Archives Journalières: 4 mars 2012

Comme un dimanche…

Oui, comme un dimanche… Tout est calme en apparence mais ça bouillonne sous la surface. Un regard dehors pour voir un temps gris, comme dans ma tête. Je ne sais même plus pourquoi je regarde dehors.

Je me suis promis que 2012 serait une bonne année. Enfouir les sales impressions et remettre à plus tard les interrogations. Rester présent. Se rendre imperméable même si on se sent déjà érodé par la répétition. Quel jour sommes nous déjà ?

Chercher du travail c’est un peu comme pousser la porte d’un casino. Une impression de trop plein d’opportunités, une promesse tous les deux mètres. Signer un contrat, c’est juste s’installer à une table, jouer quelques parties, se sentir en veine et ne plus vouloir partir. Puis on lève les yeux, on fait attention à ce qu’il y a autour et quand on remarque que l’environnement est factice, qu’on se demande ce qu’on fait là, c’est trop tard, les autres tables sont pleines.

Parce que personne ne veut retourner aux machines à sous.

Quelqu’un m’a dit un jour que j’étais comme un parc d’attraction : un beau décor mais rien derrière. 10 ans plus tard, cette phrase résonne encore alors que mes chemins s’éloignent et que je me sens comme une mise en abime chaque fois que je pousse la porte du bureau. Comment se redonner un sens quand on évolue dans une reconstitution ?

Faire des cauchemars, réaliser qu’on est plus amoché qu’on le pensait. Trouver la lumière là où on le peut, la savourer, puis prendre du recul, s’entourer, démêler les vrais des faux, se distraire, focaliser, ne pas y penser, oublier. Jouer le jeu du vivarium.

Il y a des victoires bien sûr. L’up du down. Comme au casino, il faut entretenir le rêve. Une main gagnante, ça te fera de l’argent de poche pour payer tes cocktails. Ne t’arrête pas de jouer, ne regarde pas ailleurs et n’oublie pas de laisser un pourboire. Comme si cela pouvait faire pencher la balance dans ta direction.

J’ai parfois l’impression d’être un morceau de bidoche qui regarderait les gens passer à travers son cellophane, depuis son rayon réfrigéré.

Tout est calme, mais ça bouillonne. Comme un dimanche. Bon dimanche. Vivement lundi.

Madrox

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