Archives Mensuelles: février 2011

J’adore les jours de la semaine qui se finissent en « manche »

J’ai toujours pris soin dans cette colonne de ne jamais trop m’étendre sur la vie passionnante du Tto que j’ai été, je suis et serai. En effet, il est d’autres endroits bien plus propices à ce genre d’exercice [et mon célèbre UNE VIE DE TTO n’en est que l’illustration quotidienne].

Pourtant, après un mois de bons gâteaux dispensés par chacun des auteurs de la fine équipe constituée ici, je me dis qu’un peu de repos ne serait pas du luxe et quoi de mieux pour se reposer que je te parle de choses différentes de d’habitude [même si j’entends déjà mes groupies expliquer que la ligne de mes publications mensuelles ici éditées n’est pas franchement si claire que l’on en puisse en isoler aisément la ligne … de laquelle il serait donc ardu de dévier … CQFD]

Et pourtant … aujourd’hui, je ne te parlerai pas de remaniement [il est annoncé pour ce soir … MAM faisant ses cartons depuis quelques heures], pas de pipoles à l’horizon, pas d’appel à la révolution en cette période de printemps du monde arabe, pas de cinéma [même si je t’incite clairement à aller voir « Le Discours d’un Roi » qui sera couronné ce soir aux Oscar] … Diable, diantre et fichtre … mais de quoi donc va-t-il être question à l’agonie de ce mois de février de l’année du lapin [salutations à nos amis éjaculateurs précoces …] ?

Je vais te parler de moi … tu vois, en ce moment, mon état me résume très bien. Je suis installé devant mon bureau, j’entends mon mari dans la cuisine qui range un peu, j’écoute de la musique, j’ai un jean dont on me fait des compliments parce qu’il me va bien, un t shirt sur lequel on trouve en bas à droite un pictogramme signifiant « Pour 3 personnes » en désignant ma ceinture [et nécessairement ce qu’il y a en dessous] et j’écoute de la musique … En levant les yeux, je note la présence d’un bouquin avec des gens tout nus dedans, je mange un malabar [donc je vais embaumer la fraise chimique une bonne partie de la journée] et je me dis que j’irai bien passer la journée sur mon canapé dans de beaux bras.

Voila donc le champ des possibles pour ton serviteur … et parmi tout cela, de quoi pourrais-je bien te parler ? De musique aujourd’hui mais moi je ne vais pas la jouer Daniel Lumbroso ou Waquete [ils ont tellement de points en commun] à ressortir de vieux machins usés comme leurs vinyles qui passent depuis des lustres … Et si je t’emmenais sur les chemins des mesures qui bercent mon oreille en ce moment ?

Alors oui, je t’entends déjà me dire que c’est de la vraie musique de clubber en mal de dance européenne que l’on avait crue heureusement éradiquée depuis des années. Funeste erreur que la tienne si tu tiens cela à cette place … Non, non et non … Je te concède qu’on est loin de la chanson à texte … et alors ?

Bah oui … Les Take That qui débarquent par ici … Ça aussi, tu pouvais espérer qu’ils ne réapparaîtraient pas. C’était sans compter sur moi [et tu le sais, moi quand je peux rendre service …] et forcément, en ce dimanche, il m’est difficile de te décevoir.

Bon alors … tu veux un truc plus mieux ? Comme dans une dizaine de jours Olivier te parlera de cinéma, je m’en voudrais de lui chiper la politesse en te parlant de … [des décors du « Discours d’un roi » qui sont les mêmes que ceux d’un porno gay et un clip ? Pfff, non tout le monde est au courant] … marketing foireux et de l’absence de créativité des créatifs de studios de cinéma … Matoo l’ayant déjà fait sur son twitter, je m’y autorise [et puis bon, c’est dimanche après tout !!!]

Il y a des périodes dans ma vie comme ça au cours desquelles j’ai envie de parler de plein de choses sans vraiment arriver à me dire que tout est intéressant. Alors bon, tu feras le tri hein ? Allez prépare-toi : ton Président te parle ce soir.

Tto

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Gâteau de Savoie

J’avoue que le thème imposé par le rédac’ chef ne m’a pas inspiré pas du tout … et pour cause, je n’ai jamais ressenti cette sorte de « plaisir » procuré par un bon repas ou un bon plat en général, à tel point qu’il y a quelques années, Chris Tophe fut fort déçu de mes réponses à un questionnaire culinaire et le pire calvaire que l’on puisse m’imposer est sans doute une invitation au resto.
Aussi, je vais céder ma place, pour l’occasion, à une émission trouvée sur le site de l’INA et vous expliquant comment faire un gâteau de Savoie

la-savoie-le-gateau-de-savoie.fr.html

 


part de gâteau

Je ne sais pas si c’est l’actualité du vent du jasmin qui souffle sur la rive sud de la Méditerranée, si ce sont mes humeurs du moment, mais je ne ferais pas un billet coquin aujourd’hui.Je vais être un peu moralisateur, au risque de vous faire bailler. Mais , c’est comme ça.

Pourtant, le sujet était plutôt prometteur: le gâteau, l’anniversaire (D’ailleurs, Bon Anniversaire , Une fois pas moi!!!longue vie devant toi, avec pleins de contributeurs divers et variés…). J’ai longuement mûri pour savoir où je pourrais aller tremper mon biscuit, et comment vous faire partager ces délicieux mets…mais non, rien de très excitant, rien ne vient (c’est l’âge, sans doute…ça mets plus de temps à venir)…les bougies? non, je ne tiendrais pas l’unique chandelle en ce mois de festivités, il vaut mieux être deux, donc peut-être en 2012, pour les deux ans?

 

En revanche, en ce moment, le gâteau devient un peu obsédant chez moi.

 

Il existe, il est là devant nous tous, mais la façon de le partager, de le manger avec ses proches, ses copains, ou l’inconnu est bien différente d’un territoire à un autre. Aujourd’hui, les dictateurs(qui étaient hier de « respectables chefs d’Etat ») du Sud sont en train de comprendre que le gâteau n’est pas que pour eux, le peuple exprime son ras-le-bol de ne manger que les miettes, et semble indiquer le « changement de régime » (et pas que alimentaire) à ses dirigeants: plus de sucre, plus de gâteaux, mais du pissenlit, par la racine plutôt, c’est plus efficace…

Et au Nord de la Méditerranée, on peut se demander si les situations ne sont pas du même acabit, dans le domaine de la répartition et du partage du gâteau. Bien sûr, je préfère être ici, en Europe, que au Sud: la situation n’est en rien comparable.  Mais j’ai des craintes.  Je veux que le gâteau continue à être réparti sur des bases plus ou moins justes et égalitaires (je sais, ce sont des mots, et c’est plus difficile à mettre en pratique qu’à dire), je veux continuer à payer des impôts, je veux que ceux qui ont des revenus fassent de même, je veux un Etat qui fonctionne , avec des règles transparentes et identiques pour tous, je veux que les revenus restent cohérents et mesurés, je ne veux plus de la démesure des bonus des traders, des salaires des sportifs de haut niveaux, et d’autres…..

Dans certains pays méditerranéens, notamment chrétiens orthodoxes, la tradition de la galette des rois est maintenue. Je ne sais pas comment chez vous, vous la coupez, mais là, on la coupe de manière à ce que chaque convie reçoive une part, ainsi que l’inconnu(une part) et la maison(une autre part).

Donc , pour le gâteau d’anniversaire de « Une fois par moi », j’aimerais qu’on garde une part pour « une fois par moi », et une part pour l’ inconnu, celui qui viendra frapper à la porte et qui aura peut-être faim….et que, également, au quotidien, on n’oublie pas l’inconnu qui est à côté, et qui peut être dans le besoin, et qui lui aussi, a droit à sa part de gâteau.

 

Bon Anniversaire à vous !!!

Rosir de plaisir…

 

La découverte d’un nouveau plaisir est toujours exaltant…

Je n’ai pas changé en ce qui concerne le plaisir de goûter au plaisir du fruit défendu, je veux parler de celui qui me fait chavirer les papilles !

Si vous saviez le plaisir qu’il y a de prendre un de ses biscuits roses, de poser sa langue sur sa croûte éphémère pour laper doucement la poudre légère et blanche…

Si vous saviez le plaisir qu’il y a de sentir ses papilles se gorger de bonheur lorsque le gâteau trempé quelques secondes dans du champagne ou du vin vient se fondre dans votre bouche…

Si vous saviez le plaisir qu’il y de fermer les yeux et de sentir cette saveur unique, ce mélange doux, dur et moelleux à la fois descendre lentement au fond de votre gorge…

Si vous saviez la jouissance ultime ressentie lorsque l’euphorie de l’alcool mêlée au sucre vous donne la soudaine envie de recommencer, de ne plus vous arrêter…

Si vous saviez le bien être qu’il y a de sentir sur ses lèvres et sa peau, une sorte de fourmillement jouissif  et…

Je crois que je m’égare et que je pense à autre chose, mais chutt…

Et que les puristes ne me jettent pas de pierres, si le liquide se trouble un peu, le gout n’en sera que meilleur…

Extrait d’un texte publié sur le Simorgh en mai 2009.

 

Parce qu’il y a des plaisirs que l’empreinte du temps ne dénature pas, bien au contraire…

Je souhaite un heureux anniversaire à Une fois par Moi avec quelques un des mes biscuits et du champagne rosé !

Virginie

C’est du gâteau

C’est bien un défi que le Rédac’Tto Chef a lancé à toute l’équipe de rédaction : célébrer la première bougie de 1 fois par Moi avec des gâteaux!

Puisque c’est la volonté du Chef, je m’y soumets bien volontiers (et c’est toujours bien de faire plaisir au Chef…).

Depuis que je sévis une fois par mois ici, vous avez sans doute remarqué que j’aime la musique (et pas uniquement celle dont je vous inflige l’écoute, je tiens à vous rassurer sur ma santé mentale…).

J’ai, cependant, une autre passion qui peut se marier avec bonheur : la cuisine. En effet, j’aime passer du temps à mitonner des plats pour mes convives.

Et comme le thème imposé suggère la pâtisserie, nous allons nous y plonger avec délice. Bien que cette discipline  laisse finalement assez peu de place à l’improvisation, une fois que l’on maîtrise quelques techniques de base, régaler ses invités est un bonheur.

Pour illustrer le propos du mois, je vais vous livrer une de mes recettes favorites : la charlotte aux deux chocolats.

Préparation : 40 min

Cuisson : 15 min

Ingrédients (pour 8 personnes) :

– 200 g de chocolat noir

– 200 g de chocolat blanc

– 50 g de sucre

– 40 g de beurre

– 3 feuilles de gélatine

– un peu d’eau sucrée pour le trempage des biscuits (et un alcool comme du rhum ambré par exemple

– 36 voire 42 biscuits à la cuillère (selon le moule que vous utilisez)

– 8 œufs

– un moule à charlotte (ou une casserole fera très bien l’affaire)

Mettez les feuilles de gélatine à ramollir dans un bol d’eau froide.

Préparez le sirop pour le trempage des biscuits.

Déposez les biscuits dans un plat afin qu’ils soient prêts à être utiliser.

Trempez les biscuits un à un (juste un tour) dans le sirop et commencer à chemiser le tour de votre moule puis le fond.

Préparer la mousse au chocolat noir :

Cassez le chocolat noir en morceaux et faites-le fondre au bain-marie (il est possible de le faire fondre au four à micro onde, mais le temps nécessaire dépend de la puissance de votre engin…).

Pendant que le chocolat fond, ajoutez 30 g de sucre et 20 g de beurre.

Une fois que l’appareil est homogène, sortez-le du bain-marie. Fouettez-le durant une minute avant d’y ajouter 4 jaunes d’œufs un à un (afin d’éviter que les jaunes ne cuisent).

Fouettez alors les 4 blancs d’œuf en neige ferme. Incorporez une petite quantité de blanc en neige avec l’appareil au chocolat dans un premier temps. Puis incorporez le reste en prenant garde de ne pas casser le blanc en neige.

Versez alors délicatement une quantité suffisante de mousse au chocolat noir dans votre moule jusqu’à la moitié (s’il en reste, servez-là en plus, il y a toujours des amateurs…).

Trempez quelques biscuits à la cuillères dans le sirop et confectionnez une séparation qui accueillera la mousse au chocolat blanc.

Préparer la mousse au chocolat blanc :

Cassez le chocolat blanc en morceaux et faites-le fondre au bain-marie (faites attention le chocolat blanc est très sensible à la chaleur). Ajoutez 20 g de beurre.

Une fois que l’appareil est homogène, sortez-le du bain-marie. Ajoutez les feuilles de gélatine égouttées mélangez bien. Ajoutez 4 jaunes d’œufs un à un : vous devez obtenir un appareil ayant la consistance d’une mayonnaise.

Fouettez alors les 4 blancs d’œuf en neige ferme. Incorporez une petite quantité de blanc en neige avec l’appareil au chocolat dans un premier temps. Puis incorporez le reste en prenant garde de ne pas casser le blanc en neige.

Versez alors délicatement une quantité suffisante de mousse au chocolat blanc dans votre moule jusqu’au bord (s’il en reste, servez-là en plus, il y a toujours des amateurs…).  [Tiens, je ne l’ai pas déjà écrit ça?]

Terminez par une couche de biscuits préalablement trempés dans le sirop.

Couvrez avec un couvercle (ou avec une assiette) pour tasser et réservez au moins 3 heures au réfrigérateur (une nuit est tout de même préférable).

Démoulez au moment de servir.

Lors de votre entrée, devant les yeux ébahis de vos invités, vous pourrez  déclamer : « C’est moi qui l’ait fait!!! »

Pour terminer, je ne peux évidemment pas passer à côté d’une recette qui a fait le tour du monde… Les ingrédients ne sont pas toujours facile à trouver mais avec un peu d’astuce et d’espièglerie…

 

Waquete

Blues from the black cat.

Comment cuisiner quand on vit seul.. et bien, on ne peut pas c’est pour ça qu’il est bon d’avoir tout plein d’amis bein oui ! Intoxication alimentaire ça en tue, faut pas croire… M’enfin l’alcool tue tout, c’est c’qui faut se dire. Note à toi, si tu viens diner chez moi, bois !!!
J’ai découvert il y’a moins de deux ans, les iles flottantes à la noix de coco à faire soi-même.. ‘Tention.. non mais c’est très bon. Maintenant je sais exactement combien pèse un jaune d’oeuf.. alors ?? bein, ça dépend. Mais ça fait entre 10 grammes et si t’es chanceux, 40 grammes ouais faut être super chanceux mais ça arrive… Alors c’est tout con, tu prends mettons, repas tranquilou, 4 personnes, on s’la joue classique.. Donc, pour 4 personnes il faut, 150 grammes de jaunes d’œufs ce qui fait entre, ça dépend d’la taille, mais ouais 7,8 jaunes d’œufs donc t’es pas trop con, tu sors ton saladier pour récupérer le blanc.. Dans le bol ‘jaune d’œuf’ tu rajoutes 140 grammes de sucres, tu touilles, bien hein, ensuite, tu prends ta bouteille de lait, 50 cl que tu verses pas totalement dans le bol jaunes d’œuf + sucre. T’en mets la moitié pour le moment ça suffit et la tu touilles, tu t’arrêtes pu (et ps : c’est bien de verser le lait petit à petit en même temps que tu fouettes). Donc une fois que c’est ok, tu prends ta casserole, tu prends avant une gousse de vanille que tu coupes au milieu tu racles un peu l’intérieur quoi et tu mets tout, donc tes jaunes d’œuf le sucre le lait, et tu rajoutes le reste du lait dans la casserole le tout à feux doux pour commencer. Et comme toi aussi, t’es un peu maniaque t’as le temps de nettoyer ta vaisselle, bon faut pas que ça dure 10 minutes mais 3 minutes c’est cool. Ensuite, tu prends un fouet (et tu penses à sortir ta cuillère en bois parce que c’est génial) et là tu vois ta crème qui commence sérieusement à chauffer, alors tu touilles avec ton fouet toujours dans le même sens (bein ouais faut pas que le jaune coagule parce qu’après c’est impossible) donc tu touilles énergiquement mais délicatement environ, 20 minutes sans t’arrêter, c’est comme une bonne branlette.. et pour le teste, tu prends ta cuillère en bois et si quand tu la plonges et la ressort si ça fait un peu blanc c’est que c’est bon. Aussi ne t’affoles pas si ça mousse, c’est normal. Ensuite de ça, tu prends un chinois, ou un égouttoir et là, t’es super attentif à ce que je dis ! Parce que là, c’est compliqué en fait, tu vas devoir faire passer donc, ta crème anglaise par l’égouttoir et dans cet égouttoir, ya ta noix de coco râpées. Pour les grammes bein, c’est à ton gout. 30-40 grammes c’est bien. Tout dépend de ce que t’as bu avant, finalement. Donc une fois que t’as mis un autre saladier en dessous de ton égouttoir, tu verses ta crème anglaise, que tu laisses un peu prendre la noix de coco, t’égoutte en insistant avec ta cuillère en bois, tu refais la même chose, 3 fois, ensuite une fois que tout est bon, tu laisses là et tu prends ton robot et tu montes tes œufs en neige avec une pointe de sel, mais une petite, et qu’une ! Ensuite tu prends ce que tu veux, 4 coupes sachant que t’auras du rhab.. donc tu mets donc ta crème anglaise à la noix de coco dans les coupes, au four micro-ondes puisque, tu es de ce siècle, et ça c’est génial non parce que oublies le lait l’eau le bordel que c’est à faire cuire, des blancs d’œuf sur le feux non, sois sage.. Tu mets ou tu prends ou t’improvises, tes œufs en neige dans un plat qui va dedans, et là tu te fais pas chier, 6 secondes (si cuillère) au four micro-ondes et hop c’est magique, ça monte et voilou et après, donc tu décores tu fais c’que tu veux et le tout va au frigo. 2h minimum. Et voilou ensuite tu dégustes et même que tes amis, ils reviendront.

Ps : une crème anglaise n’est pas un flan. Faut que ce soit un peu liquide hein, mais consistant. M’enfin je m’inquiète pas, la 1er fois, t’en chie. Pour les blanc d’œufs en fait, faut pas que ça soit super cuit comme genre des œufs à la poêle hein, bein non, parce qu’après, l’odeur c’est dérangeant. Faut que le blanc gonfle.

Illona Bolou

On ferme.

Aerial

Happy birthday to us.

Un an que Une Fois Par Moi existe et cinq mois que j’y participe (enfin plutôt six avec cet article). En tant que blogueurs mensuels , le rédac’ chef nous a laissé quelques petites consignes ce mois-ci, et sa va pas être du gâteaux à respecter.

 

En attendant, il y a quatre jours c’était la Saint Valentin et j’espère que vous avez tous été gâtés comme il se doit. Et même plus que ça, j’espère que l’on vous gâte au quotidien ! Mais enfin on va pas s’appesantir sur le sujet, je pense qu’on n’en a déjà que trop parlé sur la toile !

 

Parlons de quelque chose de plus important (non pas le gars Tto, je vous voir venir bande de lêches-bottes),  parlons d’Une Fois Par Moi ! Il faut avouer que je suis loin d’être celui qui est le plus présent sur le site. Posteur taciturne et faignant, je ne me montre qu’une fois par mois, quand c’est mon tour d’écrire et j’essaie de respecter le plus possible les délais qui me sont impartis. Mais ce que je fais , je le fais de bonne grâce mais surtout en y prenant du plaisir, et  c’est justement ça qui est beau justement dans cette grande aventure qu’est ce blog, : c’est cette réunion de caractères bien différents (et Dieu seul sait que la plupart des blogueurs ont des caractères bien trempés) qui coexistent, le temps d’un article par mois pour faire tourner la machine , chacun apportant sa petite touche.

 

Et je ne peux m’enlever de la tête que si l’on faisait tout marcher de cette sorte, en arrivant à ce que chacun mette de la bonne volonté, que chacun soit heureux de faire ce qu’il fait et ne se contente pas de faire son boulot, le monde n’en serait que meilleur !

 

Sur ce donc, vive nous, vive Une Fois Par Moi et à dans un mois !

Linki’s Menstruations 4 – Moisiversaires

Il y a dans la vie, des anniversaires qu’on a vraiment pas envie de fêter…il y a des bougies que t’as pas vraiment envie de souffler… et des gâteaux de manger.

Je ne parlerai pas des caps banals tel que les fameux 30 ans, 40 ans, 50 ans, 60 ans (62 ans?) … Mais plutôt ceux des 2 ans, 3 ans, 5 ans … dans une vie de « couple ».

Plus jeune je me disait « Waaah ça fait 5 ans qu’ils sont ensembles !!! »

Aujourd’hui je ne me dit pas  » 3 ans !! J’ai rien vu passer ! »

Ce soir je me dit :  » 2 ans… j’ai l’impression que ça en fait 20 … »

La vie de couple, la fameuse, on en rêve, on en parle, on la cherche, on fait chier ceux qui n’en ont pas envie ( par expérience ?).

La vie de couple, on la trouve, on fait des concessions, on fait des sacrifices, des efforts et c’est là que ça va pas ! On ne devrait pas en faire …

On se force à changer telle ou telle habitude… on force son caractère à s’adoucir, à accepter ce qu’on supporte pas ( car lui les concessions, connait pas ). Et là on s’aperçoit qu’un truc cloche, on cherche à arrondir les angles deja ronds, on cherche à trouver ce qui ne va pas, on se triture l’esprit pour garder ce qu’on à tant désiré …

Puis on ouvre les yeux.

Puis on ouvre le cœur. Celui qui à tant contenu jusqu’à aujourd’hui, celui qui à tant subit jusqu’à aujourd’hui, celui qui à manqué de courage pour voir ce qui était à voir… Celui là, oui.

Puis on ouvre le cœur et on déverse ce qu’il renferme… le temps à changé « le non changeable », le temps à fait tourner la sauce, le temps à fait moisir tout ce bordel.

Puis on l’ouvre ce connard et le seul truc qu’il vous mets devant vos yeux ouverts c’est un gros tas de vomissure glaireuse…

Et oui, tu lui a pas fait prendre assez l’air à ce flux de doutes…

Tu les a pas assez sorties ces paroles…

T’as trop voulu bien faire et ne pas faire de vagues d’ondes sur la surface…

T’as laissé le temps faire son boulot … et tu l’as pas aidé.

Faudra le manger ailleurs, et avec un autre … ce gâteau.

LinkiSeb

Halte à la dictature…

Indignez-vous ! Quoi de plus facile que de s’indigner pour quelques motifs souvent bien personnels : on s’indigne parce qu’une chose nous choque, parce que c’est comme ça ou parce qu’on est doté d’un égo tellement surdimensionné qu’on ne fait plus attention aux choses élémentaires qui nous entourent.

Depuis quelques années, une dictature a été minutieusement mise en place par les lobbies tellement bien organisés qu’on ne peut plus y échapper. Des corporations entières soumises à cette nouvelle mode se sont mises d’accord pour qu’à (presque) jamais, nous soyons obligés de nous tenir droit devant cette chose colorée qui nous tends la main. Indigné parce que, malgré tous les efforts fournis par les uns ou par les autres, cette chose envahit un peu plus notre quotidien, nous pousse à commettre les plus vils des pêchés originels : la gourmandise et l’envie.

Des centaines de magasins, des petits comme des grands commerçants l’ont pris comme emblème de leur boutique, une sorte de drapeau flottant au dessus de nos têtes qui nous narguent. Cette chose, je vous le dis tout net, m’a fait découvrir que je pouvais être faible à tout jamais parce que c’est tout simplement une tuerie, une douceur toute tendre parfumée comme il faut, là où il faut et c’est comme un orgasme buccal. Cette chose c’est quoi ? C’est le macaron. Oui ces 2 petites coquilles d’amandes colorées font la joie et surtout la richesse de nos maîtres pâtissiers à l’instar de Pierre Hermé, de Ladurée ou encore de Bernachon (pour les non initiés, le meilleur chocolatier / pâtissier de Lyon).

Oui j’avoue que j’ai du résister à maintes reprises pour ne pas succomber à cette tentation. Waquete, lors de son voyage gourmand initiatique à Lyon m’avait offert une jolie boîte de ces petites merveilles parfumées à la pistache, aux framboises ou encore à la vanille. Ils ont glissé dans ma bouche comme un délicieux bâton glacé. Ces sensations exquises dans la bouche m’ont permis de découvrir que ces hommes et ces femmes qui fabriquent ces gourmandises ont tout fait pour qu’à jamais, nous soyons sous l’emprise.

Mais non je vais résister et je m’indigne contre cette dictature du macaron « en veut-tu, en voilà ». De délicieux gâteaux ne trouvent plus grâce aux yeux des français alors qu’il y a de bien belles pâtisseries. Personnellement, j’adore la traditionnelle tarte aux pommes qui, en un tour de main, vous fait penser aux bonnes vieilles tartes que me faisait ma grand-mère. Et comme je ne suis pas égoïste, je vais vous faire partager la recette d’une merveilleuse tarte aux pommes dont j’ai le secret… Bon OK, c’est peut-être ce que fait tout le monde, mais comme c’est moi qui l’a fait, elle est certainement la meilleure surtout quand elle agrémentée d’une boule de glace vanille et d’une sauce caramel au beurre salé (et j’y tiens). Voici donc ma recette :

Pour la pâte, c’est une base, tout dépend de la grosseur de la tarte voulue :

250g de farine
125g de beurre
1 jaune d’œuf
4 cl d’eau
5g de sel
50 gr de sucre
Préparation
Mélangez dans un cul de poule (bah oui autant faire les choses bien), le jaune d’œuf, l’eau le sucre et le sel. Tamisez la farine et faire une fontaine. Coupez le beurre en petits dés et le mettre au milieu de la fontaine. Mélangez du bout des doigts la farine et le beurre. Après quelques minutes, la farine prend une texture rappelant celle du crumble. Reformez une fontaine et ajoutez au milieu le mélange eau + jaune + sucre +sel. Mélangez rapidement  et écrasez avec la paume de la main (en langage technique fraiser la pâte). Recouvrir d’un film alimentaire, réservez au frais et laissez reposer au moins une demi-heure avant cuisson.

Pendant ce temps, coupez les pommes en fines lamelles (de préférence des Pink Lady, elles se tiennent très bien à la cuisson). Sortir la pâte et l’abaisser (enfin l’étaler) sur un plan de travail fariné d’environ un demi centimètre. Formez un cercle selon la taille voulue. Disposer un peu de compote de pommes (évidemment faite maison) mais pas trop, juste le fond et disposer les lamelles de pommes (votre imagination peut alors se mettre en branle) et mettez au four. J’avoue que la température m’échappe un peu, c’est surtout au feeling que vous verrez que la tarte est cuite ou pas. Mais avant la fin de cuisson, parsemez la tarte de cassonade et faites caraméliser sous les UV du four.

Pendant ce temps, préparez la sauce caramel en faisant… un caramel (eau + sucre) et dès que la couleur brunit, retirez la casserole du feu et ajoutez la crème liquide tiède (je fais souvent au pif), en faisant attention aux projections (pas light, sinon c’est moins bon). Remuez  bien, ajoutez rapidement le beurre et remuez à nouveau, jusqu’à ce que la sauce soit bien crémeuse. Réservez à température ambiante.

Disposez la sauce caramel dans une assiette, la tarte dessus accompagnée d’une boule de glace vanille. Vous n’avez plus qu’à vous régaler, c’est certainement mon dessert préféré mais j’aime aussi les macarons !

Un Autre Fred

 

L’anniversaire de ses trente ans

Il attendait fébrilement devant sa petite télé à la couleur incertaine, dans les ventes-trottoir on ne pouvait pas essayer les couleurs.

Il ne savait pas si ce candidat passerait, tiendrait sa promesse, ou si tout ça ne finirait pas dans un bain de sang. C’est que les conservateurs avaient mis le paquet en représentant avec constance les socialo-communistes le couteau entre les dents. Toute la droite jouait la terreur, même les journaux américains tremblaient. Lui, quoiqu’il arrive, ne tuerait personne, ne se vengerait de rien, il continuerait à ne pas comprendre quel grave péché il avait commis pour n’être qu’un sous-citoyen.

Les portes du pensionnat s’étaient ouvertes bien peu d’années auparavant, et il avait découvert que dehors, on était toujours fiché, contrôlé, soumis. C’était presque plus fliqué que chez les jésuites. Dès sa sortie, ses nouveaux copains lui avaient bien dit de garder profil bas, faire risette et courber le dos. Mais lui, jouer les moutons lui donnait très vite une furieuse envie de foncer dans la barrière.

Il avait eu la chance d’en rencontrer un aussi téméraire que lui, un danseur qui voulait bien marcher main dans la main avec lui partout, qui acceptait de l’embrasser sans réfléchir sur l’esplanade de Montmartre. Cela leur avait valu d’être fichés, humiliés. En réaction il avait participé aux manifestations pour les droits des homosexuels, avec les folles et les rouges. A sa première il y avait plus de CRS que de manifestants, et il n’avait pas trop apprécié être contrôlé et menacé.

A présent on était quelques minutes avant huit heures en ce soir du dix mai 1981, et il était un peu fébrile. Ce qui le rassurait, c’était de penser que près de la moitié des français étaient de son coté, et que le soutien courageux du candidat à sa cause ne ferait peut-être pas changer d’avis ces électeurs-là.

Il avait emménagé dans ce petit studio depuis peu, chassé de l’immeuble précédent par une pétition, avant que la police n’arrive. Ses anciens voisins avaient prétexté la sécurité de leurs enfants pour que l’on cache ce vice qu’ils ne sauraient voir. La concierge, qui aimait bien les deux tourtereaux, avait pris des précautions de résistante pour les prévenir et organiser leur départ avant que ça ne dégénère. Dans le nouvel immeuble conseillé par la bonne dame, ni les voisins, ni la maternelle du rez de chaussée n’avaient protesté jusqu’à présent.

Par la grâce de Giscard, le destin lui avait offert le droit de vote. Il s’était levé aux aurores pour que rien ne puisse freiner son élan.

Ce soir, devant sa vieille télé, il espérait.

Et dans une mise en scène inoubliable, le visage de la liberté se dessina sur l’écran. Il partit avec son copain fêter ça place de la Bastille, et ils ne rentrèrent que tard dans la nuit. Quelques mois plus tard, la république cessa en effet de lui reprocher d’être né.

A présent la promesse tenue de François Mitterrand, de libération pénale sans réserve des homosexuels, a trente ans. Il a donc soufflé ces jours-ci un gros gâteau dans son cœur, en mémoire du célèbre François et de tous ceux qui s’étaient battu pour cela.

Il attend la suite. Sans doute le pacs est-il utile à beaucoup. Mais il n’est pas pacsé, et ne pacsera pas tant que le mariage républicain ne sera pas ouvert aux adultes de même sexe. Parce que lorsqu’un homme confortablement assis lui offre un strapontin, il reste debout.

Il s’imagine que son égalité civile lui sera offerte, peut-être un de ces jours. On lui a dit que 49% des français, contre 47, approuvaient le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Récemment il a entendu des promesses, elles aussi sans réserves, ça lui a rappelé des souvenirs.

Et à nouveau il espère.

FLYDE

 

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