Archives de Catégorie: Jérem

Gâteau de Savoie

J’avoue que le thème imposé par le rédac’ chef ne m’a pas inspiré pas du tout … et pour cause, je n’ai jamais ressenti cette sorte de « plaisir » procuré par un bon repas ou un bon plat en général, à tel point qu’il y a quelques années, Chris Tophe fut fort déçu de mes réponses à un questionnaire culinaire et le pire calvaire que l’on puisse m’imposer est sans doute une invitation au resto.
Aussi, je vais céder ma place, pour l’occasion, à une émission trouvée sur le site de l’INA et vous expliquant comment faire un gâteau de Savoie

la-savoie-le-gateau-de-savoie.fr.html

 


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Le vieux bar

Un bar mal famé, un charleston démodé,
Une chanteuse réaliste dont la voix
Tel un puissant alcool vous hante et vous foudroie
L’âme d’une triste ivresse dont un passé

Qui jamais plus n’existera, lâche, irrité,
Se venge en vous collant un’ sale gueul’ de bois.
Pourquoi, pour se noyer, choisir un tel endroit ?
Des images toutes faites, de vieux clichés ?

J’en doute ! Allez savoir pourquoi ? Un hasard peut-être ?
Un passage devant ce bar aura fait naître
Un désir enfoui de fantasmes inassouvis,

L’illusion de vivre un autre destin, canaille,
D’être d’une caste où se méprise la vie
Banale, et où l’on s’explose avant qu’on s’en aille !

Las, seul au bar, je bois ma bouteille d’ennui
Au milieu de vieux riches boudinés qui fument
Un cigare nauséabond et qui commandent
A de jeunes mâles fougueux, de beaux nervis

Qui charment de jeunes délurées affranchies
En les env’loppant d’un regard, d’une dans’ qu’ils mènent
Dans une cascade de rires qui se déchaînent
Et se terminent au bout de leurs folles envies.

Oui, boire, pour faire croire qu’on leur ressemble,
Pour avoir la force d’oser, là, sans que tremble
Ma voix, les provoquer dans un soudain éclair

Et voir éclater leur fierté piétinée
Dans une salve de coups douloureux, amers,
Qui blessent le corps et laissent l’âme abîmée.

La panne sèche

Nous sommes le 26 décembre et j’aurais pu vous parler de Noël, de ses cadeaux – enfin, s’ils arrivent à temps ce qui n’est pas certain du tout dans certaines régions -,

de ses soirées épiques ou encore de la nouvelle année qui arrive, de la tête d’Henri IV que l’on vient d’identifier formellement, faire une longue liste de vœux, vous annoncer les prévisions d’Elisabeth Tessier pour l’année prochaine, que sais-je encore ?…

Oui, mais voila,

– les fêtes épiques… oui bah, elles ont trop terni mon enfance pour en parler… les vœux…

ça ne reste jamais que des vœux et puis c’est tellement convenu comme exercice…, enfin, par avance, bonne année 2011 à tous quand même !

la tête d’Henri IV, beh euh …,comment dire ?

c’est pas Ramsès II, c’est clair ! et encore moins Lénine dans son cercueil de verre! Dire que certains ont encore de ces reliques royales chez eux s’ils ne s’en sont pas débarrassés depuis l’époque révolutionnaire ! Brrrr, ça donne froid dans le dos. Enfin, maintenant, on sait que le Vert-Galant portait, comme tous les hommes de son temps une boucle d’oreille et qu’il est bien mort dans d’atroces souffrances comme en témoigne cette mâchoire d’où un cri de douleur semble sortir,

et pour les prédictions pour l’an nouveau, Elisabeth Teissier se chargera bien de nous prédire tout ce qu’elle prévoira qu’elle avait prévu dans ses prévisions prévisibles – y compris les prévisions de ce qu’elle prévoit de ne pas avoir réussi à prévoir – pour 2011 et qui ne se réalisera pas … La preuve en image  avec ses prédictions pour 2009 …

Puis pas la peine d’avoir recours à Elisabeth Teissier pour faire de juste prédictions.

Ainsi, moi-même, grand médium devant l’Eternel, je puis vous prédire avec certitude, et en exclusivité, que l’an prochain, …

bougez pô, je sors la boule de cristal que m’a prêtée Tante Irma … je frotte, je frotte …, voila !!!! je vois ! Oui, une nouvelle bouleversifiante !!!!!

Comme cette année…

Noël tombera un … 25 décembre ! – je sais, je sais, ne me remerciez pas, c’est vraiment pour vous faire plaisir ! –

Nous décidément, c’est la panne sèche !

J’avais aussi pensé, dans un premier temps, vous faire découvrir le message de de Gaulle aux enfants de France, prononcé le 24 décembre 1941 … mais, bof, trop rébarbatif pour des fins d’années, on verra ça à un autre moment.
J’aurais pu vous dire combien je hais Sarkozy, mais ça tout le monde l’avait déjà compris… dire du bien de Lady Gaga mais j’y arrive pas… combien je suis  aussi hermétique  qu’un typerware à Mickaël Jackson, même mort, mais on ne tire pas sur les ambulances, même mortes… vous dire que je n’ai jamais rien compris aux fans hystériques de Cloclo auxquelles j’aurais bien mis une baffe – et pourtant j’aime Cloclo -, mais justement, les fans hystériques, c’est pô mon truc.

Non,franchement, j’suis dans la dèche (euh… oui, non, pas tant que ça quand même), et comme je refuse, dans certains cas, à imiter les Shadocks et donc à pomper, pomper, pomper …

c’est la panne sèche ! la muise ! la cata ! le cyclone ! l’ouragan stéphanéo-monégasque !

Alors,bé, j’vais laisser la parole à M’sieur Chevalier … parce que cet article devient aussi chiant qu’une émission de Drucker et parce que c’est p’têt pas d’saison c’qu’il chante le père Chevalier, mais c’est entraînant, et pour finir l’année sur une note gaie, c’est déjà ça ! Allez, on file tous à Ménilmontant, enfin gai à condition de ne pas regarder la réalité que montre ce extrait de documentaire de 1965 de l’INA !

Sur ce, bonne fin d’année à tous et à l’année prochaine.

 

Jerem

Navrants mouchoirs

Un succès d’entrée au cinéma n’est visiblement pas une garantie de qualité, loin de là, et, le moins que l’on puisse dire, c’est que Les Petits mouchoirs de Guillaume Canet, sont un véritable navet de 154 minutes bien longuettes.

Manque de profondeur psychologique des personnages au profil figé pendant 154 minutes, acteurs vraiment mauvais, à l’image d’un François Cluzet qui ferait bien de retourner prendre des cours de théâtre tellement il joue comme un pied, ou d’une Marion Cotillard, toujours aussi incolore, inodore et sans saveur à l’écran, sauf quand elle se met à hurler comme une charretière qui se prendrait pour Anémone.
En effet, l’autre problème de ce film, c’est qu’on a l’impression de voir l’une de ses nombreuses daubes des années 70 où la beaufitude s’expose à l’envie avec son cortège de vulgarité, de farces de potaches à bailler d’ennui tant elles sont convenues, et de conversations qui dépassent rarement le sujet du cul: pas une scène qui ne se conclue par une grossièreté et des personnages qui ne savent visiblement pas se parler sans s’engueuler.

D’ailleurs, c’est à ce demander si ce n’est pas un film caractéristique de notre époque, de sa superficialité et de son indifférence à l’autre, fusse au milieu d’un groupe. Bobos friqués mais incultes, atrophiés des sentiments mais qui exhibent sans complexe devant nos yeux de spectateurs, comme ils pourraient l’exhiber sur un blog ou facebook, leur petite vie minable et sans intérêt. Or, qui cela peut-il intéresser, en dehors de leur propre cercle d’amis ? car, à aucun moment, le réalisateur ne prend la peine de nous dégager de notre position de voyeurs fatigués de tant de platitude pour nous faire entrer dans son film, comme si lui aussi, à l’image de ses personnages, avait été trop flemmard pour ça.

Notons aussi, cette propension à céder à la facilité pour faire politiquement correct: une morale à deux balles à la fin, des discours larmoyants version bisounours qui ne collent pas un instant, d’ailleurs, avec le reste du scénario et qui donnent véritablement envie de vomir devant ces êtres abjects de mensonges et de fausse compassion, sans oublier, pour faire réalisateur de gauche -on ne sait jamais, 2012 approche et il s’agit de prévoir ses arrières – l’homosexualité utilisée comme prétexte au conflit Cluzet/Maginel, un Magimel d’ailleurs peu crédible dans ce rôle d’homme ressentant une attirance pour un autre homme.

A ranger dans la catégorie films témoins de la pauvreté du cinéma français et du manque de talent de nombre de ses réalisateurs, ou, si l’on préfère dans celle des films alimentaires pour nourrir Canet et sa bande de potes.

Jerem

Marilyn, my Marilyn

Ces derniers jours, la presse ne bruit que de la publication d’un ouvrage baptisé Fragments, issu des carnets intimes de Marilyn où, nous dit-on, l’on va découvrir l’actrice sous un jour totalement inconnu. Pourtant, à ce qu’on lit ici ou là de ces révélations inédites sur la Marilyn intime, force est de constater que cela fait vite pschiiiit. Il y a, en effet, déjà bien longtemps que les divers biographes de la star, notamment ceux qui lui sont le plus favorables, ont présenté, dans leurs différents ouvrages, cette Marilyn intime, de sorte que Fragments n’apporte vraiment rien de nouveau, en dehors de satisfaire les fans les plus accros avec un nouvel objet à posséder ou de faire découvrir la star à de nouvelles générations.

Il va aussi sans dire, comme le titre l’indique, que ça ne sont que des extraits des carnets de Marilyn et que l’on n’a pas TOUT  publié; on ne sait donc rien du contenu intégral de ceux-ci et de ce qu’on a voulu taire … bien frustrant tout de même.

Néanmoins, ces réserves mises à part, parlons tout de même de Marilyn, le but principal de cet article, ou plutôt de Marilyn telle qu’on peut l’entrevoir à travers les nombreuses publications qui ont pu lui être consacrées, en sachant que nous nous fabriquons tous notre Marilyn à usage personnel, différente de celle de notre voisin. Il en va sans doute ainsi d’ailleurs de toutes les stars vivantes ou mortes. Nous nous fabriquons tous notre propres mythes à partir de bribes de vies de personnes plus ou moins célèbres.

Marilyn est, pour moi, l’archétype de la femme déchirée entre son milieu social d’origine, celui auquel elle est parvenue, et la difficile gestion d’un personnage de blonde platine qui la renvoie au monde dont elle est issue.

En effet, Marilyn naît en 1926 à Los Angeles, dans ce que l’on appellerait aujourd’hui une famille monoparentale ouvrière – sa mère, Gladys, était monteuse pour le cinéma -, encore qu’elle vive la plupart du temps dans des familles d’accueil quand ce n’est pas à l’orphelinat, suite à la dégradation de l’état mental de sa mère. Son milieu social, du même coup, en fait l’une des rares artistes à avoir vraiment vécu la catastrophe qu’à été la Grande Dépression des années 30, ses passages à l’orphelinat résultant souvent des difficultés économiques que certaines des personnes qui l’avait prise en charge rencontraient momentanément. Du reste, c’est en tant qu’ouvrière que Marilyn est découverte, presque par hasard, dans le cadre d’une campagne de photographies destinées à mettre en valeur ces femmes américaines qui travaillent à l’effort de guerre (c’est l’époque où la propagande vante à longueur d’affiches,  « Rosie, la poseuse de rivets »),

et c’est aussi pour un calendrier destiné à un public populaire que Marilyn pose nue en 1949.

Du reste, elle fut aussi toute sa vie une femme préoccupée des choses les plus simples de la vie, comme réussir les spaghettis aussi bien que  sa belle-mère italienne, la mère de Joe Di Maggio, jardiner …

Or, à l’époque, les classes populaires sont fascinées par les héroïnes blondes platine qui peuplent les écrans noirs, dont  Jean Harlow que Grace McKee, une amie de Gladys, qui finit par prendre en charge totalement Marilyn admire tout particulièrement. Marilyn n’eut finalement pas d’autre choix que celui d’adopter, pour tenter de réussir, le modèle dominant culturellement de son milieu d’origine … et elle devint elle aussi, blonde platine, pour le meilleur et pour le pire.

En effet, très vite, elle doit faire face à des difficultés à trouver des rôles, ce qui la conduit à chercher des protecteurs, et finalement, sous leur patronage, à entreprendre tout un travail d’instruction, aussi bien scéniquement que culturellement, et certaines des rencontres qu’elle effectue durant ces années vont l’y aider: Natacha Lytess, professeur d’art dramatique du studio Columbia, Johnny Hyde, un des agents les plus influents d’Hollywood, Michael Tchekhov, neveu du dramaturge russe, plus tard Lee et Paula Strassberg de l’Actor’s studio, d’autres encore … On verra même Marilyn fréquenter assidument les milieux intellectuels de New York

où elle disparait plusieurs mois sous le masque de Zelda Zonk, totalement méconnaissable en femme démaquillée et perruque brune, et se lier d’amitié avec certains poètes comme Carl Sandburg qui offrit un jour à celle-ci une pendule qui devait orner la seule et unique demeure qu’elle ait jamais possédée et qui est celle où on la retrouva morte ou encore adopter une devise latine « Cursum perficio » pour le perron de celle-ci. Car, pour le reste, Marilyn était un personnage totalement construit; chaque fois que Norma Jeane revêtait son costume, il fallait bien compter, comme le dit Signoret, trois heures de préparation pour que la transformation s’opère.

Il faut donc imaginer ce qu’a pu être la tension permanente qui, à partir des premiers succès, a pu traverser Marilyn, entre ce qu’elle voulait être, sa volonté de s’extirper du milieu d’où elle venait, de s’intégrer à ce monde culturel qui la fascine aussitôt qu’elle l’a découvert, et ses personnages de blondes idiotes qu’on lui demande de jouer et qui la renvoient à sa condition sociale, comme si une sorte de fatalité cherchait à la rattraper (« Mais Marilyn, que tu le veuilles ou non, quoi que tu fasses et quoi que tu penses, tu es une femme qui émet des vibrations sexuelles.

Hélas pour toi, la seule chose qui intéresse les patrons des studios, ce sont les vibrations sexuelles » lui dit un jour Tchekhov à qui elle confiait vouloir être une artiste et pas une poupée érotique, un « aphrodisiaque en Technicolor » pour reprendre son expression); on imagine bien ses terreurs nocturnes, ses angoisses, cette peur qui lui colle à la peau et la paralyse parfois en plein plateau, ces périodes de doute, de dépression, d’envies de suicide aussi, et cet immense besoin d’amour.

Un psychiatre ou un psychanalyste auraient sans doute tendance à nous expliquer que, de par son enfance solitaire et dépourvue de père, c’est d’abord celui-ci qu’elle recherche à travers les nombreuses aventures et les trois mariages qui traversent sa vie. Je doute que ce soit là l’explication. Ce que Marilyn cherchait, c’était quelqu’un à admirer, quelqu’un qui puisse l’aider à se transcender, se dépasser, tout en la rassurant sur son talent, et sa capacité à être autre chose que son personnage de cinéma et elle fuyait quand la réalité ne correspondait plus à son rêve.

Fondamentalement, cela devait l’amener à se sentir gratifiée d’être ou d’avoir été la maîtresse de gens comme les Kennedy: elle se sentait valorisée, ne serait-ce que parce que ceux-ci n’hésitaient pas à parler de tout, y compris d’affaires politiques avec elle.

D’autre part, c’est aussi une femme libérée et qui étouffe dans une relation dès qu’elle s’y sent enfermée, et c’est ce qui arrivera malheureusement avec Arthur Miller. Une femme aussi qui trompe son ennui dans des relations plus ou moins longues ou épisodiques avec des amis plus ou moins célèbres, Franck Sinatra et bien d’autres.

Enfin, Marilyn, c’est encore cette femme « au coeur d’or » qu’évoque Claude François dans « Cette année-là » et dont rend compte Simone Signoret, cette Marilyn capable de garder à son service une vieille décoloratrice qu’elle fait venir de San Diego et qui prétendait avoir été celle de Jean Harlow, cette décoloratrice à laquelle revenait le soin de transformer Norma Jeane en Marilyn blonde platine au moyen d’une technique antédiluvienne, l’eau oxygénée.

Puis il y eut cette admiration pour Clark Gable. Marilyn avait toujours eu une passion pour Gable parce qu’elle l’assimilait à son père, ce Stan Gifford auquel il ressemblait et dont Gladys présenta le portrait à sa fille en lui disant qu’il était son père. Les Désaxés furent leur seule et unique occasion de jouer ensemble, dans des conditions de tournage chaotique, avec une Marilyn qui allait de plus en plus mal, portant une perruque suite à une erreur d’une coiffeuse qui lui brûla les cheveux, et un Montgomery Clift encore plus mal en point – Marilyn devait d’ailleurs un jour déclarer que c’était la seule personne qu’elle ait rencontré en plus mauvais état qu’elle – Gable mourut quelques temps après, et elle fut accusée, par son attitude, d’avoir précipité la fin de celui qui restera à jamais le « Rhett Butler » d’Autant en emporte le vent.

En somme Norma Jeane était un être qui avait soif de reconnaissance pour se venger des années de misère traversées, mais qui supportait de moins en moins ce personnage de Marilyn qui l’avait faite et avec laquelle elle avait de plus en plus de mal à cohabiter, au point de tomber sous la coupe de gens comme son psychiatre, sa répétitrice … et des médicaments qui finirent par régir sa vie. Quand elle le comprit, après l’épisode des Désaxés, elle commença à vouloir bousculer tout cela et à ne plus accepter d’être traitée en enfant. Elle acheta une maison, ses rapports se tendirent avec son psychiatre et ceux qu’il avait fait placer dans son entourage, elle voulait redevenir cette Marilyn insouciante qui aimait rire et s’amuser, avait des rêves de mère, et quand JFK voulut rompre, Marilyn jura de trouver moyen de se venger … c’est sans doute cette peur présidentielle qui devait avoir raison de sa vie et amener à ce qui ressemble fort à un assassinat.

Jerem

 

 

 

 


 

Ouverture solennelle 1812

Tchaïkovsky en 1886

En 1882, pour la consécration de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, commémorant les victoires russes sur Napoléon durant la campagne de Russie, Tchaikovsky composa cette ouverture solennelle qu’il devait lui-même juger comme très explosive et tapageuse, sans beaucoup de valeur artistique.
Il n’en reste pas moins que nulle autre pièce de musique n’a jamais rendu plus intense, ni n’a si bien résumé cette désastreuse aventure menée par un empereur des Français de plus en plus prisonnier de son système de Blocus continental et de ses rêveries chimériques, cherchant à retremper sa légitimité dans une course-poursuite avec la victoire, à mesure qu’il sentait son trône vaciller sous le poids de la désaffection de plus en plus grande des Français las de tant de bruit et de fureur.
Dans cette œuvre emplie d’un fracas guerrier et patriotique les sons, portés presque à l’incandescence, se mêlent, s’entremêlent, s’entrechoquent, tandis que les chants russes qui ouvrent le morceau appellent les secours de la Divine Providence et que les Français déferlent sur la Sainte-Russie, avant que la neige et la Marseillaise n’entament une lutte à mort que les troupes russes parachèvent jusqu’à l’explosion finale des cloches des églises saluant la victoire de l’autocratie sur la Révolution.
Une œuvre finalement puissante dans son expression dramatique et que je vous laisse écouter ou découvrir, ici sous la direction de Eiji Oue, chef d’orchestre japonais à la tête de l’orchestre philharmonique d’Osaka

1ère partie
http://www.youtube.com/watch?v=TgunF7KbgmY

2ème partie
http://www.youtube.com/watch?v=J6LY11kV444

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