Archives Journalières: 27 octobre 2011

Le contrat de confiance

Tous les mois, puisque j’en ai encore le goût, je m’interroge sur le sujet qui va m’occuper dans cette colonne …

Ségolène qui pleure, DSK qui sitôt sorti du cas Banon replonge dans le Carlton, Sarkozy et son triple A [NicolAs, CarlA et maintenant GiuliA], la déferlante lacrymale au sujet de Steve Jobs qui n’est le Michel-Ange du XXIè siècle … Ah ça, il y en avait des choses au sujet desquelles j’aurais pu tirer la ligne … et pourtant, tu l’as compris à la lumière du titre de ce billet mensuel, mon propos sera autre parce que je te dois, lecteur d’UNE FOIS PAR MOI, des explications et des remerciements.

Comme moi, tu t’es peut-être demandé ce qui se passait dans cette colonne depuis plusieurs semaines où semblent s’égrener les défections, renoncements et quelques procès dirigés contre le rédacteur en chef d’UNE FOIS PAR MOI, donc moi.

Rassure-toi, il n’est pas question de régler mes comptes publiquement devant tout le monde comme d’autres l’avaient fait ici même alors que j’ai toujours demandé que ce ne soit pas le cas. Ce que j’avais à dire aux différents auteurs d’UNE FOIS PAR MOI a été dit hier, dans un long communiqué qui leur était destiné.

Alors certes, lecteur … je constate que tu es chaque semaine de plus en plus nombreux même si des signatures que k’aimais aussi se sont retirées depuis juin … Comme quoi, les réquisitoires d’inertie et de déshérence sont un peu invalidés par l’objectivité de chiffres qui rassureront ceux qui se demandent s’ils sont lus. Mais cette audience [qui n’est clairement pas une fin en soi, ni même un leitmotiv à l’instar du nombre de commentaires que déclencherait chaque publication] créé une responsabilité et c’est celle-ci que je saisis aujourd’hui pour dissiper tout malentendu : malgré les incantations excessives, UNE FOIS PAR MOI va continuer de plus belle, notamment à la faveur probable de l’arrivée de nouveaux contributeurs et surtout d’un nouveau fil rouge mensuel.

Ces éclaircissements donnés, je ne peux continuer sans te remercier : je te remercie du soutien que tu apportes régulièrement à UNE FOIS PAR MOI, projet collectif ayant pour but de rassembler des auteurs ne se connaissant pas mais qui ont envie, tous les mois de partager un point de vue : le leur. Merci de ne pas avoir été découragé par les éclats de voix inévitables et que je fais tout pour amortir … Merci d’avoir cette indulgence pour cette jeune pousse qui demeure, en l’état, pleine de vigueur, de promesses et d’envies de te surprendre et de partager.

C’est en définitive le plus important. Jean Amadou, récemment disparu, a dit : « Au contraire de l’amour, qui peut naître instantanément, la complicité met longtemps à mûrir. »

C’est tellement vrai …

Après, ne vois aucun orgueil dans tout cela. Ma petite personne est bien négligeable : je suis juste le papa de l’idée de départ et à ce titre, j’exerce un droit de suite pour la mener à bien conformément à l’idée que je m’en fais sans pour autant servir de béquille à celles et ceux qui te donnent rendez-vous ici tous les mois. Amadou [encore lui] a dit : « Il y a, dans le courrier que je reçois chaque semaine, des lettres critiques, et fort heureusement, car plaire à tout le monde ce n’est plaire à personne … »

Voila lecteur, le contrat de confiance que j’ai, avec les auteurs d’UNE FOIS PAR MOI, noué avec toi et dont nous nous félicitons que tu l’honores autant.

Tto

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