Archives Mensuelles: janvier 2011

Et hop, un an de plus mon gars Tto !

Dans un billet outrageusement intitulé « Tout vient à point à qui sait attendre (ou te la tendre) », j’avais annoncé l’année dernière dans ma vie de Tto l’arrivée providentielle à laquelle plus personne ne croyait d’UNE FOIS PAR MOI. Les mots publiés ici étaient les suivants :

Dans moins d’une semaine, je vais relancer mon idée [qui n’en sera peut-être pas une bonne mais qu’importe] de blog collectif.

L’année dernière, en pleine tourmente personnelle, j’ai eu l’outrecuidance d’imaginer qu’il serait facile d’agréger tout plein de monde pour faire un ensemble disparate mais qui assure une certaine cohérence … celle d’un blog collectif de gens qui me lisent [cette condition ne valant que pour le début, naturellement] et qui ont envie de faire quelque chose à leur sauce.

Comme tout ce que je fais, tu le sais … j’ai besoin d’un concept. Et le concept est le suivant : à chacun son jour tous les mois pour remplir la page blanche qui lui revient. Cela laisse donc 30 places [ceux qui auront choisi les 29 et 30 échappant au billet du mois de février] et ne donne pas non plus une surcharge de travail qui n’aurait pas convenu.

Après le concept, il faut un titre ! Et là, je m’épate moi-même tellement je trouve que, des fois, j’ai des idées génialement géniales. UNE FOIS PAR MOI me semble être définitivement le meilleur titre !

Enfin, il faut un logo … et le logo est évidemment fait !

 

Le premier article sera posté par ton serviteur ce 27 janvier 2010. Si tu veux rejoindre l’aventure, envoie-moi un mail en m’expliquant quel jour te ferait plaisir, ce dont tu vas parler, ce que tu vas faire. Si tu as déjà posé ta candidature l’année dernière, désolé mais il faudrait refaire la démarche.

L’idéal serait d’avoir tout plein de sujet, de formats [écrits, dessins, sons, photos, etc]

Avec un peu de chance et un dixième de ton talent [si si si, tu en as !], nous allons donner à lire un bien nouvel endroit qui saura plaire … La porte est évidemment ouverte à celles et ceux qui n’ont pas de place pour écrire aujourd’hui et qui voudraient bien tenter l’expérience.

Tto, architecte

Un an plus tard, je suis fier et heureux de te confirmer que ce projet n’était donc pas éphémère et qu’il aura atteint sa première bougie sans trop d’encombres, même s’il y en eût.

En clin d’œil à celles et ceux qui nourrissent les lignes d’UNE FOIS PAR MOI, j’ai fixé ce mois-ci un défi, que dis-je une thématique un chouillat en rapport avec l’événement que nous célébrons à compter de ce jour [comme dans tous les hypermarchés où l’anniversaire dure un mois, où les 8 jours en Or du Printemps durent en fait 20 jours, etc …] : le GATEAU !

Oui, alors ok … mon titre est scandaleux à ce niveau mais que veux-tu … on ne se réinvente pas comme ça, par l’opération du Saint-Esprit ou simplement à la faveur d’une date.

Je pourrais te donner une recette de gâteau, te montrer à quel point que je suis habile de mes dix doigts pour que ça lève, que l’équilibre des proportions constitue déjà en soi un vrai délice et tout ça tout ça … Sauf que ça, mes chers collègues vont très bien s’en occuper au cours des quatre semaines qui viennent et le tour de taille va en prendre un coup.

Comme en plus je prends soin de ne jamais être là exactement où tu m’attends, parlons gâteau néanmoins … parce que bon, c’est quoi, finalement, un gâteau ?

Robert, le dictionnaire, me permet de te dire que … c’est un garçon ! Substantif masculin avec un chapeau sur son A, il serait un terme de pâtisserie consistant en une préparation de pâte sucrée cuite au four, généralement dans un moule, et destinée à être consommée fraîche après avoir été éventuellement garnie d’une crème, d’un glaçage, et autres horreurs que tu paies pendant 25 ans sur les hanches [quand il ne s’agit pas des sourcils de Madrox qui manque de te décapiter parce qu’encore une fois tu n’as pas suivi ses bons conseils qui remplacent tous les hors-séries de Men’s Health]. On le dit parfois feuilleté, de fête, de mariage, de ménage. On le trouve aussi au chocolat, à la crème, aux amandes, aux pommes. Il se dispose également dans un service, se découpe en parts et rentre parfaitement dans un moule. Il se peut [et ça n’a rien à voir avec l’heure du jour ou de la nuit, ni même son partenaire d’infortune] qu’il soit … monté [mais oui, devant tout le monde … quelle impudeur]. Dans cette hypothèse, il est finalement une pièce de pâtisserie compliquée et volumineuse, composée de plusieurs éléments superposés … oui, c’est terrible mais c’est bien un truc à plusieurs dont il s’agit. C’est moche hein ?

Nos amis suisses ne l’appellent pas forcément comme nous … Eux, ils parlent de « tarte », ce qui est un peu … tarte.

Pour parfaire le panorama, on dit souvent de façon populaire que c’est un avantage, représente un gain et aussi le profit que l’on tire d’une entreprise, d’une affaire avantageuse [demande à François-Marie Banier, il t’expliquera …]. On dit aussi qu’on peut réclamer sa part de gâteau [demande à un syndicaliste de type CGT, c’est toujours un bon exemple …].

Il m’est difficile de terminer sans parler d’autres gateaux comme ceux dont on parle en sculpture, ce bloc de cire ou de terre dont on remplit l’intérieur d’un moule pour en prendre l’empreinte [mais ce n’est pas cochon tu sais].

Anatole France a écrit [tu noteras quand même que ce n’est pas de la gnognotte pour ce premier anniversaire quand même …] en 1897 dans Orme « Puis, s’arrêtant à l’endroit où sont dressées ces sortes de gâteaux qu’on m’a dit se nommer éclairs et babas, il touche du bout du doigt une de ces pâtisseries, puis une autre, et il fait envelopper ces bagatelles de bouche dans une feuille de papier. Loin de moi de l’accuser de sensualité, pour ce choix minutieux et ridicule de quelques crèmes ou pâtes sucrées. ».

Une année déjà donc et ce n’était pas du gâteau [si tu m’accordes un tel raccourci] mais je sais déjà que celle qui s’annonce sera encore plus belle … et ça, c’est la crème du gâteau d’anniversaire dont je me délecte à l’avance.

Bon anniversaire à tous les auteurs et merci à tous nos lecteurs. Merci à tous pour votre fidélité et rien que ça, ça mérite une part de ce succulent gâteau

Tto

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Le vieux bar

Un bar mal famé, un charleston démodé,
Une chanteuse réaliste dont la voix
Tel un puissant alcool vous hante et vous foudroie
L’âme d’une triste ivresse dont un passé

Qui jamais plus n’existera, lâche, irrité,
Se venge en vous collant un’ sale gueul’ de bois.
Pourquoi, pour se noyer, choisir un tel endroit ?
Des images toutes faites, de vieux clichés ?

J’en doute ! Allez savoir pourquoi ? Un hasard peut-être ?
Un passage devant ce bar aura fait naître
Un désir enfoui de fantasmes inassouvis,

L’illusion de vivre un autre destin, canaille,
D’être d’une caste où se méprise la vie
Banale, et où l’on s’explose avant qu’on s’en aille !

Las, seul au bar, je bois ma bouteille d’ennui
Au milieu de vieux riches boudinés qui fument
Un cigare nauséabond et qui commandent
A de jeunes mâles fougueux, de beaux nervis

Qui charment de jeunes délurées affranchies
En les env’loppant d’un regard, d’une dans’ qu’ils mènent
Dans une cascade de rires qui se déchaînent
Et se terminent au bout de leurs folles envies.

Oui, boire, pour faire croire qu’on leur ressemble,
Pour avoir la force d’oser, là, sans que tremble
Ma voix, les provoquer dans un soudain éclair

Et voir éclater leur fierté piétinée
Dans une salve de coups douloureux, amers,
Qui blessent le corps et laissent l’âme abîmée.

Tous à poil ou l’inconnu du métro

Passage à Paris. Une journée, très rapide, pour le boulot. Pas le temps d’aller boire un pot avec un copain de faire des rencontres, de voir une expo. Tant pis, ce sera pour plus tard. J’ai quand même la chance, par grand hasard, de me trouver dans la cour carré du Louvre, à la nuit tombée. L’éclairage est magnifique. J’ai l’impression d’être dans un décor irréel, un peu de conte, d’être dans le merveilleux. Derrière moi, il y a une femme et un homme, la quarantaine. Elle rigole un peu niaisement, lui, il fait des vannes gentilles, charmeuses. Je me dis: ‘belle scène de drague, elle minaude, il en rajoute, elle est seule, il est marié, il se demande si il va plus loin, etc…. ». Souvent , quand je vois des inconnus (ou des connus d’ailleurs), je me fais tout un film autour d’eux, imagine plein de trucs….Je le fais au boulot , avec mes collègues (surtout les nouveaux dont je ne connais rien), avec les gens que je rencontre. Mais , surtout, j’essaye de les imaginer à poil, et/ou en train de baiser.

Ca vient de loin, de mes premiers examens oraux (le bac? ou le brevet? je ne sais plus). J’étais tellement stressé , qu’un copain m’avait suggéré d’imaginer l’examinateur/trice sur la lunette des chiottes. C’est vrai que ça casse le mythe, ça tue la posture officielle, dure de l’institution qui est là pour vous noter, vous juger. Je me souviens d’un examinateur , quand j’étais en fac, qui ressemblait à notre défunt président (F.M), avec la même pompe, la même distance , qui devait le rendre (notre Pdt) assez impressionnant. L’imaginer, l’examinateur, en train de chier, le visage tout rouge en train de pousser: ça m’a permis de lui sortir mon cours sans problèmes et de lui répondre à ses questions…je n’ai pas eu 19, mais je pense un petit 12 qui me suffisait amplement.

Tout ça pour dire que aujourd’hui, je préfère vous imaginer à poil, ou en train de baiser, hommes, femmes, groupes(les enfants, non, ce n’est vraiment pas mon truc). C’est quand même plus sympa, moins chiant (excusez le jeu de mots débile). Ca devient automatique, trop même. Ma femme finit par trouver que je pense vraiment qu’à ça. Ca ne lui serait jamais venu à l’esprit(enfin maintenant, elle s’y met aussi). Au début, je voyais un beau mec, je me disais: « toi, t’es une bête au pieu, câlin sensuel, endurant, à faire jouir un bataillon de mâles ou femelles en rut », ou un petit timide et gringalet: » toi ta femme t’impose tout, tu n’oses toucher un mec, tu ne sais pas y faire »…Et puis, avec l’expérience , je me suis rendu compte que « l’habit ne fait pas le moine »..ou que plutôt, sans habit, la bête réagit bien différemment que couverte (c’est clair?). En fait, certains, qui semblent si sûrs d’eux, sont vraiment en dessous de tout au pieu, et très mal foutus physiquement, d’autres , c’est l’inverse. Mes « films » imaginaires sont donc plus nuancés: la belle fille pulpeuse et bombe sexuelle, je la verrais peut-être inerte au pieu, ne sachant quoi faire avec monsieur, et sans doute plus souvent entrain de se caresser l’abricot, toute seule dans son lit et sous ses couvertures. Au contraire, mademoiselle passe-partout, qu’on ne remarque même pas, tellement elle est insignifiante, devient une bouffeuse de phallus et de chattes en délire, usant du fouet et des menottes, pleine d’une imagination sexuelle débridée. En ce qui concerne les mecs, même genre de plan. Du coup, je me demande aussi ce que je renvoie comme image aux autres, si ils projettent  le même genre de délire que moi sur les personnes qu’ils côtoient.

Mais aussi , j’essaye d’imaginer la « gueule » de leur bite….Grosse, petite, joufflue, mince, tordue, douce, sombre etc…Là, je me base sur le nez. Oui, vous avez bien lu.n Je ne sais plus quel artiste (Giacommetti, je crois, mais je ne suis pas sûr) a dit que le nez est le sexe du visage, la chose la plus horrible qui soit sur un visage. Il n’a pas tort: le nez, c’est rarement beau (quoique!!); de là , à le comparer au sexe, il y va peut-être un peu fort. C’est vrai qu’il y a des bites moches, mais certaines sont plutôt sympas, je trouve….pour rester dans le correct, on ira voir les statues antiques grecques des beaux éphèbes, ok?  Bon, et puis, pour les femmes, ça ne marche pas trop non plus, le coup du nez….

Donc , je me dis, toi, le costaud, l’ex-maitre-nageur, OK on sait que t’en as une grosse, tu l’as suffisamment montrée en maillot de bain…mais au pieu t’es une brêle, et ta nana, elle te mène comme elle veut…tellement qu’elle en a marre..et toi le petit nouveau que je trouve charmant, bien entendu, tu es une bête de sexe, avec ta jolie bite, bien foutue et équilibrée, et ton torse velu à souhait.

Mon problème, c’est que j’ai rarement l’occasion de vérifier si je me trompe ou pas, car bien évidemment, même si j’aime la chair fraiche, je ne vais pas non plus voir ce qu’il y a dans les culottes de toutes les personnes que je croise…et pour ceux où je vais voir, je n’ai pas toujours trop eu le temps d’imaginer trop de choses à leur sujet (c’est ça, le problème  des plans sur internet)….

Toujours est-il que lors de ce passage à Paris, je suis dans le métro, avec mon fils. On rentre dans une rame bondée. Et là, je tombe raide devant un mec à tomber à la renverse. Je lui aurais bien fait le coup « impulse » : « soudain un inconnu vous offre des fleurs », mais je n’avais pas de fleurs avec moi. Un visage magnifique, des lèvres très bien dessinées, des yeux noisettes clairs des plus charmant, rasé de près (il était 20H pourtant), les cheveux légèrement ondulés, coiffés négligemment mais avec style, habillé plutôt classique, mais avec ce je-ne-sais-quoi de décontracté, les yeux rivés sur son i-phone (comme quasi tout le monde maintenant dans le métro). Et son nez, me direz-vous? droit, affirmé, ni trop grand, ni trop court, ni empâté, ni trop fin et squelettique. Vous en déduisez quoi pour son sexe? et bien, droit, raide, et ferme de taille moyenne, qui sait ce qu’il veut! Le fait qu »il soit occupé par son téléphone m’a permis de le dévisager et de l’observer tout mon saoul, tout en faisant attention que mon grand fils qui était avec moi ne remarque pas cet intérêt subi pour ce beau mâle. Et donc bien évidemment, je me suis mis à l’imaginer d’abord dans le plus simple appareil (et c’était très très beau), ensuite en train de baiser. Et là, j’ai eu un souci, car je n’arrivais pas à l’imaginer. Et puis, il a levé les yeux, pour regarder où le métro arrivait. Nos regards se sont croisés. Sourire ravageur. J’ai cru m’effondrer. Je lui ai rendu la pareille, mon fils regardant heureusement les affiches de la station où le métro rentrait.

Il est sorti. S’est arrêté sur le quai. S’est retourné vers moi. M’a lancé de nouveau son regard noisette à tomber. A fait un pas en arrière, comme s’il allait revenir dans la rame. Et puis, les portes se sont fermées. Mon fils n’a rien vu (ou s’il a remarqué quelque chose, ne m’en a rien dit). Je ne peux dire si je regrette qu’il n’ait pas pu remonter. Je ne sais pas ce que j’aurais fait, avec mon fils à côté de moi, s’il m’avait abordé (en même temps, je me suis peut-être fait totalement un vrai film, et peut-etre qu’il regardait une fille derrière moi? ou autre chose? ). Mais, curieusement, je me suis pris à imaginer ce beau visage, avec son beau corps, se fondre avec moi dans un corps-à-corps d’une grande sensualité, dans l’atmosphère ouaté d’une chambre confortable, corps-à-corps dont je vous laisserai imaginer les détails. Je me rendais compte alors que le plus important était sans doute l’échange de regards pour permettre à l’imagination de faire son travail!

Le retour à la réalité du métro fût moins érotico-esthétique. Et je n’avais plus envie d’imaginer les autres passagers à poil ou en train de baiser. D’ailleurs, je ne les regardais plus.

So cute !

 

 

Salut les petits loups !

 

Une femme peut et doit savoir en cacher une autre et j’adore jouer à cache-cache, alors j’en profite un peu 🙂

 

Tout me paraît  bien calme sur les paquebots et trimarans de la blogosphère en ce début d’année, l’hiver nous rend un peu  frileux…

 

Frileux de mots, d’idées et ce ne sont pas les soirées raclettes près de la cheminée qui sont faites  pour arranger nos dévergondages et notre libido !

Quoique,  jouer les Lady Chatterley avec le jeune là-haut devant un bon feu, ne devrait pas déplaire à certains…

 

Je dis à certains, parce que nous les certaines, celles qui depuis la sortie du ventre de nos mères préférons les hommes, ne donnerions pas l’ombre d’un copeck à cet angelot boutonneux  au regard de poisson pas frais !

Nous les femmes, ils nous faut du consistant, du qui attise le feu, du qui ne se la joue pas évaporé  et flacon de sel.

 

L’homme objet, sex-toy aux muscles lubrifiés et photoshopés, non merci !

Nous n’avons plus l’âge de jouer à la poupée, où plutôt si, mais celle qui nous intéresse doit se montrer tendre et docile, et pas se prendre pour un GPS 🙂

 

C’est curieux que chez certains hommes, les neurones se fassent discrets,timides, mais où se cachent-ils ?

Ha, j’ai trouvé !

Ils doivent faire une mêlée, resté grouper comme au rugby, juste au dessus des deux sachets de thé, pardon des bourses qui d’ailleurs ne sont pas toujours remplies d’or et d’argent, la faute à la crise 🙂

Votre sexe Messieurs, cessez de le montrer comme un trophée, tout ça vas mal finir !

Triste vie  pour cet appendice, que de se retrouver cloué sur un mur entre une tête de sanglier et des cornes de buffles 🙂


Et puis cessez aussi de vouloir nous ressembler !

Arrêter de vous habiller comme nous, enfin d’essayer 🙂

 

Les talons hauts ne vous donnent pas l’air dégourdi  et vous font de vilaines fesses et pour ceux qui sont moins haut qu’une mini cooper, je ne conseille pas  les souliers compensés, car même si le ridicule ne tue plus, l’air con fait autant de ravage !


Pour vos dessous, c’est la même chose !

Votre maman ne vous à pas expliqué que la soie et la dentelle n’était pas des matières  appropriées à votre anatomie 🙂

 

Et bien moi, je vous le dis !

La finesse du satin ne pourra jamais satisfaire votre  tige et vos grelots qui vont finir par descendre jusqu’à vos genoux 🙂

Et attention, lorsque ça tombe, ça fait mal…

Et comment allez vous faire pour déambuler sur la route des soldes, gênés de la sorte aux entournures !

Soyons sérieux, un laid ne deviendra jamais un Delon et un pas trop futé, un Einstein Junior, mais un homme peut rester un homme 🙂

 

Il y a un peu plus d’un an, j’écrivais une petite prose au sujet de votre anatomie Messieurs, allez donc lire et réfléchir sur la condition ô combien importante  de votre précieux trésor !

Le petit de l’homme

Petit clin d’oeil à Linkeseb qui doit être pire que blond puisqu’il ne sait toujours pas mettre sa signature 🙂 🙂 🙂 🙂

 

Bisous à toutes et à tous et à la prochaine fois, si vous le voulez bien !

Virginie


Le mois du blanc

Et toi, tu en penses quoi? Ca ne te plairait pas qu’il y en ait une sacrée couche partout? Quoi que je ne suis pas trop gourmand : une petite quinzaine de centimètres… Pas plus, inutile d’en avoir plus… Ca ferait du bien et ça serait beau, non? Imagine comme ça serait agréable…

Bien sûr, j’en connais que j’entends déjà qui vont râler (je ne les nommerait pas, parce que les je aime bien quand même…) rien qu’à l’évocation de cette idée… Que quinze centimètres c’est énorme… Que déjà cinq centimètres ça peut faire des dégâts… Que ça s’est déjà vu il y pas si longtemps d’ailleurs… Mais il n’y a rien à craindre : au plus haut sommet, on nous a dit qu’il n’y avait pas eu de pagaille! Je ne vois donc pas de raison de s’inquiéter outre mesure…

Ca serait beau quand même… Ca mettrait un peu de lumière dans l’horizon gris de ce début d’année… Et avec avec un ciel bleu en plus, je suis certain que ça rendrait le sourire à beaucoup…

Pour ma part, je serais ravi d’en revoir, même si j’ai pu, en chanceux, je viens toute juste que me régaler… Et oui, je suis déjà un peu nostalgique…

Et oui, tu l’auras compris après ces quelques lignes que je suis fan. J’aime bien quand son grand manteau blanc est déployé sur le paysage. Et comme le dit Elsa en 1988, c’est « Tout doux tout doux » (…) et « Froid dehors et chaud dedans »…

Elsa Lunghini – Jour de Neige (1988)

Alors oui c’est vrai, je suis fan des averses blanches… Mais de la vraie, pas celle qui est crachée par les canons comme ça à la demande. J’aime la neige!

Claude Nougaro – La neige (1965)

Et si dans un accès de folie, de rêve tu te joignais  avec moi pour aider Anggun à en faire tomber au Sahara…

Anggun – La neige au Sahara (1997)

 

Certains voient dans la neige uniquement le côté froid, qui rend chagrin comme France Gall en 1971…

France Gall – Il neige (1971)

Vous aurez évidemment remarqué que ce n’est pas mon cas bien entendu…

Comment passer à côté de d’une des plus connue des chansons de Salvarore Adamo (même si j’en entend certains qui vont dire que ça ne les étonne pas de voir ici des vieux chanteurs…)

Salvatore Adamo – Tombe la neige

Pour son plus grand fan (dont je ne peux décemment pas écrire le nom ici sous peine de ne plus jamais publier d’article ici (non je n’ai dénoncé personne…), Régine (oui la momie de la night) a participé en 1970, au théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris, aux côtés de Nicole Croisille et de Mouloudji, à la comédie musicale La neige en été de Jacques Lanzmann.

Pour terminer, je vous propose d’écouter cette chanson de 1977 qui est aussi un bel hommage (avec un brin de nostalgie) aux quatre garçons dans le vent…

Marie Laforêt – Il a neigé sur Yesterday (1977)

Il me reste encore juste à peine de temps pour te souhaiter, en ce premier mois, une très belle année…

Waquete

Pour nous les hommes.

Bon bah voilà, ça y est, on est en 2011 !Donc tout d’abord bonne année, plein de bonnes choses, pleins de bonnes résolutions, toussa toussa ! J’espère que vous avec tous étés gâtés et si c’est pas le cas, je vais vous parler d’un petit objet à  vous offrir pour compenser tous les cadeaux pourris que vous avez pu recevoir.

Quand on regarde un magazine de sextoy, la première chose qui saute aux yeux c’est que tous les masturbateurs masculins ont un look de mauvais goût, voir limite glauque.  SAUF la gamme Tenga. Je sais que la presse internet en a déjà parlé, re-parlé, re-re-parlé mais au cas où vous seriez passés à travers les mailles du filets, je me dois de vous présenter ces petits bijoux !

Ma moitié a décidé de m’offrir le plus petit et le plus mignon de la gamme (mais aussi le plus agréable)(en photo ci-dessus). Déjà rien que son petit air de Kinder suprise sa donne envie, qui pourrait penser que ce petit objet mignon qu’on-dirait-un-jouet-pour-gamins cache une gaine de masturbation ? C’est limite un objet de décoration intérieure avec son emballage.

Et en plus d’être mignon, c’est efficace contrairement à ce qu’à l’air de penser le boyfriend de Maïa Mazaurette. Pour ma part j’ai eu la version bleue, avec des sortes de vagues dedans. C’est nettement plus agréable qu’une masturbation manuelle mais tout en restant différent d’une pénétration. Loin d’être une  une simple imitation d’un rapport vaginal ou anal, c’est une nouvelle sensation à découvrir (enfin quatre avec les autres couleurs).

Bon bien-sûr il y a quelques désagréments comme la relative fragilité de la gaine et un bruit parfois gênant dès qu’on accélère le rythme mais pour le reste, que du bonheur !

Et en plus,  Tenga vend aussi des cannettes pour ceux qui cherchent des sensations plus proches du réel (enfin pour en avoir testé une je préfère tout de même l’œuf). Et vue le prix, ce serait du gâchis de s’en priver !

Et la prochaine fois que je dois me faire plaisir ce sera ça, quel homme n’en rêverait pas ?

Sur ce, je vous laisse et je vous dis à dans un mois. En attendant amusez vous bien 😉 .

PS : j’allais oublié, avec l’œuf est donné une dosette de lubrifiant Tenga qui est tout simplement génial, ou en tout cas le cran largement au dessus des lubrifiants Durex !

Sabaa El Nour!!!

Cher Lecteur,

Tout d’abord, je vous souhaite une excellente année 2011 (et oui pas 2010…), plein de bonheur, de succès dans vos projets et d’amour et surtout de santé!!

Me voilà de retour de mon voyage en Egypte… c’est impressionnant comment le temps passe trop vite! Je n’ai pas vu l’année 2010 passer et ce fût la même chose pour mes vacances en Egypte.

Un mot pour résumer ce voyage : Waouh!

Oui, c’est vraiment étrange quand on y pense… on a beau avoir vu d’innombrables photos de tous les monuments d’Egypte, l’émotion est réelle et forte quand on arrive sur place… des Pyramides de Gizeh à Abou Simbel, en passant par le Désert Blanc, ce pays est sublime!! Mais là où j’ai été plus que surprise, c’est la population. Les Egyptiens sont particulièrement gentils.

Oui ce fût surprenant car nombres de reportages sur l’Egypte vous préviennent, vous mettent en garde contre les Egyptiens : ils plument les touristes, pratiquent des prix scandaleu, essaient de vous mener en bateau, vous arnaquer, etc. Mais j’ai envie de vous dire, quel pays ne fait pas ça??? Bizarrement, le prix du café n’est pas le même à Antibes et à Marseille, ou dans un petit village de province quelconque, les prix augmentent bizarrement lors des fameuses « hautes saisons », bref, le monde entier prend les touristes pour des pigeons…. et rassurez vous, nous sommes tous à un moment donné un touriste (même dans son propre pays!).

Ainsi donc, oui je suis partie avec une certaine appréhension sur les Egyptiens. Pourtant, je me suis bien trompée! Ce sont des gens adorables et extrêment serviables. Loin d’être des arnaqueurs, ils vous protègent jalousement. Alors, je vous vois dire… « non mais elle est naïve »… certes mais je peux vous assurer qu’à de nombreuses reprises, leur serviabilité était totalement inintéressée.

Bref, une fois le problème du prix réglé (oui quand même faut négocier un minimum!!=)) et les conditions déterminées, ces gens sont adorables et aiment tellement leur pays!! Ils éprouvent une grande joie à vous expliquer l’histoire qui est la leur. Mais le problème souvent, ce ne sont pas eux mais ce sont bien les touristes : pour les avoir vu faire, les touristes sont des gens exécrables, pédants, arrogants, suffisants, méchants et impolis!! Et je pèse mes mots… Décidément je ne supporte pas ces gens là.

Je peux comprendre qu’on parte en croisière sur le Nil sans jamais lier contact avec la population locale même si je n’adhère pas. En revanche, être dédaigneux avec la population locale, ça je ne le comprend pas (d’ailleurs être dédaigneux avec tout le monde!).

En tout cas, pour ma part, je suis une fervente adepte de la manière « routarde » de visiter un pays mais ça vous le savez déjà! Les connaissances que l’on peut faire sont formidables même si pour beaucoup ce sont des rencontres d’une soirée, d’une journée ou d’un instant éphémère… la richesse que l’autre peut vous apporter et immense! On garde mille souvenirs dans la tête!! Et encore une fois, je suis revenue de ce pays avec milles souvenirs et encore des leçons d’apprises sur la vie…

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à l’Egypte. Comme je vous l’ai dit dans mon dernier billet, nous avons traverser l’Egypte du nord au sud, d’est en ouest : d’Alexandrie, à Abou Simbel, du Désert Lybique au Mont Sinaï! Et c’est juste Waouh!

Mais une chose est sûre, si vous devez bientôt visiter ce pays, je vous conseille vivement de vous renseigner un minimum sur les Dieux Egyptiens, les noms des Grands Pharaons (Ramsès II, Djoser, Hatchepsout, etc.), histoire dans les grandes lignes de l’Egypte Ancienne. Cela permet de vraiment mesurer la beauté des monuments.

Ainsi, nous avons visiter le Musée Egyptien du Caire, les Pyramides de Gizeh, Saqqarah et Dachour, le site d’Agabat et du Désert Blanc à quelques km de l’oassis de Baharreya (nous avons dormi dans le désert à la belle étoile!), la Vallée des Rois et la Vallée des Reines, le temple d’Hatchepsout, le Temple de Karnak et de Louxor, Assouan, le Temple de Philae, les Temples d’Abou Simbel, le Haut Barrage d’Assouan. Malheureusement, nous souhaitions gravir le Mont Sinaï et visiter le Monastère Sainte Catherine mais nous avons eu droit au plus gros orage qu’a connu Sharm El Sheik depuis 10ans avec des pluies torrentielles et des orages pendant toute une journée et nuit… (il pleuvait même dans nos chambres!!!) donc routes coupées…. pas de plongée possible à cause des orages et du remous qui empêche toute visibilité et pas de baignade non plus (et puis accessoirement il y a un ou deux requins qui se balladent pour se faire un touriste!). Donc très décus de ne pouvoir voir ce haut lieu de toutes les religions qu’est le Mont Sinaï! Dommage, mais ce n’est que partie remise… =))

Et pour agrémenter le tout, voici quelques photos :

Les pyramides de Gizeh :

Il faut savoir qu’il y a 12 pyramides réparties sur 3 plateaux (Gizeh, Saqquarah et Dachour) : 9 sur le plateau de Gizeh, 1 sur Saqquarah et 2 sur Dachour! Vous n’avez ici que des photos de Gizeh : La Pyramide de Khephren

Khephren

La Pyramides de Mykérinos en premier plan et Khephren en deuxième plan,

Mykérinos et Khephren

Le Sphinx, gardien des Pyramides:

Plateau de Gizeh

Le Site d’Agabat et du Désert Blanc, près de l’oassis de Baharreya.

Coucher de soleil sur Agabat

Le Temple de Louxor

Le Temple de Karnak

Et Abou Simbel

Voilà les principaux sites mais pour le reste des photos, faudra vous les faire tout seul en allant visiter ce magnifique pays!

Bon voyage à tous! Beslama!

Lilli

Quand Aerial n’est pas là, Fred fait danser les mots

Voici le message que j’ai reçu il y a deux semaines :

– Tu fais quoi le 13 ?
– Je suis à Paris mais je repars le soir, j’y suis à partir de mardi.
– Non mdr. Pour ton cadeau… J’écris sur unefoisparmoi mais vu que jsuis là, je t’offre ma place !
– Houla quel honneur… Mais je ne suis pas encore accepté par le rédactto chef…
– Siiiiii Tto m’a dit ok !
– Ah ben, sans déconner, ça me fait super plaisir… Je t’assure. Maintenant, il faut juste que je trouve un sujet… ça va pas être facile tout ça !
– Tu vois ca avec Tto hein? Et pis t’as plein d’idées de toute façon

Cette gentille personne c’est Aerial qui écrit de très beaux textes, parfois à fleur de peau mais que je lis avec un réel plaisir tous les mois. Alors quand il m’a proposé de le remplacer juste pour cette fois, je l’ai pris vraiment comme un honneur parce que faire partie de cette communauté de bloggeurs, ben moi ça me touche terriblement. J’ai ouvert mon blog il n’y a pas si longtemps et j’avoue que je ne pense pas être à la hauteur de certaines ou certains d’entre vous. Je sais que vous avez toutes et tous votre style, mais j’ai vraiment l’impression d’arriver dans la cour des grands. Oui je le dis sans détour, vous êtes toutes et tous impressionnants de talents et de génie. Et je ne parle même pas du rédactto chef… Bref, voilà ce que je pense de vous tous… Certains vont dire que c’est exagéré ou bien que je fais de la lèche… Non non, vraiment, cette alignement de mots que j’ai commencé en octobre me permet de voir à quel point ça fait du bien d’écrire, de poser des mots sur des situations que je n’aurai pas imaginé un seul instant.

Aerial, je l’ai « rencontré » virtuellement par l’envoi d’un message sur Facebook me disant qu’il saluait le maître de l’automne ! Il est vrai que j’avais été élu « Lecteur de l’Automne » au concours de Tto. Je devenais presqu’une star ! Alors on a commencé à échanger quelques mots et j’ai découvert un personnage tout à fait fascinant, avec un talent incroyable pour le dessin. S’il y a bien une chose que j’admire chez les gens, c’est le talent de pouvoir dessiner, je passerai des heures à regarder parcourir ces crayons qui transforment une simple feuille blanche en une belle œuvre totalement personnelle. Lorsque je voyage, je passe souvent du temps à arpenter les places à la découverte de dessinateurs ou de croqueurs qui font de vous soit le plus beau, soit le plus caricatural ! Et puis il faut dire une chose, ce mec c’est une véritable bombe !! Si si, je vous le jure !

Alors quand est venu le sujet sur lequel je devais écrire, je lui en ai proposé un, tout simplement parce que j’ai trouvé que c’était totalement normal de lui demandé son avis. Il a rigolé en me disant que je pouvais choisir ce que je voulais parce que c’était mon cadeau. J’en avais trouvé un et puis une évidence s’est vite imposée, c’est de parler de lui, tout simplement, la façon dont je le vois, même s’il est loin et qu’il a ses moments de peine. Alors voilà, tout ça, c’est pour toi, cher Aerial. Continue d’être ce que tu es, ne change absolument rien, c’est parfait. Comme il est encore de tradition de souhaiter les vœux, je te souhaite une douce et belle année 2011 et reviens nous vite en février reprendre ta place…

Fred

Linki’s Menstruations 3 – L’égalité des sexes !

Mouarf ! qu’est-ce qu’elles nous ont saoulés avec ça ! (même si je n’était pas né) :

« Oui moi je veut l’égalité des sexes ! Oui moi je veut avoir le droit de vote ! Oui moi je veut brûler mon soutif Damar ! ».

Et qu’est-ce qu’elles nous font chier encore aujourd’hui :

« On ne tape pas les filles! faut être galant avec les femmes! Non! je suis une femelle, je ne porte pas les cartons de plus de 3 kg »

Connasse ! Tu la veut ta parité ?! Tu la prend entièrement ! Tu acceptes les coups sans broncher, tu portes tes cartons toute seule et tu me fait pas chier pour que je te tienne la porte grosse dinde ! »

Voila en gros ce que je vis chaque jours que Dieu fait qui passent. Travailler avec 16 femmes et demies ( y’en a une qui ressemble à un travelo) c’est la merde croyez moi ! Elles se disent « en avance sur l’homme », « la solution pour demain », « blablabla » … Mais si on les observes bien… Elles sont vicieuses entres elles ! Déblatèrent des conneries plus grosses chaque jours les unes sur les autres et n’arrêtent pas de critiquer de la couleur du rouge à lèvre jusqu’aux chaussures de la voisine en passant par la taille de la jupe ( trop courte il va de soit) alors qu’elle même à un gros elastok de string que ressort de son pantalon (trop taille basse il va de soit aussi).

La femme n’est pas plus parfaite que l’homme… (Et inversement, mais je ne vais pas vomir sur mon camp… MOI!)

Elle triche et utilise des artifices afin de tromper tout le monde ! (Wonderbras, maquillage, et autres guêpières) Et se plaint une fois que le mâle fuit car il la vu sans ses artifices ! Mais couillonne ! t’as pas vu que tout pendouillait quand tu enlevait ton armure ??

« Oh non! ce mec est pas beau, il a une calvitie !! » Et tes vergetures ??? Ta peau d’orange ( qui en a même la couleur à cause de ton auto-bronzant premier prix)??? tes mamelons en forme de gants de toilette ??? ou ton clitoris ressemblant à une crête de coq !!! (Beurk!)

La Femme C’est le mal !

Deviendez tous homo !

 

Linkiseb

(Ui je sait toujours pas faire les cholies signatures !)

Y A T-IL UNE CULTURE GAY?

Nous sommes le dix janvier, il est temps de plonger dans l’année déjà entamée. Tant de questions à explorer! Et en voici une : Y at-il une culture gay? (dans tout mon billet, le mot gay est à prendre au sens lgbt)
La question revient à demander si quelque chose relie les homosexuels entre eux,  en dehors de la sexualité et de ses différentes pratiques. Lorsqu’on parle de culture gay dans la société, des fantasmes s’expriment immédiatement. Un univers de relations débridées, dans une orgie sensuelle vient à l’esprit de bien des personnes se croyant ouvertes d’esprit. La culture gay serait forcément sexuelle (tapez culture gay sur un moteur, vous serez servi). Dans le meilleur des cas, ces bacchanales se perpétueraient dans un quartier réservé de Paris, le Marais. Une amie m’a demandé de l’informer de la diversité des pratiques sexuelles, comme si l’homosexualité équivalait à un diplôme de Kamasutra ceinture noire!

A les fréquenter, on découvre qu’il en est des gays comme du reste de la population. Leurs pratiques culturelles relèvent du tout et du n’importe quoi, aucune lecture ne semble obligatoire, aucun film n’a été vu par tous, aucun chanteur, ou chanteuse, n’est incontesté. Leur vocabulaire est celui de leur milieu social, géographique, communautaire.( A ce propos, la communauté gay, qui gèrerait un patrimoine commun, n’existe pas). Leurs habitudes vestimentaires varient dans les mêmes proportions et il y a des ringards, des branchés et des avant-gardes chez eux comme ailleurs. Leur sensibilité artistique généralisée est une illusion, il y a des homos au goût parfaitement grand public, et d’autres qui veulent sortir de l’ordinaire . Certains même revendiquent la certitude de ne pas adhérer au moindre code gay, et se fondent culturellement dans la masse la plus indistincte au nom de l’égalité. Ceux-là ne partagent à proprement parler aucune culture gay.

Il n’y a donc aucun point commun à tous les gays, sur le plan de la culture.  Mais y a t-il un fond culturel commun à une majorité d’entre eux?

The scissor sisters Any which way
L’histoire nous enseigne qu’une culture commune à de nombreux homosexuels est présente à toutes les époques, tolérantes ou non. Des écrivains s’en sont fait l’écho depuis le moyen-âge. Le fait de devoir se cacher, faire face à l’homophobie a toujours incité à développer des codes de reconnaissance, pour éviter des condamnations parfois lourdes. Puis venait la question de l’estime de soi. La société méprisant les « bougres », il fallait bien aux homosexuels trouver dans une culture un moyen de remonter dans leur propre estime.

Dès la renaissance, la redécouverte des mœurs antiques a fourni une légitimité au mode de vie homo. Un mode de vie plus ou moins excentrique ou discret. Proust l’évoque dans plusieurs personnages de son roman, Charlus entre autres. Curieusement, alors même que l’homosexualité n’étant pas héréditaire, les jeunes n’apprennent pas de leurs ascendants comment « vivre gay », les codes et la littérature gay se transmettent pourtant de génération en génération en continu jusqu’à nos jours. Avec régulièrement un dévoiement des codes homosexuels dans le domaine public : La bague trois anneaux (dite bague trois ors) dessinée par Cocteau a été adoptée par tous ses congénères, avant sa récupération mercantile pour le grand public, les codes de foulards se sont perdus dans les années 70, les boucles d’oreille dans l’oreille droite dans les années 80.

La richesse de cet héritage a eu un coup d’accélération depuis Stonewall, évènement fondateur de la culture gay moderne. Mais on peut en apprécier facilement des pans entiers datant de tout le vingtième siècle, et d’avant. Le cinéma offre  un panorama complet de films gays ou comportant des codes gays, depuis ses débuts avec Méliès, en passant par Jean vigo, Jean Genet, Andy Warhol, Visconti, Von Trotta et des centaines de cinéastes contemporains. La lecture de toute la littérature gay remplirait une vie entière, de françois Villon à…Frédéric Mitterand, en passant par Shakespeare, Oscar Wilde, Verlaine, Yves navarre et tant d’autres. La chanson n’est pas en reste, avec ses icônes gay-friendly ou gays, de Dalida à Starmania, de charles Aznavour aux scissor Sisters. Pourquoi feraient-ils partie d’une culture gay? Parce que le recul du temps l’a décidé ainsi, et que leurs œuvres sont regardées, lues ou écoutées par les gays, même des années après leur sortie.  La presse y participe aussi, en France grâce à Gay pied dans les années 80, puis à l’excellent Têtu, magazine de haut niveau qui aborde tous les thèmes. Internet n’est pas en reste, car outre le même Têtu version électronique, on y trouve les blogs gays, qui font vivre à leur façon la culture gay. Il existe des tendances de consommation, qu’il s’agisse de vêtements, de mobiles ou de décoration, qui se reconnaissent à Paris et en province.  Les Gay Prides sont l’occasion de déployer le drapeau arc en ciel et de revendiquer des droits équitables. Tous ces éléments d’une culture sont à disposition des gays dans le monde moderne et intégrés de manière diverse par la plupart d’entre eux. Et s’ils ne sont pas universels à tous les gays, bien peu n’en ont adopté aucun.

Mylene Farmer Oui…mais Non

Si la culture gay existe, elle dépasse largement la sexualité. Les « métrosexuels » se l’accaparent ouvertement, au point d’en brouiller les codes.  Les bisexuels (je parle de ceux qui pratiquent réellement et simultanément les deux sexualités) se frottent à elle pour mieux appréhender leur propre ambiguïté. Elle fascine les hétérosexuels qui prêtent on ne sait quelle magie à un cercle dont ils ne font pas partie. De là vient aussi la croyance irrationnelle en un hypothétique « lobby » homosexuel. En tous cas ils s’en inspirent fréquemment. Les médias et un certain nombre de stars débutantes ou confirmées l’empruntent pour se donner un vernis de tolérance, de branchitude ou simplement parce qu’ils l’aiment. Manifestement la culture gay existe, fut-elle aux contours flous ou aux limites contestables. Elle dépasse le soi-disant milieu gay, mais y trouve son épicentre, et si elle circule dans le marais, elle diffuse aussi dans une certaine presse, les autres médias, bon nombre de villes ou de villages français, des établissements, des millions de foyers. Reste à découvrir le principal :  Pourquoi survit-elle aujourd’hui?
Puisqu’on peut le faire durant tout le mois, je souhaite une excellente année à tous les lecteurs, et aux généreux blogueurs d’ Une fois par moi (il y a souvent des textes représentant un travail important sur ce blog). Qu’ils soient gays, hétéros, ou autres.

Flyde

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