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Bonus Track – Le top 10 des Hits à venir

En avril, ne perds pas ton fil. J’espère que vous savez ce que vous faites, vous avez toujours le choix.

Ce mois ci, j’ai décidé d’être solidaire avec Afida Turner et de n’être absolument pas utile.

Un peu comme J-Lo (from da block) et sa reprise de la Lambada. Après les Black Eyed Peas et l’intouchable Time of my Life. Après Rihanna et  l’insupportable Dragostea din tei. Après Lady Gaga et son « hommage » à Express Yourself.

Il y a une tendance au recyclage facile de tubes. Elle n’est pas vraiment bonne, mais il y a bien une tendance.

Je me suis toujours demandé ce qui nous attendait pour la suite. Pas vous ?

Voici donc mon top 10 de ce qui risque de nous arriver si l’on n’agit pas maintenant pour sauver la planète :

#10 : M Pokora (ft Magic System) enflammera la France avec Sexy pour moi (et rafflera un NRJ Music Award)

#9 : Ricky Martin reprendra Carnavalera (sans trop d’effort vu que ça ressemble déjà à un de ses vieux titres)

#8 : J-Lo réitèrera avec Pitbull et vous fera presque regretter que Bamboleo n’ait pas disparu pour toujours

#7 : Rihanna remettra  au mauvais gout du jour Asereje (The Ketchup Song)

#6 : Mohombi (ft Akon) upgradera Yaka Dansé

#5 : Katy Perry, sous l’influence de Timbaland, va dépoussiérer Coco Jambo

#4 : Kylie Minogue, par manque d’inspiration, s’infligera la Soca Dance

#3 : Shakira réinventera mille façons de se déhancher sur Yakalélo (ça vaut bien Loca Loca ou Waka Waka)

#2 : Les Black Eyed Peas vous entraineront dans leur spirale du Yeha Noha

#1 : Lady Gaga la reine du détournement rendra un nouvel hommage, aux Sister Queen cette fois, avec Let me be a Drag Queen (oui, ce n’est pas bien difficile à imaginer, je sais)

Tout ça fait peur hein ?

Alors :

Si vous voulez un avenir à écouter n’importe qui chanter n’importe quoi, avachi sur votre canapé à pleurer sur votre sort => TAPEZ 1

Si vous voulez un avenir à vous laisser entrainer par de la vraie musique et vous éclater sur un podium => TAPEZ 2

A vous de décider aujourd’hui ce que vous voulez pour demain ^^

Madrox

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Dedipix, Yoann Gourcuff et Gay Pride: Naissance d’une douleur

Ça devait être son onzième gâteau d’anniversaire ou son dixième, je ne me souviens plus trop, c’était son anniversaire, avec des bougies, une tarte au citron, ça j’en suis sûr. C’était son gâteau préféré, la tarte au citron. C’est toujours un moment émouvant pour un parent, de voir sa progéniture grandir, s’éloigner de vous , chaque jour un peu plus, inexorablement, un peu plus.

Ça a été son onzième gâteau d’anniversaire ou son dixième, je ne veux plus trop me souvenir, c’était son anniversaire sans bougies, sans gâteau, j’en suis sûr. C’est des anniversaires que l’on ne fête pas vraiment, par peur, par superstition. Ca reste un moment émouvant pour un enfant, de voir sa mère, à ses côtés, près de vous, chaque jour un peu plus avant que cela ne cesse.

1995, 24 décembre, 4h15 du mat, maternité, troisième étage, porte 302, Céline est allongée dans le lit. C’est de la toile de verre peinte, blanc cassé qu’il y a sur les murs, c’est une mode, c’était surtout pratique à poser. Les murs avaient un léger relief nid d’abeille. Avant ils étaient peints, lisses, pas de fioritures avec les traces de chariot, des bignes et des quelques trous dans les murs.

ll y a avait deux lits presque jumeaux, à touche touche et dans l’autre lit, personne pour le moment, une chaise de cantine, une table de chevet à roulettes ainsi qu’un plateau pour seul ameublement. Céline avait perdu les eaux, il lui ont installé un monitoring et elle s’est couchée sans douleur. Je suis resté un peu, pas longtemps, juste pour me rassurer que le travail ne s’était pas mis en route et puis je voulais être là tout simplement, pour elle. L’infirmière est venue, elle m’a réveillée, je dormais le dos cassé sur la chaise molletonnée. Faut pas rester là qu’elle m’a dit, faut rentrer chez vous, c’est pas pour tout de suite.

J’avais peur, angoissé, mais je suis rentré docilement , résigné à que cela ne soit pas cette nuit, celle où j’allais devenir père. Je suis revenu dans le milieu de la matinée, inquiet de la retrouver avec le bébé dans les bras. Le travail venait à peine de commencer et Céline avait mal. J’étais là aux petits oignons, peut-être un peu trop à son goût; elle m’envoyait balader. Je m’y étais préparé, je sais que la douleur était insupportable. Alors, j’ai encaissé toute la journée. En fin d’après-midi, il y a Marie qui a débarqué avec son mari, elle a pris le second lit. Ils ont pris tout l’espace, parlant fort, rigolant, alors que ma douce souffrait. Marie, c’était son troisième de mouflet, alors l’accouchement, elle maîtrise. Pas de surprise pour elle, elle est venue ici comme on vient faire ses courses. Marie, c’est une rigolote, elle cherchait à dédramatiser en plaisantant, en se moquant gentiment des contractures, de Céline épuisée. Mais elle s’est tu d’un coup d’un seul, il était pas loin de 21h00. Céline venait d’être soulagée par la péridurale, quand Marie a commencé à gueuler, à insulter son mari Paul, à balancer tout ce qui était à la porté de ses mains, une véritable hystérique. C’était drôle et effroyable.

Il fallut attendre encore une bonne heure avant qu’elles soient amené en salle de travail. Paul et moi, on nous y avait jeté. Ce n’était pas le moment, la sage femme voulait prendre le temps avec ses patientes sans les pères. Alors on a attendu, dans le couloir, à se parler. Et puis Marie à hurler : Paul!!!! Il s’est précipité, me retrouvant seul dans cet immense couloir.

– Non, je veux rien! Je veux la sage femme, je suis en train d’accoucher! Bordel! Tu vois pas ses cheveux, au mioche! Mais putain regarde! Non, cours vite! Il arrive!

Paul s’est précipité dans la salle où se trouvait Céline. Je le revois, le regard affolé.

– Monsieur, veuillez sortir immédiatement! Vous faîtes peur à ma parturiente! Allez calmer votre femme, j’arrive.

Elle y est allée le pas décidé, mais pas pressé non plus, pourtant  le chiard est arrivé trois minutes tard tout au plus.

Et puis ça a été notre tour. Ana est née le 24 décembre 1995 à 23h17.

Je me souviens être arrivé chez mes parents pour leur annoncer. J’étais ému.

Le lendemain, ma famille est passée à la maternité. J’étais l’homme le plus heureux du monde. Ma mère a pris sa petite fille dans ses bras et s’est mise à pleurer. Elle est venue me voir plus tard, ma mère, dans le couloir, elle avait quelque chose à me dire d’important.

– On vient de me diagnostiquer un cancer du sein. Il est très agressif. Je ne sais pas si nous arriverons à temps pour l’endiguer. Mais une chose est sûr, c’est que je souhaite de tout mon coeur voir ma petite fille grandir.

Ça devait être son onzième gâteau d’anniversaire ou son dixième, je me souviens plus trop, c’était son anniversaire, avec des bougies, une tarte au citron, ça j’en suis sûr. C’était son gâteau préféré, la tarte au citron. Elle fut gâtée comme un enfant peut l’être ce jour là.

Ça a été son onzième gâteau d’anniversaire, je me souviens maintenant, c’est son anniversaire sans bougies, sans gâteau, j’en suis sûr. C’est un anniversaire pas vraiment comme les autres. Sa petite fille est devenue grande et elle est toujours là. Elle est en vie et son cancérologue lui a fait son plus beau des cadeaux, lui offrir un mot, un seul: guérison.

Daidou


ENCORE Lady Gaga !

Peut-on échapper à Lady Gaga? Certainement, si l’on n’écoute pas la radio, la télé, internet, la presse… En dehors d’un hiver nucléaire pour nous en débarrasser, je ne vois pas.

Autant se pencher sur son cas : Stefani Germanotta est une chanteuse américaine d’origine italienne, tiens, comme Madonna. Le parallèle ne s’arrête pas là. Toutes deux ont fini après quelques galères par comprendre que dans notre monde de paillettes, il fallait une image pour exister.  C’est qu’elle a tout fait, depuis sa sortie du couvent du Sacré-Cœur, avant de nous envahir jour et nuit. (photo de stefani G.)

Stefani Germanotta

Qui eût cru qu’elle ait pu chanter de sa belle voix avec son physique quelconque au piano d’un cabaret sans qu’elle attire l’attention de personne ?

C’est à ce moment que commence la légende : devant tant d’indifférence polie, elle aurait quitté la scène pour y revenir quelques minutes après nue comme un vers.  Succès garanti! Il était temps qu’elle comprenne que le talent ne suffit pas : Mais s’agit-il d’une de ces légendes urbaines, prenant ses racines dans la réalité?Il est certain qu’elle a travaillé entre autres dans une boîte de striptease, le reste est peut-être inventé.  Son père, entrepreneur de l’internet, lui a peut-être transmis un sens de la gestion des rumeurs,  fréquentes sur la toile.

Elle est démesurément ambitieuse, aucun doute, aussi prête à tout, visiblement. Pourtant en choisissant une chanson chantée par le merveilleux Freddie Mercury et Queen, qui en connaissait un rayon question image flamboyante, pour surnom de scène, Stefani a montré qu’elle ne saurait être entièrement mauvaise. (photo de stephen carlile)

Stephen Carlile - Lady Gaga

Lady Gaga, en hommage à la chanson de Queen Radio Gaga, exprime un goût solide: « Lady Claydermann » ou « Lady Joe le taxi« , on aurait eu plus de mal, non? Sa première maison de disque ayant ( avec beaucoup de flair,lol) mis fin à son contrat au bout de trois mois, elle a saisi qu’il allait falloir en montrer davantage que son seul talent, vêtue comme tout le monde, chantant sur de la musique electro.

La musique electro, c’est branchouille mais pas très grand public, donc Lady Gaga ne pouvait atterrir que dans la pop. Avec un vrai nom de scène et une musique populaire, les chances s’amélioraient.

Elle se mit à appliquer dans le texte les recettes du grand Freddie : changements de costumes qui font le spectacle, ne pas hésiter à se mettre le public gay, précurseur et néanmoins midinette, dans la poche. Ce fut enfin le succès.

Comme Freddie Mercury, elle sait écrire des tubes et donner de la voix. Réussir dans la pop de nos jours, c’est faire une mise en scène, des décors, un maquillage, des costumes, un scénario qui forment un tout avec la musique. Être accompagnée par un bon producteur comme Akon, ça aide aussi, comme se faire épauler par une équipe de créatifs marketing connue sous le nom de « Haus of Gaga ». Sa musique n’est pas révolutionnaire, pour l’instant on n’est pas en face de Queen, Michael Jackson ou même Prince, mais eux même n’ont pas écrit leurs chef-d’œuvres dès le premier tube.

On peut encore la confondre avec toutes ces stars éphémères dont le nom finit en « a ». C’est néanmoins de plus en plus difficile.  Seul l’avenir peut dire jusqu’où la Lady ira. Remarquons que son premier tube Just dance a déjà plus de deux ans (mais que de chemin parcouru), et que l’ascension de Gaga continue. (photo de michael spencer)

Michael Spencer - Lady Gaga (Bad Romance)

Ses clips font parler, c’est bon signe, et on voit dans lesdits clips plus de marques qui sponsorisent la chanteuse que dans la fameuse coupure pub du Superbowl. Or les marques mondiales sont réputées pour leur sens de la rentabilité. Elle a également obtenu la bénédiction d’Elton John, qui n’est pas un inconnu.

Sa petite entreprise, comportant service marketing, ventes, etc, va plus loin dans la gestion de l’évènementiel que tous ses prédécesseurs, de Madonna à Mylène, en cela elle a déjà dépassé ses ainés!

Et vu qu’elle annonce son troisième album, « Born this way » pour début 2011,  il vaudrait mieux s’habituer à l’entendre, la brune rousse blonde hétérohomobisexuelle, dans ce coin de la galaxie.

Mais lorsque le monde entier a appris que la France était « à feu et à sang », elle a prudemment annulé ses concerts à Bercy prévus ce weekend et en décembre.  Se cacherait-il finalement une petite femme fragile derrière cette machine à tubes?

Flyde

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