Archives Mensuelles: mai 2011

180 minutes de bonheur … minimum

Rassure-toi … ce ne sera pas le temps qu’il te faudra consacrer à la lecteure [forcément passionnante] de mon billet mensuel, celui qui déchaîne les foules, attise les convoitises de blogs concurrents, rend hysterique n’importe quel chroniqueur en mal d’inspiration sur le plateau d’un Jean-Marc Morandini quelconque …

180 minutes … ou un peu moins si je m’astreins à une exactitude révélatrice de la rigueur qui m’anime … Eh oui, aujourd’hui, je vais t’en apprendre [ou pas] sur ces fameuses trois heures.

Mais avant d’aller plus en avant [alors que, toi, tu pars en arrière … si tu avances et que je recule, comment veux-tu que …], laisse-moi t’expliquer ce qui m’a permis d’en arriver là. Je suis tout bonnement reparti de la top-story du moment : Sophie Tel et Dominique S … véritable festival de Kahn de la stupeur dont on finira bien par voir le bout [de l’histoire hein], fut-ce au prix de dizaines de millions de dollars … Une telle DSK-lipette qui fait finalement plus de bruit qu’un tsunami ou une catastrophe nucléaire, voila bien qui méritait que je m’y attardasse.

Revenir encore une fois sur les déboires de celui qui allait presque être élu au premier tour tellement les sondages étaient favorables n’a qu’un intérêt relatif dans cette colonne, me concernant. En revanche, me dire que pour un orgasme de quelques secondes [3, 4 tout au plus], Dominique Strauss-Kahn a foutu en l’air un avenir radieux, une fin de carrière politique brillante et tout le reste … c’est vertigineux.

Et là, comme j’ai l’esprit vaguement Ttoesque, je me suis dit … 3 secondes … pour un orgasme qui dure 3 petites secondes, voila ce qu’un sexagénaire en est arrivé à faire … pour 3 minuscules secondes [qu’il aurait pu trouver, seul, avec sa main droite ou gauche … c’est selon] d’orgasme, la pulsion a pris le contrôle au détriment de la raison. Et depuis, ce n’est pas la descente de rein ni de lit, c’est la descente aux enfers. 3 secondes …

Le gynécologue Fang Zhuang Wei [avec son nom, tu cartonnes grave au Scrabble], de l’Hôpîtal Gleneagles de Singapour, a trouvé la réponse à ma question … cette question qui m’est venue en pensant à tout ça … Si un orgasme dure 3 secondes [et encore, je ne veux pas me vanter mais moi, je plane vachement plus longtemps que trois malheureuses secondes …], en fait … on jouit combien de temps dans une vie ?

Ah la la … en voila une belle, bonne, grande, majestueuse, intéressante, boulversante et savoureuse question !!!
3 heures ! A raison d’un rapport sexuel bi-hebdomadaire et d’un orgasme qui dure 2,5 à 3 secondes à chaque fois, un homme va jouir 3 heures dans sa vie. Attention, évidemment, cela ne comprend pas les séances d’onanisme dont on sait que, chez certains, elles sont d’une fréquence quasi quotidienne de sorte que là, d’un seul coup [si je puis me permettre] le compteur explose. Et puis … ces trois heures supposent que l’activité sexuelle de chacun diminue jusqu’à l’encéphalogramme plat aux alentours de 60 ans … Or, et c’est précisément là que je peux te dire que la boucle est comme Afida Turner … elle est bouclée [tiens, ça marche aussi avec DSK … qui est bouclé mais chez lui] : DSK, justement, il a bien plus de 60 ans et pourtant, ça continue dis donc … [peut-être trop selon Sophie Tel]

Tto

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Mururoa va-t-il s’effondrer ?

Nul ne semble avoir vraiment prêté attention à cette information mais selon un rapport officiel du ministère de la Défense rédigé par un certain Marcel Jurien de La Gravière, l’atoll de Mururoa, haut-lieu des essais nucléaires français, menace de s’effondrer en partie – une partie de plus de 600 millions de mètres cubes tout de même, fragilisée par les tirs nucléaires souterrains réalisés par la France entre 1975 et 1996 (193 essais, 46 aériens et 147 souterrains).

Le problème, c’est que personne n’est capable de dire à l’heure actuelle quand cet effondrement aura lieu (quelques mois ? quarante ans ?), sauf qu’il met en danger les populations vivant sur l’atoll de Tureia (300 habitants), à une centaine de km, atoll situé à peine trois mètres au-dessus du niveau de la mer et placé sous la double menace d’un tsunami et d’une hausse soudaine de la radioactivité en cas de mouvements de terrain, même si Monsieur de La Gravière, se voulant rassurant, affirme, par exemple, que Tureia en serait quitte pour un bain de pieds, que les populations seront averties à l’avance grâce aux capteurs qui équipent le sol de Mururoa depuis les années 1980 et qu’il n’y a rien à craindre de la radioactivité. Rappelons tout de même que la puissance cumulée des essais nucléaires français réalisés dans l’atmosphère puis sous terre à Mururoa et Fangataufa, représente 700 fois Hiroshima ! On comprend donc l’inquiétude de nos concitoyens ultramarins, d’autant plus que la France ne s’est jamais signalée, dans ce dossier comme dans d’autres, pour sa transparence ni par son désir d’assumer ses erreurs alors que de nombreux incidents se sont produits au cours des essais à Mururoa et que la contamination du site est un fait avéré.

Au Sahara aussi, des hommes ont été exposés inutilement aux effets des radiations, sans aucune protection spéciale ni suivi médical, lors des quatre premiers tirs aériens effectués entre février 1960 et avril 1961 à Reggane, avant que l’on ne se décide, sous l’effet de mesures de radioactivité inquiétantes, de délaisser les essais aériens pour des essais souterrains près d’In Ekker, dans le Hoggar algérien. C’est là que devait d’ailleurs se produire une catastrophe que le gouvernement passa totalement sous silence, le 1er mai 1962. Le tir, trop puissant, fracture la montagne qui s’ouvre et laisse s’échapper un gros nuage noir en forme de champignon qui se déploie au-dessus des officiels et des soldats avant de s’éloigner vers le Niger. Le ministre de la recherche de l’époque, Gaston Palewski, présent sur place, meurt 22 ans plus tard d’une leucémie, conséquence probable, selon ses propres dires, de son irradiation ce jour-là. Quant-à la cohorte des généraux et officiels, ce fut une débandade totale, au point qu’on envoya sur place dès le lendemain des appelés pour récupérer le matériel militaire et les sacoches des généraux abandonnés dans la précipitation de la fuite ! A ce jour, le site n’est toujours pas décontaminé, des milliers de tonnes de déchets radioactifs s’y trouvent toujours, parfois récupérés par les nomades et aucun suivi sanitaire des populations n’a jamais été entrepris. Seule une estimation fixant à 30 000 personnes le nombre des victimes des essais nucléaires sahariens permet de mesurer l’ampleur des conséquences du manque total de précaution et de suivi de la part de gouvernements qui n’ont aucune excuse et qui, jusqu’à ce que des tribunaux condamnent récemment l’Etat à indemniser les survivants victimes des essais, niaient toute responsabilité ! C’est une loi de janvier 2010 qui mit enfin en place une procédure d’indemnisation qui commence tout juste à prendre forme et qui arrive beaucoup trop tard: de nombreux irradiés sont déjà morts et leurs descendants n’ont droit à rien !

Il est vrai que dans un Etat où le nuage de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières, où le syndrome du Golfe n’existe officiellement pas, où il n’y a rien à craindre non plus de la prolifération incontrôlée des ondes électromagnétiques et où, jusqu’à récemment, le Médiator ne semblait présenter aucun danger, il ne fallait pas s’attendre à voir celui-ci assumer sans contrainte, ni généreusement acte réparateur.

Dormir avec un paillasson, c’est pas sexy…..

Dormir avec un paillasson, vous avez essayé?

J’étais l’autre jour en déplacement professionnel à l’étranger. En groupe, avec des collègues d’autres structures du groupe. Je suis le seul homme. Cinq femmes avec moi. A l’étranger,dans ce pays plutôt machiste, je fais mon petit effet, quand on arrive en réunion. Mais si elles sont toutes très sympas, je n’éprouve absolument aucune attirance sexuelle pour aucune d’entre elles.

Nous avons des partenaires professionnels locaux dans ce pays. Nous les retrouvons presque tous les jours. Je travail plutôt avec un, que l’on nommera H. H a la trentaine, je pense. Il est très gentil, très professionnel, il n’est pas beau, et il n’a aucun sex appeal. Comme mon groupe de femmes! Je suis servi!!

D’autant plus que pendant le séjour, nous devons aller en province. Un soir, dans l’hôtel où on nous a réservé, il n’y a pas assez de chambre. Donc, les filles ensemble, les hommes ensemble (ça m’a toujours fait marrer, cette habitude de faire dormir ensemble les personnes de même sexe pour éviter des dérapages sexuels….je ne vois pas pourquoi entre personnes de même sexe, il n’y aurait pas de dérapages!!!!en fait, on encourage l’homosexualité avec ces pratiques..notez que ce n’est pas pour me déplaire!!!).

Donc, je me retrouve avec mon H dans la chambre. L’hôtel est plutôt correct, moquette épaisse, tellement épaisse que la porte de la salle de bain ne ferme pas: ça promet!. H est paniqué quand il s’en rend compte d’ailleurs. Je lui dit: « t’inquietes, ca ferme quand même, et on est entre hommes, on sait se tenir, non? ». Il a l’air d’accord. Et en plus, je n’ai vraiment pas envie que ça dégénère: d’abord, on est dans le cadre du boulot, ensuite, il n’est vraiment pas attirant.

Après avoir diné tous ensemble, on part se coucher, les filles d’un côté, les garçons de l’autre. On est d’ailleurs vraiment dans deux ailes bien séparés. Je vais prendre ma douche. Il regarde la télé. Je sors, en caleçon, propre comme un sou neuf. Il me regarde rapidement, et file dans la salle de bains faire de même.

Je me couche dans mon lit et commence à bouquiner en attendant qu’il termine. Au bout de 10 minutes, il sort. Il a pris sa douche, il est en pantalon. Il le retire vite fait, et j’ai le temps d’apercevoir son slip noir, avec un marcel en haut, et….un amas de poils sur le dos et la poitrine comme j’ai rarement vu: du poil dru, épais, un vrai sanglier, ou mieux un vrai paillasson. Aussi épais que la moquette qui coince la porte!!! Je ne sais pas si il a honte de sa toison, ou s’il est pudique , tout simplement, mais il file en quatrième vitesse dans son lit…ou alors aurait-il perçu une lueur lubrique dans mon regard, qui ne l’est pourtant pas du tout!!!!

On discute un peu, puis on éteint et on s’endort.

La nuit passe, et rien ne se passe.

Le mati , on se réveille avec le réveil.

Je le vois qui saute de son lit dans son pantalon en moins de deux, puis il file dans la salle de bain, va pisser et se laver. Je n’ai vu qu’une masse de poil se déplacer à la vitesse de l’éclair. Il ressort, tout propre, et sort prendre son petit-déjeuner, me laissant ainsi seul dans ma salle de bain qui ne ferme pas.

Pas très sexe tout ça, n’est-ce pas? Ben oui, on n’est pas des bêtes non plus, et il y a des moments, où on ne peut pas. J’ai rarement vu de près des personnes avec si peu de sex appeal, si peu attirant. Je me pose la question sur H: il n’est pas marié, on ne lui connait pas de copines, ni de copains...(mais dans son pays, l’homosexualité est un délit). Peut-etre est-ce un de ces a-sexuels, qui arrivent à vivre sans sexe, qui le revendiquent même? Ou bien cette inflation de poils l’empêchent de trouver « chaussure à son pied »?

Moi, je ne peux pas….être asexuel….impossible….et je ne peux pas non plus avec un paillasson..Faut dire que ça n’a rien de sexy un paillasson!!!! Pourtant, j’adore les poils….même quand il y en a beaucoup…mais là, c’est rédibitoire…..

Si quelqu’un est intéressé, je peux le mettre en contact. Finalement, il me fait de la peine , H, condamné à être seul, par excès de pilosité!!!!

Pas que de l’eau !

Et oui,  les habitudes changent et les lois aussi !

Dans une autre vie, presque un autre monde, boire et conduire ne posait aucun problème, nul besoin de choisir 🙂


Une époque sans radars et sans permis à points 🙂

*

Pas encore Brigitte Bardot et les publicitaires avaient la vie belle !




Les femmes et la bière, même pas honte  !

Les brunes préfèrent les blondes 🙂

Pour faire la fête nos arrières grands-mères avaient leurs secrets, une bonne bouteille !


L’alcool et la cigarette, mais elles avaient tous les vices !

Les célébrités donnaient l’exemple 🙂

Celle ci pour attirer Gigi l’amoroso employait les grands moyens !

Le fils de son père n’a pas fait long feu dans la chanson !

Mais cette pochette de disque aujourd’hui serait surement interdite .


L’agent 007 est quand même plus classe 🙂


Et il est encore plus beau lorsque l’alcool fait son petit effet…

Les blonds, la bière ça les rends gays gais 🙂


En famille, c’est encore mieux !

Les parents trinquent, les enfants aussi 🙂

En amoureux !

Ce sont les réclames que je préfèrent 🙂

Et ils eurent beaucoup d’enfants !

Enfin un, mais qui leur ressemblait 🙂


Il y a les boissons pour les jeunes filles !

Et celle pour les vieux 🙂

Et puis il y a les caricatures 🙂

Mais pour ceux qui ne supportent pas l’alcool, j’ai trouvé un remède, une boisson préparé exprès pour vous 🙂

Et  si vraiment vous êtes allergiques à toutes types d’alcool, buvez de l’eau mais n’oubliez pas  que le développement durable peut vous aider à vous meubler à peu de frais 🙂


Ce week-end étant consacré à l’obésité, j’ai trouvé cette petite revue  de 1952 qui depuis est devenue « Santé magasine » !

La question se pose encore 🙂


Buvons seul ou avec modération, mais faisons nous plaisir !

Je vous souhaite un bon dimanche et un bon début de semaine…

Virginie

Virginie

Révélations

Et oui, vous savez… Vous n’avez pas pu passez à côté ces derniers jours… Tout le monde en parle. Forcément… C’est si énorme! Le scandale est à la hauteur de la déception que cette nouvelle a provoqué. Vous vous rendez compte? Im-pen-sa-ble, tout simplement im-pen-sa-ble! Qui aurait pu imaginer ça? Franchement? J’en suis encore tout tourneboulé! Je vous laisse écouter…

Vous êtes d’accord, que personne de censé n’a pu imaginer gagner le Concours Eurovision avec ça!!!!!!!!!!

Il faudrait sans doute que le jury qui choisit les lauréats (puisqu’il y a des éliminatoires pffff) sélectionne des candidats et des chansons qui ont vraiment une chance…

2010


2008


2006



Mais ne croyez pas que cette malédiction ne soit orchestrée depuis les dernières années… Au siècle dernier, c’était déjà la même chose! Souvenez-vous…

1984

1985

1979



Evidemment ce n’est qu’un échantillon… On comprends mieux pourquoi, depuis 1977 elle est indétrônable, non?…

Waquete

Chacun son tour et on sait bien que ce n’est pas seulement une partie de plaisir !

D’un autre côté, c’est comme si on ne le savait pas … Benjamin [que tu as l’habitude de retrouver tous les 18 du mois], notre étudiant préféré est en pleines révisions et forcément … bah, on ne peut ps tout faire et la dévotion à UNE FOIS PAR MOI a une limite : celle de nous ramener une belle mention qui claque bien !

Aussi, Benjamin sera de retour le mois prochain [comme un appel de quelque chose finalement] et d’ici là, on lui souhaite bon courage et plein de bonnes choses en croisant tout ce que l’on peut croiser.

Et on veut une bonne nouvelle tout bientôt hein !

Tto

Linki’s Menstruations 6 – Retour de flammes

Lorsque l’on a été plusieurs années avec une personne, lorsque l’on a été fidèle à cette personne pendant ces années, lorsque l’on se retrouve seul et que l’on retrouve par la même occasion notre bonne vieille vie de célibataire … on ne la voit plus comme avant cette vie …  Et dieu merci que c’est bon !

Bon?! Oui ! Et pour plusieurs raisons !

On comprend pourquoi tous ces mecs qui faisaient que du cul, ne faisaient justement que du cul.

On comprend le pourquoi de tous les râteaux qu’on a bouffés avant.

Et du coup… on fait la même ! On sort, on rencontre, on drague, on fait des kms à la recherche du popotin accueillant, du kiki prometteur ou encore mieux, des 2 … On fait des nouvelles expériences, on teste des plans ou il est frustrant de ne pas avoir plus de mains et d’orifices. On se fatigue soirs après soirs, on est à peine rentré, vide, dans sa voiture qu’on planifie deja celui de demain, tout à l’heure, dans 3 heures …

Big

Tout à fait…

On mène la vie de ceux qu’on détestait, avant. De ceux qu’on estimait instables, avant. De ceux qu’on dénigrait, avant. Et puis merde ! c’est pas si mal non plus ! On rencontre des gens tout à fait pleins de matières grises, de neurones tout autant que de foutre ou de salive. Capables aussi bien de discutions plus qu’intéressantes que de coups de reins plus que prometteurs. Et on se sent découvrir de nouveaux horizons…

Les plus fleurs bleues nous diront : « mais ou est la tendresse la dedans ? », Dites vous bien qu’on rencontre autant de mecs en mal de « dormir dans les bras d’un homme » qu’en manque de sexe… dites vous bien qu’on a qu’une vie et qu’elle va pas durer éternellement.

Bien sur on à grandis entre temps et on à appris à ce souvenir que du meilleur, oublier le pire… Et dieu merci que c’est bon !

LinkiSeb

« Indignez-vous, c’est à la mode »

Lorsque Aerial m’a suggéré de participer à cette aventure d’une fois par moi, je me suis demandé ce que j’allais avoir comme fil conducteur chaque mois pour essayer, un temps soit peu, d’intéresser ceux qui viennent ici régulièrement. Et puis en cherchant bien, suite à la lecture du livret « Indignez-vous » de Stéphane Hessel dont les 9 pages recto-verso en est à plus d’un million d’exemplaires vendus en France, je me suis dit qu’il serait intéressant de développer des sujets qui m’indignent. Oh à mon niveau de petite personne. Alors lorsque j’ai entendu cette petite phrase dernièrement « Indignez-vous, c’est à la mode en ce moment », j’ai levé les yeux, eu envie de répondre, souris bêtement devant cette personne qui a balancé cette petite phrase en la médisant au fond de moi.

Cette petite phrase, c’est une directrice qui l’a sortie en pleine réunion. Oui parce que s’indigner, c’est super et comme elle dit, c’est à la mode. C’est dire que l’engouement et l’intérêt de l’indignation dépassent les esprits. Sauf qu’à trop vouloir en faire, à être un peu plus à la mode, on en vient à être plus ridicule qu’autre chose.

Encore faut-il rappeler qu’un motif d’indignation se doit d’être à minima crédible, provoquer un débat constructif ou bien encore avoir un intérêt commun. Évidemment, direz-vous, s’indigner c’est bien beau, mais au-delà de l’émotion, il faudra bien parvenir à trouver une réponse à une question essentielle : « Que devons-nous faire ? »

Alors comment est sortie cette petite phrase qui m’a fait un peu bondir ? Tout simplement parce que les produits que nous utilisons sont développés au niveau Européen voire mondial, dont la France représente la plus grande part du gâteau, et de trop rares personnes nous consultent pour connaître notre avis ou nos demandes spécifiques. Oui parce que les Français, c’est bien connu, ils ne font jamais rien comme les autres. Et puis lors de la présentation de nos produits respectifs, on comment à parler des quelques difficultés à faire évoluer certaines fonctionnalités demandées depuis des mois. Entre les ROI, (retour sur investissement en français), les business case et autre joyeuseries du même genre, il est vrai que c’est de plus en plus difficile d’obtenir gain de cause.

Alors la solution dixit cette directrice c’est de s’indigner… Mouais, comment doit prendre cette forme d’indignation ? Hein comment ? On se lève le matin, on file au siège parisien avec des pancartes et on crie notre indignation ? On commande chez l’imprimeur des panneaux 4 X 3 qu’on affiche à l’entrée de chaque ville ? On écrit des mails à la direction monde (c’est classe hein ?) basée aux States ? Pfff non l’indignation est et doit rester un vrai motif de recherche de vérité, d’un sujet qui permet le débat avec des contradicteurs. Là rien, balancé comme ça, c’est tombé comme un soufflet puisque personne n’a rien envoyé, n’a pas manifesté, n’a pas interpellé notre directeur monde pourtant basé à Paris.

Alors oui, il est difficile de s’exprimer et d’exister dans une organisation aussi complexe que la nôtre, on subit la plupart du temps des aléas des finances, les disponibilités de chacun à faire les choses, l’incompétence de beaucoup de personnes, mais c’est ainsi, c’est la réalité. Même si l’indignation en réunion peut paraître justifiée, elle est vaine ou ridicule, avec son côté « bonnes œuvres » et avec cette impression de laver sa conscience à peu de frais… tout le monde est passé à autre chose et personne n’a rien fait.

Un autre Fred

Choderlos de Laclos version moderne

Dans l’un de mes tout premier billet lorsque le « Super Génial Wonderfull » Redac’chef nous a lancer dans cette aventure (au fait au bout d’un an il n’y a pas d’évaluation en vue d’une augmentation ???), je vous invitais à voir ou à revoir les « Liaisons dangereuses » version Stephen Frears.  Il y a eu beaucoup d’autres adaptions de cette œuvre littéraire et celle de Stephen Frears ets vraiment grandiose, mais celle de 1999 est aussi très bien : « Sexe Intentions ».

C’est une relecture moderne des écrits de Mr Choderlos Laclos, qui je vous le rappelle, n’est pas un roman ou une nouvelle, mais la publication d’une correspondance entre Mme de Merteuil et Valmont, anciens amants.

Revenons à cette adaption moderne : l’histoire se déroule à notre époque à New York. On y retrouve l’ensemble des personnage et l’intrigue. Mais surtout l’ambiance : pour celles et ceux qui ont lu le récit de Choderlos de Laclos et vu la version de Stephen Frears, cette ambiance de séduction, à la limite malsaine,  suite à un défi, un pari, l’emprise que peuvent avoir Mme de Merteuil et Valmont sur les autres protagonistes est bien présente dans cette version contemporaine.

Pour les détails du film, c’est un film de 1999 dont le titre original est « Cruel Intention ». Le beau Ryan Philippe (qui a parait-il déclaré dernièrement vouloir arrêter le cinéma) joue de rôle de ce fourbe Valmont, Quant à cette perfide Mme de Merteuil, c’est Sarah Michelle Gellar qui s’y colle.

Tous deux, ont un jeu qui colle bien aux personnage d’origines.

Il y a eu une suite Sexe Intentions 2 et 3, mais là ne perdez pas de temps, aucun intérêt.

Et pour une fois je ne vous parlerai pas de la musique de ce film, mais de la superbe automobile, une Jaguar XK140 qui est entre autre l’enjeu entre nos deux comparses.

Bon film, et puis je vous conseille aussi ce fameux bouquin.

Olivier

It’s a celebration

Vous n’avez jamais eu la sensation de vous échapper à vous même? Vous n’avez jamais eu la sensation de ne plus rien contrôler, d’être en roues libres?

A moi, cela m’arrive périodiquement. Non que j’en sois fier, mais ça m’arrive. Je ne sais pas si je suis instable ou dangereux pour mon entourage, mais je sais que je suis sacrément chiant.

La dernière fois que j’ai éprouvé cette sensation, c’est le trois mai dernier… Le jour de mon anniversaire. Piero m’avait organisé une surprise, je le savais. Parce que tout transpirait la surprise. De son petit sourire une semaine avant – il ne sait pas mentir, c’est une vraie catastrophe – à son air mystérieux la veille lorsqu’aussitôt arrivé, il s’est enfermé dans la cuisine laissant échapper des bruissements de plastique mêlés à l’ouverture et à la fermeture du frigo assortis d’une consigne simple: tu ne touches pas au sac posé sur le premier étage du frigo.

La surprise, je la sentais venir. Il y aurait mes amis les plus proches, ceux que Piero connait bien, qui débarqueraient sans crier « Gare! » et qui m’entoureraient de leur amour et de toutes leurs attentions pour me faire oublier ce jour qui me déprime chaque année un peu plus.

Tout était écrit.

Puis, le trois mai dans l’après-midi, un coup de fil de Piero me donnant un rendez-vous mystérieux au Grand Hôtel pour un verre d’avant-soirée, tous les deux, rien que tous les deux, m’a un peu déstabilisé. Qu’allions-nous faire dans ce quartier? Les autres allaient-ils sortir de tous les coins, comme dans Hairspray et chanter à tue-tête un You can’t stop the beat endiablé?

En marchant vers notre lieu de rendez-vous, je n’ai pu m’empêcher de remarquer que le nom de Yael Naïm figurait sur le fronton de l’Olympia. Je l’aime bien Yael… Assister à son tour de chant m’aurait bien plu s’il n’avait pas été programmé le jour de mon anniv. Je me souvenais d’ailleurs me l’être dit quelques mois plus tôt. Mais, il faut le reconnaître, Piero et moi assistons très souvent à des concerts… Et puis Yael Naïm c’est un peu sinistre pour un anniversaire non?

C’est la première chose que je lui ai dite lorsque nous nous sommes retrouvés, avant même de commander mon Earl Grey, un sourire aux lèvres: « j’espère que le cadeau ce n’est pas le concert de Yael Naïm, hein… »

Et puis j’ai bu mon thé. Lui a commandé un gâteau.

Hein? Quoi?

On peut appuyer sur STOP là?

Il a commandé un GÂTEAU???? Un gâteau, alors qu’un succulent restaurant était sans doute réservé et que mes amis devaient déjà trépigner d’impatience à table????

Et puis nous sommes partis. Nous nous sommes dirigés vers Madeleine. Piero était tout fier de m’emmener dans un endroit que je ne maîtrisais pas…

Puis il a tourné à droite alors que moi j’ai continué tout droit. Un instant fugace, comme ça… Il a crié: Ditom!!!!

Hein? Quoi? On peut réappuyer sur STOP, là? Il a tourné à l’entrée de l’Olympia? Mais qu’allaient penser mes amis si nous ne nous dépêchions pas???? Hein?????

Une demi-seconde plus tard, j’avais réalisé. Une demi-seconde plus tard j’étais en colère. Comment pouvait-il me faire ça à moi? M’emmener voir un concert déprimant un jour d’anniversaire? Un concert, c’est banal. Nous allons tout le temps au concert. Un concert de Yael Naïm ça ne fait pas anniversaire.

Tout m’est passé par la tête… Jusqu’à me dire que je n’allais jamais pouvoir dire aux autres que celui qui était censé vouloir mon bonheur m’avait emmené voir Yael Naïm pour mon anniversaire. Mais quel scandale… Me priver de mes amis pour ça!!!

Nous nous sommes disputés. Je l’ai blessé. Je l’ai blessé exprès.

Yael est arrivée sur scène. J’ai reconnu une chanson, puis deux… Puis trois. Elle a commencé à bouger, à danser, à chanter des trucs ultra rythmés. J’avais oublié que j’étais triste et déprimé. Le concert s’est terminé en apothéose sur une note poétique pleine de piano…

Mais moi j’étais toujours en colère. Pour le principe.

Nous sommes rentrés, je me suis couché sans dire un mot. Froid comme de la glace.

J’ai ouvert les yeux, le quatre mai, toujours en colère.

Et puis je me suis rendu compte… J’avais été odieux. Oui, parce que Piero m’avait écouté. Il savait que j’aimais beaucoup cette fille et ses prestations scéniques. Je l’avais encore dit lors des Victoires de la Musique. Il avait voulu me faire plaisir… En retour je l’avais blessé. Il avait voulu m’éloigner de ma déprime d’anniversaire… Il faut reconnaître qu’il avait réussi. En retour j’avais refusé d’ouvrir le cadeau Paul Smith qu’il m’avait tendu le matin même.

Oui. J’avais été odieux. Je m’étais échappé à moi-même.

Et aujourd’hui, je veux qu’en lisant ces lignes il sache que je le remercie du fond du coeur. Je dois le reconnaître Piero, tu sais mieux me faire du bien que je ne saurai jamais me faire du bien tout seul.

Merci pour la bonne soirée.

Pour le mois qui s’annonce, mon souhait est le suivant:

ne pas m’échapper à moi-même.

Ditom

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