Archives Mensuelles: avril 2012

A vos marques

Comme dirait ma boulangère ou ma concierge [c’est selon mon degré de tolérance que je condescends à écouter l’une ou l’autre], on n’a jamais été aussi proche …

Bon ok … des fois, elle m’explique que le temps est plus comme avant depuis qu’ils ont marché sur la Lune, que si on était moins loin on serait plus près et surtout le fameux « vous savez hein … y a pô d’fumée sans qu’y ait du feu » … M’en parlez pas ma pauv’ dame …

N’empêche que … là, sans en avoir parlé avec l’une ou l’autre, force est de constater qu’on n’a jamais été aussi proche. Proche … voila un propos bien sibyllin au sujet duquel tu attends nécessairement, en ce 27, un éclairage.

Rassure-toi : point n’est question de présidentielle ou d’idées shopping … Non non non, mon propos du jour sera bien plus insipide que cela et presque éphéméride [c’est te dire si tu vas trouver ça passionnant … presque autant qu’une chronique de Laurent Gerra sur le chic et le bon goût]

Parce que bon dis donc … ce soir, avec un peu de chance [sauf si elle t’a devancé], tu seras en giga viaduc et ce sera même le premier d’une bonne série qu’on n’avait pas vue depuis longtemps : les ponts sont de retour !!!

Ok ok ok … Y a toujours des gros ponts sur la route [oh oui … y a même des « ponasses » qui ne savent pas conduire], mais là, il est question des jours fériés qui débarquent inopinément et te condamnent à des semaines raccourcies comme les attributs masculins d’Enrique Iglesias ou ceux de certains blogueurs dont tu comprendras que je taise le nom pour ne pas ternir un image qu’ils s’efforcent de construire avec l’énergie d’une auto-persuasion presque touchante. Je parle donc des ponts de mai qui, cette année, ont eu la bonne idée de ne pas tomber un wikende comme depuis quelques années. Wahoooo !!!!

Sauf que … quand tu fais comme mois, tu ne réalises cela que maintenant et forcément … pour s’organiser, c’est un peu tard [du 14 juillet, forcément]. Alors donc, lundi matin, je serai au travail relativement seul certes mais ça va être bon ça !!!

C’est vrai qu’on ne regarde pas assez le calendrier finalement … Regarde, je ne sais même pas quel jour tombe mon anniversaire cette année, ni comment se goupillent les autres jours fériés de l’année [et alors encore moins s’il y a des vendredis 13 … ce dont je me fous comme d ema première chemise] !
Pourtant, ce n’est pas forcément inutile … Laisse-moi te raconter ce qu’il s’est passé en 1582 … Si tu ne regardais pas bien ton calendrier cette année là, en décembre … bah tu n’étais pas arrivé et je ne te raconte pas le boxon parce qu’au passage du calendrier julien au calendrier grégorien en France, on est passé d’un coup du dimanche 9 décembre au lundi 20 décembre 1582 … Si tu imaginais avoir encore 15 jours pour faire tes cadeaux de Noël, bah pas du tout … le lendemain, tu n’en as plus que 4 !!! Bonjour l’angoisse …
Quoi qu’il en soit, bons ponts et oublie quoi que ce soit pour le premier … il fera moche. Bah oui parce qu’en plus de regarder le calendrier, il faut aussi consulter la météo … Finalement, je me demande si faire comme moi n’est pas plus reposant : au moins, on ne s’occupe de rien !

Tto

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Dans de vieux pots

Tout de suite je vous vois venir les lecteurs à l’esprit mal tourné! Vous pensez qu’avec un titre pareil je vais dire du mal…
Vous me décevez car ce n’est pas mon genre :  je suis toujours objectif!!!!

Ceci étant mis au point, passons à ce qui vous intéresse (oui je le sais puisque vous êtes restés jusqu’à ce second paragraphe).
Je vais vous parler aujourd’hui en cette veille de dimanche important (puisqu’il est tout de même le second jour du week-end!!!) de chansons célèbres
mais qui auraient pu l’être bien avant!!

Vous connaissiez sans doute celle qui a fait les frais du pouvoir des quatre qui a immortalisé dans le film Bodyguard en 1992, le titre « I will always love you »:


Whitney Houston -I will always love you

Et bien, ce titre est une reprise dune chanson composée, écrite et interprétée par Dolly Parton et sortie en 1974 et qui a été utilisé dans le film musical américain La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse in Texas) sorti en 1982 [remarquez la formidable traduction!!!]


Dolly Parton – I will always love you

Alors surpris?

Autre chanson très connue :


Mariah Carey – Without you

Et bien cette chanson n’est pas une création : en effet elle a été interprétée par Harry Nilsson en 1971


Harry Nilsson – Without you

Maintenant je vais faire appel à votre mémoire télévisuelle… Vous souvenez-vous d’une publicité de 2005 pour une marque japonaise de constructeur de télévision qui mettait en scène des ballons?
Et bien la chanson qui illustrait cette publicité était celle-ci


Jose Gonzalez – Heartbeats

Vous vous souvenez? (sinon chercher la pub)

Et bien cette chanson et sa musique si douce est en fait une reprise du titre Heartbeats du groupe The Knife créé en 2003:


The Knife – Heartbeats

C’est autre style n’est-ce pas???

Passons à un autre registre : Souvenez-vous de le titre  de Cascada chanté en 2006 :


Cascada – Everytime we touch

Evidemment vous vous doutez bien que si j’en parle ici, c’est que c’est une reprise… Mais de qui?


Maggie Reilly – Everytime we touch

Vous avez bien lu: Maggie Reilly! cette chanson est sortie en 1992
La voix de Maggie Reilly ne vous ai peut être pas inconnue mais son nom peut-être. C’est elle qui chante le célèbre « Moonlight Shadow » de Mike Oldfield…

Et je ne pouvais terminer sans évoquer la perle qui va suivre… Je ne vous parle pas de l’original c’est inutile vous allez le reconnaître immédiatement.
Laissez-vous emporter…

Lam – YMCA (1979)

Et alors? Vous avez fait la chorégraphie devant votre écran?

Sur cette interprétation mémorable, je vous souhaite un agréable week-end (et n’oubliez pas d’aller bourrer les urnes dimanche, c’est important!)

Waquete

No title.

Tiraillé, trompé dans tes chairs, tu ne sais plus très bien où tu vas, ou devrais aller. Tu fais. Ou plutôt non, tu laisses faire;  L’élongation du muscle se déchirant lentement, t’es tenté de l’attraper, le retenir mais il fuit, s’encanaillant sans cesse entre tes doigts. Tu te damnes. Rien n’y fait. Lentement  il glisse. Mollement tu te poses, étendu sur  la table. Plus de senteur.

On ferme

La meilleure façon de marcher

Parce que tout le monde se souviendra de lui principalement pour avoir fait faire les premiers pas à Charlotte Gainsbourg sur le grand écran, et parce que dans ma liste ce film est présent, l’actualité étant, c’est « La meilleure façon de marcher » de Claude Miller dont il sera question dans cette rubrique ce mois-ci.

Le premier film de Claude Miller sortit en 1976, avec Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey dans les rôles principaux.

L’histoire : dans les années 60 pendant une colonie de vacances 2 animateurs, l’un sportif l’autre orienté sur des activités théâtrales acceptent ou n’acceptent pas les différences. Le premier surprend le second dans sa chambre habillé en femme et à partir de ce moment un lien étrange va se nouer entre les 2 personnages, sadisme et ambiguïté sont au rendez-vous pour en arriver à un renversement de situation.

Fil rouge de ce film, la tolérance ou l’intolérance à vous de voir, dans le rapport entre nos 2 protagonistes mais aussi entre tous les acteurs, les enfants entre autre. Comment sont-ils catalogués ?

Et puis la scène des petits suisses, à l’époque je me sentais concerné, enfant je pense qu’on est toujours plus ou moins le souffre douleur de quelqu’un d’autre, ensuite ce qui change c’est la façon de le gérer !

Bon film !

Olivier

Chainon clinquant de l’industrie du fake

[youtube:http://youtu.be/DAcA88ydqKQ%5D

Le vrai, le faux, c’est nous.
Plutôt vous que moi. Plutôt moi que vous. Jamais l’inverse.

2012. Fin du monde réel. Abattons les arbres. Y a le wifi dans la Caverne ? Vive l’Homme virtuel. Photoshopé. Pixelisé. Binaire. On sait tout mais on ne sait rien. Rien de ce qui importe. On s’oublie pour la postérité. On se virtualise comme si on refusait de se réaliser. Je crois que j’ai choisi. Ou pas. Je ne sais plus. J’efface. On reprend.

En avril, ne perds surtout pas tes fils. Check toi. Tag toi. Follow me. Multiplier sa présence, confondre voyeurisme avec ubiquité. Penser être partout mais n’être nulle part. Tout accepter. Ne rien accepter. Perdre en spontanéité. Oublier l’essentiel. Être plus connecté et devenir moins joignable.
Sous couvert d’être plus proches, on se retrouve plus distants. Plus difficiles surement. Comme si on avait le choix. Si t’as plus de repères, t’as toujours tes flux. Soigne ton égo. A un moment donné, on est tous quelqu’un qu’on n’est pas. On se tourne comme de belles phrases. On se retourne comme de belles vestes. On spirale. Reviens un peu sur Terre. Keep cool. Faut juste pas oublier d’où on vient. Ni ou l’on va. Poussières. Tout ça a autant de sens que d’intérêt. Je déconnecte.

Madrox

Comme un poisson dans le dos…

La pêche est un art difficile. Cela demande de la patience. De temps en temps tu attrappes de la petite friture. Tu la fais griller, tu la dégustes mais tu veux prendre dans tes filets la prise de ta vie.  A force de patience et parce que tu as sorti ta ligne de professionnel et que tu n’as pas lésiné sur l’appât un jour le bouchon frétille dans l’eau. Tu batailles longtemps, tu t’accroches à la berge. Tu moulines pendant des heures. Tu lâches du mou. Tu laisses le poisson reprendre son souffle et puis tu reviens à la charge. Après une longue bataille, tu finis par ramener vers toi la proie qui a mordu à ton hameçon. Quand il sort de l’eau, son regard n’est pas celui d’un combattant vaincu. Même s’il a perdu le combat, il te fixe droit dans les yeux. Il ne se laisserai pas faire. Il luttera jusqu’au bout. Tu le remontes à la surface. Tu le caresses pour le rassurer, pour le calmer, pour qu’il est confiance en toi. Tu n’es pas un pêcheur du dimanche qui une fois sa proie dans ses filets le dévore et qui attend le prochain week-end pour de nouveau repartir explorer les fonds sous marins. Ton attitude le perturbe. Il se laisse faire et tu le déposes dans ton épuisette. Il découvre alors un monde terrestre qu’il ne soupçonnait pas. Il observe, il s’adapte et se surprend à se prendre d’affection pour ce pêcheur inconnu venu le déranger dans son étang où il était le maître des eaux. Le pêcheur est fier de sa prise. Il ne peut se résoudre à le remettre à l’eau comme une vulgaire friture. Il a une idée. Il a une grand aquarium vide chez lui. Il va l’aménager pour qu’il se sente comme chez lui. Pendant plusieurs mois, le pêcheur et le poisson s’habitue l’un à l’autre. Et puis un jour, le poisson décide recouvrir sa liberté et saute en dehors de l’aquarium. Le pêcheur en rentrant le soir le découvre alors gisant sur le sol. Dans ce geste, il comprend une envie de retrouver son monde. Délicatement, il prend le poisson dans ses bras et le remet aux eaux de l’étang. Celui-ci retrouve sa liberté. Le pêcheur est triste de cette séparation mais il sait qu’il ne peut garder le poisson loin de ses repères. Et depuis ce jour là tous les 1er avril, le pêcheur et le poisson se retrouve au bord de l’étang pour passer la journée ensemble.

Christophe

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