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Marine Le Pen, les Arabes, la mer et les sondages

La politique est un sujet que j’évite d’aborder en société ou entre amis. C’est toujours sources de conflits, de mots plus hauts que d’autres, certains se sentant obligés de revêtir les habits rouges du Parti Communiste, d’autres faire le héraut du bouclier fiscal ou encore certains feraient presque allégeance aux amis de Charles Million. Mais depuis quelques jours, des relents assez immondes viennent inonder les ondes avec l’affaire qui secoue la Maison Dior. Cette même famille dont le fondateur vouait un culte assez infâme avec le Fürher et dont la femme se gausse devant les caméras que les juifs devraient rester là où ils sont et que son mentor n’est autre qu’Hitler. C’est un peu l’arroseur arrosé. De part ses déclarations, certes prises sans son autorisation, John Galliano, en étant dans un état d’ébriété plus qu’avancé, a fait part de ce qu’il avait au fond de lui, cette haine des juifs. C’est bien connu, c’est avec un peu d’alcool que les langues se délient.

Marine Le Pen, elle ne boit pas quand elle parle. Elle sait très bien ce qu’elle dit, elle manie extrêmement bien les mots étant avocate de profession, elle arrive à captiver de plus en plus d’âmes qui la verraient bien présidente en 2012. Les pays arabes en pleine soif de liberté sont, certes en première ligne dans l’actualité mais aussi en plein dans le programme du Front National. Le digne rejeton de neuneuille n’a pas eu de mots assez clairs pour proposer que « l’on repousse dans les eaux internationales les migrants venus d’Afrique du Nord et qui veulent venir en Europe ». Quelle indignation que de penser que personne de notre chère classe politique n’ait eu le courage de s’exprimer voire de condamner purement et simplement ses propos. Voilà où on en est. Ce sont les mots irresponsables d’une candidate à l’élection présidentielle qui approchait encore cette semaine 25 % d’intention de vote dans les sondages. Aucun responsable politique ne s’insurge, les bras m’en tombent.

Personne ne peut imaginer qu’on puisse envoyer à la noyade toutes ces populations qui fuient des pays où règnent le chaos et la violence après la dictature. Personne et Marine Le Pen le sait très bien. Elle cherche à provoquer la situation dans laquelle elle serait la seule à défendre ces pauvres Français accablés par la dette à cause de ces méchants immigrés. On ne peut évidemment pas recevoir toute la misère du monde, des programmes d’intégration dans chaque pays devraient être mis en place, mais les gouvernements corrompus ne permettent plus à cette jeunesse en mal de liberté de pouvoir s’exprimer et surtout de travailler.

On (en réalité l’UMP) lance des débats pour moins que ça. Débats assez indignes d’une démocratie pour tenter de récupérer les électeurs qui avaient fait une confiance presque aveugle à ce cher Nicolas pour « protéger » la France et surtout « endiguer » cette immigration que 23 % de la population rejette haut et fort. L’exemple du pseudo-débat sur l’Islam est très révélateur : ce qui compte, ce n’est pas la réponse, mais la question. On imagine que la religion musulmane serait un problème en France, alors qu’en réalité seul l’intégrisme pose des problèmes, et dans toutes les religions. Mais 2012 approche à grand pas et on essaye de légitimer un débat, relevant presque du racisme, qui ne devrait pas avoir lieu.

Alors oui, je m’indigne contre ces 25 % d’intentions de vote (encore que certains n’osant même pas dire qu’ils voteront FN), je m’indigne contre ce marketing du FN qui ferait de Marine Le Pen, une candidate plus acceptable que son père. Le forme est certes presque différente mais le fond reste invariablement le même. Je m’indigne contre notre classe politique qui observe les révolutions arabes comme une menace, et non comme une immense avancée. Ah, au moins, le monde était plus tranquille quand régnaient les dictateurs…

Un autre Fred

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Halte à la dictature…

Indignez-vous ! Quoi de plus facile que de s’indigner pour quelques motifs souvent bien personnels : on s’indigne parce qu’une chose nous choque, parce que c’est comme ça ou parce qu’on est doté d’un égo tellement surdimensionné qu’on ne fait plus attention aux choses élémentaires qui nous entourent.

Depuis quelques années, une dictature a été minutieusement mise en place par les lobbies tellement bien organisés qu’on ne peut plus y échapper. Des corporations entières soumises à cette nouvelle mode se sont mises d’accord pour qu’à (presque) jamais, nous soyons obligés de nous tenir droit devant cette chose colorée qui nous tends la main. Indigné parce que, malgré tous les efforts fournis par les uns ou par les autres, cette chose envahit un peu plus notre quotidien, nous pousse à commettre les plus vils des pêchés originels : la gourmandise et l’envie.

Des centaines de magasins, des petits comme des grands commerçants l’ont pris comme emblème de leur boutique, une sorte de drapeau flottant au dessus de nos têtes qui nous narguent. Cette chose, je vous le dis tout net, m’a fait découvrir que je pouvais être faible à tout jamais parce que c’est tout simplement une tuerie, une douceur toute tendre parfumée comme il faut, là où il faut et c’est comme un orgasme buccal. Cette chose c’est quoi ? C’est le macaron. Oui ces 2 petites coquilles d’amandes colorées font la joie et surtout la richesse de nos maîtres pâtissiers à l’instar de Pierre Hermé, de Ladurée ou encore de Bernachon (pour les non initiés, le meilleur chocolatier / pâtissier de Lyon).

Oui j’avoue que j’ai du résister à maintes reprises pour ne pas succomber à cette tentation. Waquete, lors de son voyage gourmand initiatique à Lyon m’avait offert une jolie boîte de ces petites merveilles parfumées à la pistache, aux framboises ou encore à la vanille. Ils ont glissé dans ma bouche comme un délicieux bâton glacé. Ces sensations exquises dans la bouche m’ont permis de découvrir que ces hommes et ces femmes qui fabriquent ces gourmandises ont tout fait pour qu’à jamais, nous soyons sous l’emprise.

Mais non je vais résister et je m’indigne contre cette dictature du macaron « en veut-tu, en voilà ». De délicieux gâteaux ne trouvent plus grâce aux yeux des français alors qu’il y a de bien belles pâtisseries. Personnellement, j’adore la traditionnelle tarte aux pommes qui, en un tour de main, vous fait penser aux bonnes vieilles tartes que me faisait ma grand-mère. Et comme je ne suis pas égoïste, je vais vous faire partager la recette d’une merveilleuse tarte aux pommes dont j’ai le secret… Bon OK, c’est peut-être ce que fait tout le monde, mais comme c’est moi qui l’a fait, elle est certainement la meilleure surtout quand elle agrémentée d’une boule de glace vanille et d’une sauce caramel au beurre salé (et j’y tiens). Voici donc ma recette :

Pour la pâte, c’est une base, tout dépend de la grosseur de la tarte voulue :

250g de farine
125g de beurre
1 jaune d’œuf
4 cl d’eau
5g de sel
50 gr de sucre
Préparation
Mélangez dans un cul de poule (bah oui autant faire les choses bien), le jaune d’œuf, l’eau le sucre et le sel. Tamisez la farine et faire une fontaine. Coupez le beurre en petits dés et le mettre au milieu de la fontaine. Mélangez du bout des doigts la farine et le beurre. Après quelques minutes, la farine prend une texture rappelant celle du crumble. Reformez une fontaine et ajoutez au milieu le mélange eau + jaune + sucre +sel. Mélangez rapidement  et écrasez avec la paume de la main (en langage technique fraiser la pâte). Recouvrir d’un film alimentaire, réservez au frais et laissez reposer au moins une demi-heure avant cuisson.

Pendant ce temps, coupez les pommes en fines lamelles (de préférence des Pink Lady, elles se tiennent très bien à la cuisson). Sortir la pâte et l’abaisser (enfin l’étaler) sur un plan de travail fariné d’environ un demi centimètre. Formez un cercle selon la taille voulue. Disposer un peu de compote de pommes (évidemment faite maison) mais pas trop, juste le fond et disposer les lamelles de pommes (votre imagination peut alors se mettre en branle) et mettez au four. J’avoue que la température m’échappe un peu, c’est surtout au feeling que vous verrez que la tarte est cuite ou pas. Mais avant la fin de cuisson, parsemez la tarte de cassonade et faites caraméliser sous les UV du four.

Pendant ce temps, préparez la sauce caramel en faisant… un caramel (eau + sucre) et dès que la couleur brunit, retirez la casserole du feu et ajoutez la crème liquide tiède (je fais souvent au pif), en faisant attention aux projections (pas light, sinon c’est moins bon). Remuez  bien, ajoutez rapidement le beurre et remuez à nouveau, jusqu’à ce que la sauce soit bien crémeuse. Réservez à température ambiante.

Disposez la sauce caramel dans une assiette, la tarte dessus accompagnée d’une boule de glace vanille. Vous n’avez plus qu’à vous régaler, c’est certainement mon dessert préféré mais j’aime aussi les macarons !

Un Autre Fred

 

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