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T’es rentré hier, t’as pas tilté de suite qu’on était le 18 pourtant, c’était marqué sur ta fiche de sortie, sur ton portable sur le billet de train… Même à Montparnasse c’était marqué en grand mais, t’as pas tilté.. ce n’est qu’une fois arrivé chez O. après t’être servi un café bien chaud, même après l’avoir bu, ce n’est que vers 18h que t’as su que demain, on serait le 19. Alors t’as réfléchis, t’as creusé, un peu, dans ton cerveau mais rien. Manque d’envie alors dans l’doute, t’as textoté Maitre Tto. : ‘je viens de tilter… demain je dois écrire sur unefoisparmoi’ Réponse : t’es le 19 !!!! ;)’  ..bien sûr t’as remarqué l’agacement (si peu..) après le 19..  Mais comme tu es joueur, et des fois,  complètement à la cave, tu as reposé la question : ‘mais c’est demain ?’ de là s’est suivi des échanges et patati et patata et finalement, t’as trouvé un truc à raconter. Dingue non ? Bein c’est tout… un peu court?…  t’as pas tout le temps des trucs à dire et t’as pas tout le temps, l’envie. C’est dur même une fois par mois, surtout que pendant 3 nuits, tu t’es fait chier t’aurais pu, à ce moment-là, si, on t’avait prévenu, réfléchir, trouver un truc quoi ! mais non… bein ouais, les autres.. toujouuuuurs….   Alors tant pis, tu vas faire c’que tu fais chez toi pis c’est tout.

Ta chambre est ta toile ton sang, la peinture tes doigts les pinceaux la veine le commencement d’une peinture qui ne se vendra pas tout n’est pas a, acheter, il faut juste la vider là, sur cette toile jaunit par les joints la clope par tes soupirs par ta vie, la buée sur  tes fenêtres tu jettes un regard amer les démons de ton futur t’étouffent de l’intérieur comme un poison, l’acide te ronge au-dedans. Le papillon sortant de son cocon s’évapore en abeille piquante sur ce poignet infectant ta conscience crachant son dard dans ton âme. La giclée coule vers le bas ton doigt frôlant la goutte dessine par automatisme, rien n’a de sens dans l’oubli ce que, le pour quoi, de cette envie, écraser le papillon mais il vole, et frivole au dessus de toi passant en dessous de ta main montant au plafond tout tourne. Tout fout le camp. Une ombre derrière le rideau bouge.. tu peine à garder le tout ouvert.. et pis.. la douce symphonie commence les cordes le violon grinçant coupant les bouts des doigt au sang tranquillement elle s’installe, lentement te procurant un juste effet d’apaisement, une liberté, le mal s’en va. Tout est, paisible. Le silence, ça n’a pas de prix.

Aerial

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