Archives de Catégorie: Dans la tête de celui qui

Celui qui est mieux à deux

Il y lui, son sourire, sa gentillesse, son engagement. Il a changé sa vie depuis 3 ans sans avoir choisi, au hasard d’une rencontre et d’un croisement de regard. Il y a des jours où le destin change, cela pouvant être négativement par un drame mais aussi positivement par une rencontre, une opportunité. Et puis il s’est laissé guidé par ce nouveau destin et les occasions qu’il a eu  d’ouvrir sa porte, de laisser un double de clé, et de faire de la place dans l’armoire. Sans aucun regret depuis, tellement les jours s’écoulent naturellement, simplement, avec des petits plaisirs ponctuellement. Là il s’en va une semaine, des vacances en plus avec des amis, mais une semaine c’est vite passé…

 

Et il y a toi, redevu célibataire le temps d’une semaine et tu te dis qu’on reprend vite les mauvaises habitudes. Le  linge entassé, la vaisselle dans l’évier, l’aspirateur caché, la poubelle bien remplie, le gras sur la cuisine ou les chaussures à trainer, ta spécialité étant de remettre chaque jour au lendemain. Les moments seuls se passent devant la tv ou plus souvent l’ordinateur, à faire des jeux ou lectures inutiles, des tchats sans aboutissement, rendant le coucher tardif sans aucune saveur de la journée bien remplie. Alors que lorsque tu es avec lui, tout coule tranquillement mais aussi de façon productive, linge rangé et vaisselle lavé. Ce n’est peut être pas grand chose car tu n’es pas maniaque mais tu te couches avec une certaine satisfaction que rien ne traine à faire et que demain sera une autre bonne journée. C’est le jour où il revient que finalement tu te rend compte que la vie à deux a quand même un attrait personnel et que finalement elle permet de tirer le meilleur de toi même.

 

« Un jour tu seras romantique? » « Ouais c’est ça… »

The One Who

Publicités

Celui qui ne mesure pas les risques

Il y a eux, qui aiment l’adrénaline que procure la mise en danger, qui aiment l’interdit, qui vivent dans le risque. Ils se sentent pousser des ailes lorsque ce qu’ils font dépasse les limites fixer. Ils ont bien conscience des limites et des risques encourus mais ils savent aussi mesurer jusqu’où ils peuvent aller. Ils vivent dans un certain excès, brûlent leur capital chance, mais c’est un peu ça qui les rend vivants. Ils ont besoin de vivre autrement pour se sentir vivants, ne pas rester comme les autres, se sentir au dessus d’eux et de ces vies « plan-plan ». Sans doute que des fois ils paient la prise de risque mais la satisfaction d’avoir fait ce qu’ils ont fait ne les décourage aucunement pour la suite, bien au contraire. Ils vivent et respirent à fond.

Et il y a toi, qui prends aussi des risques mais qui ne les mesures des fois qu’après coup. Tu n’en prends pas pour vivre selon toi, juste pour céder à des envies, à des impulsions du moment, à des appels intérieurs. Aller à la plage au lieu d’être au boulot, sans envisager qu’il sera impossible de justifier quoi que ce soit en cas de chute dans les rochers et un voyage aux urgences. Aller prendre un verre avec un contact, sans admettre que dans un lieu public il n’est interdit de croiser quelqu’un qui te connaît. Inviter des contacts chez toi alors qu’il n’est pas impossible de te faire surprendre par ta moitié. Tous ces types de risques tu les prends sans les mesures. Tu mises sur la faible probabilité qu’ils surviennent. Car oui tu sais qu’il existe une probabilité que le risque arrive et que tu te fasses prendre. Mais ça tu y penses souvent après avoir céder à cette pulsion. Jusqu’ici tout s’est bien passé mais le risque zéro n’existe pas…

« La dernière chance au dernier moment… » « Ouais c’est ça… »

The One Who

Celui qui ne veut pas être comme eux

Il y a eux, ces internautes à la verve facile, toujours prêt à en foutre une au premier qui s’exprime et qui ne critique pas dans leur sens. Le net est devenu leur terrain de jeu, eux qui aiment tant parler dans le dos, se montrer courageux à dire tout haut les plus belles conneries, du moment qu’ils sont assurés que le premier concerné n’est pas dans les parages et ne viendra pas à savoir qui a dit ce qu’on pourrait lui rapporter. Hé oui le net est devenu le plus bel endroit de défoulement des anonymes et tout le monde y met du sien tant que c’est pour dire du mal, critiquer négativement, montrer qu’on a un avis et l’idéal étant de le faire avec un jeu de mot ou un claquage humoristique. Le net est le plus bel étendoir des frustrés, des égoïstes et égocentriques en tout genre. Les forums, Twitter ou les espaces de commentaires des articles, tout est bon pour s’épancher et se défouler sans même avoir pris la peine de prendre quelques millimètres de recul et enclencher le second degré. Après avoir dû modérer les publications, on doit à présent davantage modérer les espaces de commentaires de ceux-ci. Car en plus d’avoir la hargne ils explosent de mots infâmes, limites à égorger celui contre qui ils s’expriment.

Et il y a toi, effaré ce matin à la lecture de commentaires d’un article que tu n’avais pas trouvé ni nul ni sensationnel. Du fait qu’un bloggueur est eu un choc à la vue du comportement et les ait décrits en condensation et exagération pour créer son article, une foule de lecteurs s’est épanché sur son cas à foule de commentaires pour se défendre des insultes qu’ils ont ressentis en lisant l’article. Tu te demandes alors si le second degré a lieu d’être des fois sur la toile. Le bloggueur peut-il s’en prendre à une partie de la population et que ceux-ci ne sachent pas lire entre les lignes et voir le trait forcé qu’a mis l’auteur pour créer, le fait qu’il soit parti de plusieurs anecdotes ou choses vues à des instants différents pour les compiler dans une même histoire? Tu peux te dire qu’on est aussi libre de commenter que l’auteur est libre d’écrire mais on en vient à commenter aussi lâchement et facilement, tu te dis que c’est vraiment ingrat et irrespectueux. Tout comme les commentateurs avaient sans doute trouvé ingrat et irrespectueux l’article qu’il avait lu. Toujours question de point de vue…

« Et toi tu t’épanches bientôt? » « Ouais c’est ça… »

TheOneWho

Celui qui organise mal son temps

Roulant plus ou moins tranquillement dans un quartier pavillonnaire, tu t’es soudain souvenu qu’on était le 5… 18h passé, juste 10hde retard… En même temps quelqu’un s’en est-il rendu compte? Même pas toi…

Tu pensais il y a quelques mois avoir plein de choses à raconter. Tu imaginais certains jours tes articles à l’avance. Mais au bout du compte le jour venu plus rien à dire et pire aujourd’hui tu as même oublié… Quand on est pris dans le tumulte de la vie de tous les jours où tu bénéficies peu de temps à être libre et seul, ou peut être à te rendre libre et seul plutôt. C’est un peu comme dire ne pas avoir le temps alors qu’en fait c’est surtout qu’on ne le prend pas… Car on peut rester libre de son temps et de ses envies d’une façon générale. Toutes les obligations qu’on se donne ne sont en général que des choix qu’on fait…

Certains diront que le boulot, la vie de famille ou notre état de santé nous donne des obligations. Certains arguments seront sans doute valables mais pour certains cas avec un peu de recul vous vous direz que ce n’est pas si obligé de le faire… Enfin ca se discute quoi….

Tout ça pour dire que j’ai oublié d’écrire et que je ne prend plus le temps de le faire alors que ce que je fais à la place n’est pas très indispensable… Voilà…

« Tu sonnes creux à présent? » « Ouais c’est ça… »

The One Who

Celui qui cache juste la vérité

Hier soir je regardais un film où dans une des répliques l’actrice disait « on ment tous, on fait tous semblant d’aller bien »

Je ne pense pas que cela traduise forcement un mal mais oui on ment tous. Pour arranger ou même cacher nos vérités, pour protéger nos proches, on a tous nos raisons, plus ou moins valables…

On dit des fois protéger nos proches de la vérité, ne rien dire pour ne pas faire de mal. Je pencherai plutôt pour l’idée qu’on protège nos rapports avec nos proches et l’image qu’ils ont de nous. On n’assume pas tous nos choix ou nos actes, et donc on omet de temps en temps certains « détails » de notre vie. Oui on ne ment pas forcement, on « oublie ». Bon oui on cache si vous préférez. Car mentir c’est dire un mensonge, donc ne rien dire n’est pas vraiment mentir juste ne pas dire la vérité… et être de très mauvaise foi je l’accorde.

L’extrême du mensonge est évidemment la double vie. Pour ma part je n’en suis pas là, je mens oui mais juste sur certains détails, sur certaines de mes occupations. Et si j’assume une chose c’est justement le fait que je veux sans doute conserver mon image proprette, même si parfois j’aimerai jouer franc jeu mais pas sûr alors que je trouverai les personnes avec qui partager toutes mes vérités.

Finalement ceux qui connaissent le vérité sont ceux qui participent à mes mensonges, mais en général ils restent étrangers à la vraie vérité, ma vie officielle, me menant un peu vers une double vie en fait..

Et je m’étais dit qu’ici j’assumerai qui je suis, mais comme on dit, tout se sait. Donc la probabilité qu’un de mes proches lise mes lignes empêche de donner le moindre détail en fait. je suis rattrapé ici aussi par la protection de mon image… Je tourne en rond, je tourne en rond…

« En fait tu nous protège nous aussi? » « Ouais c’est ça… »

Celui qui ne bronze pas du tout utile

il y a eux, allongés sur leurs serviettes de plage, discutant de tout et surtout de rien. 16, 17, peut être 18 ans, un des garçons caresse le dos de sa copine et les deux autres se la raconte. Le sujet de la discussion n’est même pas devinable car celle-ci ne tourne autour de rien de précis. Commentaires, anecdotes, blagues, ils tentent de la ramener avec ce qu’ils ont. Leur teint est halé, ils ont un large sourire, leur petite bande fait penser aux groupes des stars des collèges ou lycées, ceux qui sont cools et que tout le monde envie. Ceux qui dictent la loi et qui décident qui est suffisamment bien et intéressant pour être ami avec eux.

Et il y a toi, allongé a quelques mètres qui les observe du coin de l’œil en te rappelant ces choses idiotes de l’école. Tu états loin s’appartenir a ces groupes. Plutôt timide, pas très beau, bon élève, tu faisais plutôt parti des naz et les autres ne se privaient pas pour te brimer. Personne pour te défendre, même pas toi tout seul, tu as encaissé, 7 ans durant quand même. Aujourd’hui tu te dis que c’est ce genre de ptits cons qui a forgé ton caractère et ce que tu es dans la vie. Tu ne regrette pas ce que tu es devenu mais un autre chemin aurait été plus simple… Et tu te demande aussi si c’est toute cette époque de rejets amicaux et amoureux qui fait qu’aujourd’hui tu as besoin de plaire, d’être sur d’être désiré, et le besoin constant de séduire ceux que tu croise, de faire bonne impression, limite d’impressionner. Comme un besoin de vengeance, de revanche sur une partie de ta vie. Ce coté là n’est pas celui qui t’arrange le plus, t’amenant là où il ne faudrait pas.

« tu as eu ta revanche, on fait la belle? » « ouais c’est ça! »

Celui qui n’est pas mieux que Marthe Villalonga

Il y a elles, ces trois copines cinquantenaires, assises à la terrasse de ce restaurant en bord de boulevard. Mais malgré les voitures frôlant la terrasse, il est impossible de rater leur conversation. Ce genre de discussion qu’on entend sans même se concentrer à écouter. Ceci pas à cause des sujets mais plutôt au niveau sonore des voix de ces trois ménagères, niveau dû à la fois au sans-gêne de ces femmes mais aussi à leur accent du sud. Hé oui à Montélimar on est presque en Méditerranée alors l’accent chante. Enfin, « chante », on dirait plutôt Marthe Villalonga en triple exemplaire à cette table, mélange de Sud de la France et Nord de l’Afrique, donc le chant est pas forcément mélodieux…

Alors ça parle des enfants, de la maison, du boulot à la centrale, et du mari. Et quand ça parle du mari, ca parle sexe. Elles n’épargnent aucun sujet et aucun détail aux gens autour, limite à se demander si ça les excitent pas d’afficher leur vie. Ca les excite plus que leur mari en tout cas. Hé oui il faut savoir que le dimanche après midi, la ménagère de cinquante ans n’a plus d’enfants à s’occuper donc pas d’excuse pour pas y passer quand monsieur rejoint son lit en vue d’une sieste l’après midi. Donc l’une d’elles explique aux autres qu’elle se met devant un film dans le salon au départ, en espérant qu’il redescende vite de la chambre. Que dalle ! … Alors un second film. Là ca fait 3h quand même mais il est toujours pas redescendu, donc Bobonne fini par y aller alors qu’elle n’en a pas du tout envie. Limite ça la dégoute. Ben oui elle n’a plus de libido la coquine, niveau zéro de chez zéro atteint ! Quelqu’un lui a dit que c’était la ménopause ?

 

Et il y a toi, assis à la table d’à coté. Hé oui tu n’as rien raté de cette formidable discussion. Déjà que dès le début elles t’ont saoulé avec leur accent et leur niveau sonore, tu sentais que le repas allait être chiant et que tu finirais par leur dire que l’intérêt de leur discussion ne dépassait pas leur table et qu’elles pouvaient donc parler plus bas. Mais bon, sur la constatation qu’elles finissaient leurs desserts quand tu t’es installé, tu misais sur une disparition rapide du trio. Ben pari raté puisqu’au plat tu te tapes le niveau zéro de la libido de Bobonne.

Et finalement au fond de toi cette anecdote te ramène à la tienne de libido. Ben oui car à même pas 30 ans ce n’est pas beaucoup mieux chez toi. Tes envies sexuelles dans ton couple sont très limitées voire inexistantes. La vie de couple t’offre une vie à deux et finalement le sexe n’arrive pas à y rentrer. Au début c’est sympa pour découvrir l’autre, goûter au plaisir, mais tu finis par te lasser. Finalement tu prendrais plutôt ton plaisir dans la nouveauté et la séduction d’autres partenaires, et donc après quelques mois de relation les envies de sexe ne sont plus là. Tout ça ne se lie même pas à une question de physique, d’attirance pour ton partenaire, tu es bien avec et, même si physiquement tout n’est pas parfait, tu te dis que ce serait pareil avec une bombe atomique. Donc de temps en temps tu fais quand même l’effort, car il y a de la demande, et finalement tu prends du plaisir mais l’envie de le faire n’est pas là. Pourtant ta libido n’est pas inactive, tu l’entretiens et elle se porte bien, très bien même, trop même car elle est en dehors de ton lit…

 

« Le concept d’une fois par mois pour l’écriture et le sexe? » « Ouais c’est ça… »

The One Who

Celui qui écrira le 5.

Il y a eux, ces bloggueurs affamés, toujours soif de partage et d’écriture. Ils écrivent chacun avec leur propre style, pas toujours descriptible, libérant ce qui les énervent, les provoquent ou les perturbent. C’est des fois captivant, limite jouissif de plaisir chez certains, mais d’autres fois inintéressant, vide, creux. Chaque bloggueur a sa vision des choses, sa façon de le dire, et chaque lecteur a sa façon de lire, sa façon d’interpréter. L’addition des deux ne donne évidemment pas le parfait dosage, celui ou le bloggueur est satisfait de son écrit et le lecteur conquis. Mais c’est ce qui fait le bonheur du blog, ne pas être parfait, savoir pour le bloggueur se remettre en question sur ce que peut provoquer ses écrits, et le lecteur savoir se dire qu’il n’a pas peut être besoin de comprendre mais s’y intéresser quand même.

Et il y a toi, qui a toujours eu cette ambition de partager, d’échanger et de conquérir des lecteurs via un blog. Mais tantôt occupé, tantôt lassé, la tenue d’un blog n’a pas toujours été très constante. Et tu prends ça pour un échec à petite échelle. Car en dehors du but de partager tes envies, tes émotions, tes convictions, l’écriture d’un blog est aussi le besoin de te faire connaître et de te faire reconnaître. Car, en creusant un peu coté psychologie de comptoir, tu te dis que c’est le fait d’avoir longtemps été dénigré, ou pensé l’avoir été, qui fait qu’aujourd’hui tu as constamment le besoin de sentir de l’intérêt envers toi. Le problème de creuser est qu’on trouve des trucs à dire mais de là à les dire, les assumer devant tes proches, faut pas trop pousser la psychologie de comptoir. Alors que via un blog où personne ne te connaît c’est plus simple. Si bien que cette proposition qu’on t’a faite de rejoindre « Une fois par moi » n’est pas une bête d’idée, avec le pouvoir de creuser et d’assumer sans craindre qu’on t’aime moins, vu que tu pars de zéro. Tu deviens le 5 du mois.

« Tu tiendras jusqu’au moi prochain? » « Ouais c’est ça… »

Theonewho

%d blogueurs aiment cette page :