Archives Journalières: 4 mai 2012

Laisse toi faire

Couche toi dans l’herbe, essaie de t’ancrer dans le sol, prends le plus d’espace possible. Bras et jambes écartés.

Regarde le ciel, écoute le vent, laisse toi aller au rythme des nuages. Qu’est ce que tu vois ? Ne cherche pas les formes, arrête de surpenser, reste contemplatif. Évade toi, prends du recul. Vois toi. Tu te sens comment maintenant par rapport a tout ça? Sois honnête. Oui, sois honnête.

Certains s’y sont regardés. Ils ont pris peur. Trop haut pour plonger. Ils sont partis. En un sens ils sont peut être dans le vrai. Mais pour les mauvaises raisons.

Comment se plaindre de la fausseté de son entourage quand on a soi même manqué de franchise. Au point de se mentir. La roue tourne, j’imagine. Karma’s a bitch. On peut tout avoir, sans que cela ne finisse par une sortie de secours. Si tu dois te confiner pour exister c’est que ton univers n’était pas si grand que ça. Les yeux plus gros que le ventre. C’est pas un échec, juste de l’étalonnage. Je pourrais dire que ça me désole mais je crois qu’au fond ça me console.

Ce qu’on prend pour un ascenseur social n’est souvent qu’un monte-plats. Tu t’es perdu dans les dorures, ça arrive. Fallait être plus attentif. Maintenant tu peux grandir.

Oui tout le monde est à cran. Oui c’est invivable. Oui, au delà des sourires virtuels, les gens sont faux.

Tout le monde se juge, la présomption d’innocence est foutue depuis longtemps. Tant que la paille dans l’œil du voisin nous hypnotise, nous aveugle, nous empêche de prendre du recul sur nous même. Et l’humilité dans tout ça ?

Il arrive un moment où il faut faire ce qu’on dit au risque de perdre toute crédibilité. S’y tenir, c’est ça le vrai défi.

Tournés les uns contre les autres, on a tous le Cirque que l’on mérite. Mais au fond du vivarium, de qui le sommes nous ?

Partir, ce n’est qu’un nouveau round. Si tu ne sors pas de l’arène, au final, tu vaux quoi ?

Les portes sont toujours ouvertes. Il suffit de pouvoir les passer.

Allez, viens t’allonger dans l’herbe, fais un break, laisse toi faire.

Madrox

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