Quoi de neuf. De l’informatique

Je travaille depuis toujours dans l’informatique industrielle. Les premiers calculateurs dont je me suis occupé étaient des HP1000 qui possédaient une mémoire à tores gigantesque de 32 Kilooctets et qui tenaient si mes souvenirs sont bons sur 12 cartes électroniques. Une dizaine d’autres cartes assuraient les calculs arithmétiques et les interfaces. Toutes les communications se faisaient en parallèle. Les programmes étaient enregistrés sur des bandes perforées et le chargement des programmes se faisait par des lecteurs optiques. J’étais content quand une bande se déchirait. On avait des petits bouts de scotch perforés pour recoller les morceaux.

Bande perforée

Les imprimantes matricielles Télétype (d’ou le terme TTY pour les informaticiens) étaient des monstres de mécanique bourrées de ressorts, de marteaux et d’électroaimants. J’étais émerveillé de voir bouger toutes ces choses pour qu’apparaisse un texte alphanumérique sur un listing. Je l’étais moins quand il fallait mettre les mains dedans et corriger leurs fréquents caprices. Sur le côté il y avait un « puncher » qui permettait de perforer les bandes lors de modifications de programme.

Au fur et à mesure de l’évolution des techniques la capacité mémoire des calculateurs et leur vitesse de calcul a augmenté. Sont aussi apparus les supports magnétiques de sauvegarde d’abord par bande puis par disquette. Les premières disquettes que j’ai utilisé étaient au format de 8 pouces sur lesquelles ont pouvaient stocker 256 KOctets de données.

Les imprimantes ont aussi évolué. Sont apparues les imprimantes à marguerite.

Le premier PC bureautique que nous avons eu au travail en 1987 était un IBM PS2 doté d’un disque dur de 2Moctets. Bien que disposant de Windows 2.0, tous les logiciels que nous utilisions tournaient sous DOS. On pouvait faire un peu de traitement de textes avec Visio4, nous avions une base de données DbaseIV et un tableur Lotus. L’utilisation de la souris était réduite à sa plus simple expression et pratiquement toutes les commandes se faisaient avec des raccourcis clavier. Il avait couté 50000 Francs avec une imprimante matricielle, soit 9700€.

Mon premier « ordinateur » perso si tenté que l’on puisse appeler cela un ordinateur a été un Commodore 64.

Je disposais d’un lecteur de cassettes et il fallait avoir quelques rudiments de « Basic » pour charger les jeux. On essayait de pomper les jeux des copains en faisant des copies avec des lecteurs à cassette audio, mais c’était rarement concluant. J’avais fait une valise en bois pour caser tout le  « barda » et le weekend quand je rentrais chez mes parents on branchait l’engin sur la télé de la maison familiale et nous passions nos dimanches après midi avec mes sœurs à faire traverser une rivière à des grenouilles sans qu’elle se fasse dévorer par des crocodiles.

Par la suite j’ai suivi l’évolution de l’informatique. Le minitel m’a coûté une fortune en communications téléphoniques en allant chatter sur des 3615 pas tous recommandables.

Dans le milieu des années 90, j’ai eu ma première connexion Internet avec un modem 56K Lucent intégré à l’IBM que je m’étais offert avec ma prime de Noël. Ah le bruit de la connexion du modem m’ouvrant sur le monde :

Je téléchargeais déjà des images et elles apparaissaient ligne par ligne sur mon écran 15 pouces. Je m’amusais déjà à faire des sites Internet sur Geocities et sur Multimania. Je gribouillais des lignes de langage HTML. J’utilisais un logiciel québécois dont je ne me souviens du nom très bien fait pour l’époque. J’allais chatter sur Caramail. Puis sont apparus progressivement l’ADSL de plus en plus rapide même si dans ma campagne je n’en suis encore qu’à 8MO. Et maintenant on a son blog perso, ses comptes Twitter et Facebook. On apporte sa petite contribution à un blog collectif comme celui-ci qui fait se croiser des gens de toutes les régions et de (presque) toutes les générations. On met des commentaires sur les blogs perso de gens dont transparait au travers de leurs écrits toute la personnalité, toute la sensibilité, tout l’humour, toute la gentillesse et au travers de la blogosphère on s’aperçoit parfois que se lient des liens d’amitié non plus virtuels mais bien réels. Quand vous lirez ces lignes, j’aurai rencontré en chair et en os pour le première fois un blogueur dont j’apprécie le site très vivant, plein d’humour et débordant d’énergie.

Gégé

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Une réponse à “Quoi de neuf. De l’informatique

  1. Flyde 10 janvier 2011 à 12 h 08 min

    Ça n’a pas vraiment changé. Quand ça plante, on n’y comprend rien et on a envie de flanquer tout le bazar par la fenêtre. Sauf qu’à l’époque des bandes perforées, il fallait être haltérophile, je suppose.

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