ne sait jamais-, et puis, on est monté dans notre chambre, laissant nos vêtements éparpillés dans le salon … nos corps se sont cherchés, trouvés, dévorés, plein d’amour, de hargne, de désirs … nos bouches se sont emmêlées, assoiffées, heureuses de se retrouver … nos mains caressaient nos dos respectifs, les miennes ses seins, les siennes mon dos, mon torse et mes poils, qu’elle adorait arracher … sa bouche happa ma hampe, qui s’y trouve fort bien même trop bien … je l’arrêtais, pour l’étendre sur le lit, et commencer à explorer de ma langue son intimité, ce qu’elle adorait et l’exprimait par de petits souffles de contentement très encourageants … je me couchais sur son corps, pour m’introduire en elle, progressivement, longuement, impatient pourtant de faire durer ce moment délicieux.

Mais c’est trop bon, je ne tiens pas … je me retire, et suivant ce qui est presque devenu un rituel, je m’allongeais sur le dos, elle s’accroupit sur mon sexe, pour l’avaler du sien, me le masser, se masser le sien pour arriver à un long râle de jouissance … je continuais à caresser sa poitrine, mon sexe toujours raide en elle … elle se retira pour se mettre à quatre pattes, m’invitant à la prendre par derrière … je m’introduis doucement, et commence un va-et-vient des plus agréables, contemplant son dos, ses fesses qui m’excitent au plus haut point -c’est aussi pour ça que j’adore les mecs, leurs fesses sont différentes, mais ont aussi cet attrait hyper excitant qui me rend fou- … je suis prêt à m’effondrer dans l’extase …

… quand CRAC … mon dos fait CRAC … je l’entends, je pousse un cri de douleur, tout en m’enfonçant d’un coup et profondément dans son sexe … et tout en jouissant longuement et remplissant de ma semence son antre suintante de désir … je n’arrive même pas à ressortir … elle ne comprend pas tout de suite, se dégage et je me laisse alors tomber d’un coup sur le lit … heureusement, nos positions permettaient que je m’allonge complètement sans avoir besoin de me déplacer … je suis bloqué , complètement bloqué … elle finit par comprendre et éclate de rire … moi aussi, je souris , mais j’ai mal …

-Masse-moi, je lui demande

que je te masse quoi? me dit-elle, car en général, ce n’est pas mon dos que je lui demande de masser …

-mon dos, s’il-te-plait, j’ai mal … c’est pas drôle …

Et elle se met à me masser le dos, après m’avoir retourné sur le ventre….petit à petit, la douleur semble diminuer… l’heure a passé , les enfants vont rentrer, on est à poil , au milieu de l’après-midi, ils vont débarquer, comprenant très bien ce qu’on a fait, et ils sont très conservateurs, aujourd’hui, les jeunes générations … ils vont encore avoir honte pour nous de se faire piquer ainsi comme des amants surpris par un conjoint jaloux … alors , vite, elle va chercher nos fringues en bas, elle se rhabille, me rhabille tant bien que mal…je me lève comme un petit vieux, redescend dans le salon au moment où la porte s’ouvre … les voilà qui arrivent… 19 et 16 ans… pas si jeunes, plus tout à fait innocents … malgré tout, ils ne comprennent pas tout..je leur explique que je me suis fait un tour de rein, en voulant porter un carton lourd dans la cave … ils me croient un moment, doutant un peu quand ma fille tombe sur la culotte de sa mère qui trône au milieu du salon … et  je passe pour un  vieux père, à la santé chancelante … je suis encore dans la quarantaine fringante pourtant!!!!

En fait, je crois savoir. Ce n’est pas des cours de gym que je dois prendre , ou d’assouplissement..je vais lancer le « stretching sexe » … ou comment baiser, tout en faisant des élongations et des étirements (ca va bien ensemble , non?), pour éviter tout mal de dos ou d’autres parties du corps … en même temps, peut-être qu’en se limitant à un bon 69, on évite ce genre de problèmes…

Et vous, vous faites comment? Je suis preneur de tuyaux …

 Arthur

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