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Dedipix, Yoann Gourcuff et Gay Pride: Naissance d’une douleur

Ça devait être son onzième gâteau d’anniversaire ou son dixième, je ne me souviens plus trop, c’était son anniversaire, avec des bougies, une tarte au citron, ça j’en suis sûr. C’était son gâteau préféré, la tarte au citron. C’est toujours un moment émouvant pour un parent, de voir sa progéniture grandir, s’éloigner de vous , chaque jour un peu plus, inexorablement, un peu plus.

Ça a été son onzième gâteau d’anniversaire ou son dixième, je ne veux plus trop me souvenir, c’était son anniversaire sans bougies, sans gâteau, j’en suis sûr. C’est des anniversaires que l’on ne fête pas vraiment, par peur, par superstition. Ca reste un moment émouvant pour un enfant, de voir sa mère, à ses côtés, près de vous, chaque jour un peu plus avant que cela ne cesse.

1995, 24 décembre, 4h15 du mat, maternité, troisième étage, porte 302, Céline est allongée dans le lit. C’est de la toile de verre peinte, blanc cassé qu’il y a sur les murs, c’est une mode, c’était surtout pratique à poser. Les murs avaient un léger relief nid d’abeille. Avant ils étaient peints, lisses, pas de fioritures avec les traces de chariot, des bignes et des quelques trous dans les murs.

ll y a avait deux lits presque jumeaux, à touche touche et dans l’autre lit, personne pour le moment, une chaise de cantine, une table de chevet à roulettes ainsi qu’un plateau pour seul ameublement. Céline avait perdu les eaux, il lui ont installé un monitoring et elle s’est couchée sans douleur. Je suis resté un peu, pas longtemps, juste pour me rassurer que le travail ne s’était pas mis en route et puis je voulais être là tout simplement, pour elle. L’infirmière est venue, elle m’a réveillée, je dormais le dos cassé sur la chaise molletonnée. Faut pas rester là qu’elle m’a dit, faut rentrer chez vous, c’est pas pour tout de suite.

J’avais peur, angoissé, mais je suis rentré docilement , résigné à que cela ne soit pas cette nuit, celle où j’allais devenir père. Je suis revenu dans le milieu de la matinée, inquiet de la retrouver avec le bébé dans les bras. Le travail venait à peine de commencer et Céline avait mal. J’étais là aux petits oignons, peut-être un peu trop à son goût; elle m’envoyait balader. Je m’y étais préparé, je sais que la douleur était insupportable. Alors, j’ai encaissé toute la journée. En fin d’après-midi, il y a Marie qui a débarqué avec son mari, elle a pris le second lit. Ils ont pris tout l’espace, parlant fort, rigolant, alors que ma douce souffrait. Marie, c’était son troisième de mouflet, alors l’accouchement, elle maîtrise. Pas de surprise pour elle, elle est venue ici comme on vient faire ses courses. Marie, c’est une rigolote, elle cherchait à dédramatiser en plaisantant, en se moquant gentiment des contractures, de Céline épuisée. Mais elle s’est tu d’un coup d’un seul, il était pas loin de 21h00. Céline venait d’être soulagée par la péridurale, quand Marie a commencé à gueuler, à insulter son mari Paul, à balancer tout ce qui était à la porté de ses mains, une véritable hystérique. C’était drôle et effroyable.

Il fallut attendre encore une bonne heure avant qu’elles soient amené en salle de travail. Paul et moi, on nous y avait jeté. Ce n’était pas le moment, la sage femme voulait prendre le temps avec ses patientes sans les pères. Alors on a attendu, dans le couloir, à se parler. Et puis Marie à hurler : Paul!!!! Il s’est précipité, me retrouvant seul dans cet immense couloir.

– Non, je veux rien! Je veux la sage femme, je suis en train d’accoucher! Bordel! Tu vois pas ses cheveux, au mioche! Mais putain regarde! Non, cours vite! Il arrive!

Paul s’est précipité dans la salle où se trouvait Céline. Je le revois, le regard affolé.

– Monsieur, veuillez sortir immédiatement! Vous faîtes peur à ma parturiente! Allez calmer votre femme, j’arrive.

Elle y est allée le pas décidé, mais pas pressé non plus, pourtant  le chiard est arrivé trois minutes tard tout au plus.

Et puis ça a été notre tour. Ana est née le 24 décembre 1995 à 23h17.

Je me souviens être arrivé chez mes parents pour leur annoncer. J’étais ému.

Le lendemain, ma famille est passée à la maternité. J’étais l’homme le plus heureux du monde. Ma mère a pris sa petite fille dans ses bras et s’est mise à pleurer. Elle est venue me voir plus tard, ma mère, dans le couloir, elle avait quelque chose à me dire d’important.

– On vient de me diagnostiquer un cancer du sein. Il est très agressif. Je ne sais pas si nous arriverons à temps pour l’endiguer. Mais une chose est sûr, c’est que je souhaite de tout mon coeur voir ma petite fille grandir.

Ça devait être son onzième gâteau d’anniversaire ou son dixième, je me souviens plus trop, c’était son anniversaire, avec des bougies, une tarte au citron, ça j’en suis sûr. C’était son gâteau préféré, la tarte au citron. Elle fut gâtée comme un enfant peut l’être ce jour là.

Ça a été son onzième gâteau d’anniversaire, je me souviens maintenant, c’est son anniversaire sans bougies, sans gâteau, j’en suis sûr. C’est un anniversaire pas vraiment comme les autres. Sa petite fille est devenue grande et elle est toujours là. Elle est en vie et son cancérologue lui a fait son plus beau des cadeaux, lui offrir un mot, un seul: guérison.

Daidou


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Rencontre autour de…

En zappant sur M6 (oui ça fait bien de dire qu’on ne regarde jamais la télé, on se contente de zapper, c’est bien connu), en zappant donc sur M6, je tombe sur un mini reportage sur une nouvelle forme de speed dating.

Les participants se rencontraient autour de la cuisine, au lieu de se trouver face à face dans un bar sans sujets de conversations, ils prenaient un cours de cuisine, en couple, en changeant de partenaire à chaque recette. Forcément on trouve des sujets de conversations, on rigole…

Ensuite on voyait un couple de trentenaires, forcément beaux tous les deux, qui s’étaient rencontrés comme ça et disaient que c’était génial, depuis ils écument les restaurants, en plus ils étaient minces tous les deux Grrr !

Le jeune homme disait qu’il n’appréciait pas les filles qui chipotent au restaurant, le style « non merci pas d’apéritif, non c’est trop pour moi le confit, je prends une salade ». Je comprends parfaitement le garçon, moi même je déteste aller au resto avec une copine qui ne veut rien manger… Et d’ailleurs  j’aimerais pas être un homme, car c’est le cas de beaucoup de femmes ! Les hommes sont plus souvent de bons vivants à table !

Trêve de blablas, je n’aime ni les speed trucs, ni les sites de rencontres, ceux qui me lisent ou me connaissent le savent, mais je trouve qu’il y a aussi une bonne façon de rencontrer autour de…

La danse ! Depuis que je prends des cours de danse latino, je m’éclate ! Pendant longtemps il y avait plus de femmes que d’hommes dans les cours, maintenant les  hommes libres ont bien compris l’intérêt des cours de danse, vu le nombre de femmes ! Et souvent il y a plus d’hommes que de femmes ! Génial !

Je danse avec de charmants jeunes hommes, il y en a de tous les âges, de toutes les tailles, il n’y a que l’embarras du choix !

Et bien sur je me fais plein de copains. Et dans la danse il  y a un gros bonus : on en fait pas que discuter et boire un verre entre copains, voilà que tout à coup le copain vous dit : « viens » et il vous prend dans ses bras viril pour danser !  Je suis souvent dans le bras de mes copains, si c’est pas le top ça !

Et être deux ou trois fois par semaine dans les bras d’un beau mâle viril, que demander de plus ? Je sens que vous êtes tous verts et vertes de jalousie !

La danse c’est tactile, c’est la sensualité, la facilité de rapprochement, le prélude à l’amour. À mon sens, il n’y a pas mieux pour se rencontrer !

Louisianne

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