Archives Mensuelles: mars 2011

Toy boy un jour, toy boy toujours

Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai le choix … un choix immense, aussi étendu qu’un rail à la Jean-Luc D [jadis animateur dans la petite lucarne, au temps de sa splendeur cathodique], aussi vaste que les tenues improbables de Régine, aussi inégalable qu’une excentricité de Paris Hilton, aussi improbable qu’une dénégation d’un Jonas brothers [oui, c’est le truc en photo … Joe Jonas] qui ose encore nous expliquer que non, il n’est pas du tout gay ! [Oui oui … comme Matt Pokora, Hugh Jackman ou Rock Voisine … Un mec qui dément avec autant de véhémence, comme une Zaza Napoli outrée et hystérique, c’est toujours un gay]

Ce mois-ci, je me suis demandé de quoi j’allais bien pouvoir te parler tant le champ des possibles était ahurissant [et cela, nonobstant le fait que j’arrive, chez moi, à trouver une idée nouvelle tous les jours dis donc]. Et pourtant, je te le confesse : il n’est pas arrivé le mois qui me clouera le bec, un séisme nippon, une catastrophe nucléaire [non, je ne parle pas d’un nouvel album de Madonna ou d’un concert de Kylie Minogue ayant fait ressembler tout le Marais à Fukushima tant il devait être vide] … taratata, rien n’y fait, rien n’y fera : aujourd’hui, on parle toy-boy … que dis-je, the toy-boy !

Avis à la population : on va parler blondinet ce mois-ci [et c’est suffisamment notable pour être souligné … euh attends … pour être souligné ah voila … c’est quand même plus cohérent] et surtout de l’incroyable histoire qui retourne la planète comme un acteur passif dans un film porno destiné à exciter les bas instincts des garçons sensibles en mal de sensations. Du lourd coco, du grandiose, de la fesse, du sentiment [voire du centimètre], une histoire comme on n’en fait plus à une époque où le malabar de Malabar est congédié [encore un drame de l’homophobie dans l’industrie agro-alimentaire … ou alors c’est aussi à cause de cette teinture improbable Frank Provost complètement foirée dont on pensait qu’il ne l’avait infligée qu’à Lova Moor], à une époque où l’on fait chier Mireille Matthieu avec une mandarine qui met en évidence le postiche en sky qu’elle a sur la tête en guise de coiffure, à une époque où l’on découvre avec stupéfaction que M.Pokora a des fans presque aussi cruches que lui … Bref, the love-story entre Ken et Barbie !!

Je te rappelle les épisodes précédents parce que bon, ça a beau être le pays de la guimauve sauvage et du dentier Colgate, tout n’est pas aussi pas compliqué que cela n’est pas si simple.

Nonobstant de vigoureux efforts malgré son âge avancé, Ken honorait fréquemment cette radasse de Barbie, véritable pimbêche peroxydée au sourire aussi expressif que celui d’Yvette Horner [après demi-paralysie faciale] ou de Jean-Luc Lahaye [après totale paralysie faciale … ah euh … non, il semble que ce soit une overdose de botox qui soit en cause présentement]. La photo ci-contre [extraite de la sex-tape de cette poufiasse de Barbie que Ken m’a passé … ce qui me permet de te dire que tout blondinet qu’il est, il est TTBM le Ken dis donc] atteste véritablement desdits efforts.

Et pourtant … [tiens, on dirait un couplet d’Alain Barrière] Barbie s’en est foutue ! Cette petite pétasse qui refuse son âge et ne peut faire face à la crise de la quarantaine est allée fricoter ailleurs il y a sept ans. Oui, lecteur … tu lis bien, derrière le sourire ultra-brite de la blondasse se cache une grosse chaudasse qui préfère aller s’envoyer des p’tits jeunes vigoureux et bruns en plus ! Mais carrément ! Barbie avait le feu au cul et zou, en deux coups … de cuillère à pot, ne voila-t-il pas qu’elle jette son dévolu sur le short à fleurs d’un surfer à peine sorti de l’adolescence dont le nombre de bougies sur le gateau d’anniversaire n’équivaut même pas au nombre de tubes de crèmes qu’elle est obligée de s’infliger tous les matins pour continuer à nous faire croire qu’elle est encore jeune [un peu comme Courtney Cox dans « Friends » qui, frolant la quarantaine, espérait nous faire admettre, sans substances illicites, qu’elle en avait 25]. Le sufer, c’est le truc là à gauche … carrément tellement queer qu’il pourrait directement intégrer la troupe de Laurent Ruquier sans passer par la case casting [on va dire ça comme ça]. Franchement, il ressemble tellement à Patrick Juvet après lifting qu’on a tous été fauchés comme des lapins en plein vol !

Donc Barbie plaque le pauvre Ken [déjà qu’il est blond lui aussi …] qui, du coup, ne savait plus quoi faire de ses 43 balais et était prêt à se taper Monsieur Patate, un Pokémon ou pire céder à la zoophilie la plus improbable et forniquant avec Sonic devant les yeux libidineux d’un Mario dont la moustache ne trompe personne. Bref, cette pétasse est allée s’envoyer en l’air avec Blaine, le surfeur australien super looké [tellement que c’est l’évidence qu’il ne fait pas que monter sur des planches, ni ne s’envoyer que des vagues et il n’est pas mouillé que par de l’eau]. Ouais ouais … on dira ce que l’on voudra, n’empêche que sept ans plus tard, elle est sur le marché la blondasse en plastoc et sur match.com, meetic et autres sites intellectuels où l’on croise des gens qui ont tellement de conversation …

Sauf que … pendant ce temps, Ken, lui, il n’a pas lâché le morceau [de qui on ne sait pas …] et il est allé pourchasser son infidèle partout, dégainant les campagnes de pub pour lui dire qu’il était encore là [juste qu’à force, il commençait à avoir un peu la pression dans son caleçon, que donc, il allait falloir pas trop tarder]. Campagnes de pub, teasings, marketing viral … Tout y est passé [j’te jure, ces gens du marketing … ils seraient prêts à te vendre du sable dans le désert et te dire qu’en plus, tu seras plus heureux …].

Et parce qu’on est en 2011, que la vie c’est cool et que les Bisounours passent plus de temps dans des backrooms innommables à faire des choses répugnantes plutôt que de propager le sacro-saint arc-en-ciel, faut bien qu’on se débrouille pour faire de ce monde de haine et de sauvagerie extrême [t’as qu’à voir, Nikos sort un single et Flavie Flament va écrire un roman] un espace encore vivable dans lequel il sera encore possible d’y croire, encore possible de chanter comme Cécilia Cara « Aimer, c’est ce qu’il y a de plus beau, aimer c’est voler si haut, et toucher les ailes des oiseaux » … [Ah Roméo & Juliette, c’était pas la moitié d’une daube ça, presque le double].

Tah dah !!! Mattel [odieuse firme multinationale stazinienne qui n’a pas été foutue de retenir la blondasse comme Universal avec Britney Pire] l’a annoncé officiellement le mois dernier : ILS SONT A NOUVEAU ENSEMBLE !!!!

Ah oui je sais … autant de lettres, d’énergie puisée dans ce qu’il reste de Fukushima, de temps perdu pour lire que deux poupées en plastique vont à nouveau essayer de s’envoyer en l’air [pour autant qu’on leur mette, enfin, des vrais organes génitaux … ça sera pédagogique !] … tu te demandes bien pourquoi ?
Je n’ai qu’une réponse : parce que c’est une fois par MOI.

 

Tto

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Cette année-là …

Georges Pompidou est président de la République,

Jacques Chaban-Delmas premier ministre

et le pape s’appelle Paul VI.

Au niveau international,

Amin Dada prend le pouvoir en Ouganda,

Nixon rend publique sa politique de détente avec la Chine communiste (il s’y rendra en visite officielle l’année suivante)

(Nixon à Pékin en 1972)

et déclare le dollar inconvertible en or avant de le dévaluer de 7,89 %, mettant fin au système de Bretton Woods

– sur pression du Bloc de l’Est, cette même Chine communiste remplace la Chine nationaliste (Taïwan) qui est évincée du Conseil de sécurité de l’ONU

– en Asie, ce 26 mars, le Bangladesh se sépare du Pakistan; l’Inde qui intervient en faveur du nouvel Etat, se voit entraîné dans une nouvelle guerre avec le Pakistan

– le chancelier Willy Brandt reçoit le Prix Nobel de la Paix

(Willy Brandt devant le Monument aux morts du ghetto de Varsovie en 1970)

– aux Etats-Unis, le 26ème amendement abaisse la majorité électorale à 18 ans.

En France,

Paris instaure le stationnement payant et détruit les Halles de Baltard, le Nouvel Obs’ publie le manifeste de 343  femmes du monde des arts et des lettres en faveur de l’avortement et François Mitterrand, réalise un hold-up sur le Parti socialiste au Congrès d’Epinay, évinçant Alain Savary de la présidence du Parti par la même occasion.

Certains en profitent aussi, en ce 26 mars, pour fêter le 100ème anniversaire des élections à la Commune de Paris qui devait tragiquement être écrasée dans le sang.

Dans le domaine de la chanson, que ces titres soient sortis en fin d’année précédente ou cette année-même,

Johnny n’a d’yeux que pour une certaine Sarah, Claude François revient de Detroit, Si douce à son souvenir, et des studios de la Tamla Motown avec, dans sa poche, C’est la même chanson avant de proclamer quil fait beau, il fait bon, Joe Dassin a la Fleur aux dents avant de partir pour l’Amérique, Julien Clerc tente de minimiser ses déconvenues sentimentales en nous expliquant que Ce n’est rien avant d’avoir Le cœur volcan, redonnant quelques couleurs à Adamo qui doit se rendre compte, suite à cela, qu’il avait oublié que les roses étaient roses tandis que Michel Delpech, lui, est prêt à tout pour un flirt.
Pendant ce temps, Stone et Charden – spécial Fred – vivent l’Avventura, Gilbert Montagné s’extasie au milieu de The Fool, Michel Sardou ridiculise l’armée avec Le rire du sergent, Gérard Lenorman nous parle de Il (très écolo Gérard Lenorman), Gérard Palaprat guette désespérément un signe (je kiffe), Topaloff, de l’écurie Cloclo, est content d’avoir bien mangé et bien bu, Martin Circus s’éclate au Sénégal, Alain Barrière nous déclare « Je ne suis rien qu’un homme » et Danyel Gérard courre après sa Butterfly, ce qui fit dire à Marcel Amont que, décidément, L’amour ça fait passer le temps (comme il faisait bien l’automate à l’époque, dommage que je n’aie pas trouvé mieux que ce lien). En bref, comme le disent les Poppys: » Non, non, rien n’a changé« .
Pourtant, pour Esther Galil, Le jour se lève, Marie nous vante le Soleil, Sheila, elle, guette les Rois mages, Nicoletta subit un Mamy blue, Mireille Mathieu est perdue dans Une histoire d’amour et Séverine décroche le pompon à l’Eurovision avec Un banc, un arbre, une rue.

Le classement des meilleures ventes de l’année sont là: meilleures ventes

La télévision française, alors encore sous le contrôle de l’ORTF, aime les grandes dramatiques inspirées de notre histoire nationale vue par les écrivains du XIXème, comme Dumas (ex: La Dame de Montsoreau, de  CLaude Brûlé et Yannick Andréi diffusée en 7 épisodes en décembre de cette année-là)

Au box office français,

Les Aristochats vont décrocher le plus grand nombre d’entrées, devant Les bidasses en folie, grosse comédie lourdingue comme seules les années 70 ont su en produire (décidément, entre Sardou et les Charlots, l’armée se faisait tailler un sacré costar cette annnée-là),

tandis que Love Story remue l’âme des plus romantiques.

Parmi les autres succès de l’année, on retiendra aussi une autre comédie, La folie des grandeurs et Jo (toutes les deux avec De Funès), Les mariés de l’an II, Les pétroleuses ou La veuve Couderc, mais surtout, on note la présence de films plus « durs » avec Mourir d’aimer

ou le dérangeant film de Louis Malle Le souffle au coeur qui devait provoquer un certain scandale à l’époque, vous comprendez pourquoi ci-dessous.

C’est aussi l’année où on dit adieu à Coco Chanel, Fernandel, Igor Stravinski, Jean Vilar, Jim Morrison, Louis Armstrong et Nikita Khrouchtchev.

Enfin, les prix littéraires de l’année ne semblent pas avoir laissé un souvenir impérissable: le prix Goncourt est attribué à Jacques Laurent (un écrivain marqué par son engagement à l’extrême-droite et auteur, par ailleurs, de la série des Caroline chérie, adaptée ensuite au cinéma) pour Les Bêtises, le Médicis à Pascal Lainé pour l’Irrévolution, le Fémina à Angelo Rinaldi (membre de l’Académie française depuis 2001) pour La Maison des Atlantes, le Renaudot à Pierre-Jean Remy pour Le Sac du palais d’été, d’Ormesson reçoit le Grand prix du roman de l’Académie pour La Gloire de l’Empire et le Prix des libraires va à la Canadienne Anne Hébert pour Kamouraska, un classique de la littérature québécoise lit-on par ailleurs.

Et puis, cette année-là, et précisément ce jour-ci naquit un enfant absolument extraordinaire sans lequel vous ne seriez pas à lire cette article en cet instant-ci.

Haiku de Strasbourg à l’heure de Fukushima

 

Dans l’air presque irradié,
Pourtant bleu et pur,
Cigogne insouciante.

Strasbourg, 25 mars 2011

Espérer…

La vie et le monde tel que nous le connaissons sont gravement malades.

Si j’étais médecin et que l’on me demandât mon avis sur les hommes, je répondrais :   » Du silence, prescrivez leur du silence ! »

 

Soren Kierkegaard

*

Il doit bien y avoir autre chose dans la vie que de tout avoir…

 

Virginie

Y a le printemps qui ne chante plus

Ca s’est passé il y a 33 ans ans désormais. C’était un 11 mars. Je n’étais pas bien haut, mais curieusement je me souviens assez bien de l’annonce, de la torpeur qui l’accompagnait.

Vous l’aurez sans doute compris, comme le 21 du mois, c’est rubrique musicale et avec un titre aussi évocateur (ah bon, il n’est pas évocateur mon titre?), nous allons survoler la carrière de Claude François.

Ne haussez pas les yeux, je ne vais pas vous refaire sa biographie, vous la trouverez sans aucun mal sur la toile.

Vous l’aurez sans doute remarqué que je tente de vous dénicher des perles improbables (euh, dites-le!); avec Cloclo, c’est assez facile, au regard du succès qu’il a encore même auprès de jeunes qui ne le connaissent que d’après les archives de l’INA et des 45 ou 33 tours de leurs parents (voire grands-parents…).

Mais là je crois que nous allons ensemble toucher aux confins du meilleur. Accrochez-vous à vos caleçons et petites culottes (ou de celui/celle que vous voulez), parce là ça va souffler comme une explosion nucléaire (un peu de mauvais goût ce jeu de mot, mais vu l’heure à laquelle j’écris ces lignes vous me pardonnerez, vous serez aimable [et son orchestre bien sûr], merci d’avance).

Kenzo Saeki & Club Je t’aime – Magnolia forever

Ca commence fort? Mais je vous avais prévenu! Allez encore un peu…

Kenzo Saeki feat Rue de La Bossa – Chanson populaire

Sans se moquer (à ça non, ce n’est pas mon genre) de cet artiste [qui a quand même piqué la coiffure de Amanda Lear, vous ne trouvez pas?], Kenzō Saeki est un artiste Japonais qui a participé, en 2008, à une compilation « Cloclo Made In Japan » en hommage à Claude François.

Après ce voyage au pays du Soleil Levant (hélas tout de même inspiré par l’actualité…), je tenais à vous faire découvrir quelques chansons de Cloclo qui ne sont pas passées à la postérité (et certaines, je dois bien avouer même si je suis assez fan, que ce n’est pas très étonnant…).

Feu de paille (1972]

Hello Happiness (1975)

Pourquoi (1977)

Claude Francois – Stop stop stop (1978)

Terminons cette évocation par une chanson de 1972 composée par Patrick Juvet qui en ce lundi 21 mars est une dédicace spéciale…

Lundi au soleil (1972)

 

Waquete

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T’es rentré hier, t’as pas tilté de suite qu’on était le 18 pourtant, c’était marqué sur ta fiche de sortie, sur ton portable sur le billet de train… Même à Montparnasse c’était marqué en grand mais, t’as pas tilté.. ce n’est qu’une fois arrivé chez O. après t’être servi un café bien chaud, même après l’avoir bu, ce n’est que vers 18h que t’as su que demain, on serait le 19. Alors t’as réfléchis, t’as creusé, un peu, dans ton cerveau mais rien. Manque d’envie alors dans l’doute, t’as textoté Maitre Tto. : ‘je viens de tilter… demain je dois écrire sur unefoisparmoi’ Réponse : t’es le 19 !!!! ;)’  ..bien sûr t’as remarqué l’agacement (si peu..) après le 19..  Mais comme tu es joueur, et des fois,  complètement à la cave, tu as reposé la question : ‘mais c’est demain ?’ de là s’est suivi des échanges et patati et patata et finalement, t’as trouvé un truc à raconter. Dingue non ? Bein c’est tout… un peu court?…  t’as pas tout le temps des trucs à dire et t’as pas tout le temps, l’envie. C’est dur même une fois par mois, surtout que pendant 3 nuits, tu t’es fait chier t’aurais pu, à ce moment-là, si, on t’avait prévenu, réfléchir, trouver un truc quoi ! mais non… bein ouais, les autres.. toujouuuuurs….   Alors tant pis, tu vas faire c’que tu fais chez toi pis c’est tout.

Ta chambre est ta toile ton sang, la peinture tes doigts les pinceaux la veine le commencement d’une peinture qui ne se vendra pas tout n’est pas a, acheter, il faut juste la vider là, sur cette toile jaunit par les joints la clope par tes soupirs par ta vie, la buée sur  tes fenêtres tu jettes un regard amer les démons de ton futur t’étouffent de l’intérieur comme un poison, l’acide te ronge au-dedans. Le papillon sortant de son cocon s’évapore en abeille piquante sur ce poignet infectant ta conscience crachant son dard dans ton âme. La giclée coule vers le bas ton doigt frôlant la goutte dessine par automatisme, rien n’a de sens dans l’oubli ce que, le pour quoi, de cette envie, écraser le papillon mais il vole, et frivole au dessus de toi passant en dessous de ta main montant au plafond tout tourne. Tout fout le camp. Une ombre derrière le rideau bouge.. tu peine à garder le tout ouvert.. et pis.. la douce symphonie commence les cordes le violon grinçant coupant les bouts des doigt au sang tranquillement elle s’installe, lentement te procurant un juste effet d’apaisement, une liberté, le mal s’en va. Tout est, paisible. Le silence, ça n’a pas de prix.

Aerial

Faut pas avoir peur !

J’aurais procrastiné  l’écriture de cet article jusqu’au dernier moment. Ne sachant pas trop quoi écrire j’ai décidé de fouiller dans mes brouillons et je suis tombé sur un article que j’avais organisé autour de cette citation :

Quant à mes «faiblesses d’écriture», à «la pauvreté de mon style», son côté répétitif (pas incantatoire pour autant), ne croyez surtout pas qu’elles m’échappent; mes faiblesses, je les connais, mes défauts me crèvent les yeux ; mais je passe outre ; ce n’est plus tellement ce qui m’intéresse quand j’écris. Bien écrire, est un plaisir que je laisse à ceux qui n’en ont pas d’autres. Moi, j’en ai d’autres. Et tout d’abord celui de raconter et de découvrir ce que je raconte, ce qui me passe par la tête.

Et c’est vraie que quand j’écris un article, ou que j’écris tout court que ce soit un mot, une dissertation ou n’importe quoi je trouve 9 fois sur dix ce que j’écris pompeux/gnan-gnan/mal écrit. Je fais de l’auto-censure comme qui dirait parce que du coup, j’ose pu publier, je laisse à l’état de brouillon sans y revenir (sauf quand je suis en panne d’inspiration vous l’aurez compris). Alors du coup quand j’écris une mot ou une lettre un peu personnel, je m’interdis la relecture histoire de ne pas décider de ne rien envoyer au final.

Et je pense que je suis loin d’être le seul à avoir ce « syndrome ». Seulement , souhaitant ouvrir mon propre blog d’ici septembre ça pose quand même un problème de taille, comment alimenter un site quand ce qu’on écrit ne nous convient pas ? Je connais les recettes habituelles du style prendre son temps, laisser murir le texte ou au contraire tout écrire d’un coup sans relire et publier dans la foulée. Seulement aucune ne me convient. Et le pire dans tout ça c’est que je n’arrive pas à déterminer si c’est une trop grande auto-critique envers moi même ou si c’est juste un manque de confiance en soit.

J’aurais bien aimé avoir une belle conclusion à donner tout ceux qui sont comme moi, non satisfaits de leur écritures, du style un beau conseil comme « prenez confiance en vous ». Mais je n’en ai pas, parce que dire aux gens de prendre confiance en eux, ça sert au final à rien, et qu’à chacun sa solution pour ce genre de problèmes. Mais c’était au moins pour leur dire qu’ils sont pas les seuls.

Les petits malheurs de Lili… quand le sort s’acharne…

Bonjour tout le monde…

oui j’ai des petits malheurs… dont je me passerais bien mais qui ne sont, ma foi, pas la fin du monde… bien heureusement…

Je suis avocate, mais je ne plaide pas, je conseille et rédige des documents uniquement. Je travaille dans un cabinet mais j’arrive à avoir des clients personnels… et pour le coup c’est du contentieux donc je suis amenée à plaider pour eux…. sauf qu’en fait… plaider est pour moi très anxiogène, surtout quand ces clients perso sont notamment ma meilleure amie et mon père…

Et voilà qu’il y a trois semaines, je suis tombée malade… ça a commencé par un mal de ventre et une grosse fatigue pendant deux jours, jeudi et vendredi… rien de bien grave, sûrement une gastro me dis je, quoique… c’est juste un mal de ventre sans l’accompagnement habituel d’autres symptômes si vous voyez ce que je veux dire… donc deux jours à me lever pour aller travailler quand même…

Le week end arrivant, je me dis que je vais bien dormir et hop ça va passer! Sauf que je ne sais pas tenir en place, donc je suis allée me déjeuner et me ballader avec des amis samedi après midi, et vous savez, c’était ce samedi où il y a eu beaucoup de vent, il faisait terriblement froid… et là malgré le fait que je m’étais bien habillée, j’ai senti un froid immense sur mon front…. j’ai bien compris que j’allais sûrement subir un retour de bâton terrible…

Pour continuer dans la lancée, j’ai commencé à perdre ma voix samedi après midi… pour avoir au final, une magnifique voix de camionneur…. vous savez cette voix sensuelle et sexy pour les filles… celles où on entend bien que la nana a sûrement 50 ans bien entamée et une facheuse tendance à beaucoup fumer et boire…. sauf que moi j’ai 30 ans, je ne fume pas et je ne bois pas… donc bien dégoutée, je décide de parler le moins possible…. mais ha ha ha!! Vous parlez de moi!! Pas possible ça, d’arrêter de parler!! Vous plaisantez?? pfffff….

Alors, toujours fermement décidée à ne pas m’enfermer chez moi pour éradiquer toute forme de maladie, sentant que mon mal de ventre est parti, mais qu’en fait, je tousse un peu quand même, je décide quand même de sortir avec des amis samedi soir….

La soirée se passe bien, très bien même, sauf que je n’arrête pas de parler avec ma magnifique voix…

Le dimanche matin, après une nuit pourrie comme souvent quand on est malade ( et voilà, j’ai toussé toute la nuit), je me prépare pour aller déjeuner à l’extérieur… mais je suis quand même très fatiguée…

Je vous concède tout-à-fait le fait que c’est mon entière faute et que ma faute… mais bon je suis assez têtue… surtout que pour revenir à mon introduction, je venais de plaider quelques jours auparavant pour ma meilleure amie et je m’apprêtais à plaider pour mon père le lundi en huit… alors je me suis dis que ce serait bien que je retrouve rapidement ma voix et mon peps…

Bref, dimanche sympathique, pas trop violent mais j’ai commencé à me sentir vraiment faible le dimanche soir…

Lundi matin au réveil : catastrophe : mal de tête monstrueux, nez totalement bouché, état proche du végétatif et toux continuelle… et crotte…. donc médication personnelle : rhinadvil, sirop pour la toux, vitamines C haut dose, doliprane…

Sauf que rien n’y fait… lundi pourri, je m’imagine qu’une bonne nuit fera sûrement l’affaire, que nenni!! Mardi état stable mais dans la maladie!!

Je décide alors, après m’être fait disputer par justement ma meilleure amie, de prendre rendez vous chez mon médecin le jour même…

Diagnostic : Rhynopharyngite doublée d’une trachéite… pffff…. eh ben oui mademoiselle, tous ces médicaments sont bien mais pas pour ce que vous avez… Allez, antibiotique et arrêt maladie jusqu’à dimanche!! repos complet!!

Oh crotte…. pas cette semaine!! j’ai une réunion tous les jours, des conférences téléphoniques et un dossier de plaidoirie à préparer pour mon père… pffff….

Bon je me décide à rentrer quand même chez moi, et sortir de mon lit et aller au cabinet que pour mes cas de force majeure…

Ainsi vont les mardi, mercredi et jeudi… car vendredi, je dois prendre la voiture pour 5h de route pour descendre chez mes parents et aller plaider lundi… Mon état ne s’améliore pas aussi rapidement que j’aurais voulu, et me voilà vendredi, dans ma voiture pour 5h de route…

Et là, samedi… ce fut le drame… non seulement je tousse encore beaucoup, j’ai encore le nez pris même si ça va mieux, mais finalement mon état n’est pas encore au beau fixe, loin de là… alors le samedi matin, je me lève, me déshabille pour aller me doucher et au moment de rentrer dans la douche, que vois je?????????

Mon ventre rempli de boutons!!! plein de boutons partout!! des petits boutons rouges partout sur mon ventre!!!! MAIS M…. P….. fais CH…… c’est quoi ce truc!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! mais ça ne gratte pas….

Je suis à 500km de mon médecin, j’ai déjà eu la varicelle quand j’étais petite, et puis ça ne me gratte pas… non ça peut pas être ça, pas la galle!!! rooooh, et voilà mon week end cooconning chez mes parents tourner à la psychose d’une nouvelle maladie….

Dimanche matin : les boutons apparaissent dans mon dos!! partout dans mon dos…. oh mon Dieu, je prie fort pour que ces boutons n’arrivent pas sur mon visage!! on ne va pas me laisser entrer au tribunal!!! là, j’en ai ras le bol…

Heureusement, lundi, pas d’autres apparition (notamment sur le visage)…. je prend rendez vous chez mon médecin de nouveau pour mardi première heure!!

La plaidoirie se passe, je rentre sur Paris.

Mardi je file chez mon médecin, espèrant que ça ne soit pas la galle ou une autre maladie démoniaque… (non je ne suis pas hypocondriaque!), et là, après m’avoir ausculté avec une loupe (oui oui une loupe!!) elle me dit avec un immense sourire : « ah mais oui, c’est ça, un pityriasis rosé de gibert! »…. hummm traduction please??

« Ah mais ne vous inquiétez pas, ce n’est rien de grave! vous avez été stressé ces derniers temps? » ….. euh, moui un peu dire ça, deux plaidoirie en deux semaines pour des personnes extrêmement proche, une rhynopharyngite et trachéite avec rendez vous réunions et conférence téléphonique…. moui, on peut dire ça comme ça…

« C’est une réaction au stress, c’est totalement bénin, ce n’est pas dangereux ni contagieux, et ça partira dans 4 semaines »…. quoi 4 semaines avec des boutons plein le ventre et le dos????? magnifique!!

« Et vous avez de la chance : ça ne va pas sur le visage! » …. ouf…. c’est au moins ça…

Et voilà…. moi qui n’est jamais subi le stress, qui ne l’ai jamais ressenti… et bien voilà, je suis maintenant, une de ces personnes qui « stresse » et en plus de ça, qui sort des boutons à cause de ce stress…. non mais j’te jure!!

Au moins c’est pas la galle.

Allez bonne journée!

Lilli

 

Ne quittez pas, LinkiSeb n’est pas là mais il va revenir …

Dans la vie d’un rédac’ chef, il arrive qu’il faille  s’adapter … un peu comme dans la vie en général. Bah voila … dans la vie normale, on ne prévoit pas tout, on essaye à coup d’horoscopes qui annoncent la fin du monde en 1999, on aimerait savoir quand la Terre va jouer la samba rien que pour éviter de se faire beaucoup de sushis …

Ce mois-ci, LinkiSeb ne te fera pas part de ses Linki’s Menstruations du mois de mars …
Bah oui, ça arrive … et en bon rédac’ chef que je suis, je me suis dit que j’allais prendre le relai rien que cette fois, pour ne pas laisser sa place vacante.

En plus, venir m’introduire [en tout bien tout honneur] de la sorte à une période où je n’ai pas l’habitude de viendre, ça me change un peu hi hi hi … Et puis, ça me permet de te parler d’un petit nouveau truc là dis donc … Non, pas d’une nouvelle télé-réalité, pas de ma candidature à la primaire du PS ni de je ne sais quoi d’autre [non, je ne parlerai pas du nouvel alboum de Britney Pire … ça suffit … leave us alone Britney !!!].

Juste te signaler qu’une nouvelle bannière prend place pile poil aujourd’hui ! Nouvelle bannière avec plein de nouveaux avatars, ressemblant à l’équipe qui écrit tous les mois … en accord avec la tonalité nouvelle de l’habillage … Bref, il était temps parce que la bannière du premier anniversaire, c’est comme les gâteaux : y a un moment, on commence à en avoir marre hein ?

Voila … mon petit passage se limite à cela pour aujourd’hui.
Gros bisous à mon petit LinkiSeb en espérant le voir revenir en pleine forme le mois prochain, une fois l’orage passé. Bah oui, je ne suis pas seulement un rédac’ chef que l’on cherche à déboulonner ou un affreux au sujet duquel je crois que l’on taille encore de bien jolis costumes [désolé, je préfère les choisir moi-même] … je suis aussi à l’écoute.
On finit par quelques notes …

Tto

Marine Le Pen, les Arabes, la mer et les sondages

La politique est un sujet que j’évite d’aborder en société ou entre amis. C’est toujours sources de conflits, de mots plus hauts que d’autres, certains se sentant obligés de revêtir les habits rouges du Parti Communiste, d’autres faire le héraut du bouclier fiscal ou encore certains feraient presque allégeance aux amis de Charles Million. Mais depuis quelques jours, des relents assez immondes viennent inonder les ondes avec l’affaire qui secoue la Maison Dior. Cette même famille dont le fondateur vouait un culte assez infâme avec le Fürher et dont la femme se gausse devant les caméras que les juifs devraient rester là où ils sont et que son mentor n’est autre qu’Hitler. C’est un peu l’arroseur arrosé. De part ses déclarations, certes prises sans son autorisation, John Galliano, en étant dans un état d’ébriété plus qu’avancé, a fait part de ce qu’il avait au fond de lui, cette haine des juifs. C’est bien connu, c’est avec un peu d’alcool que les langues se délient.

Marine Le Pen, elle ne boit pas quand elle parle. Elle sait très bien ce qu’elle dit, elle manie extrêmement bien les mots étant avocate de profession, elle arrive à captiver de plus en plus d’âmes qui la verraient bien présidente en 2012. Les pays arabes en pleine soif de liberté sont, certes en première ligne dans l’actualité mais aussi en plein dans le programme du Front National. Le digne rejeton de neuneuille n’a pas eu de mots assez clairs pour proposer que « l’on repousse dans les eaux internationales les migrants venus d’Afrique du Nord et qui veulent venir en Europe ». Quelle indignation que de penser que personne de notre chère classe politique n’ait eu le courage de s’exprimer voire de condamner purement et simplement ses propos. Voilà où on en est. Ce sont les mots irresponsables d’une candidate à l’élection présidentielle qui approchait encore cette semaine 25 % d’intention de vote dans les sondages. Aucun responsable politique ne s’insurge, les bras m’en tombent.

Personne ne peut imaginer qu’on puisse envoyer à la noyade toutes ces populations qui fuient des pays où règnent le chaos et la violence après la dictature. Personne et Marine Le Pen le sait très bien. Elle cherche à provoquer la situation dans laquelle elle serait la seule à défendre ces pauvres Français accablés par la dette à cause de ces méchants immigrés. On ne peut évidemment pas recevoir toute la misère du monde, des programmes d’intégration dans chaque pays devraient être mis en place, mais les gouvernements corrompus ne permettent plus à cette jeunesse en mal de liberté de pouvoir s’exprimer et surtout de travailler.

On (en réalité l’UMP) lance des débats pour moins que ça. Débats assez indignes d’une démocratie pour tenter de récupérer les électeurs qui avaient fait une confiance presque aveugle à ce cher Nicolas pour « protéger » la France et surtout « endiguer » cette immigration que 23 % de la population rejette haut et fort. L’exemple du pseudo-débat sur l’Islam est très révélateur : ce qui compte, ce n’est pas la réponse, mais la question. On imagine que la religion musulmane serait un problème en France, alors qu’en réalité seul l’intégrisme pose des problèmes, et dans toutes les religions. Mais 2012 approche à grand pas et on essaye de légitimer un débat, relevant presque du racisme, qui ne devrait pas avoir lieu.

Alors oui, je m’indigne contre ces 25 % d’intentions de vote (encore que certains n’osant même pas dire qu’ils voteront FN), je m’indigne contre ce marketing du FN qui ferait de Marine Le Pen, une candidate plus acceptable que son père. Le forme est certes presque différente mais le fond reste invariablement le même. Je m’indigne contre notre classe politique qui observe les révolutions arabes comme une menace, et non comme une immense avancée. Ah, au moins, le monde était plus tranquille quand régnaient les dictateurs…

Un autre Fred

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