I’ll never explain again

Il fallait que ça arrive un jour. Que je tourne la page. Que je parte sans me retourner. C’est aujourd’hui que j’ai choisi de le faire. J’ai vécu cette expérience d’une fois par moi comme une introspection. Un rendez-vous mensuel m’obligeant à m’installer sur le divan de ce confortable blog et à me fixer un but pour le mois à venir… Un souhait par moi.

Un truc totalement impudique. Bien plus que ce que j’écris dans mon propre blog. Au démarrage, j’avais besoin de cette béquille. Le souhait qui m’a le plus marqué est celui qui m’a conduit à me promettre à moi-même que je ne m’excuserais plus d’exister. J’ai tenu bon… Je n’ai pas rechuté depuis. Le souhait le plus difficile à écrire fut celui qui m’a conduit à me promettre à moi-même de ne plus perdre d’ami aussi sottement que celui que j’ai rayé de ma vie un peu brutalement il y a environ un an. Je tiens bon. Je m’attache peut-être un peu moins facilement. Je trie mieux ceux qui sont autour de moi.

Ces quelques exemples montrent à quel point cette expérience fut intense et importante pour moi. Je n’avais pas souffert autant en écrivant depuis très longtemps. Je n’avais plus présenté mes tripes depuis très longtemps. Cette expérience fut une vraie libération.

Et puis, un peu comme ces amitiés intenses se nouant en l’espace d’un éclair durant des moments difficiles et se dénouant tout aussi facilement lorsque le cap est passé, un déclic s’est produit. Une fois par moi m’avait fait avancer et pourtant je me suis brusquement senti comme un étranger ici. Quand quelque chose ou quelqu’un vous aide à briser quelques chaînes, ce quelque chose ou ce quelqu’un devient parfois un poids mort gênant. Ce quelque chose ou ce quelqu’un a rempli sa fonction initiale. Il ne vous est plus d’aucune utilité. On peut le regretter, on peut en être triste, mais c’est la réalité.

C’est à ce moment là que la dernière phase intervient. La phase du lâcher-prise. Comme un fruit trop mûr tombant de l’arbre sur le sol, j’ai muri au soleil d’une fois par moi et il est temps pour moi de m’évader et d’écrire autre chose, ailleurs.

J’ai conscience en écrivant ces lignes que j’évoque ce départ comme on évoquerait une rupture amoureuse. Et c’est peut-être ça après tout. Les idoles d’un jour, les amours d’un temps sont faites pour être brûlées sans être reniées.

Alors je me souhaite une dernière chose pour l’avenir: être serein.

Merci pour tout une fois par moi. Je te souhaite de trouver plein de nouveaux petits contributeurs qui se soulageront le coeur en venant raconter ici, une fois par moi, leurs états d’âme, leurs coups de coeur et leurs coups de gueule… Et je souhaite bonne route à tous mes ex-colocataires qui continueront à faire vivre cet endroit jour après jour, moi(s) après moi(s)…

La vie.

You'll ever see me cry

Ditom

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5 réponses à “I’ll never explain again

  1. Un revenant 16 août 2011 à 11 h 57 min

    Bonne route petit mousse!
    Chaque mois on a l’opportunité de se construire un nouvel avenir. Avec ou sans Une fois par moi.

  2. Un autre Fred 8 août 2011 à 9 h 44 min

    Bouh… bon de toute façon, je continuerai à te lire sur ton blog, c’est du miel 😉

  3. Linkiseb 8 août 2011 à 7 h 59 min

    maaaaais euuuuh ?! 😦

    Bah bonne continuation ailleurs alors mister ;/

    Des bises !

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