Archives Journalières: 25 octobre 2010

Osez, ou l’occasion ratée

Je partais à un colloque à l’étranger pour mon boulot. Je venais de passer une semaine à Paris, aussi pour le boulot, et étais un peu crevé. Mon vol n’était pas direct, je devais changer à Vienne, et avais peu de temps. Déjà, à Paris, j’avais failli louper le premier vol. Mais finalement, je l’avais eu de justesse, grâce à l’extrême dévouement du personnel de notre compagnie nationale(c’est nouveau , ça…)..

Je rentre dans l’avion parmi les derniers, et là, devant moi, que vois-je ? un minet d’environ 30 ans, aux yeux clairs, plutôt bcbg , bien propre sur lui, mais un sourire ravageur et charmeur, qui me ravage et me charme…je ne peux m’empêcher de sourire, sourire auquel il me réponds par la pareille…il est accompagné d’une femme de 50 ans, et d’un type du même âge…ses parents ???On n’est pas assis à côté , même plutôt loin l’un de l’autre….Tant pis !

En arrivant à Vienne, je n’avais qu’une heure pour le transit. Je marchais d’un bon pas dans les couloirs, je ne l’ai pas revu…et j’arrive au contrôle des passeports. Et là, boum , le voilà de nouveau, et encore petit sourire….je détourne les yeux, et fais celui qui cherche un truc, relève la tête, nos regards se croisent de nouveau…on passe le contrôle des passeports, et on se suit de loin en loin, tout en continuant à s’observer à la dérobée…Je vais pisser, tout seul…et vais à la porte d’embarquement…et là, crac, il est là : on prend donc le même vol pour cette destination pourtant peu commune. Avec un peu de chance, il participe au colloque. Avec un peu de chance, on sera assis à côté dans l’avion.

Manque de bol, on est encore loin , l’avion est plein, pas moyen de bouger…tant pis…

En arrivant à B…., je sors parmi les premiers et fonce au contrôle des visas, qui est toujours long. Je le guette, mais il n’arrive pas. Pourtant, je suis à un endroit où je ne peux le louper. Aux bagages, il n’est pas là non plus. Dehors, un taxi m’attends, je ne reverrais plus le petit blond.

Le lendemain, j’arrive un peu en avance au colloque, je dois déposer des docs diverses. Je suis en train d’installer tout ça sur une table avec d’autres collègues, quand je me retourne, et…le type de l’avion !!!qui me sourit et risque un timide bonjour auquel je réponds bien entendu…Les autres me demandent: « c’est qui , tu connais? » j’explique juste qu’on était dans le même vol…et on continuent à installer nos trucs…

Le colloque dure 2 jours. On n’arrête pas de se croiser, mais on n’arrive pas à se parler. A une pause café, je discute avec un type, je le vois qui s’approche de nous , et crac, voilà que ma « chef » déboule sur lui, et commence à le brancher. Mais « casse-toi, connasse, il n’est pas pour toi ». Et le voilà qui déblatère, ils sont juste derrière moi, je ne loupe rien de leur conversation (et du coup , ne participa qu’à moitié à la mienne), me rends compte que ce brave garçon n’en a vraiment rien à cirer de ma « chef »…et puis, je me fais alpaguer par une autre personne, et vlan impossible d’aller le voir , de lui dire « bonjour, on se connait?….tu loges où? …tu bosses où?…ah oui, intéressant…mais encore? « ..et d’aller le « travailler » aux toilettes , dans un bosquet ou dans sa chambre….Je crise….

Mes « collègues », eux, vont lui parler, pour le boulot, par hasard…J’apprendrais donc tout de lui, enfin tout ce qui est professionnel, comme lui, sans doute, aura finement enquêté pour savoir qui je suis (mais je me fais peut-être des illusions)… Mes « collègues » ne l’aiment pas trop…trop « propre sur lui » il bosse plutôt avec des conservateurs, et nous , nous sommes des « progressistes », n’est-ce pas? , donc il n’est pas trop fréquentable..Mais moi, il m’excite, et je pense que c’est réciproque…!!! En plus, il est plus malin que moi, car il arrive à s’éclipser souvent et à « sécher » des moments du colloque…A plusieurs moments, je pars à sa recherche , mais impossible de le localiser…..Il s’est peut-être trouvé un mec?

Le soir, un dîner est offert par le Président de la boîte qui reçoit. A table, on est « placé ». Evidemment, je ne suis pas à sa table. Je le repère à une autre table. Il est à côté d’un type que je connais un peu, que je n’apprécie pas trop, mais dont l’orientation sexuelle est évidente…Encore un signe….Le lendemain soir, idem: réception officielle , mais moins guindée, l’alcool coule à flot…je le vois au début de la soirée et vers 22H30, je l’aperçois qui s’en va avec « la maman » de l’avion…je rêve!!!! En fait, sa « maman » , c’est sa « chef » Apparemment, il doit devoir l’accompagner , je ne sais pas….

Je suis tout dépité, furieux contre moi. « Petit con «  me dis-je, « mais pourquoi n’as-tu pas été le voir? » D’abord, je me serais peut-être rendu compte qu’il était stupide, niais et hétéro…ensuite, ça ne m’engageait à rien…Et puis, il est beaucoup plus jeune que moi, c’était à moi de faire le premier pas, peut-être que je l’impressionnais?

Ca m’arrive souvent, ce genre de situation , où je n’ose aller jusqu’au bout: quelque chose me freine: la bienséance, ma « bonne éducation », peut-être une certaine peur, une crainte de l’échec?….pourtant, comme me le dit souvent un copain berbère, citant un poète berbère dont je dois retrouver le nom,  « Ce sont les fois où je n’ai pas osé que j’ai subi mes échecs les plus durs »

Alors , ose, osez, osons, et faisons avancer les frottements des corps, les frottements des esprits, les échanges en tout genre. Le monde en sortira grandi, …..et mon excitation, rassasiée!!!

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