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Entre vulgarité et parasite

Avant de publier ces quelques lignes, j’avoue avoir eu l’envie de tomber dans la facilité en écrivant sur la fin du monde tant annoncée le 21 décembre (la fin d’une ère en fait). J’avais dressé une liste de 10 résolutions à prendre (comme entre autres, lire l’encyclopédie Universalis afin de ne pas mourir con, mettre la main dans un nuage (c’est mon côté fleur bleue), éradiquer les concombres que je hais au plus profond de moi avant que le monde ne s’en charge, ça pue et c’est dégueulasse…), bref, des trucs hautement intéressants et intelligents…

J’avais pensé aussi écrire quelques lignes sur les prochaines échéances, ça ne vous aura pas échappé, à moins de vivre en Laponie dans le village situé à gauche de l’igloo, 2012 sera une année électorale. Le bilan du nain est bien maigre : 1 million de chômeurs supplémentaire, la dette publique qui explose de 612 milliards, 337.000 personnes de plus sont devenues pauvres, 36 milliards de déficit commercial… Bref tous ces chiffres récoltés par le PS donnent un peu le vertige tant par la violence de l’incapacité du nain à faire face à la crise qui provient des méchants financiers, bouhhhhh. C’est pas ma faute qu’il dit l’autre ! Non mais on croit rêver… Et puis je me suis dit, que quelqu’un d’autre allait en parler nettement mieux que moi.

J’avais aussi pensé à écrire sur ces évènements qui ont consacrés 2011 comme une année catastrophique en terme d’économie, de catastrophes naturelles, de chutes de despotes (malheureusement il en reste) ou de morts d’êtres (si on peu les appeler comme ça) qui ont semé la famine de leur peuple ou la terreur, c’est selon…

Et puis un sujet est venu ces jours derniers de cette… (comment dire pour ne pas insulter gratuitement ? non et puis merde), conne de Nadine Morano qui n’a de cesse, depuis qu’elle un tant soit peu connue, de balancer sa vulgarité dans des logorrhées vomitives faisant état de l’excellent bilan de Nicolas Sarkozy. Oui elle est d’origine populaire, oui elle a gravit les échelons, oui, oui mais qu’est-ce qu’elle est vulgaire et grossière dans ses propos. Je crois n’avoir jamais entendu ou vu une telle chose s’affirmer autant comme la gardienne du temps Sarkozyste. C’est sûr, elle aura son maroquin si l’autre est réélu.

Non contente d’exiger des excuses publiques de François Hollande qui aurait insulté le nain (on n’a pas d’autres choses à faire que de se mêler de ce genre de querelles stériles ??), elle ne maitrise pas ses sujets quand elle prend la parole (la séquence avec Bourdin sur RMC en est le parfait exemple), ment honteusement lorsque Philippe Val l’aurait appelé pour s’excuser de la chronique drôlissime de Sophia Amar sur France Inter, Twitte à peu près toutes les demi heures pour raconter ses journées sans intérêt, bref, un ramassis de conneries et de détestation. Si je pouvais, je lui arracherai un bras et la frapperai avec, tant sa tête est une invitation à la lapidation gratuite.  Bon je vais m’arrêter là, vous aurez compris que je ne la porte pas trop dans mon cœur.

Pour en revenir à 2012, je vous souhaite plein de moments tendres avec votre moitié, de moments de complicité avec vos amis ou votre famille, des projets plein la tête… Bref que le meilleur. Profitez de cette vie qui est décidément trop courte pour qu’on la vive à fond sans qu’on soit emmerdé par des parasites…

Fred
Fred
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Je me souviens…

Je me souviens de cet arbre que nous avons planté il y a plus de 25 ans je crois et qui est devenu le plus grand arbre de toutes les maisons aux alentours, on le voit de très loin ;

Je me souviens des séances de torture quand il a commencé à me couper les cheveux lorsque j’avais 6 ans (avec un tout nouveau truc spécial pour ça), il ne l’a plus refait depuis ;

Je me souviens des vacances à Chamonix, Biarritz ou en Andorre lorsqu’il fallait faire sembler de dormir en arrivant à la douane alors que nous avions des litres de Porto et de Pastis planqués dans des coussins sur lesquels nous devions dormir pendant quelques minutes ;

Je me souviens des jours où il me disait « tiens toi qui a un moment de loisir, tu pourrais arracher l’herbe dans le carré du jardin ? », j’ai tout arraché même les fanes des jeunes carottes… ;

Je me souviens de cette lettre que j’ai du écrire à une fille pour ne pas la revoir parce que ses parents étaient divorcés (j’avais 10 ans) ;

Je me souviens de cette dureté dans son regard lorsque mon frère n’arrêtait pas ses conneries ;

Je me souviens de la première où je l’ai vu pleurer pour la mort de son père, le jour de mes 20 ans ;

Je me souviens de la deuxième fois où je l’ai vu pleurer pour la mort de sa mère ;

Je me souviens de la troisième fois où je l’ai vu pleurer quand j’ai annoncé que je vivais avec un homme et que je ne changerai pas ;

Je me souviens de cette fois où il m’a dit « je t’aime »…

Ces quelques souvenirs postés ici sont le reflet de ce que j’ai pu vivre ces dizaines années avec mon père. J’avoue n’avoir jamais trop avoir eu de moments tendres parce que dans sa famille et du coup par voie de conséquence dans la mienne, on ne montre pas ou on n’aime pas montrer ses sentiments. Et puis j’ai toujours pris l’habitude (mauvaise ?) d’être systématiquement dans la contradiction avec lui. Heureusement que ma mère est toujours là pour pondérer d’ailleurs ! Je n’ai pas souvenir de moments de complicité contrairement à mes deux autres frères mais c’est ainsi, je crois que déjà petit je n’aimais pas ce qu’il faisait (la chasse, le jardinage, le bricolage), j’ai toujours détesté tout ça. Je préférais regarder ma mère coudre à lire des BD ou à regarder la télé. Le seul moment où j’ai eu une belle complicité, c’est quand le 30 mars 2005, j’ai annoncé à mon père que j’avais un copain depuis plus d’un an. Je le revoie encore les bras ballants au milieu du séjour, ne sachant quoi dire. On s’est pris dans les bras, pleurant ne sachant pourquoi d’ailleurs. On s’est mis à parler, il m’a dit qu’il se moquait de savoir ce que je pouvais faire avec un mec, que c’était ma vie et que le plus important c’était d’être heureux. Même s’il a accepté cet état de fait, je crois que malgré tout, il est triste. C’est comme ça, on ne fait pas d’enfants pour qu’ils soient à son image. J’ai tracé ma route, j’ai fait ma vie comme bon me semble, fait des choix, parfois discutables mais je suis retombé sur mes pattes.

Depuis 2006, sa vie a changé avec son handicap, heureusement que ma mère est ici, sinon, il y a bien longtemps qu’on l’aurait enterré. Il est parfois (souvent ?…) pénible, mais il paraît que les personnes qui ont perdu des facultés physiques sont comme ça… alors on laisse faire. J’ai vu trop lu ou entendu des personnes dire qu’on ne dit pas assez aux gens qu’on les aime quand ils sont vivants, c’est un tort. Alors tout ça pour dire quoi ? Ben aujourd’hui, mon Papa a 60 ans et même si on n’est pas super complices, ça reste mon Papa et je l’aime quand même. Alors bon anniversaire !

Fred

Fred

Aux lecteurs assidus, un bon article n’attend pas le nombre des commentaires

Ça a chauffé un peu ces dernières semaines ici, entre le renouvellement du contrat de confiance, celles et ceux qui sont partis, d’autres qui ne viendront plus ici sous prétexte, avéré ou non, ce n’est pas à moi d’en établir le fondement, que personne ne commente ou ne reçoive de réponses à des commentaires posés ici ou là dans un article qui n’occasionne pas forcément des remarques positives ou négatives sur ce qu’a écrit l’auteur.

Pour être tout à fait franc, je me suis souvent posé la question de savoir si mes articles n’étaient pas commentés, c’est qu’ils n’intéressaient personne. Je sais, c’est stupide, mais c’est légitime quand on passe un peu de temps à réfléchir au sujet et à l’écrire. Comme l’écrivait Kek dans une de ses BD, « les commentaires, c’est la monnaie des blogs ». Certes, écrire sur la faim dans le monde ou la dernière partie de jambes en l’air à trois ne va pas occasionner le même nombre de commentaires tout simplement par ce que dans ces temps quelques peu difficiles, on a tendance à parler de choses légères, ça améliore un peu le quotidien bien noir et surtout les vrais sujets de sociétés qui dérangent nous mettent un peu face à notre propre impuissance… C’est comme ça.

Alors pour en revenir à Kek, il préconisait certains conseils pour avoir plus de commentaires…

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et j’ai 36 ans

J’aime pas les cathos

Et vous, vous êtes pour ou contre l’homoparentalité ?

Voici donc comment on doit rédiger nos articles, on doit créer un peu de buzz sur soi, faire un peu de polémique pour s’entendre dire « oulala, c’est pas bien ce que tu dis » et demander l’avis des autres. Ben finalement, non, je ne ferai pas ça moi. J’avais un blog il y a quelques jours que j’ai souhaité fermer pour raisons personnelles, je ne vais pas en parler ici, ce n’est pas l’endroit, mais j’avais lancé un concours de lecteurs : chaque commentaire était comptabilisé et en fin de mois, un lecteur était élu et avait droit de répondre à tout plein de questions et écrire un billet. Au total j’ai eu 2122 commentaires sur 1 an de blog. Si je n’en avais pas eu autant, est-ce que mes articles auraient été moins intéressants ? Je ne pense pas, enfin, je veux y croire !

La question s’est posée également si je devais rester… A l’époque (enfin c’est pas si vieux non plus, ça date de février dernier !), Aerial m’avait poussé à écrire ici, j’avais donc avant tout un engagement moral vis-à-vis de lui. Et puis, le syndrome de l’écriture n’est pas facile à se défaire ! Alors quoi ? Ben je vais continuer dans cette équipe faite de personnes complètement différentes qui ont chacune leur propre style et leur propre identité et c’est ce qui fait la richesse d’un blog collectif, n’en déplaise aux grincheux ! Et puis si mes mots ne plaisent pas à tout le monde, ben c’est pas grave, si au moins une personne a aimé ces mots, ça fera de moi le plus heureux des post-blogueurs !

PS : merci Corneille pour l’inspiration du titre à ma sauce de cet article !

Fred

Et si les politiques arrêtaient de dire des conneries ?

S’il y a bien des sujets qui me gonflent un peu en ce moment, ce sont entre autres, les primaires du Parti Socialiste, héraut de la démocratie participative et les candidats plus ou moins sérieux dont le sémillant Arnaud Montebourg. C’est probablement un fin politique, sa profession d’avocat lui permettant notamment de vomir des logorrhées tout aussi indigestes qu’inappropriées, mais il ne semble pas entendre grand-chose aux vertus de la concurrence dans ce monde moderne…

Il y a quelques semaines, Air France / KLM a décidé d’acheter pour plus de 4 milliards d’Euros une nouvelle flotte d’avions. Force est de constater que les fabricants d’avions ne sont pas légions en ce moment (les chinois commencent à s’y mettre un peu), leur choix s’est donc naturellement posé sur Airbus et Boeing (oui ne pas mettre ses œufs dans le même panier…). Volée de bois vert de la part du gouvernement, de la classe politique. Comment une entreprise française, dont l’État est actionnaire à hauteur de 15 % puisse ne pas acheter Européen donc Français. Ah la bonne vielle méthode de protectionniste dont on nous vante les mérites mais qu’on dénonce dès lors que nos pays amis (américains par exemple) le font sans vergogne avec le fameux appel d’offres des avions ravitailleurs. Bref, la mondialisation est en marche depuis bien des années, mais Maître Montebourg a-t-il trouvé dans ses vieux dossiers poussiéreux une bien curieuse dinguerie : la démondialisation. Selon lui, « la démondialisation appliquée à Airbus ce serait 100 % des commandes d’Air France-KLM pour Airbus et non 50 % pour Boeing »

La solution est donc toute trouvée, on sauverait notre économie, notre industrie et nos emplois. Apparemment, ses conseillers politiques (s’il en a et il devrait en avoir après ce genre de déclaration) ont oublié de lui dire qu’Airbus fait travailler autant de sous-traitants étrangers que Boeing, y compris français. Personne ne lui a dit non plus que sans la mondialisation, ça fait bien longtemps qu’on n’entendrait plus parler d’Airbus. Désormais, dans la plupart des contrats fournis aux pays « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine) notamment, un transfert de compétence, qu’on peut déplorer, est obligatoire mais c’est ainsi, le monde tourne et tournera comme ça pendant un bon moment.

Alors cher Monsieur Montebourg, vous qui prétendez occuper le siège suprême, un peu de réflexion un tant soit peu moderne serait du meilleur effet. Cela dit, si la flotte d’Air France n’était composée que de Caravelle, ça ne manquerait pas de charme non plus, mais on aura un peu de mal à relier l’Europe à l’Empire du Milieu en 9 heures !

PS : comme ce billet a été écrit quelques jours avant mon départ en vacances et surtout avant le résultat des primaires du PS et de la troisième place d’Arnaud Montebourg, j’ai hâte de voir ses exigences réclamées auprès de François Hollande ou de Martine Aubry…

Un Autre Fred

September, 11th 2001

Lorsqu’on m’a attribué la date du 11 du mois, je n’ai pas fait le rapprochement que j’avais cette date désormais ancrée dans tous les esprits et ça tombe aujourd’hui. Oui aujourd’hui, c’est le 11 septembre, 9/11 comme disent les Américains. Alors aujourd’hui, rien de bien original je vais juste vous raconter comment j’ai vécu cette journée…

Le 7 septembre dans l’après-midi, me voilà dans le train qui m’amène à l’aéroport d’Orly, je dois partir pour 3 jours pour un voyage d’étude au Maroc : Agadir, Marrakech & Ouarzazate avec entre autres les fabuleux paysages de la Kasbah d’Aït Benadou. Pendant 3 jours, j’ai peu découvrir la première fois ce merveilleux pays.

Et puis l’avion du retour nous attendant, le 11 septembre 2001, nous sommes partis avec des images plein les yeux. À peine arrivés à l’aéroport, la plupart de mes collègues avaient déjà allumés leurs portables dans l’avion, l’annonce d’un accident à New York avait déjà fait le tour de l’appareil. Et puis les minutes passant, on découvre avec horreur que finalement, ce n’est pas un accident mais un attentat. Les forces de l’ordre occupaient l’aéroport, nous avons été fouillés à la sortie et après une heure, nous avons pu apercevoir sur des écrans de télé l’impensable.

Dans le train qui me ramenait d’Orly, j’ai beaucoup pensé à ce que je venais de voir, même dans les scenarios les plus improbables, on ne voit pas ça. J’ai passé une partie de la nuit devant ma télé, voir ces tours s’effondrer l’une après l’autre, les pompiers débordés, la fumée, la poussière, les cris, les horreurs des terroristes qui avaient gagné. Un Bush complètement ignare dans une école primaire ne sachant quoi faire. Que se passe-t-il dans sa tête ? On se le demande toujours ! Dans une biographie, il a dit qu’il pensait au peuple américain. Oui évidemment…

Le lendemain matin, les poches sous les yeux d’avoir passé la nuit éveillé, ma directrice me demande de venir la voir. Il faut qu’on discute de mon avenir dans la société, ma période d’essai se terminant le 30 septembre… Le secteur du tourisme est donc en crise, les sociétés arrêtent de faire voyager leurs salariés (même en TGV…). Un comité de direction est prévu dans la journée pour décider du statut de quelques salariés et des mesures à prendre pour gérer et juguler la crise. Mon poste est clairement menacé. Et puis avec l’aide d’un collègue qui avait vu mon potentiel professionnel au-delà de toutes espérances (bon j’exagère un peu quand même !!), j’ai pu rester et ça fait maintenant 10 ans.

Lorsque je me suis rendu à New York en 2003 pour la première fois, j’ai voulu voir Ground Zero, ce site d’un silence quasi religieux avec des pancartes tout autour avec le nom des victimes. J’ai eu la chair de poule en voyant toutes les photos prises par des inconnus. L’année dernière, rien n’avait changé, les engins de chantiers sont toujours là, la reconstruction n’a pas avancé et les projets se succèdent sans jamais voir le jour.

Alors aujourd’hui 2995 personnes ne seront plus là pour vivre un 11 septembre normal sans commémoration particulière, un dimanche 11 septembre en famille peut-être, un simple dimanche comme les autres. Non ils ne sont pas là et à jamais le 11 septembre est ancrée dans nos mémoires mais n’oublions pas les autres dont on ne se rappelle même plus les dates « anniversaires ».

Un Autre Fred

Personne ne l’avait vu venir…

Mais qu’il est drôle depuis plusieurs semaines d’assister à cette débandade de moutons affolés, courant partout et déblatérant sur cette baisse que tout le monde avait vu venir et bien entendu tout en se gardant d’en parler ! De quoi parle-t-on ? De cette chère finance internationale qui nous en mets, enfin les politiques et les agences de notation qui font la pluie et le beau temps dans le monde, plein la tête depuis quelques jours.

Les Américains nous expliquent que la chute des bourses mondiales est due en partie à l’incapacité de nos dirigeants européens à faire face à nos dettes publiques qui ressemblent désormais à des puits sans fond.

Les Européens nous expliquent que c’est à cause de la comédie politicienne du relèvement de la dette américaine et a fortiori la baisse de ce cher AAA des États-Unis (et comme disait un bloggeur, au moins l’andouillette AAAAA ne  baissera pas) que les Bourses européennes ont sombré dans le rouge cette semaine.

Depuis des années, les gouvernements de tout poil ont tentés de cacher l’inexcusable : dépenser sans compter. On voit le résultat maintenant. Les marchés sifflent en effet la fin de partie, personne n’est dupe. Des pays exsangues tel le Portugal où on va bientôt vivre sous le seuil de pauvreté. L’Espagne qui va présenter un énième plan d’austérité. L’Italie, bien plus occupée à lire les imbécilités de Silvio Berlusconi va se réveiller la bouche un peu pâteuse. Quant à la Grèce, la corruption et les magouilles ne sont pas prêtes de se terminer. Et ce n’est probablement pas terminé.

On nous dit que la France ne perdra pas son cher AAA et que la dette est entre de bonnes mains. Il ne faut pas rêver, la campagne présidentielle arrivant dans quelques mois, personne ne va se hâter à présenter des plans de rigueur (il paraît que c’est un mot interdit à l’Élysée,  il faut parler de maîtrise des dépenses) en guise d’affiches de campagne. Ça viendra bien après. On va tous se retrouver à payer des impôts supplémentaires pour rembourser ces milliards qui ont été dépensés sans compter sous prétexte de soutenir une croissance qui est finalement bien molle.

En attendant les vagues promesses des candidats, je vais en profiter un maximum avant de devoir me serrer la ceinture. Demain ce sont les vacances bien méritées, même si je ne pars pas à proprement parlé, je vais pouvoir me détendre et essayer de trouver une solution au problème de la dette. Nan, j’déconne, bonnes vacances à toutes et tous.


Un autre Fred

Enfin la fin de l’histoire ?

Le mois dernier, j’écrivais sur l’attitude des médias sur l’affaire DSK qui secoue le monde politique… On a donc découvert avec horreur qu’un homme avec du pouvoir, de l’argent et un tant soit peu de charme (pour DSK, ça reste néanmoins à être confirmé), il pouvait se taper ce qu’il voulait avec un peu de force, certes, mais il pouvait tout avoir. Il est vrai que les médias ne se souciaient pas vraiment du bienêtre ou non de la victime, DSK était dans le viseur des caméras.

Et puis de fil en aiguilles on découvre une victime pas si victime que ça, elle aurait des accointances avec des dealers (un de ses petits amis fréquentant une geôle américaine), qu’elle serait prostituée et qu’elle aurait même des clients au sein même du Sofitel quand les riches clients y descendent… Accusations balayées par son avocat qui crie au scandale et demande la destitution du procureur. Quel mauvais film… DSK ne serait donc plus le pervers que tous les médias nous présentaient depuis un mois, il passerait presque pour un homme normal ayant eu une petite aventure furtive sans conséquences.

C’est alors que la machine politique se mets en branle sur toutes les chaines. Les socialistes croient déjà au retour du champion, François Hollande et Ségolène Royale ne demandent que ça pour se confronter à lui. Cette dernière demandant même son retour au FMI, on croit rêver. La diabolique Marine Le Pen, pour une fois qu’elle dit quelque chose de censé, déclare qu’il n’est plus crédible. Quant à l’UMP, c’est silence radio, la peur certainement de dire encore une connerie. Depuis qu’on sait que le procureur ait allé un peu vite en besogne, tout le monde se gargarise de bons mots à l’endroit de DSK pour dénoncer le mal dont il est l’objet. Quel beau retournement de veste de la part de ses chers politiques qui ont l’habitude de cette attitude navrante. ILS savaient toutes et tous qu’il n’était pas coupable de pareilles tentations, seulement qu’il était séducteur à ses heures. Mais de qui se fout-on là ? Et puis Tristane Banon qui se réveille juste le jour où les charges vont peut-être s’effondrer… Quel beau timing pour que DSK n’ait plus aucune chance de revenir en politique, ça, au moins c’est fait, mais c’est le pur hasard et le dossier est parfaitement clair et étoffé. Il est certain qu’au bout de 8 ans après les faits, son avocat a tout intérêt à présenter un dossier parfaitement clair et circonstancié. Elle qui ne veut plus être celle qui a eu des problèmes avec DSK n’en a pas fini. Et moi j’en ai fini de cette histoire, ça me fatigue !


Un autre Fred

Le rêve américain de « Nafi »

Quelques maisons et des cases dans un village perdu sans eau, sans électricité, ni téléphone. Ce qui ressemble le plus couramment à un village africain où Nafissatou Diallo a vu le jour il y a 31 ans. Qu’est ce qu’on sait d’elle finalement ? Cette jeune et belle femme (il paraît que l’ethnie peule est une des plus belles) maman d’une petite fille et veuve à une vingtaine d’années. Elle décide de partir avec sa fille aux États-Unis grâce à l’aide financière d’une de ses sœurs. Peu éduquée, elle aurait beaucoup travaillé afin de décrocher son emploi. C’est un peu son rêve américain qui se dessine…

Un quartier chic, une carrière politique contrariée par quelques affaires, des millions à foison, une femme trompée mais fidèle et la tête haute, une réputation de séducteur, un sourire carnassier et une envergure internationale. Dominique Strauss-Kahn devient le grand argentier de la planète poussé par un Nicolas Sarkozy qui souhaite s’en débarrasser afin d’avoir le champ libre pour 2012. Il s’installe à Washington grâce aux millions d’Anne Sinclair. C’est un peu un rêve américain pour lui aussi.

Deux personnalités, deux destins qui se sont malheureusement téléscopés. Nafissatou n’aurait jamais du le croiser à poil dans sa chambre puisqu’elle ne devait pas travailler à cet étage. Depuis le déclenchement du scandale auquel il doit faire face, DSK n’a pas vacillé d’un iota en déclarant haut et fort qu’elle était consentante !! Comment peut-on envisager une seule seconde qu’une femme de chambre puisse avoir envie de baiser avec un client ? De part son obédience religieuse, les relations sexuelles sont tout de même assez cadrées pour ne pas dire interdites avant le mariage, même si elle a déjà été mariée. Depuis le 6 juin, personne ne s’est soucié de la pauvre Nafissatou, les avocats de DSK ont mis tout en œuvre pour la décrédibiliser, trouver des failles grosses comme celle de San Andreas… Le pauvre DSK se retrouve devant des millions de téléspectateurs dans un tribunal où la plupart des personnes présentes sont de minables petits dealers.

Et c’est lui qu’on va plaindre ??? Non mais où va le monde ? Quand on a une position comme la vôtre Monsieur Strauss-Kahn, on essaye un tant soit peu d’avoir un peu de respect envers les autres et surtout on essaye de ne pas se laisser aller à de tels débordements qui, dans une Amérique puritaine, sont sévèrement punis. Jusqu’à preuve du contraire, la victime dans cette histoire, ce n’est pas DSK qui, finalement a bien fait de faire ces conneries maintenant, même s’il semble que le nain avait déjà concocté un juteux dossier de mœurs, c’est cette femme qui est à jamais souillé du sperme (encore à définir) de cet homme Blanc. J’aimerais assez (encore que mon influence soit quelque peu fantasque) que les médias se préoccupe un peu plus des victimes que de supposées personnalités qui prétendaient (oui cher DSK, c’est en bien fini de votre carrière) se présenter à la plus haute fonction. C’est navrant. Dans son village, les habitants ont entendu sur une radio locale qu’un Blanc avait abusé d’une fille aux États-Unis, personne ne pouvais imaginer que c’était elle. C’était le rêve américain de Nafissatou Diallo…

Un Autre Fred

 

 

« Indignez-vous, c’est à la mode »

Lorsque Aerial m’a suggéré de participer à cette aventure d’une fois par moi, je me suis demandé ce que j’allais avoir comme fil conducteur chaque mois pour essayer, un temps soit peu, d’intéresser ceux qui viennent ici régulièrement. Et puis en cherchant bien, suite à la lecture du livret « Indignez-vous » de Stéphane Hessel dont les 9 pages recto-verso en est à plus d’un million d’exemplaires vendus en France, je me suis dit qu’il serait intéressant de développer des sujets qui m’indignent. Oh à mon niveau de petite personne. Alors lorsque j’ai entendu cette petite phrase dernièrement « Indignez-vous, c’est à la mode en ce moment », j’ai levé les yeux, eu envie de répondre, souris bêtement devant cette personne qui a balancé cette petite phrase en la médisant au fond de moi.

Cette petite phrase, c’est une directrice qui l’a sortie en pleine réunion. Oui parce que s’indigner, c’est super et comme elle dit, c’est à la mode. C’est dire que l’engouement et l’intérêt de l’indignation dépassent les esprits. Sauf qu’à trop vouloir en faire, à être un peu plus à la mode, on en vient à être plus ridicule qu’autre chose.

Encore faut-il rappeler qu’un motif d’indignation se doit d’être à minima crédible, provoquer un débat constructif ou bien encore avoir un intérêt commun. Évidemment, direz-vous, s’indigner c’est bien beau, mais au-delà de l’émotion, il faudra bien parvenir à trouver une réponse à une question essentielle : « Que devons-nous faire ? »

Alors comment est sortie cette petite phrase qui m’a fait un peu bondir ? Tout simplement parce que les produits que nous utilisons sont développés au niveau Européen voire mondial, dont la France représente la plus grande part du gâteau, et de trop rares personnes nous consultent pour connaître notre avis ou nos demandes spécifiques. Oui parce que les Français, c’est bien connu, ils ne font jamais rien comme les autres. Et puis lors de la présentation de nos produits respectifs, on comment à parler des quelques difficultés à faire évoluer certaines fonctionnalités demandées depuis des mois. Entre les ROI, (retour sur investissement en français), les business case et autre joyeuseries du même genre, il est vrai que c’est de plus en plus difficile d’obtenir gain de cause.

Alors la solution dixit cette directrice c’est de s’indigner… Mouais, comment doit prendre cette forme d’indignation ? Hein comment ? On se lève le matin, on file au siège parisien avec des pancartes et on crie notre indignation ? On commande chez l’imprimeur des panneaux 4 X 3 qu’on affiche à l’entrée de chaque ville ? On écrit des mails à la direction monde (c’est classe hein ?) basée aux States ? Pfff non l’indignation est et doit rester un vrai motif de recherche de vérité, d’un sujet qui permet le débat avec des contradicteurs. Là rien, balancé comme ça, c’est tombé comme un soufflet puisque personne n’a rien envoyé, n’a pas manifesté, n’a pas interpellé notre directeur monde pourtant basé à Paris.

Alors oui, il est difficile de s’exprimer et d’exister dans une organisation aussi complexe que la nôtre, on subit la plupart du temps des aléas des finances, les disponibilités de chacun à faire les choses, l’incompétence de beaucoup de personnes, mais c’est ainsi, c’est la réalité. Même si l’indignation en réunion peut paraître justifiée, elle est vaine ou ridicule, avec son côté « bonnes œuvres » et avec cette impression de laver sa conscience à peu de frais… tout le monde est passé à autre chose et personne n’a rien fait.

Un autre Fred

« Vous les Français, vous avez droit à plein d’aides… »

Voilà à quoi on peut s’attendre lorsque l’on voyage dans des pays où les gens vont passer des vacances. J’avais déjà entendu ça au Sénégal lorsque au détour d’une conversation avec un mec d’une vingtaine d’années, il voulait venir en France parce qu’avec les quelques centaines d’Euros que l’Etat français allait lui donner il allait vivre comme un roi, un peu comme dans son pays. Qu’il est bien naïf de penser ça quand on voit la misère dans notre pauvre pays…

Il y a quelques jours, je suis allé à Marrakech avec mon chéri pour passer nos premières vacances ensemble. C’était magnifique, comme à chaque fois que j’y retourne, j’aime cette ambiance, ces couleurs, ces odeurs, ces saveurs et puis aussi la cuisine. Et puis tant qu’à aller aussi loin, autant profiter pour visiter un peu l’extérieur de la ville en prenant par exemple un chauffeur mis à notre disposition. Et c’est là que tout se gâte. Parce que les français et les touristes en général sont considérés comme des bonnes vaches à lait auxquelles on peut soutirer un maximum d’argent. Normal, on est des purs américains quand on voyage, c’est bien normal… Sauf que nous, on n’est pas des américains et on ne roule pas sur l’or.

Rendez-vous donc pris avec un chauffeur qui doit nous amener de Marrakech dans la Vallée de l’Ourika pour visiter les cascades le tout pour 400 Dirhams (environ 40 €). Il faut donc payer tout de suite pour mettre du gasoil, sinon, on ne part pas… Il ne met pourtant que 100 Dirhams dans le réservoir. Il ne parle pas beaucoup, nous dit où nous allons aller, mais pas plus. Et puis au bout de quelques kilomètres, nous avons le droit de connaître son prénom : Mohammed. Premier arrêt pour voir une fabrique d’huile d’argan (non prévu dans le programme…). Il connaît la fabrique, c’est une coopérative de femmes qui travaillent toute la journée très dur…, on va voir ce qu’on va voir, c’est super. Après une démonstration, on passe donc aux choses sérieuses, il faut (évidemment) acheter quelque chose, sinon on passe pour des gros pingres qui ont profité des explications de la patronne. Hop une petite bouteille d’huile de massage… 150 Dirhams.

On reprend la route avec quelques explications sur le paysage mais sans plus de précisions qui pourraient être utiles à notre vision du paysage. Question : il y a un pont un peu plus loin, vous pourriez faire de jolies photos, vous voulez vous arrêter ? Ah ben oui, c’est joli ici… Passé le pont en bois (on a joué un peu à Fort Boyard, c’était marrant !), nous voilà devant un marchand de colliers que le guide, évidemment, connaît bien, c’est un ami… Oh qu’ils sont beaux ses colliers… Sauf que moi je ne les aime pas, mais il est gentil Nasser, il se fait prendre en photo contre un ou deux colliers… 100 Dirhams plus tard, nous voilà équipé de 2 colliers que nos mamans se feront un plaisir de porter !

On arrive enfin aux cascades, on ne voit rien pour l’instant, c’est la fin de la route goudronnée. Le guide nous emmène dans un restaurant pour faire le point sur la suite des choses. Un thé à la menthe offert par le patron (ami du guide également…), il nous détaille ce que nous allons voir, les cascades, la route retour… Ah au sujet de la route pour le retour, ce serait mieux de passer par la Vallée d’Asni, la plus belle vallée du Maroc parce que celle-ci (l’Ourika ndlr), n’est pas exceptionnelle et puis on aura une vue magnifique pour faire des milliers de photos. Ah oui pourquoi pas ? Et ça va coûter combien en plus ? 300 Dirhams de plus… Bon OK… Ah il vous faut un guide pour aller jusqu’aux cascades, c’est obligatoire. Oui et c’est combien ? Je lui ai parlé, j’ai dit que vous étiez des amis et il accepte pour 100 Dirhams… Effectivement c’était indispensable, mais bon, pas prévu encore une fois ! Avant de partir, on commande notre déjeuner, tajine de poulet au citron confit…

Pendant l’escalade (oui enfin presque), on voit effectivement de magnifiques paysages mais il faut payer un homme qui propose une échelle pour monter un rocher (de toute façon, si on ne paye pas on ne monte pas, c’est une évidence devant la hauteur dudit rocher !) 20 Dirhams…

Après une heure à suer, mais content d’arriver, nous voilà attablé à manger notre tajine et c’est là que le guide commence à philosopher sur ces aides que, nous, français, on a pour vivre. Je lui rappelle que tout le monde n’a pas d’aides (mon chéri et moi en premier lieu) pour vivre et que seul un salaire, soit minime soit-il, ne permet pas toujours de vivre dignement. Il est certain qu’avec 500 € au Maroc, on vit presque comme un roi et ça, malgré son éducation (il était professeur de langue arabe, il a préféré laisser son métier et être guide, ça rapporte plus… tu m’étonnes !), il a du mal à comprendre tout ça. Parce que nous voyageons, nous devons distribuer jusqu’à plus soif nos biffetons cultivés dans notre jardin à longueur d’année. Ça m’a gonflé de devoir me justifier sur le fait que nous devions économiser toute l’année pour pouvoir se payer quelques moments de tranquillité à l’étranger. Lui qui a prétendu avoir voyagé un peu partout aux Etats-Unis notamment n’a pas compris un traitre mot ce que nous essayions de lui expliquer.

Au moment de payer nos repas, le sien nous a été compté (sans même un seul merci par ailleurs) : 120 Dirhams (il paraît que c’était un bon prix, nous avons mangé pour moins que ça dans un restaurant en plein Marrakech). Je passe l’épisode de la fabrique de tapis à côté du restaurant… Sur le chemin du retour, il a bien essayé de nous refourguer encore une fois une fabrique d’huile d’argan, il devait voir une amie malade, mais devant notre refus d’entrer, il est resté que quelques minutes.

Lorsqu’il a fallu le payer, il n’avait pas de monnaie même pas une partie des 400 Dirhams que nous lui avions déjà donné. J’en ai trouvé pour lui et il nous a laissé là où il nous avait pris le matin. Il était hors de question de lui donner le moindre pourboire. Au final, une excursion à 400 Dirhams nous a coûté plus du double. Alors oui, je ne suis pas stupide à ce point là, j’ai totalement conscience que le coût de la vie n’est pas le même au Maroc, que des milliers de gens ne mangent pas à leur faim tous les jours, mais là, le guide nous a pris pour des vaches à lait et ça me reste un peu en travers de la gorge. J’ai pas mal voyagé depuis quelques années et je n’ai jamais rencontré de telles pratiques même dans des pays encore plus pauvres que le Maroc. Les choses étaient claires dès le début, ce n’était pas le cas. Malgré tout, cette excursion valait le coup tant les paysages étaient époustouflants de beauté, ça été la petite satisfaction !

Un autre Fred

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