Archives de Tag: Chat

Streap poker, pipe, Dedipix, Lady Gaga, baisée par son médecin? Un Adieu…

J’ai mis mon dernier carton dans ma deuche et me voilà définitivement parti. C’était, il y a maintenant 4 ans, 5 mois, 2 jours et 10 heures. Je préparais mon départ depuis 2 mois et je me retrouvais face à mes choix. La réflexion n’était certainement pas aboutie: je partais, car je n’aimais plus Céline, voilà tout. J’aurais sans doute préféré rester dans mon petit confort dans ma belle maison normande, restaurée à la force de mes bras, entouré de mes deux petites têtes: brune et « châtaigne ». J’aurais pu la tromper dix ans encore avant de renoncer à cette double vie, apostasier ma sexualité; j’aurais pu rester sourd à ses gueulantes brusques et imprévisibles qui s’abattaient sur les enfants ; pour un oui, pour un non; j’aurais pu supporter son régime radical jusqu’à devenir un véritable squelette comme elle. J’aurais pu renoncer à vivre, à ressentir à nouveau la puissance des sentiments et à me complaire dans une morosité presque parfaite où l’attente était la seule occupation véritable qui m’entraînait pas à pas à ma perte.

L’atmosphère était lourde ce jour-là. Les thuyas de la voisine dansaient, les nôtres étaient morts, arrachés un par un jusqu’à la racine. Ceux-là tanguaient légèrement au vent, j’y voyais une invitation. Je ne connaissais pas vraiment la destination, mais j’avais confiance en cet appel. Minutieusement, j’avais préparé mon paquetage, la veille. Nous avions séparé nos livres, nos CD, nos DVD, nos meubles, nos cadeaux, nos photos. La culpabilité m’interdisait de solliciter mes dus. J’étais partagé entre  le « laisser derrière soi » une trace, un repère pour les enfants, des objets transactionnels comme ils disent les psychiatres, ou de s’effacer pour ne laisser que des murs vides, désolation de cet amour. On ne se chamaillait pas, le calme régnait, pesant, étouffant. Une réflexion, un souvenir nous étreignaient quelque temps, suspendant ce partage diabolique. Je lisais sa souffrance sur sa peau, sur son visage tiré dans ses yeux embués. Nos gestes étaient appliqués dans la lenteur, nous rappelant que nous vivions nos dernières heures ensemble ; retenus, aussi, lents appliqués et retenus nos mouvements ; ils étaient de circonstance.

On ne part pas comme ça, ou pas moi. Moi, j’avais mis en scène mon départ. Il me fallait la chose symbolique, l’objet de cette liberté. La seule qui m’est venue comme idée, la deux-chevaux, celle de mon oncle Thibault, une 2CV6 charleston.

C’était mon premier souvenir d’évasion, je devais avoir 13 ans. Ce dernier m’invita à traverser la France en long, en large, et en travers avec ma cousine et sa deuche. Bordeaux et noir, elle était, en triste état aussi ! Pas étonnant lorsque l’on connaît le personnage. Ce peintre en bâtiment, converti au catholicisme, vivant avec une femme libérée qui se tapait tous les diables possédant une bite et deux couilles, utilisait sa voiture comme véhicule professionnel! Les sièges et la carrosserie atteignaient leur limite de vie en quelques mois seulement.

Ma cousine et moi, on était comme cul et chemise, toujours à faire les quatre cents coups, et les pires dingueries. Je devais certainement être un peu amoureux d’elle, cela devait se voir, mon cœur se soulevait dès que le son de sa voix me parvenait. Elle était parisienne et moi pas. Elle se frottait régulièrement à des fils et filles de personnages médiatiques, avait pour copine des actrices en herbe et se voyait déjà spationaute, arpentant fièrement les plateaux télé pour témoigner de son expérience. Elle n’a jamais eu son BAC scientifique, ni un autre d’ailleurs. Elle est vendeuse de fringues aux dernières nouvelles. Nos rencontres se limitent aux mariages, de moins en moins nombreux et aux enterrements de plus en plus fréquents.

La Sarthe, la Touraine, l’Anjou, l’Auvergne, la Bretagne et puis la Gascogne, que l’on a sillonnés, la capote roulée, à ciel ouvert, contemplant les nuages, allongé sur la banquette arrière, je méditais. Je détenais cette vulnérabilité, cette maturité que les jeunes filles de mon âge développaient avant les garçons. J’étais la coqueluche de ces gentes demoiselles, le seul approchable à leurs yeux, effarouchées par les discours inintéressants du « sexe fort ». Le fossé se creusait inévitablement entre mes congénères et moi ; pourtant j’aimais bien leur présence, aux gars, surtout leurs muscles et leurs culs. Je les regardais avec attirance et répulsion, jouissant de détenir le secret qui pouvait les faire aimer des jouvencelles convoitées. Parce que j’étais tout le temps fourré avec des filles, j’étais devenu leur mascotte et l’agent secret des mecs. Parce que je les observais, et les écoutais, les filles, je connaissais leurs moindres secrets et désirs. « Tu penses qu’Alexandra, elle voudrait bien sortir avec moi ? » « T’as aucune chance, elle préfère Mathias. Tu peux toujours l’inviter au cinéma samedi voir « Falling in love ». Je crois qu’elle avait vraiment envie de le voir. »  « Très peu pour moi, c’est un film de gonzesses ! » Et c’était vrai, c’était bien un film de filles. Alexandra, c’est moi qui l’ai conviée au ciné, et c’est moi qui suis sorti avec elle. J’ai mis ma langue dans sa bouche, dans son trou, à Alexandra et j’ai touché sa chatte à travers son slip tout du long de la projection. Sa petite culotte était toute humide à la fin. Ça n’a pas duré, tous les deux : comme d’habitude, deux semaines tout au plus, je ne me souviens plus. Je garde en mémoire qu’un seul détail d’elle : ses dents extraordinairement blanches. C’est affligeant de ne plus être capable de se remémorer un visage.

 

Cet été-là, j’en ai vu, du paysage, à travers cette voiture. Elle m’emmena loin du drame familial. Le père avait encore trompé la mère, et ma mère se remettait très doucement de sa tentative de suicide. Il était bon de se laisser aller sans contrainte dans cette voiture. Les odeurs d’huile chaude, de solvants, de peinture, me donnaient parfois mal à la tête, mais me réconfortaient étrangement.

On ne part pas comme ça, ou pas moi. Moi, j’avais mis en scène mon départ. Je me souviens d’avoir rêvé devant des annonces. Pas une ne me convenait, trop cher, pas assez dans son jus, et puis il y a eu cette « 2deuche » aux phares rectangles, bleue, banquette avant arrière déchirée tout comme moi je l’étais. Je suis allé la rencontrer et suis reparti avec. Elle fut capricieuse, mais on l’aimait bien, Céline un peu moins. Elle savait que cette voiture ne resterait pas, qu’elle partirait avec moi. C’est ce que j’ai fait le jour de mon départ. J’avais enlevé la banquette arrière, et j’y ai entassé des caisses de souvenirs, et je l’ai quittée, ma femme. Elle n’était pas là à me faire signe en guise de bon voyage ; dans mon rétroviseur, il ne se reflétait que les thuyas de la voisine. Ils se balançaient de droite à gauche comme le fait une main pour dire adieu.

 

Daïdou

Ps: Le titre est un peu « putassier » mais la fin justifie les moyens…???

Publicités

De l’humain

Je bosse dans une usine qui utilise une grande quantité de matière première stockée sur de grandes aires goudronnées et parfois sous des hangars
En croisant un collègue ce jour, désormais à la retraite, je me suis dit qu’il fallait que je m’intéresse à son histoire. Ce collègue était électricien. Il bossait dans le régime des 5/8 soit 5 équipes :2 jours le matin, 2 jours l’après midi, 2 jours la nuit et 4 jours de repos. Je l’ai toujours apprécié. Je ne pense pas m’être heurté pour quoi que ce soit pendant les années où je l’ai côtoyé. Je lui ai récupéré un enregistreur où il aimait voir la température extérieure près de sa maison. Il m’en a toujours été reconnaissant. Il est absolument adorable. Je l’ai croisé ce jour alors qu’il promenait son chien. Mais ce qu’il fait encore maintenant et aussi quand il bossait dans cette usine, m’a fasciné et me réconcilie avec l’humanité. Tous les jours, il vient nourrir les chats (plus ou moins sauvages) qui vivent dans le stock. Il achète des sacs de croquettes. Il m’a dit qu’ils sont une dizaine. Il m’a aussi affirmé avoir régulé le nombre en faisant appel au vétérinaire du coin ou à la SPA.
Depuis sa retraite il continue. Je le croise souvent. Il me parle de ses chats. Certains sont totalement sauvages, d’autres s’approchent un peu. Mais il aime les nourrir et des hommes comme cela nous réconcilient avec l’humanité. Merci René.
Et aujourd’hui j’ai appris que les 2 secrétaires (qui ne font plus du tout de secrétariat) on commencé à nourrir d’autres chats qui vivent (on ne sait ou) de l’autre côté. Notre usine est largement entourée de parcs forestiers bien entretenus il y a quelques dizaines d’années mais désormais largement délaissés. Ce n’est pas productif.
Sur la blogosphère, il y a un fait qui m’a largement interrogé. En se promenant sur tous les blogs que j’apprécie, via des liens de blogs qui m’envoient vers d’autres liens de blogs qui eux même m’envoient vers d’autres blogs, il y a absolument partout des chats et très rarement des chiens. J’ai fait un petit récapitulatif des blogs (ou des posts) où les chats sont présents et les gueules de tous ces greffiers sont fascinantes. Je ne crois pas que ce sont les maîtres qui ont un chat, ce sont les chats qui choisissent leur maître.
Quelques liens qui parlent de nos maîtres les chats :

Valérie

Loup

Fred

Certains les utilisent à des fins de promotion de leur blog (je blague)

Christophe et encore lui le lendemain Christophe 2

Lui qui devient gaga et ne parle plus que de son chat depuis quelques jours alors qu’on attend la suite de ses aventures américaines.

Pascal1 et Pascal2 et  Pascal3

Et le chantre du poil qui aimerait bien que d’autres poils viennent caresser les siens quand il rentre à la maison: Tambour Major

Et des sites dédiés avec plein de gueules de greffiers:

Le chat ce j’en foutre

Dieu des chats

Bonjour le chat

Et moi qui me demande si je ne vais pas prendre un chat dans mon appartement. Celà me trotte dans la tête depuis bien longtemps.

 

%d blogueurs aiment cette page :