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Ah les garçons dans les vestiaires (2) : Soyez plus malin qu’un Castor Junior !

Bonjour à tous,

Un (ou quinze) appel(s) au service technique et un (ou quinze) passage(s) de technicien(s) plus tard, il semblerait que j’ai retrouvé la ligne -internet-. Vous m’en voyez ravi, j’ai plein de choses à vous raconter (ou presque, comme d’habitude).

La rentrée est déjà loin et il commence à refaire froid, à pleuvoir, à grêler, etc. Du coup je me pose une question : sans mon (r)appel du mois dernier, vous êtes vous décidés à reprendre l’exercice ?

  • Si oui : c’est bien, je suis fier de vous !
  • Pour les autres : il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Je vous l’ai déjà dit et je m’apprête à vous le répéter : perdre du poids / surveiller sa ligne quand on n’a pas de volonté c’est facile (si je l’ai fait, c’est à la portée de n’importe qui), il suffit juste d’être un peu feignasse. Non-non, cela n’est pas antinomique (promis, je n’utiliserai plus de mots aussi gros, je me suis donné mal à la tête rien qu’en réalisant que je l’avais tapé).

Être flemmard, c’est bien, ça pousse à devenir malin !

A votre avis, comment faire quand on est un petit malin et qu’on veut se prendre en main sans trop de restriction ni d’effort ?

Si je vous parle de brûler des calories, vous allez instinctivement vous imaginer en sueur sur un vélo, sur un tapis, dans l’encadrement d’une de vos portes à faire des tractions… Oui, sauf que ce n’est pas que ça. On a dit sans trop d’effort !!!

N’oubliez pas que vous brulez des calories 24/24 pour l’entretien de votre organisme et l’alimentation de vos fonctions vitales.

Vous voyez où je veux en venir ?

Exactement : il faut donc trouver un moyen de bruler plus en ne faisant rien.

Alors il y a bien l’astuce de boire votre litre et demi d’eau (qui vous fait dépenser environ 200 calories bonus) et celle de boire jusque 4 expressos par jour (qui augmente votre métabolisme mais finit par vous empêcher de dormir en plus de vous rendre irritable).

Sauf que tout ça c’est petit joueur. Il y a plus malin encore !

Être vraiment malin, c’est se décider à aller au sport. Ahah, je vous vois venir, me rappeler mon « sans trop d’effort » d’il y a quelques lignes. Je ne l’ai pas oublié.

Aller au sport pour faire du cardio, c’est bien, je ne vais pas vous dire le contraire. Les exercices cardio vont vous faire travailler votre endurance, vous relaxer, vous aider à dépenser plus de calories sur l’instant.

Moi, je vous parle de dépenser plus de calories tout le temps, même lorsque vous regardez Confessions Intimes, même lorsque vous dormez.

On connait tous des gens super bien gaulés qui agacent tout le monde parce qu’ils peuvent avaler n’importe quoi n’importe quand. Ce n’est pas sans raison.

Développer du muscle, c’est bien pour les formes, mais c’est surtout un bon moyen d’augmenter ses dépenses caloriques de base. Parce que oui, il faut bien que votre corps entretienne tout ça.

Donc si vous êtes malins, vous allez vous diriger vers le club de sport de votre choix et renforcer/développer votre masse musculaire. Pour optimiser vos séances, faites un peu de cardio pour vous échauffer. A raison de 2 fois par semaine déjà vous verrez la différence.

De cette manière, il est tout à fait possible de continuer à respecter le modèle de la pyramide inversée, mais de s’accorder une pause Kit Kat si on en a envie.

Et puis les clubs de sport, il suffit d’entrer dans les vestiaires pour ne plus jamais avoir envie de partir. Les endorphines feront le reste. (« Les endorphines (…) sont secrétées (…) lors d’activité physique intense, excitation, douleur et orgasme. Elles ressemblent aux opiacés par leur capacité analgésique et à procurer une sensation de bien-être. » // merci Wikipedia).

Alors si en plus tu as du mal à trouver ton bonheur sur Grindr, économise toi une vidange : va au sport, tu verras, ça vide tout autant pour les mêmes effets.

Sur ce, je vous laisse, j’ai mon sac de sport à préparer ^^

*** BONUS TRACK #2***

Cette année, pour ceux qui font du cardio ou sont sur le point de sauter le pas, j’ai décidé d’enrichir votre playlist ou de vous aider à vous en monter une.

J’espère que ce morceau saura vous donner la même pêche qu’à moi 🙂

[youtube:http://youtu.be/S7IQIkhgSd4%5D

A dans un mois et d’ici là : prenez soin de vous !

Madrox

De l’incontestable relativité

Ce mois ci fini les gâteaux, on se remet au travail. Et je suis sûr que derrière vos écrans, même si vous ne dites rien, vous le savez : il y a du boulot.

Oui oui, on les connait ceux qui ont toujours une bonne excuse pour remettre à plus tard. Sauf que l’été, c’est quasiment demain. Alors plus d’excuse.

Pour commencer en douceur, une question piège :

D’un kilo de graisse ou d’un kilo de muscle,

qu’est ce qui pèse le plus lourd ?

Réponse : Ni l’un ni l’autre, un kilo ça reste un kilo, que ce soit de plume ou de plomb ^^

Ce qui peut varier en revanche, c’est le volume que prendra ce kilo.

Retourner aux bonnes habitudes après une période de laisser aller nécessitera toujours une période d’adaptation. Ménagez vous, allez y en douceur certes mais gardez en tête votre objectif pour revenir à votre rythme de croisière. Je sais que quand vous êtes motivés, vous pouvez soulever des montagnes.

Par contre, comme je m’en rends compte actuellement, si vous couplez votre retour à une alimentation saine d’une activité physique (cardio + renforcement musculaire), et bien, il y aura toujours un moment où vous allez prendre du poids.

Je vous vois déjà sourire, mais oui, parfois, selon où vous en êtes dans votre chantier personnel, il n’est pas impossible de prendre du poids alors que l’on est en train d’en perdre.

En fait, le muscle est plus lourd que la graisse. Donc si vous perdez de la graisse mais que vous prenez du muscle, surtout si vous prenez plus de muscle que ce que vous ne perdez de masse graisseuse, et bien votre balance vous affichera un poids peut être supérieur à celui que vous aviez quand vous avez décidé de vous remettre au travail.

Pas de panique ! Votre silhouette, elle, sera sans doute plus flatteuse.

Ne se fier qu’à sa balance est peut être bien au début, mais est assez trompeur lorsque (je vous le souhaite) vous ajoutez une activité sportive régulière au recalibrage alimentaire.

La balance ne fait pas la part des choses. Ce qui compte, ce ne sont pas les mathématiques, mais le reflet dans le miroir.

Alors, si malgré votre retour à de bonnes habitudes, vous prenez du poids, ne vous découragez pas. C’est peut être même bon signe.

Mesurez plutôt votre tour de taille, enfilez votre pantalon test et prenez vous en photo régulièrement.

Vous verrez la différence et c’est carrément bon pour le moral !

Madrox

Il fait froid (mais c’est tant mieux)

Le mois dernier, vous avez fait connaissance avec le Pr Wadrox. Ce sombre individu m’a expédié dans une dimension faite de jaune pour prendre ma place. Pensant à votre désarroi, je ne me suis pas laissé faire. Le combat de lanternes fut acharné, j’ai réussi à m’en extirper de justesse. Tout est donc bien qui finit bien.

J’espère que vous n’avez pas profité du mois de Novembre pour vous relacher et/ou que vous êtes prêts à faire ce qu’il faut pour passer le cap des fêtes de fin d’année en toute quiétude.

***

Noël approchant, j’espère que votre liste à Victoria Beckham au Père Noël est prête. La mienne l’est, disponible sur demande ^^.

Vu les températures et les 1000 statuts facebook de vos amis relatifs à la neige (qui nous ennuient profondément), il n’est plus question de le nier : l’hiver est bel et bien là.

Il fait froid, vous avez enfin rangé vos bermudas en jean (qui étaient juste affreux soit dit en passant) au profit de vos manteaux à capuche en fourrure (qui ne sont pas spécialement d’un meilleur goût). Si vous avez aussi craqué pour une chapka, c’est juste bête, maintenant vous ne pourrez plus suivre aucune conversation. Tant pis pour vous, tout le monde saura avant vous que le blondinet sur lequel vous avez craqué au lavomatic a refilé des morpions à votre meilleur ami en 2007 à Ibiza.

Bref… Saviez-vous qu’avec le froid, (re)vient aussi cet ennemi qui ne dit pas son nom: LA FAIM ?

Lorsque les températures baissent, votre organisme doit dépenser plus de calories pour maintenir la température corporelle. Votre métabolisme augmente donc, et il vous le souligne plutôt bien. Par la faim. Un signal simple pour vous rappeler que vous vous les gelez et que vous fonctionnez à plein régime. Du coup, vous ne savez plus vraiment si vous avez faim ou si vous avez envie de manger. Les barres de Twix au chocolat blanc aperçues dans les gares semblent chanter vos louanges, auréolées de lumière divine. Vous avez envie de fondue, de tartiflette, de chocolat sous toutes ses formes, de muffins de 10h et de bonbons en sortant de table.

Ne vous laissez pas faire !!! Tenez bon et entretenez un moral d’acier en vous fixant des objectifs. Récompensez-vous toujours à obtention. Pourquoi pas avec un chocolat chaud à l’orange au marché de Noël du Crillon ? (message aux non Parisiens : ça vous donnera une bonne raison de venir nous rencontrer 🙂). Le bon côté étant que celui là, quand vous l’aurez goûté, aucun autre chocolat chaud ne pourra plus jamais vous satisfaire. Jamais !

Si l’été est la période propice aux salades, l’hiver lui est la période des soupes.

Que vous les prépariez vous même ou que vous succombiez aux « briques » du commerce. Je trouve personnellement que le choix s’étoffe d’année en année pour un résultat globalement plutôt pas mauvais.  En début de repas, toujours. Ca va vous remplir l’estomac et potentiellement vous caler d’emblée. Rappelez vous de manger lentement pour une satiété plus rapide.

Alors, en respectant la règle de la pyramide inversée, une soupe le soir vous permettra de maintenir votre cap à travers les fêtes, quand vos collègues commenceront à s’empiffrer de marrons glacés. Vous resterez resplendissants quand eux s’empâteront. C’est bon pour votre profil « no pic no dial ». D’ailleurs, s’il n’y a plus que vous aujourd’hui à être torse nu sur vos photos récentes, c’est normal… Je ne vous dirai pas ce que j’en pense vraiment (car je vous aime bien), mais bon, au moins vous pourrez le faire (lol).

Pour résumer, en Décembre, faites du froid votre allié. 

Ne succombez pas à la faim de saison. Gardez le cap de ce moral que vous avez su vous forger jusque là, et profitez de ce bonus de calories dépensées pour adapter votre alimentation selon vos objectifs.

L’hiver est le meilleur moment pour stabiliser… ou maximiser !!!

En ce qui me concerne, je crois que je vais baisser un peu le chauffage, juste pour être sûr, et demander à mes amis de ramener des légumes aux soirées (ou pas ^^).

Madrox

Ah les garçons dans les vestiaires !

Dans la vie, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Il y a ceux à qui vous ne reviendrez pas au premier contact, il y a ceux qui ne chercheront pas à vous connaitre plus et vous jugeront mal d’emblée, il y a ceux qui feront semblant de rien puis qui vous pourriront du jour au lendemain, vous insulteront dans votre dos en se croyant malins. Alors que vous n’aurez rien fait de spécial d’autre qu’être vous même. Vous ne comprendrez pas toujours pourquoi ces gens vous en veulent. Cela n’est pas foncièrement évident, on n’est pas dans leur tête.

Ouais, la vie, c’est vraiment trop dur.

Alors retenez ceci : si l’on ne peut plaire à tout le monde et forcer les gens à nous aimer, l’important est de se plaire à soi même. Qui se soucie de ceux qui ne nous aiment pas quand tant d’autres le font ? Pourquoi être touché par le manque de discernement d’autrui quand vous êtes si fabuleusement géniaux ^^

Au final, comme l’a si justement chanté Cher : « Sooner or later, we all sleep alone« . Le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire c’est ça : aimez vous. En plus, si vous vous aimez, ça ennuiera d’autant plus ceux qui ne vous aiment pas (spécialement les plus irrationnels).

Cela peut être ça votre déclic, l’une des raisons pour lesquelles vous avez décidé de vous (re)prendre en main. Si perdre du poids vous fait vous sentir mieux par rapport à vous même, c’est tant mieux, ça vous évitera des années de thérapie et il y aura plus de place dans les agendas des spécialistes pour les autres.

Bien, maintenant que c’est dit… Il est certain que vous êtes tous rentrés de vacances, hein, vous êtes rentrés de vacances ? Parce que je me demande…

Où êtes-vous tous passés?

L’an dernier à cette époque, les clubs de sport parisiens étaient pleins à craquer et il fallait souvent se battre pour accéder aux machines. Or là, les salles sont plutôt désertes. Non pas que je n’apprécie pas avoir de l’espace pendant les cours collectifs, mais je m’inquiète pour vous qui aviez si bien commencé à perdre les masses excédentaires avant l’été. Vous qui avez sans doute fait quelques écarts pendant les vacances (les écarts c’est normal, c’est pas grave, c’est bon pour le moral, il ne faut pas se décourager, rien n’est perdu et ce qui est déjà fait n’est plus à faire).

Ce n’est pas parce que l’été est fini, qu’il recommence à faire froid et que vous ne voyez pas vos prochains congés avant plusieurs mois qu’il faut se relacher. Oh non, bien au contraire.

La perte de poids ne se contrôle pas. A moins d’avoir recours  à la chirurgie (ce qui n’est pas une solution en soi), il vous sera impossible d’isoler les zones de votre corps où vous souhaitez perdre. Cela dit, vous avez toujours un moyen intelligent de cibler ces zones pour les raffermir : en travaillant vos muscles qui vont utiliser le gras comme matière première pour se développer.

Sur 10 kg perdus simplement en modifiant sa façon de manger, environ 30% du poids perdu correspond à une perte de masse musculaire. Presque un tiers du poids perdu l’est en muscle, ce qui est absolument énorme.

Compléter un recalibrage alimentaire par de l’exercice en cardio et en renforcement musculaire est indispensable.

Cela vous permet de maintenir (et/ou développer) votre masse musculaire tout en perdant efficacement les kilos en trop. Sans compter que cela diminue aussi les risques de voir vos os s’affaiblir. Bref, en faisant du sport, vous augmentez votre dépense calorique, vous perdez plus vite, vous tonifiez vos muscles, vous gagnez des os plus robustes, et se dépenser, c’est super pour évacuer tout ce stress accumulé par une looooongue journée de travail. Sans compter qu’avec une dépense calorique plus importante et des muscles qui se développent, vous pourrez vous permettre de manger un peu plus. Ben oui, il faut bien les alimenter tous ces muscles. Comme d’habitude, gardez à l’esprit qu’il faut les alimenter avant, pas après et qu’il faut respecter votre faim.

Commencer une activité physique c’est bien, mais n’espérez pas des performances Olympiques dès le premier jour. Mettez toutes les chances de votre côté, et cela passe par une bonne préparation. Si vous pensez vous mettre au jogging, prévoyez un lecteur mp3 avec des chansons qui bougent pas mal de sorte à garder un certain rythme sur lequel vous vous calerez instinctivement. Le tout étant de réussir à se vider la tête et de ne plus penser à ce que l’on est en train de faire. Plus vous vous focaliserez sur votre souffle, sur un éventuel point de coté, sur le fait que vous avez mal aux pieds, moins vous tiendrez. Ne lésinez pas sur le matériel, choisissez des chaussures adaptées (demandez aux vendeurs des enseignes spécialisées, c’est leur métier). Ensuite et bien… Allez y progressivement, ménagez vous. J’ai commencé avec un site qui, selon les styles de musiques sélectionnés, vous générait des plages mp3 allant jusqu’à une heure prévues pour les débutants. Il y avait une alternance de phases de course avec d’autres de marche, et des encouragements. Plus le temps passe et plus l’on en vient naturellement à sauter une phase de marche, puis deux, puis trois, pour finir par tenir la distance. C’est super gratifiant, donc bon pour la motivation. Sans les encouragements prévus sur la musique, je crois que je n’y serai jamais arrivé (aujourd’hui le site est devenu payant, mais si vous voulez y faire un tour, c’est par là). Et n’oubliez pas les étirements avant et après.

J’ai lu ici et là des charlatans qui vont vous inviter à aller courir à jeun le matin pour perdre plus vite. Courir à jeun n’est pas anodin, cela peut même être dangereux si vous commencez ou reprenez une activité physique. Imaginez le stress que vous apportez à votre organisme qui va devoir aller puiser rapidement et intensivement dans vos réserves pour soutenir l’effort. Un effort auquel vous n’êtes pas nécessairement habitué, qui pourra vous causer des malaises ou blessures, sans compter les problèmes rénaux, d’hypoglicémie, etc. A la base c’est un entrainement visant à améliorer l’endurance des athlètes qui se préparent pour un marathon. Si vraiment vous tenez à aller courir à jeun, misez sur les sucres lents la veille au soir. C’est l’un des seuls cas où je vous encouragerait à le faire lol. Au moins vous aurez des réserves pour mieux tenir le choc.

Mais il n’y a pas que la course, vous pouvez aussi décider de nager, faire de l’escalade, du vélo, etc…

Pour en savoir plus sur comment organiser votre activité physique en fonction de vos objectifs, je vous invite à passer la porte de n’importe quel club de sport pour poser des questions. Accepterez vous ce pas en avant ?

Les conseillers sont là pour vous accompagner, pas pour vous juger. D’ailleurs, si vous avez peur que les membres habitués ne vous regardent de travers ou rigolent de vous dans les vestiaires, vous vous trompez. J’avais cette appréhension au début. Le mythe des vestiaires, des regards en coin de ceux qui y passent leur vie, etc. Et bien non. En fait je crois qu’il y a une espèce de respect pour ceux qui sont en surpoids mais tentent de ne plus se laisser aller. Après, croyez moi, les vestiaires sont une sacré source de motivation quand on voit le résultat chez certains ^^

Je compte sur vous pour faire en sorte qu’Octobre ne soit pas un mois pour rien quand il pourrait être si riche de nouveaux succès.

A dans un mois, nous parlerons de pourquoi l’hiver est la saison que vous allez préférer 🙂

Madrox

Comme un petit creux estival

Si vous êtes en train de me lire –et je sais que même si vous ne commentez pas forcément, je vous remercie d’être malgré tout un certain nombre à le faire- il y a  de fortes chances que vous ne soyez pas partis en vacances ou que comme moi vous soyez déjà rentrés.

Ok ok, c’est un peu triste, mais finalement c’est tant mieux, non ?

Profiter d’un Paris quasi désert a quelque chose de fabuleux ! Oui oui, fabuleux ! On peut profiter des terrasses, s’asseoir dans le métro, il n’y a pas (trop) la queue dans les magasins, on peut aller au restaurant même sans réserver, l’activité professionnelle est un peu ralentie, bref c’est un peu comme si vous étiez quand même en vacances. Ceux qui sont loin n’en profiteront pas, puisque tout le monde est parti en même temps se faire bronzer sur les plages indéterminées du globe et manger du poisson grillé (hmmmm). Probablement au même endroit.  Bien du plaisir à vous qui avez changé de décor, mais pas de réalité mouhahaha ^^

De toutes façons, partis ou restés, vous êtes probablement en ce moment en pleine cure de salade. Et vous êtes en train de vous dire que vous en avez marre parce que « salade, salade, salade, ça n’a pas de goût, c’est toujours la même chose, c’est rébarbatif, etc. ».

Et bien je dis NON !!!

La salade, c’est bon, c’est frais, ça cale bien. Il faut juste savoir la préparer. Avec assez d’imagination, ça peut même etre fun.

Pas de panique, je vous sens déjà trainer les pieds, chercher des excuses du genre vous n’avez pas le courage de réfléchir à ça en rentrant le soir, votre hamster a rongé vos livres de recettes, vous n’aimez pas cuisiner et votre petit(e) ami(e) n’aime pas vous voir manger autre chose que des lasagnes, de la pizzas, des fast-foods, de la blanquette, du bacon frit (franchement…Il/elle est cannibale et cherche à vous engraisser? Fuyeeeeez !)

Pas d’excuses. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus personne dans les rues que 1/ les gens ne reviendront pas et 2/que personne ne remarquera que vous avez pris 5 kilos à cause de votre ennui infondé pour les salades.

Je vous promets que faire une bonne salade est à la portée de n’importe qui.

D’abord, vous avez besoin d’une base. Cela peut être de l’iceberg, de la laitue, de la mâche, des haricots verts, de la tomate. En plus les rayons des supermarchés débordent de types de salades différentes. Oui, le mieux étant toujours de les acheter fraiches, mais les préparations du commerce sont assez sympa. J’aime beaucoup les mélanges prêts de jeunes pousses, ou ceux avec des feuilles d’épinards plus un soupçon de carottes et betteraves râpées.

Vous pouvez accompagner avec, au choix : des endives, des lentilles, des radis en rondelle, des petits pois, des haricots rouges, du mais, des pois-chiche, des brocolis, des tomates cerise, du soja, de la roquette, du pissenlit (si si !), des dés de pomme, des figues/des abricots secs, des airelles (peu importe qu’elles soient fraiches ou séchées), de l’oignon, de l’échalote, un avocat coupé finement, même un tout petit peu de blé, ou des pignons de pin passés au grill tels quels pendant 5 minutes. Tout dépend si vous avez envie de quelque chose d’un peu plus crémeux sans avoir à ajouter de crème fraiche, ou d’un peu plus croquant/craquant.

Comme je suis un type ultra sympa, vous pouvez même vous autoriser de temps en temps des copeaux de parmesan ou des dés d’emmental, des miettes de fromage de chèvre voire un soupçon de roquefort.

Et pour la viande ? Faites avec des filets de poulet, du thon en boite au naturel que vous émietterez à la fourchette ou du saumon fumé, des poissons blancs, des crevettes, du jambon de dinde, des œufs durs ou mollets, des dés d’épaule, du roast-beef froid.

Après je vous fais confiance pour ne pas non plus en faire un gloubi-boulga infâme et de ne pas déséquilibrer votre mélange en y mettant trop « d’accompagnements ».

Une base pour deux accompagnements et une « viande » me semble amplement suffisant, mais vous êtes grands.

Quant à la sauce, tout le monde n’ayant pas la faculté de dévorer ses salades sans assaisonnement (hmmm je pourrais manger un sachet de salade comme des chips lol), je vous garantis qu’il n’y a, là encore, rien de plus simple que d’en préparer une légère mais bonne en moins de 2 minutes.

Ça tombe bien, j’en ai justement deux à dispo :

1/ Mélanger deux à trois cuillères à soupe de jus de citron à cinq cuillères à soupe d’huile d’olive, salez, poivrez,

ou

2/ Verser un yaourt nature dans le jus d’un demi citron, salez, poivrez et éclatez vous sur les herbes (aneth, ciboulette, whatever),

Je ne vous cache pas que je suis fan de la « Haricots verts, thon, blé, dés de pomme + sauce 1 ». Quoique la « iceberg, endives, tomates cerises, crevettes, pignons + sauce 2 » est pas mal non plus dans son genre lol

Et pourquoi pas aussi dépoussiérer vos blenders sur les fruits de saison et faire des smoothies (sans sucre ajouté, sans yaourt, que des fruits et de la glace pilée). Voire assumer jusqu’au bout et vous lancer dans la composition de salades de fruits frais en se contentant du sucre qu’ils contiennent déjà naturellement. C’est la période ou jamais !

Maintenant qu’on a vu que les salades ne sont pas fatalement si dépourvues de saveurs qu’on pouvait le penser, avec les tas de combinaisons possibles, vous auriez vraiment tort de ne pas oser craquer.

L’essentiel étant que vous arriverez forcément à vous faire plaisir sans tomber dans l’impression de faire toujours le même repas. Et si vous vous faites plaisir, vous ne vous frustrez pas. Et si vous ne vous frustrez pas, vous dévierez mieux les envies de grignotages inutiles.

N’hésitez pas à tester, et envoyez nous vos photos de salades, ça sera toujours plus sympa que les éternelles photos de vacances ^^

Madrox

Un dernier pour la route

A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai certainement en train de me faire bronzer sur une plage indéterminée. Pas de panique, j’ai pensé à vous, histoire de vous éviter un programme de remplacement à base d’inspecteur allemand du siècle dernier ^^


Quand on essaie de changer ses habitudes alimentaires, le plus difficile réside dans celles qui sont ancrées bien profondément et/ou liées aux « loisirs ». Qui voudrait se priver de loisirs ??? Je ne sais pas pour vous, mais pas moi.  D’où, par exemple, l’appréhension d’avoir à se passer de pop-corn au cinéma ou l’angoisse de se dire qu’on va devoir éviter le Nutella à 16h (même si pour le cas du Nutella, il est encore jouable de pas s’en défaire totalement, pour les plus accros. Rappelez vous, le mois dernier on a vu qu’on pouvait organiser différemment ses repas. Le plus calorique venant de préférence le plus tôt dans la journée. Donc le Nutella -composé à plus de 60% de sucre et d’huile de palme, soit dit en passant- c’est mieux le matin au petit déjeuner). Et je ne vous détaille pas à quel point il est difficile d’aborder sereinement une soirée entre amis quand on sait d’avance que l’on y mangera plus que de raison. Quoique, cela irait encore s’il n’y avait que le problème de ce que l’on mange…

Malheureusement, ce que l’on boit joue aussi. Et oui (Oh non !)

Aujourd’hui, nos apports caloriques proviennent à 20% des boissons. 20% c’est énorme, d’où l’intérêt de ne pas boire n’importe quoi. Si changer cette habitude-là peut vous permettre de réduire les apports excédentaires et d’atteindre votre objectif sans faire plus d’effort, pourquoi s’en priver ? Soyons fainéants, ce sont les vacances, lol.

Pour bien faire, dans un premier temps, il est préférable de remplacer les sodas par du light (attention à l’aspartame qui favorisera le stockage sur les prochaines absorptions de « vrai sucre », en plus de vous ouvrir l’appétit et des risques de cancer). Les sirops, pareil : aux oubliettes.

Dans l’idéal, vous remplacerez vos sodas et vos sirops par de l’eau plate. L’eau, c’est essentiel. Je ne vous rappelle pas que vous êtes majoritairement composé d’eau, qu’elle sert à évacuer les toxines, qu’il faut la renouveler, etc etc. L’eau du robinet ou minérale, c’est 0 calories. Vous pouvez en boire autant que vous voulez.

Si après avoir pris l’habitude de boire sucré, vous trouvez que l’eau c’est fade (ça arrive), ne tombez pas dans le piège des eaux aromatisées du commerce. Ce n’est pas vraiment de l’eau plate, c’est super traître, et on ne cherche pas à remplacer un mal par un autre. En revanche, vous pouvez éventuellement rajouter à votre eau du jus de citron (pas du Pulco, du vrai jus de citron), ou de l’antésite, voire même vous préparer du thé. Chaud ou glacé. Mais toujours sans ajouter de sucre. Accordez vous l’opportunité d’en (re)découvrir les saveurs.

Rien qu’en changeant ça déjà, vous verrez la différence.

Vient ensuite le gros du travail. Je vous ai gardé le meilleur pour la fin : L’alcool. Je sais, je sais, pas touche à l’alcool, les loisirs tout ça. Mais il faut le dire et en prendre conscience : Si l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, même avec modération il peut vous nuire.

Pour faire simple, l’organisme va toujours d’abord brûler les calories de l’alcool. Cela peut prendre un certain temps (variable selon la valeur énergétique de la boisson) pendant lequel il arrête de brûler les graisses/sucres et stockera donc systématiquement tous les à-côtés ingérés sur la période. L’alcool n’ayant aucune valeur nutritive, l’organisme n’en tire aucune « matière première » pour son fonctionnement. C’est juste des calories inutiles.

L’alcool va également interférer avec le sentiment de satiété. On aura ainsi tendance à manger plus si l’on est à table et/ou à grignoter sur toute la durée de l’ivresse.

Je ne vais pas vous embrouiller avec des chiffres sur les calories par type d’alcool ou par cocktail (le Long Island est un véritable désastre), mais sachez qu’en gros, plus les alcools sont forts, plus ils sont caloriques. Si votre objectif est de perdre du poids, le « mieux » étant de rester sur le vin et le champagne brut. Évitez les mélanges et les boissons à base de plus d’un alcool.

Je sais je sais, pas glop pour tous ceux qui apprécient leurs soirées bien (trop ?) arrosées. Gaffe quand même, entre les cocktails, les biscuits apéritifs suivi d’un barbecue, on peut vite en arriver à un apport équivalent à celui d’une journée en l’espace de quelques heures. Et ça ne pardonne pas. Surtout que l’alcool vous déshydrate. L’organisme fonctionnant en mode action/réaction, vous risquez, en plus, de faire de la rétention d’eau.

Voilà, vous en faites ce que vous voulez, au moins maintenant c’est dit, plus de mauvaise surprise pour un été au top ^^

Bonnes vacances à tous et à dans un mois !

Madrox

Quand est-ce qu’on mange ?

L’été approche. A tâtons certes, mais il approche quand même.

Tous ces sacs de sport dans le métro; cette culpabilisation à coup de dossiers exclusifs un peu partout sur ces recettes miracle -recommandées par n’importe qui pourvu que cela fasse vendre- qui vous permettront de retrouver la ligne pile poil pour rentrer dans ce maillot qui vous fait craquer (soit dit en passant, Messieurs si cela vous intéresse, le Hors Série « Coach » de Men’s Health est vraiment très bien foutu, avec de vrais conseils utiles). Vous la sentez, non, cette légère palpitation mêlée d’angoisse ?

Et bien oui, c’est ça, on y est, le compte à rebours a commencé : dans peu de temps, on sera en pleine saison des barbecues, des glaces, des formules All Inclusive, etc.

Si vous souhaitez perdre du poids (ou ne pas en prendre),  pas de panique !

Déjà, l’été, ce n’est pas que merguez et Haagen Dazs. C’est aussi la saison des courgettes, poivrons, petits pois, radis, concombre, asperges, tomates,  fraises, framboises, cerises, groseilles, cassis, abricots, melons, pastèques, prunes, pêches, nectarines, etc. soit autant d’alternatives tout aussi satisfaisantes au palais que l’absorption de sucre raffiné et de graisses saturées.

Même si je sais que parfois, le substitut ne suffit plus, la tentation est trop forte. (Re)trouver/garder la ligne n’est pas nécessairement une torture par privation. Vous pouvez craquer, ce n’est pas grave et il est même préférable de se laisser craquer à petite échelle de temps en temps que de se frustrer puis de craquer big time, voire de tout abandonner et de faire une croix définitive sur vos accomplissements.

J’avais d’ailleurs terminé le précédent article en vous confiant qu’au fond, vous pouviez manger ce que vous vouliez.

Je persiste et je signe. Voilà qui est encourageant 🙂

Il y a bien évidemment des réserves, des notions à garder en tête pour que cela soit valable sans heurt. Ça tombe bien, je n’arrête pas de vous les répéter depuis le début ^^

  1. La nourriture, c’est ce qui sert à faire marcher votre organisme. L’essence pour faire tourner la machine et les matières premières pour son entretien.
  2. Il faut bien différencier la faim de l’envie de manger, et respecter sa satiété.

Perdre du poids, c’est quand votre organisme va puiser dans ses réserves. Pour ce faire, il est donc nécessaire que vos apports énergétiques soient inférieurs à ce que vous dépensez (pour info,  la convention est de dire qu’en moyenne un homme sédentaire ne devrait pas absorber plus de 2100  calories par jour).

Lorsque vous mangez, ce n’est pas pour compenser l’énergie déjà dépensée. C’est pour pouvoir subvenir aux besoins futurs.

Vous voyez où je veux en venir ?

Vous mangez pour fournir de l’énergie à votre corps sur la période qui vient après le repas.

Vous ne voyez toujours pas ? Même pas une piste ?

En gros, l’idée est que comme il est inutile d’emmagasiner de l’énergie si vous ne faites rien ensuite, votre alimentation sur une journée doit suivre approximativement le modèle de la pyramide inversée. Que ce soit en vacances comme en semaine travaillée, en été comme en hiver.

Avant de poursuivre, essayez de voir votre corps comme une «entité-machine» qui cherche avant tout sa préservation. Souvent à l’encontre du conscient. Il fait avec ce que vous lui donnez. Il prend aussi des initiatives qui pourraient vous déplaire. Action / Réaction. Toujours.

Admettons, par exemple, que vous sautiez un repas. Tel une fourmi, votre organisme prendra sur les réserves pour alimenter vos fonctions de base (faire battre le cœur, respirer, cligner des yeux, sourire, parler, penser, digérer, marcher, taper sur un clavier etc.). Mais à côté, s’il se «sent» en privation -et sauter un repas est une privation-, n’ayant pas la possibilité de savoir si c’est à cause d’une réunion qui s’est éternisée ou parce que vous aviez une course importante à faire pour l’anniversaire de la cousine du beau frère de votre tante, ni même quand aura lieu le prochain «réapprovisionnement», il décidera arbitrairement de passer en mode «famine», de vous «ralentir», et il stockera plus sur le prochain apport, au cas où parce que bon, on ne sait jamais.

C’est pour cela que si vous voulez faire de votre corps un allié de poids (jeu de mot foireux inside), disons qu’il n’est jamais vraiment recommandé de sauter un repas.

Dans cette optique, le petit-déjeuner sera ce moment à chérir plus que tout. Ma grand-mère me disait souvent «le petit-déjeuner, c’est sacré» quand j’étais petit, puis ado, et parfois encore alors que je suis adulte (mince, je suis déjà adulte?). Mais c’est seulement maintenant que je comprends.

En sortant du jeûne d’une phase de sommeil, il faut relancer la machine, la sortir de sa veille réparatrice. Pour cela, une solution : petit-déjeunez (ou restez au ralenti et stockez le midi).

Ce repas ayant l’avantage d’être le premier de la journée, vous pouvez y manger absolument de tout. Beurre de cacahuète, Céréales, Fromage blanc, Œufs, Fruits, même un Kinder delice :  tant qu’on s’écoute ne plus avoir faim, tout est permis ! (dans la limite du raisonnable, on évitera quand même le gras de porc frit accompagné de sauce béarnaise, qui risqueraient de vous peser sur l’estomac)

Oui, vous pouvez commencer la journée du bon pied par un petit plaisir. Vous serez de meilleure humeur et vous  risquerez moins d’avoir envie de grignoter dans la matinée.

Le midi, c’est permis aussi. Pas dans la même mesure que le matin, mais si vous avez respecté votre petit-déjeuner, vous devriez avoir un peu moins faim qu’avant. Diminuez un peu les sucres et les graisses, ajoutez des glucides complexes. La digestion de ces aliments est plus lente (donc satiété qui dure plus longtemps) et demande plus d’énergie. Brûler des calories rien qu’en digérant, n’est-ce pas génial ça ? 😛

Attention quand même, quand je dis «diminuez un peu les sucres et les graisses», ça ne veut pas dire «bannissez-les de votre alimentation». N’allez pas vous carencer. Déjà parce que vous vous sentirez vite faible, pas en forme, et parce que se priver vous fera sans doute perdre un peu, mais au retour à une nourriture équilibrée vous fera reprendre assez vite. D’où l’intérêt d’être équilibré dès le départ, mais de réduire les portions et de manger plus lentement (pour mieux déterminer la fin de l’appétit).  Tous les aliments sont bons, c’est l’assaisonnement et/ou la préparation qui pèchent le plus souvent. On a besoin d’un peu de tout, mais pas forcément en trop grandes quantités. Une cuillère d’huile d’olive dans sa salade, c’est ok. Une bouteille d’huile d’olive dans sa salade, c’est déjà moins glop.

Quant au soir, mangez léger. En général, sauf cas particulier type sortie en boite (qui compte au moins comme une bonne séance de sport), vous mangez, vous squattez le canapé et vous allez dormir. Autant dire que si vous faites un repas du même ordre que celui du midi, vous devenez une machine à stocker. D’où l’intérêt de ne pas manger trop tard. Plus vous laissez de temps entre le repas et l’heure de vous coucher, moins vous allez stocker. Sans compter qu’en mangeant léger, vous dormirez mieux. Vous serez en meilleure forme le lendemain, vous serez moins fatigué et donc vous résisterez mieux aux éventuelles tentations du lendemain !

Évitez au maximum les Fast Food, Pizza, Khebab. Rien qu’un sandwich big tasty fait 850 calories. Les apports journaliers recommandés pour un homme sont de 2100. Si on rajoute les frites et le sundæ c’est, en un repas, presque les deux tiers de ce qu’il vous faudrait en une journée. Le tout composé majoritairement de graisses et de sucre. Imaginez donc ce que ça peut donner le soir avant d’aller dormir.

L’intérêt de ce «modèle» d’alimentation est qu’il vous permet de mieux réguler l’énergie que vous aller absorber sur la journée tout en vous autorisant plus facilement quelques «écarts». Tout en respectant bien votre sensation de faim. J’insiste lourdement.

Oui, vous pouvez manger ce que vous voulez. Après, tout dépend de QUAND. Il faut trouver le bon repas où inscrire le bon écart pour que cela ne se ressente pas trop et de bien compenser après (pas trente-six écarts dans la même journée non plus 😛). Donc si vous avez suivi, cet été, la tropézienne c’est de préférence le matin et les barbecues entre amis, plutôt le midi. Gardez le soir comme zone tampon.

Maintenant en vacances c’est un tout autre rythme. Si vous avez la chance de partir, que ce soit à la plage ou à la découverte d’un endroit autre que chez vous à ne rien faire, votre métabolisme s’adaptera au fait que vous allez plus dépenser. A vous de bien gérer les créneaux horaires pour maintenir votre cap !

L’été approche. Prêts pour le grand plongeon ?

Madrox

Le mental sur la balance

Quand je me regarde dans un miroir, parfois je me vois tel que j’apparais et je suis content du chemin parcouru.

Mais parfois j’ai du mal à ne pas me voir comme avant.

En général, j’entre alors dans un cycle plus ou moins court mêlé d’impatience pour la fin de mon propre « chantier » et de résignation.

Ces jours-là, je suis carrément dégouté, j’ai l’impression que je n’avance pas, que je n’y arriverai jamais.

Je dois l’admettre, parfois j’ai bien envie d’abandonner.

Je me reprends en me disant qu’il serait stupide de tout envoyer balader si près du but, mais je ne vous cache pas que ces jours-là sont assez difficiles.

Vous l’aviez déjà senti le mois dernier et vous aviez raison : le côté psychologique a toute son importance.

Vouloir changer sa façon de manger pour perdre du poids ne se fait par par « micro-interventions » d’une semaine, ni par l’ingestion de pilules miracles ou encore l’application d’une crème sur les parties que vous souhaitez affiner tout en psalmodiant à la gloire des laboratoires.

Tout ça, c’est vous et vous seul qui l’accomplirez. Il faut donc savoir discerner sa faim réelle (et l’écouter aussi bien quand elle disparaît) tout en conservant un mental d’acier pour ne pas laisser la faim qui « comble un besoin » prendre le pas.

Cela peut sembler effrayant au départ, se dire qu’on se lance dans une aventure où tout dépendra uniquement de soi. Même si vous êtes sceptiques quant à vos capacités, vous pouvez y arriver vous et vous seul. Si j’y suis arrivé, moi le roi de l’excuse facile et de l’absence de volonté, il n’y a pas de raison pour que vous n’y parveniez pas.

Le tout est de se mettre en situation de réussite !

Avant toute chose, sachez corriger votre entourage. Vous ne faites pas un régime. Les régimes c’est dur, c’est long, c’est contraignant, c’est frustrant. Dans l’imaginaire collectif, ce terme est généralement associé à l’abandon, l’échec, l’impuissance. On ne vous prendra pas au sérieux. L’image que cela vous renverra de vous-même risque d’en être affectée et vous risquez un abandon prématuré. Ce que vous faites est différent. Vous faites un « recalibrage ». Vous ne vous privez pas, vous mangez à votre faim mais vous mangez différemment, c’est tout. Vous n’inspirez pas la dérision, mais le respect pour votre résolution. Vous apparaissez d’emblée plus motivé et cette image d’un vous motivé que vous renvoie le regard de l’autre ne pourra que vous renforcer. Consciemment ou subliminalement. De toutes façons, c’est bien de cela dont il s’agit. Un recalibrage. Perdre du poids et acquérir les bons réflexes pour ne pas reprendre.

Paf d’emblée, désolé de vous dire ça, mais on n’acquiert de bons réflexes que sur la durée.

Or si la motivation est une bonne impulsion de départ, la motivation seule, aussi forte soit-elle a tendance à s’effriter au fil du temps.

Ce n’est pas la motivation qui nous fait tenir la distance. C’est  l’habitude.

Qui dit recalibrage, et donc changement de vos habitudes alimentaires, implique forcément que vous dussiez vous créer une nouvelle « routine ». Il y aura des jours avec et des jours sans, mais globalement, vous tiendrez le cap dans la répétition de vos victoires. Si, par exemple, vous souhaitez commencer par ne plus prendre votre thé ou votre café avec du sucre, cela va vous demander plus d’efforts de volonté sur le début. Sauf que passé un certain temps, vous n’y pensez plus. Cela sera plus simple, voire automatique, car entré dans votre quotidien. Un jour, vous vous demanderez comment vous faisiez avant. Garanti. Vous arriverez même, sans réfléchir, à dire NON lorsque vos collègues de bureau chercheront à vous faire craquer pour des M&M’s, des Granolas ou que sais-je. A mon niveau, je n’arrive plus à boire mon café sucré. Je trouve le goût vraiment bizarre et dénaturé par rapport à « d’habitude ». Cela marche de la même manière pour tout : ne pas grignoter entre les repas, remplacer le paquet de mikados par un fruit, ne boire que de l’eau au lieu du coca, etc…

C’est en répétant les bons gestes que vous les intégrerez et que vous parviendrez à corriger pour de bon certains mauvais comportements alimentaires. On n’obtient pas une bonne hygiène de vie en se réveillant un matin, on se la forge jour après jour. Et personne ne peut le faire à notre place.

Alors si vous sentez que votre motivation vacille un peu (cela arrivera), ravivez-la en vous récompensant.

Recalibrer son alimentation n’est pas une punition. C’est un choix que vous vous devez d’encourager. Rien de tel que de se récompenser de ses efforts en s’accordant un petit plaisir. Préparez-vous votre plat préféré et abordez le avec une nouvelle approche. Mangez-le plus lentement, savourez-le, profitez-en vraiment. Gâtez votre cerveau. En retour, écoutez votre estomac vous dire quand il est rassasié. Ne vous gavez pas, ne vous forcez pas à finir votre assiette si vous n’avez plus faim. Ce n’est pas comme si vous n’en mangerez plus jamais puisque vous vous en récompenserez encore bien assez vite selon vos prochaines victoires. La récompense vous booste, vous redonne le moral, et vous y gagnez en motivation. Forcément, s’il y a une récompense à la clé, vous reprendrez plus sereinement vos nouvelles habitudes. Vous pouvez même vous accorder des « petites » et des « grosses » récompenses. Cela peut être un plat, mais pourquoi pas un bijou, un massage, ou ce que vous voulez. L’essentiel étant que vous ayez le sentiment que ce plaisir soit lié à votre accomplissement (comment y arriver ? en le répétant, bien entendu – lol).

Et si vous vous fixez des objectifs, il y a plus de chances que vous vous récompensiez régulièrement.

Que vous l’admettiez ou non, lorsqu’on a le « déclic », on a forcément un objectif global en tête. Grisé par vos premiers résultats, vous pourrez en déduire votre vitesse approximative de progression en continuant sur cette même lancée. A partir de là,  il est essentiel que vous ayez quelque chose qui vous pousse (outre la récompense). Ne soyez pas trop dur avec vous-même, choisissez-vous des objectifs intermédiaires que vous êtes certain d’atteindre. Par exemple perdre X kilos ou pouvoir rentrer dans tel pantalon d’ici telle date. Écrivez ces objectifs et laissez-les bien en vue sur le frigo, le miroir de la salle de bains, etc. Le fait d’y arriver vous procurera une fierté non négligeable qui vous donnera envie de continuer. Restez réaliste quand vous vous fixez des objectifs voire diminuez les un peu sur le papier et essayez de les dépasser pour un Bonus de satisfaction !

Mais quand même, il faut l’admettre, tout n’est pas aussi rose qu’on pourrait le croire.

Parfois, malgré la motivation et les nouvelles habitudes, malgré les objectifs et leurs récompenses, vous aurez (très fortement) envie de craquer.

Contrairement à tout ce que j’ai pu lire ou entendre, j’aurai tendance à dire que si vous devez craquer, et bien il faut savoir se laisser craquer.

La raison est très simple. Si une tentation se fait trop forte, deux solutions.

1/ Vous vous sentez mal, vous cédez en vous sentant mal et vous vous sentez mal après.

2/ Vous vous sentez mal, vous ne cédez pas mais vous gagnez une frustration.

Si vous gagnez une frustration, celle-ci ne fera que croître, vous rendra aigri et le jour où vous cèderez, ça sera un caloricide absolu.

Donc si vous devez faire un petit écart, et bien faites-le, ce n’est pas grave. Sachant que l’organisme a tendance à stocker beaucoup plus si vous stressez à ce sujet et que vous vous sentez coupable alors que ça passera mieux si vous n’avez aucun remords (si si, j’ai vérifié – lol).

Craquer fait aussi partie du processus et finalement ce n’est pas si grave que ça (tant qu’on le rattrape ensuite et que cela ne devient pas une habitude ^^).

En général, la baisse de volonté et les envies d’écarts ont tendance à se multiplier quand on est fatigué, donc essayez de limiter les nuits raccourcies ou blanches. Reposez-vous, vous aurez un meilleur moral et serez moins enclins à vous laisser tenter par un granola, un éclair au chocolat, une pizza, etc.

Il y a encore plein de choses à dire sur le mental et comment arriver à se mettre en condition pour tenir la distance, mais je crois qu’on en a déjà vu pas mal pour cette fois.

L’essentiel étant de ne pas trop se prendre la tête. Au fond rien de tout ça n’a d’importance. Si si, je vous jure. Comme vous m’êtes sympathiques (et parce que je suis aussi là pour ça) je vais vous avouer un secret. Un énooooorme secret, un immense secret. Si grand que personne ne vous l’a jamais dit.

En vérité, vous pouvez manger ce que vous voulez !!! Enfin… Avec quelques réserves quand même. Ça tombe bien c’est justement de ça qu’on parlera le mois prochain (oh le vilain teaser !).

Madrox

Nourriture, mode d’emploi

Dans la vie,

il y a les gens qui sont minces et il y a les autres.

Pour ma part, je n’ai jamais été mince. Jamais. D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours été en surpoids.

Je me rappelle de ces matins à l’école primaire où mon père ne voulait pas me donner autre chose que ces affreux biscuits de régime.

Je me rappelle de ces visites chez le diététicien qui me faisait noter ce que je mangeais dans un cahier pour analyser mon « comportement ». Cahier que je n’ai jamais tenu et qui a toujours été improvisé par ma mère.

Je me rappelle de l’humiliation de ces séances de pesée à l’hôpital Necker.

Je me rappelle de ces tests horribles à jeun, allongé sur un lit d’hôpital avec un casque hermétique sur la tête, sans bouger pendant une demi-journée, pour analyser si c’était parce que je mangeais trop ou si cela venait d’ailleurs.

Je me rappelle de ces »vacances » passées dans des hôpitaux pour soi disant me faire maigrir. Je n’y ai pas appris à mieux manger. Juste à considérer le fait qu’être en surpoids était un handicap similaire à ceux qu’avaient les autres enfants du service. Ici une amputation, là un cancer, là une malformation de naissance (La pauvre jeune fille ne pouvait se nourrir que via une seringue. Elle aspirait le contenu dans un bol et vidait le tout dans le cathéter placé sur son cou… J’en ai des frissons rien qu’à y repenser).

Je me rappelle de mes grands-parents paternels qui exhibaient mon excédent de graisse à leurs amis dans une langue que je ne comprenais pas.

Je me rappelle des années collège où les sobriquets ne pouvaient plus être étouffés par le fait d’être bon en classe.

Je me rappelle de ces cours de sport à chercher toujours une excuse pour me faire porter pâle afin de ne pas me voir encore choisi en dernier dans les équipes par « manque de performance ».

Je me rappelle des années lycée et des premiers problèmes affectifs en partie liés à ça.

Puis la fac, les bars, les boites, les sites de rencontres. Même si l’un dans l’autre je n’ai pas à me plaindre, j’ai eu mon lot d’éconduites disgracieuses. Sans parler des mecs qui vous trompent en vous expliquant que si vous étiez mieux foutu ils n’iraient pas voir ailleurs (Normalement là, sur M6 vous auriez droit à une petite musique tire larmes).

J’ai rencontré des personnes qui m’ont aidé à m’accepter tel que j’étais, quelques encouragements anonymes aussi, et cela me suffisait.

Non. Au fond j’avais la rage et carrément envie de changer. Sans pourtant ne jamais rien faire. Enfin si, j’ai fait pas mal de tentatives infructueuses par manque de volonté, peur de ne pas y arriver et une énorme tendance à me trouver des excuses.

Et un jour, il y a un déclic, un truc qui vous remet la tête en place, vous fait prendre du recul et vous fait réaliser que ce n’est plus possible qu’il faut se prendre en main (et pas seulement devant une webcam astucieusement cadrée).

Vous pouvez avoir tous les problèmes du monde face à votre poids, mais si vous n’y faites rien, c’est soit qu’il n’y a pas de problème, soit qu’il ne faut pas s’en plaindre.

Alors vous agissez.

Aujourd’hui, je me suis pris en main. J’ai perdu 20 kilos. Yeah me. Mes névroses d’avant ont été remplacées par tout un tas de nouvelles, mais je me sens bien, je me sens mieux, je suis heureux. Yeah me (bis).

Des méthodes miracles sur le net on peut en trouver des milliers.

Dukan. Weight Watchers. Protéines. Pilules. Tænia. Lécher des timbres poste et avaler des mouchoirs en papier. Ne manger un kiwi avec la peau que les soirs de pleine lune à exactement 22h47 après avoir récité du Shakespeare.

Je n’ai suivi aucune méthode. Les méthodes toutes faites sont tellement faites pour tout le monde que j’aurai tendance à penser qu’au final elles ne sont faites pour personne.

Elles sont surtout trop strictes, trop contraignantes. Alors j’ai tendu l’oreille, j’ai pas mal lu, j’ai expérimenté, pour en arriver à quelque chose qui marchait avec moi.

Beaucoup de personnes dans mon entourage me posent des questions sur comment j’ai fait, si je n’ai pas quelques conseils.
C’est de cela dont j’ai envie de vous parler.

Je ne suis pas diététicien.
Je ne suis pas coach de stars.
Je ne suis pas un scientifique.
Je ne suis pas un gourou.
Je ne suis pas le détenteur d’un quelconque secret.
Je n’ai pas plus de volonté que n’importe qui.
Je ne suis pas quelqu’un d’exceptionnel.
Je suis quelqu’un comme vous qui a appris tout seul comment se réapproprier sa façon de manger en fonction de ses objectifs. (Je suis peut être la voix qui vous parle tout au fond, qui sait?)

Attention, il ne s’agit pas d’une énième méthode de régime. Je n’ai pas la prétention de croire que cela puisse en être une.

Si vous pensez que cette série d’articles vous aidera à perdre du poids, peut-être, mais ce n’est pas leur objectif.

Il s’agira avant tout de prendre du recul sur ce qu’est la nourriture, quels sont ses mécanismes et arriver a comprendre comment manger ce que l’on veut, tout en restant raccord avec soi même.
Un peu comme dans un jeu de gestion type Sim City, il y a un tas de paramètres à prendre en compte pour que tout marche.

La première chose à savoir avec la nourriture, la base de tout, c’est que ce n’est que ça justement… De la nourriture.

Ce n’est pas une récompense, ce n’est pas du réconfort, ce n’est pas un palliatif pour quoi que ce soit.

C’est l’essence que vous mettez périodiquement pour que tout fonctionne au mieux. L’énergie pour tous les mouvements conscients ou non, vous déplacer, cligner des yeux, respirer, réfléchir, taper sur votre clavier etc, mais aussi les matières premières pour l’entretien global, graisser les rouages, remplacer les cellules mortes, réparer les coupures, etc.

La nourriture c’est ce qui sert à faire marcher votre organisme. C’est tout.
C’est con hein, mais j’ai appris qu’on avait tendance à l’oublier.

A partir du moment où on réalise ça et qu’on le garde en tête, on a déjà fait la moitié du chemin ou presque.
Vous voyez que ce n’est pas si compliqué !

Si vous allez mal, si vous vous sentez seul : sortez, occupez vous l’esprit, faites quelque chose, mais ne mangez pas pour ça.
Ça ne sert à rien. Surtout que votre corps va bêtement stocker les apports en trop au cas où demain vous ne pourriez pas lui en fournir assez.

A la place, sachez manger parce que vous avez faim. Vraiment faim. En retour, soyez attentifs et apprenez à écouter votre estomac vous dire quand il en a assez.

A partir de là, vous pourrez apprendre à faire la différence entre votre corps qui vous dit qu’il a faim, et votre cerveau qui vous dit qu’il a « besoin » de quelque chose.

Ce n’est pas de la faim à combler avec des aliments.
Pour cette partie, je vous laisse découvrir de quoi il s’agit car c’est un « besoin » qui vous est propre.

Sur ce, je vous laisse un mois pour digérer tout ça. Mine de rien, on vient déjà de faire un grand pas en avant.

Madrox

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