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Petit jeu amusant


Je ne vous ai pas dit combien les « pas dégourdis » et les « boulets » qui retardent un groupe peuvent me faire perdre toute patience et toute tolérance ! Voici une petite mise en pratique, pour vous faire jouer !

ACTE I

La scène se déroule à Paris. Vanille et Pistache sont deux amies. Vanille sort beaucoup, connait tous les endroits branchés, Pistache sort un peu moins. Vanille a très envie d’aller voir au théâtre, une pièce à succès. La troupe reste peu de temps, les places sont chères !

Vanille prévient Pistache plusieurs mois à l’avance, et lui conseille de réserver sa place en ligne, afin d’éviter une file d’attente impressionnante. Vanille envoie des méls, lui donne le « lien » pour réserver, bref lui facilité grandement la tâche.

Entre temps Vanille apprend qu’un groupe d’amis de Belgique (5 personnes) vient la voir à Paris à la même date. Toute heureuse de faire profiter ses amis de la fameuse pièce, elle leur réserve des places, et préviens Pistache qu’elle va lui présenter ses amis belges, en lui recommandant d’être à l’heure devant le théâtre.

Le jour J, Vanille arrive toute guillerette avec ses amis belges, et présente Pistache. Seulement Pistache, la g.. enfarinée avoue qu’elle n’a pas réservé sa place sur Internet. Vanille est très en colère et lui rappelle combien de méls elle lui a écrit. Pistache tente de dédramatiser : c’est rien je vais prendre ma place maintenant !

Problème : la file d’attente sans réservation : 50 personnes, la file d’attente avec pré-reservation Internet : 7 personnes. Deuxième problème, il pleut et il fait froid.

Vanille dit à Pistache : « Bon ben nous, on y va, toi fais la queue si tu veux, de toutes façons on aura pas de places côte à côte ! On se retrouve à la sortie ! »

Pistache, découragée et en colère rentre chez elle.

Le jeu :
Vous en pensez quoi :

1 – Vanille a raison, c’est nul les gens comme ça ! Pistache n’a eu que ce qu’elle mérite !

2 – Pistache exagère, elle aurait pu prendre la file d’attente et retrouver tout le monde à la sortie, après tout c’est elle la fautive !

3 – Vanille aurait pu couper la poire en deux : d’accord tu attends, et nous on t’attend, mais en lui faisant remarquer qu’elle gêne tout le monde !

4 – On s’en fout des belges ! C’est Vanille Pistache for ever, les deux amies ou bien ? C’est vrai ça, les belges c’est pas « parce ki cause » notre langue qu’ils doivent se croire tout permis ! De toutes façons, ils vont rien comprendre à la pièce ! C’est comme les suisses tiens !

ACTE II

La scène se passe n’importe où dans une grande ville. Clémentine habite dans cette grande ville, et invite sa sœur Prune pour le week-end, ainsi que l’amoureux de Prune, Régis.

Clémentine a prévu une soirée dans un pub irlandais, pour manger, boire de la bonne bière, écouter de la bonne musique, et retrouver également ses amis. Prune et Régis arrivent en voiture, ils sont accompagnés d’un ami de Régis, Tanguy. Clémentine ne comprend pas bien pourquoi sa sœur et son amoureux ont besoin d’emmener un copain, il parait que le copain a insisté, mais bon ça ne la regarde pas.

Clémentine emmène tout le monde dans son pub favori, où elle retrouve ses amis. Une table est réservée. Seulement en voyant les menus, Tanguy déclare qu’il n’aime pas les hamburgers. Clémentine et sa sœur Prune rient un peu en disant que tout le monde aime les hamburgers, et que vu la variété du menu, il trouvera bien quelque chose qui lui plait !

Rien à faire, Tanguy râle, se plaint. Finalement Clémentine, un rien furieuse qu’on lui gâche sa soirée, accepte d’aller manger dans une pizzeria (il faut faire au moins 1 kilomètre à pied) en précisant qu’ils reviendront quand même au pub finir la soirée. Prune et Régis suivent sans protester.

Une fois à la pizzeria, Tanguy expliquera pourquoi il n’aime pas les hamburgers : à cause de la salade et des tomates. Clémentine a une furieuse envie de lui balancer une pizza à la tomate dans la figure !

Le Jeu :

1 – Clémentine n’aurait pas du céder ! Si Régis a emmené un copain, qu’il assume et se débrouille avec lui ! Il les aurait rejoint plus tard !

2 – Tanguy est vraiment mal élevé ! Vu qu’il s’impose la moindre des choses, ce serait de s’adapter et de se taire !

3 – Prune exagère ! Sa sœur l’invite, prévoit sa soirée, et elle ne bronche pas ! C’était à elle de faire la leçon à Tanguy !

4 – Moi j’aime pas les hamburgers, ni les pizzas… Les pubs non plus d’ailleurs !

5 – J’aime pas les boulets !

Louisianne

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Baisé par un gynéco devant une caméra

Vous avez lu le titre. Vous vous demandez pourquoi diable je vous parle de gynéco et si, par hasard, cela aurait quelque chose à voir avec mon souhait du mois. Vous attendez du croustillant, du sexe torride, une webcam branchée sur chatroulette à l’instant même où vous lisez ces lignes déversant des images d’un plan glauque avec un docteur de dernière zone.

En fait, « baisé par un gynéco devant une caméra » est juste un truc qu’un internaute a tapé sur google et qui l’a fait atterrir ici. Je trouve cette expression tellement belle et poétique que j’ai décidé de la faire mienne pour un jour. Pour un mois.

Faute d’avoir vécu cette expérience, je suis heureux que le mois que je viens de vivre s’achève enfin. Une chaudière en rade, des lavages à l’aide d’une bassine, un délestage de 2500 euros pour enrichir le chauffagiste, mon concubin notoire qui se lance dans le bloguisme avec passion, une collègue frappée d’une hémorragie interne absente pendant la majeure partie du mois, du travail comme s’il en pleuvait, des cours de théâtre au cours desquels je me cherche et la fièvre, le lit, le nez qui coule, les yeux qui piquent…

Ce n’est pourtant pas à cause de tout ça que je ne veux pas revivre le mois qui vient de s’écouler mais pour quelque chose qui m’a fait beaucoup plus mal.

Oui, au mois de septembre, je pense avoir perdu définitivement un ami… Et des vrais amis, je n’en ai pas des tonnes.

Je prends l’amitié très au sérieux. Parfois, je reste pourtant des semaines, voire des mois sans donner signe de vie. Je déteste cet aspect de moi, mais je ne peux pas le nier… Il existe.

J’ai par exemple cette amie très chère, Séraphine qui vit en Norvège avec son mari et ses enfants en ce moment:  le dernier message que nous nous sommes envoyés date du début août et la dernière fois que nous nous sommes vus furtivement, entre deux trains, date du mois de juin. Pourtant, je sais que peu importent les mois ou les années qui passent, je pense à elle et elle pense à moi. Je sais que si demain elle se trouvait en bas de chez moi, elle aurait juste à monter pour que nous reprenions la conversation juste à l’endroit où nous l’avions laissée il y a des mois. Je sais que si demain j’avais un problème, j’aurais juste à composer son numéro pour entendre une voix amie.

Je vois l’amitié comme un sentiment complètement désintéressé. Aimer l’autre pour ce qu’il est, le respecter, sans instinct de possession, sans jugement. Je vois l’amitié comme un sentiment d’appartenance à une même famille. Apparemment, tout le monde ne définit pas ce sentiment de la même façon…

Prenez cet ami là, celui dont je vous parle entre les lignes depuis le début de cette note. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années. J’étais en pleine phase de changement de vie, après huit ans passés avec la même personne. Lui était en phase de questionnement intense. Je l’ai certainement aidé dans ce questionnement, dans ce cheminement. Il était en couple depuis un certain nombre d’années et son mec de l’époque m’a détesté tout de suite, certainement parce que je ne suis jamais entré dans son jeu et parce qu’il sentait que notre rencontre sonnait le glas de sa relation avec celui dont il se pensait le mentor.

Un jour, mon ami m’a lancé qu’il me considérait comme son frère. Je suis fils unique. Cette déclaration m’a particulièrement touché. Je me suis senti investi d’une responsabilité et d’un sentiment inconditionnels. J’étais là pour lui et il était là pour moi. Nous éprouvions une complicité sur quasi tous les plans. C’était aussi simple que ça.

Puis, mon ami a rompu. Il a rencontré quelqu’un d’autre… Puis, j’ai rencontré mon petit Piero. Au fur et à mesure, il a cessé de m’inclure dans sa vie et de m’intégrer dans ses plans, tout en me reprochant d’être distant. J’ai feint de ne rien remarquer alors que je souffrais de cette attitude.

Je n’étais pas fan de son nouveau mec, certainement très gentil, très intelligent et tellement… Snob, hautain et donneur de leçons… Mon ami a endossé le costume du couple. Celui qui conduit certains à une abnégation de leur personnalité tout en épousant intégralement les goûts et les opinions de l’autre. Je ne lui ai pas dit que je ne me sentais pas bien avec son nouvel amour, parce que je ne m’en sentais pas le droit et par respect pour ses choix. De mois en mois, je me suis rendu compte que je n’étais plus fan de lui non plus.

Un jour, il m’a dit de but en blanc qu’il n’appréciait pas mon petit Piero. Un jugement sans appel rendu entre deux portes. Je crois que ça m’a fait mal.

Puis, au cours des mois qui ont suivi, il est devenu particulièrement dur à mon égard. Il n’arrêtait pas de suggérer que j’étais malheureux ou pas épanoui. Plutôt que de m’écouter, il me donnait son sentiment sur la manière dont, selon lui j’aurais dû conduire ma vie. Il prenait mal le fait que je ne suive pas systématiquement ses préconisations. Il citait souvent son couple en exemple pour m’indiquer que je n’étais pas sur le bon chemin. Je ne lui reconnaissais pas le droit de me dire comment vivre, qui aimer ou tout simplement de m’indiquer si je devais me sentir bien ou mal. Et pourtant je n’ai rien dit… Je ne lui ai jamais dit  par exemple que je n’aimais pas la personne avec laquelle il vivait quasi-quotidiennement. Pourquoi? Par peur de le perdre sans doute… Par peur de perdre le souvenir de ce que nous avions été.

Alors, j’ai fait des efforts. J’ai essayé de continuer à les voir tous les deux, j’ai fait semblant de ne pas voir qu’ils ne m’incluaient dans aucun projet, dans aucune soirée, j’ai feint de prendre comme une plaisanterie le fait que son nouvel amour me lance au détour d’une conversation, sans la connaître, que ma mère était un dictateur.

… Jusqu’à la semaine dernière.

Un commentaire de trop sur mon blog tourné contre la personne que j’aime. Le manque de respect encore une fois.

Un message me disant que j’avais mal compris la démarche a bien suivi.

J’ai lu. Je voulais répondre. J’étais en colère, je me suis dit que j’allais laisser reposer tout ça en moi. Et puis, j’ai décidé que j’en avais marre que l' »on » me dise que je comprenais mal ou que j’interprétais n’importe quoi. Que je sache, pour communiquer il faut un émetteur du message et un récepteur de ce message. Si le récepteur ne perçoit pas le bon message, c’est que l’émetteur a mal fait son boulot. That’s it.

Je ne répondrai pas à ce message. C’est fini. Sans doute définitivement.

Vous comprendrez aisément que, plutôt que de vivre ce mois là, j’aurais préféré me faire baiser par un gynéco devant une caméra…

Alors mon souhait pour le mois d’octobre et pour tous ceux qui suivront, c’est  juste de ne plus perdre aucun ami.

Madonna et Gwyneth

Ditom

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