Archives Journalières: 26 septembre 2010

Ouverture solennelle 1812

Tchaïkovsky en 1886

En 1882, pour la consécration de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, commémorant les victoires russes sur Napoléon durant la campagne de Russie, Tchaikovsky composa cette ouverture solennelle qu’il devait lui-même juger comme très explosive et tapageuse, sans beaucoup de valeur artistique.
Il n’en reste pas moins que nulle autre pièce de musique n’a jamais rendu plus intense, ni n’a si bien résumé cette désastreuse aventure menée par un empereur des Français de plus en plus prisonnier de son système de Blocus continental et de ses rêveries chimériques, cherchant à retremper sa légitimité dans une course-poursuite avec la victoire, à mesure qu’il sentait son trône vaciller sous le poids de la désaffection de plus en plus grande des Français las de tant de bruit et de fureur.
Dans cette œuvre emplie d’un fracas guerrier et patriotique les sons, portés presque à l’incandescence, se mêlent, s’entremêlent, s’entrechoquent, tandis que les chants russes qui ouvrent le morceau appellent les secours de la Divine Providence et que les Français déferlent sur la Sainte-Russie, avant que la neige et la Marseillaise n’entament une lutte à mort que les troupes russes parachèvent jusqu’à l’explosion finale des cloches des églises saluant la victoire de l’autocratie sur la Révolution.
Une œuvre finalement puissante dans son expression dramatique et que je vous laisse écouter ou découvrir, ici sous la direction de Eiji Oue, chef d’orchestre japonais à la tête de l’orchestre philharmonique d’Osaka

1ère partie
http://www.youtube.com/watch?v=TgunF7KbgmY

2ème partie
http://www.youtube.com/watch?v=J6LY11kV444

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