Archives Journalières: 8 novembre 2011

Souvenirs….

Ce mois-ci, un film que j’aimerais revoir, un peu comme une « madeleine de  Proust », un lointain souvenir très agréable. A l’époque c’était pour moi un bon moment que ces jeunes vivaient. Ben oui, je ne suis plus tout jeune, et à l’époque j’étais ado, et donc nos héros, au début de ce film réalisaient pour moi un rêve.

Ce film c’est « Cocktail Molotov » de Diane Kurys. Evidemment quand on dit Diane Kurys tout le monde se souvient de Diabolo Menthe, mais ce dernier ne m’a pas marqué plus que ça. 2 ans après sort « Cocktail Molotov », en 1979. Je n’ai pas de souvenir d’avoir vu ce film au cinéma, donc forcément quelques temps après à la télé.

Un jeune premier qui fera carrière plus tard : François Cluzet.

L’histoire : trois jeunes, trois potes, 2 garçons une fille, (ménage à 3 ?) de milieux différents, en cette fin d’époque « Beatnik » décident de fuir Paris pour Venise, mais l’un d’entre eux dont le père est malade, n’a pas l’intention de partir définitivement. Alors retour pénible sur Paris et notre héroïne est enceinte.

A l’époque j’étais lycéen par choix et par envie mon cursus était scientifique. Au-delà de l’histoire, de l’interprétation, ce film m’a fait découvrir la poésie, puis la littérature. Aujourd’hui, on peut me qualifier de scientifique, mais un poème que j’ai découvert grâce à ce film a été une des pierres qui m’a fait découvrir autre chose que les sciences. Alors ce poème d’Arthur Rimbaud je le partage avec vous :

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

A. Rimbaud

Et puis comme d’habitude, la musique : la bande originale est de Murray Head et moi j’aime bien.

Impossible de trouver un extrait !

Je ne sais pas comment revoir ce film. Je ne sais pas s’il est disponible quelque part, mais j’espère vous avoir fait partager cette envie de voir ou revoir ce film.

Bon film !

Olivier
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