Archives de Catégorie: Un film par moi(s)

La meilleure façon de marcher

Parce que tout le monde se souviendra de lui principalement pour avoir fait faire les premiers pas à Charlotte Gainsbourg sur le grand écran, et parce que dans ma liste ce film est présent, l’actualité étant, c’est « La meilleure façon de marcher » de Claude Miller dont il sera question dans cette rubrique ce mois-ci.

Le premier film de Claude Miller sortit en 1976, avec Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey dans les rôles principaux.

L’histoire : dans les années 60 pendant une colonie de vacances 2 animateurs, l’un sportif l’autre orienté sur des activités théâtrales acceptent ou n’acceptent pas les différences. Le premier surprend le second dans sa chambre habillé en femme et à partir de ce moment un lien étrange va se nouer entre les 2 personnages, sadisme et ambiguïté sont au rendez-vous pour en arriver à un renversement de situation.

Fil rouge de ce film, la tolérance ou l’intolérance à vous de voir, dans le rapport entre nos 2 protagonistes mais aussi entre tous les acteurs, les enfants entre autre. Comment sont-ils catalogués ?

Et puis la scène des petits suisses, à l’époque je me sentais concerné, enfant je pense qu’on est toujours plus ou moins le souffre douleur de quelqu’un d’autre, ensuite ce qui change c’est la façon de le gérer !

Bon film !

Olivier

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Le Temps qui reste

Ne changeons pas le fil conducteur de cette rubrique : je suis un grand amateur ce cinéma, loin moi l’idée que je puisse établir la critique d’un film, mais si je peux vous faire partager mes choix alors mission accomplie.

Ce mois-ci, je ne sais quoi vous dire, si ce n’est courrez voir ou revoir ce film.

Je sais, c’est un peu court.

« Le Temps qui reste » est un film de 2005 de François Ozon avec Melvil Poupaud et Jeanne Moreau.

Jeune photographe trentenaire, Romain, interprété par Melvil Poupaud apprend qu’il est atteint d’un cancer et qu’il ne lui reste que quelques semaines à vivre.

Comme le titre l’indique, ce film traite des jours qui restent avant une mort inéluctable, pas la maladie, pas le traitement, juste les soins nécessaires à « l’esprit ».

Il décide de ne parler à personne de sa situation sauf à sa grand-mère interprétée par Jeanne Moreau. Étrange ce que la vie peut nous réserver, l’ordre des choses n’est pas respecté. Ce sera à la grand-mère de faire le deuil de son petit-fils et non l’inverse.

J’ai toujours trouvé Jeanne Moreau sublime, et merveilleuse dans ce rôle de grand-mère. Souvent je me suis réfugié auprès de ma grand-mère et dans cette situation j’aurais pu réagir comme Romain.

Au-delà de cette décision, notre héros est confronté à un autre problème la transmission de la vie. Mais je ne vous en dit pas plus.

Bon film !

Olivier

Les Uns et les Autres

Déjà ça fait au moins deux !!!

En fait ce n’est pas deux mais quatre. Mais deux est le nombre d’années ou je viens tous les mois écrire quelques lignes ici. Au détour de quelques commentaires, quelques mails, une rencontre le « génialissime » créateur de ces lieux m’invite à écrire une fois par mois, à une date de ton choix sur un thème de ton choix. « Ça ne m’étonnerait pas qu’il y ait un écrivain qui sommeil en toi, dernière ce garçon réservé » ma dit-il. Alors mois après mois cela fait deux ans.

Donc pas deux mais quatre (vous me suivez ?). C’est l’histoire de quatre familles juste avant,  pendant et après (jusqu’à nos jours) la seconde guerre mondiale. Une famille russe, une allemande, une française juive, et une américaine. Toutes quatre ont un point commun la musique.

C’est l’histoire de quatre familles qui, parce que les événements de la guerre sont tragiques, doivent faire des choix difficiles. Une mère française parce qu’elle est déportée abandonne sont bébé. Elle reviendra des camps mais passera le reste de sa vie à rechercher l’enfant qu’elle a abandonné. Ce dernier recueillit par une sœur et un frère prêtre. La famille allemande, lui pianiste jouera devant Hitler avant la guerre ce qui était un honneur, le regrettera toute sa vie et sa femme passera le restant de ses jours à lui refaire une réputation respectable. Ils perdront un enfant sous les bombardements. Lui rencontrera à Paris une femme qui tombera réellement amoureuse de lui et aura une fille. Ce qu’il ne saura jamais.

Quant à la famille américaine, beaucoup d’allusions seront faites à la vie de Glenn Miller.

Les destins de ces quatre familles se croisent.

Film de 1981 de Claude Lelouch, dont je ne suis pas fan habituellement.
La durée est de près de 3 heures et il existe un version longue pour  la télé de 6 épisodes d’environ une heure chacun. Cette dernière présente l’avantage de simplifier la compréhension de l’histoire de chacune des familles.

Enfin apothéose de ce film, le boléro de Ravel version chorégraphiée de Maurice Béjart dont le danseur est Jorge Donn, qui joue le rôle du descendant de la famille russe.

Je peux rester deux heures à vous parler de ce chef œuvre. On aime beaucoup beaucoup ou on n’aime pas du tout du tout. Il n’y pas d’alternative. Moi j’adore. Quand j’étais jeune, j’étais musicien et eu l’occasion de jouer ce morceau. Il n’est pas comme les autres, il laisse une impression étrange, puissante, comme conduire une voiture de course : au début rien ou presque, et puis on lâche les chevaux tout en contrôlant la puissance de l’œuvre, et enfin après un peu plus de 16 minutes dans sa version originale, une fin brutale, comparable à un orgasme (eh oui !).

Cette œuvre est parfaitement adaptée à la fin du film.

Prenait 3 heures de votre temps et regardez ce film.

Et bon anniversaire plutôt deux fois qu’une !

Olivier

Farinelli

Très belle année 2012 à toutes et tous.

M-1 avant la célébration des 2 ans de cet endroit et pour l’occasion un « conte » musicale. Un conte, parce que bien que basé sur un personnage réel le scénario quand à lui n’est qu’une fiction. Une belle fiction.

Jusqu’à la fin du XIXème, il existait une coutume (ou plutôt un rite) pour les garçons, s’ils montraient certaines dispositions pour le chant qu’était la castration ; la finalité de cet acte étant qu’ils gardent leur voix avant leur mue. Cette voix était pure et limpide.

De nombreuses œuvres ont été écrites pour cette tessiture généralement appelée « haute contre » ou « contre tenor ».

Farinelli fut l’un des plus connu de ces castrats au début des années 1700.

Ce film de 1994 de Gérard Corbiau est une fiction autour de ce personnage : des relations qu’il a avec les femmes, des relations qu’il a avec son frère, des relations qu’il a avec les femmes et son frère.

La partition musicale de ce film est absolument merveilleuse. J’ai beaucoup joué de musique classique quand j’étais jeune, j’ai même voulu chanter, malheureusement ma voix n’a rien d’exceptionnelle. Et clairement ce registre là n’est pas pour moi. Aujourd’hui, la musique classique n’est pas celle que je préfère, mais le registre de l’époque, la musique baroque est pour moi l’un des plus agréable a écouter entre autre avec tous ce qu Haëndel a pu composer. Dans cette fiction, le cinéaste a imaginé une rencontre entre Farinelli et Haëndel ce qui historiquement n’est pas prouvé, ou dans tous les cas que la nature de leur relation n’avait rien à voir avec celle qui est raconté.

Les critiques de ce film furent très partagées, principalement sur l’aspect historique, prenez le comme une fiction, laissez vous porter par le personnage et la musique, et vous verrez…

Bon film !

Olivier

Joyeux Noël

Et bonnes fêtes à tous.

Mais « Joyeux Noël » sera aussi le film du mois.

Je suis très sensible à ce film. L’histoire : en pleine 1ère guerre mondiale, une trêve entre tous à l’occasion de la veillée de Noël, amis, ennemis, toutes nationalités confondues, juste des hommes loin des leurs, qui ne comprennent pas pourquoi il faut qu’ils s’entre-tuent. Alors pour Noël, il n’y a plus de Français, d’allemand, d’anglais, d’écossais, mais des hommes avec des traditions, et ses hommes pendant quelques heures décident qu’il n’y a plus de guerre, plus d’ennemis, ce n’est pas de l’insubordination, les officiers suivent les hommes dans ce sens. A cette occasion, une grande cantatrice Allemande (jouée par Diane Kruger) vient chanter pour les officiers, mais aussi pour la troupe et pas seulement de son pays pour tous. Une grande Messe est célébrée, il n’est pas question de religion, mais d’Humanité. Les Ecossais nous font partager un moment de Cornemuse. Ce n’est pas l’instrument qui mène la troupe à la bataille, mais quelque chose de traditionnelle, qui rappelle qu’ils sont loin de chez eux,qu’ils n’ont pas choisi.

C’est un film de 2005 de Christian Carion avec entre autre Diane Kruger, Guillaume Canet, Dany Boon et bien d’autres.

Ce film est basé sur des faits réels qui se seraient déroulés à Frelinghien dans le nord de la France.
J’ai (la chance) d’avoir retrouvé les « carnets de guerres » de mon arrière-grand-père. Cette initiative n’a pas été locale. Il a écrit jour par jour ce qu’il vivait, ce qu’il ressentait. On retrouve des traces de cette trêve. C’est très émouvant de lire ces récits. Ces hommes ont tout laissé, en quelques instants, familles, proches, amis, conjoint, enfants.

Dans le film Dany Boon a sa mère à quelques centaines de mètres, il ne peut aller la voir. Mon arrière-grand-père a été mobiliser sans qu’il puisse prévenir femme et enfants. Il laisse chez lui, dans des conditions qu’il ne connait pas des gens qu’ils aiment, un bébé sans savoir s’il le (la) reverra.

Si vous avez lu des récits de cette guerre écrits par ceux qu’ils l’ont vécue vous retrouver exactement cette ambiance dans ce film. Pour moi un film Vrai.

Bon film !

Olivier

Souvenirs….

Ce mois-ci, un film que j’aimerais revoir, un peu comme une « madeleine de  Proust », un lointain souvenir très agréable. A l’époque c’était pour moi un bon moment que ces jeunes vivaient. Ben oui, je ne suis plus tout jeune, et à l’époque j’étais ado, et donc nos héros, au début de ce film réalisaient pour moi un rêve.

Ce film c’est « Cocktail Molotov » de Diane Kurys. Evidemment quand on dit Diane Kurys tout le monde se souvient de Diabolo Menthe, mais ce dernier ne m’a pas marqué plus que ça. 2 ans après sort « Cocktail Molotov », en 1979. Je n’ai pas de souvenir d’avoir vu ce film au cinéma, donc forcément quelques temps après à la télé.

Un jeune premier qui fera carrière plus tard : François Cluzet.

L’histoire : trois jeunes, trois potes, 2 garçons une fille, (ménage à 3 ?) de milieux différents, en cette fin d’époque « Beatnik » décident de fuir Paris pour Venise, mais l’un d’entre eux dont le père est malade, n’a pas l’intention de partir définitivement. Alors retour pénible sur Paris et notre héroïne est enceinte.

A l’époque j’étais lycéen par choix et par envie mon cursus était scientifique. Au-delà de l’histoire, de l’interprétation, ce film m’a fait découvrir la poésie, puis la littérature. Aujourd’hui, on peut me qualifier de scientifique, mais un poème que j’ai découvert grâce à ce film a été une des pierres qui m’a fait découvrir autre chose que les sciences. Alors ce poème d’Arthur Rimbaud je le partage avec vous :

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

A. Rimbaud

Et puis comme d’habitude, la musique : la bande originale est de Murray Head et moi j’aime bien.

Impossible de trouver un extrait !

Je ne sais pas comment revoir ce film. Je ne sais pas s’il est disponible quelque part, mais j’espère vous avoir fait partager cette envie de voir ou revoir ce film.

Bon film !

Olivier

Il y a quelques semaines en Géorgie (USA), l’exécution d’un condamné à mort…

Troy Davis condamné à mort pour meurtre était exécuté le 21 septembre 2011.

Cet homme a toujours clamé sont innocence. Je suis bien incapable de juger si oui ou non il était innocent, sauf que le doute restera. Cet événement m’a touché, mis mal à l’aise et dans mon entourage, des réflexions du type « ca me fait quelque chose », un sentiment de mal être. Je ne suis pas militantiste, mais très heureux de vivre dans un pays ou nous avons aboli cette peine.

Troy Davis était-il innocent ? Le coupable idéal ? Dans tous les cas « affaire classée », il a payé.

Alors pourquoi ce fait dans cette rubrique, parrce qu’il m’a rappelé un film que j’avais tout partilculièrement apprécié « La ligne verte ».

Dans les années 30, une prison de Louisianne, le « couloir de la mort », la « ligne verte », la dernière « étape » pour les condamnés à mort.

Un homme, John, accusé de viol et de meurtre arrive dans ce batiment. Il est la bontée incarnée. Comment un homme si gentil peut être à l’origine de crimes aussi horrible. Il est doté de pouvoir surnaturels qui guérissent.

Quant aux gardiens, ils sont partagés, l’un est cynique, brutal lâche, un autre joué par Tom Hanks est humain, a des doutes sur la culpabilité de John.

Le scénario de ce film de 1999, adaptation d’un roman de Stephen King, vous emmène dans ce milieu carcéral où on ne fait que « survivre ».

Les pouvoir surnaturels de notre héros ne sont-ils pas juste l’amour. Les gardiens seront tous persuadés qu’il n’est pas coupable. Mais il sera exécuté. Il était le coupable idéal…

Bon film !

Olivier

« Ensemble c’est tout »

Ce mois-ci tout est dans le titre…

Souvent, si ce n’est chaque mois, ma sélection du film que je souhaite vous faire partager, est un moment d’amour, d’humanité. Je ne dérogerai donc pas à cette règle pour cette rentrée.

C’est l’histoire du quotidien d’abord d’un trio improbable puis d’un quatuor. Des horizons très différents où rien ne prédisait une rencontre, et puis « ensemble » ces écorchés deviennent forts…

Cette fois un film très contemporain de Claude Berry avec entre autre Audrey Tautou et Guillaume Canet.

Rien à dire de plus. Si ce n’est déjà fait regardez ce film

Bon film !

Olivier

Ce mois-ci les années 70…

Puisque j’étais déjà aux archives le mois dernier, j’y reste et je descends un peu plus bas, pour retrouver un très très grand monument du cinéma des 70’s avec « Vol au dessus d’un nid de coucou ».

Ne me dites pas que vous n’avez vu ce film ! Si c’est le cas courrez vous le procurer. C’est le plus grand moment « d’humanité » cinématographique.

Dans le rôle principal : Jack Nicholson, un prisonnier qui accepte de se faire soigner dans un hôpital psychiatrique pour sortir de prison. Là il rencontre des malades, dont le rythme de vie est donné par une infirmière stricte. Où la « chimie » est la base des soins.

Par jeu d’abord, notre héros va bouleverser les règles,  et inviter les patients à sortir des ces règles strictes pour « vivre » !!!

L’administration finira par mettre « fin » à ces pratiques, mais il en subsistera des traces.

Un des meilleurs films de tous les temps…

Je vous la fait courte, et à l’heure ou j’écris ces quelques lignes, bien que ce soit les vacances, la météo ne peut que nous inviter à passer un peu de temps devant un écran !

Bon film et encore bonnes vacances. A la rentrée !

Olivier

Fin des années 80…

Pour les vancances, je suis descendu aux archives. Et le premier fruit de mes recherches est un film de 1989 d’Eric Rochant « Un monde sans pitié ».

L’histoire : un jeune homme, ne voulant pas réellement entrer dans l’âge adulte, militant, idéaliste, dragueur et qui vit dans un grand appartement parisien aux crochets de son jeune frères lycéen et dealer, rencontre une jeune femme intellectuelle, faisant de brillantes études.

La confrontation de ces deux mondes, l’un poussant le « j’men foutisme » au dernier degré, très masculin diront certain, ou adolescent attardé, et l’autre très posé entrant dans la vie d’adulte, très réfléchie.

C’était un premier « premier rôle » pour Hippolyte Giralrdot, Hippo dans le film, une des premières apparition d’Yvan Attal qui fut récompensé.

Bon film et bonnes vacances

Olivier

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