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It’s a celebration

Vous n’avez jamais eu la sensation de vous échapper à vous même? Vous n’avez jamais eu la sensation de ne plus rien contrôler, d’être en roues libres?

A moi, cela m’arrive périodiquement. Non que j’en sois fier, mais ça m’arrive. Je ne sais pas si je suis instable ou dangereux pour mon entourage, mais je sais que je suis sacrément chiant.

La dernière fois que j’ai éprouvé cette sensation, c’est le trois mai dernier… Le jour de mon anniversaire. Piero m’avait organisé une surprise, je le savais. Parce que tout transpirait la surprise. De son petit sourire une semaine avant – il ne sait pas mentir, c’est une vraie catastrophe – à son air mystérieux la veille lorsqu’aussitôt arrivé, il s’est enfermé dans la cuisine laissant échapper des bruissements de plastique mêlés à l’ouverture et à la fermeture du frigo assortis d’une consigne simple: tu ne touches pas au sac posé sur le premier étage du frigo.

La surprise, je la sentais venir. Il y aurait mes amis les plus proches, ceux que Piero connait bien, qui débarqueraient sans crier « Gare! » et qui m’entoureraient de leur amour et de toutes leurs attentions pour me faire oublier ce jour qui me déprime chaque année un peu plus.

Tout était écrit.

Puis, le trois mai dans l’après-midi, un coup de fil de Piero me donnant un rendez-vous mystérieux au Grand Hôtel pour un verre d’avant-soirée, tous les deux, rien que tous les deux, m’a un peu déstabilisé. Qu’allions-nous faire dans ce quartier? Les autres allaient-ils sortir de tous les coins, comme dans Hairspray et chanter à tue-tête un You can’t stop the beat endiablé?

En marchant vers notre lieu de rendez-vous, je n’ai pu m’empêcher de remarquer que le nom de Yael Naïm figurait sur le fronton de l’Olympia. Je l’aime bien Yael… Assister à son tour de chant m’aurait bien plu s’il n’avait pas été programmé le jour de mon anniv. Je me souvenais d’ailleurs me l’être dit quelques mois plus tôt. Mais, il faut le reconnaître, Piero et moi assistons très souvent à des concerts… Et puis Yael Naïm c’est un peu sinistre pour un anniversaire non?

C’est la première chose que je lui ai dite lorsque nous nous sommes retrouvés, avant même de commander mon Earl Grey, un sourire aux lèvres: « j’espère que le cadeau ce n’est pas le concert de Yael Naïm, hein… »

Et puis j’ai bu mon thé. Lui a commandé un gâteau.

Hein? Quoi?

On peut appuyer sur STOP là?

Il a commandé un GÂTEAU???? Un gâteau, alors qu’un succulent restaurant était sans doute réservé et que mes amis devaient déjà trépigner d’impatience à table????

Et puis nous sommes partis. Nous nous sommes dirigés vers Madeleine. Piero était tout fier de m’emmener dans un endroit que je ne maîtrisais pas…

Puis il a tourné à droite alors que moi j’ai continué tout droit. Un instant fugace, comme ça… Il a crié: Ditom!!!!

Hein? Quoi? On peut réappuyer sur STOP, là? Il a tourné à l’entrée de l’Olympia? Mais qu’allaient penser mes amis si nous ne nous dépêchions pas???? Hein?????

Une demi-seconde plus tard, j’avais réalisé. Une demi-seconde plus tard j’étais en colère. Comment pouvait-il me faire ça à moi? M’emmener voir un concert déprimant un jour d’anniversaire? Un concert, c’est banal. Nous allons tout le temps au concert. Un concert de Yael Naïm ça ne fait pas anniversaire.

Tout m’est passé par la tête… Jusqu’à me dire que je n’allais jamais pouvoir dire aux autres que celui qui était censé vouloir mon bonheur m’avait emmené voir Yael Naïm pour mon anniversaire. Mais quel scandale… Me priver de mes amis pour ça!!!

Nous nous sommes disputés. Je l’ai blessé. Je l’ai blessé exprès.

Yael est arrivée sur scène. J’ai reconnu une chanson, puis deux… Puis trois. Elle a commencé à bouger, à danser, à chanter des trucs ultra rythmés. J’avais oublié que j’étais triste et déprimé. Le concert s’est terminé en apothéose sur une note poétique pleine de piano…

Mais moi j’étais toujours en colère. Pour le principe.

Nous sommes rentrés, je me suis couché sans dire un mot. Froid comme de la glace.

J’ai ouvert les yeux, le quatre mai, toujours en colère.

Et puis je me suis rendu compte… J’avais été odieux. Oui, parce que Piero m’avait écouté. Il savait que j’aimais beaucoup cette fille et ses prestations scéniques. Je l’avais encore dit lors des Victoires de la Musique. Il avait voulu me faire plaisir… En retour je l’avais blessé. Il avait voulu m’éloigner de ma déprime d’anniversaire… Il faut reconnaître qu’il avait réussi. En retour j’avais refusé d’ouvrir le cadeau Paul Smith qu’il m’avait tendu le matin même.

Oui. J’avais été odieux. Je m’étais échappé à moi-même.

Et aujourd’hui, je veux qu’en lisant ces lignes il sache que je le remercie du fond du coeur. Je dois le reconnaître Piero, tu sais mieux me faire du bien que je ne saurai jamais me faire du bien tout seul.

Merci pour la bonne soirée.

Pour le mois qui s’annonce, mon souhait est le suivant:

ne pas m’échapper à moi-même.

Ditom

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Happy birthday to us.

Un an que Une Fois Par Moi existe et cinq mois que j’y participe (enfin plutôt six avec cet article). En tant que blogueurs mensuels , le rédac’ chef nous a laissé quelques petites consignes ce mois-ci, et sa va pas être du gâteaux à respecter.

 

En attendant, il y a quatre jours c’était la Saint Valentin et j’espère que vous avez tous été gâtés comme il se doit. Et même plus que ça, j’espère que l’on vous gâte au quotidien ! Mais enfin on va pas s’appesantir sur le sujet, je pense qu’on n’en a déjà que trop parlé sur la toile !

 

Parlons de quelque chose de plus important (non pas le gars Tto, je vous voir venir bande de lêches-bottes),  parlons d’Une Fois Par Moi ! Il faut avouer que je suis loin d’être celui qui est le plus présent sur le site. Posteur taciturne et faignant, je ne me montre qu’une fois par mois, quand c’est mon tour d’écrire et j’essaie de respecter le plus possible les délais qui me sont impartis. Mais ce que je fais , je le fais de bonne grâce mais surtout en y prenant du plaisir, et  c’est justement ça qui est beau justement dans cette grande aventure qu’est ce blog, : c’est cette réunion de caractères bien différents (et Dieu seul sait que la plupart des blogueurs ont des caractères bien trempés) qui coexistent, le temps d’un article par mois pour faire tourner la machine , chacun apportant sa petite touche.

 

Et je ne peux m’enlever de la tête que si l’on faisait tout marcher de cette sorte, en arrivant à ce que chacun mette de la bonne volonté, que chacun soit heureux de faire ce qu’il fait et ne se contente pas de faire son boulot, le monde n’en serait que meilleur !

 

Sur ce donc, vive nous, vive Une Fois Par Moi et à dans un mois !

Quoi de neuf: 1 an deja

J’avais prévenu le « Redac chef » que je ne pourrais pas poster aujourd’hui car je n’avais plus de connexion Internet mais j’ai réussi à refaire fonctionner celle de mon portable et j’ai donc écrit une petit bafouille en vitesse pour ne pas rater cet événement.
Double anniversaire puisqu’aujourd’hui on fête les un an de « Une fois par moi » et que moi je fête les 6 mois de participation à ce blog. Comme je n’ai pas l’inspiration ni l’humour de certains de mes co-bloggeurs ou bloggeuses je vais vous donner la recette du gâteau d’anniversaire que j’ai eu à chaque passage d’une année à l’autre dans ma jeunesse. C’est ma grand-mère qui réalisait ce gâteau très léger :
Le gâteau mousseline
Ingrédients
6 œufs
150 grammes de fécule de pommes de terre
300 grammes de sucre
Un peu d’eau de vie de fruits (genre kirsch, prune ou mirabelle)
De la gelée de groseilles, de framboise ou de mûres
Du chocolat noir.
Réalisation
Séparer les blancs des jaunes. Réserver les blancs
Dans un grand saladier mettre le sucre, les jaunes d’œufs et environ une cuillère à soupe d’eau de vie.
Avec une cuillère en bois mélanger bien le tout en tournant régulièrement jusqu’à ce que le mélange devienne presque blanc et fasse le fil. En soulevant la cuillère au-dessus du saladier ce qui est sur la cuillère doit tomber en fil et non pas par paquets. Cela prend un bon ¼ d’heure.
Ajouter ensuite la fécule en pluie en la tamisant avec une passoire. Mélanger bien pour que l’ensemble soit homogène et ne fasse pas de grumeaux. On peut s’aider d’un fouet pour obtenir un meilleur résultat.
Monter les blancs en neige très ferme. Les ajouter à la préparation en soulevant bien avec la cuillère.
Mettre le mélange dans un moule à biscuit beurré et fariné et faire cuire à four très doux (environ 150°C) pendant environ ¾ d’heure.
Démouler immédiatement en retournant le moule sur une voilette et laisser le gâteau refroidir.
Couper en deux à l’horizontale avec un grand couteau à pain. Recouvrir le cercle du bas avec la gelée de fruits.
Remettre le cercle du haut pour reformer le gâteau.
Dans une casserole faire fondre le chocolat avec un peu d’eau en remuant et étaler avec un couteau sur l’ensemble du gâteau. Voilà c’est prêt.
Ajouter LA BOUGIE d’ « Une fois par moi » et déguster entre amis avec un verre de gewurztraminer ou, comme je ne suis pas chauvin un verre de Maury qui se marie très bien avec le chocolat.
Longue vie à notre blog et bon anniversaire à tous.

Et du coup, je vais être en retard au boulot.

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