trait d’union

l’obtus et le têtu

t’as vu ? je t’ai mis un rideau rouge cette fois
c’est riant le rouge
je ne suis pas très coutumier du fait mais je vais ce mois-ci sortir un peu de la vraie vie et de ses choses tristes pour te raconter une fable
c’est plaisant une fable
je suis sûr de t’amuser et -pourquoi pas- de te faire rire
et puis, ça aussi ça va te plaire, c’est écrit normalement, avec de la ponctuation où il faut, des initiales majuscules pour commencer les phrases, des sauts à la ligne qui ressemblent à de vrais alinéas, et tout et tout
c’est écrit un peu comme une lettre…

… et d’ailleurs c’en est une
son brouillon est passé entre mes mains, Jean-Philippe voulait que je le voie et que je le corrige (j’ai juste ajouté quelques s pluriels et un trait d’union par-ci par-là) avant de le recopier de sa plus belle plume
tu ne le répèteras pas, hein ? j’ai fait une photocop
voilà

Jean-Philippe S***

75… PARIS
tél. : 01 44 .. .. ..
mobile : 06 84 .. .. ..

N° SS : 1 .. 01 64 422 … – ..

Monsieur François LEVEQUE
Directeur du
Groupe Hospitalier
PITIÉ-SALPÉTRIÈRE

47-83 Boulevard de l’Hôpital
75651 PARIS Cedex 13

Monsieur le Directeur,

Je suis confronté à un problème d’identité avec les services administratifs de La Pitié-Salpétrière, mes demandes réitérées se sont toutes heurtées à des fins de non-recevoir, aussi je me tourne vers vous qui représentez mon dernier recours.

J’ai récemment été hospitalisé dans le Service de Diabétologie du Professeur HACHE, ma pré-admission s’est faite par correspondance à la demande du médecin qui me suit à l’Hôpital Tenon (APHP) où j’étais encore dans un passé récent référencé sous le prénom de Jean (au lieu de Jean-Philippe, mon prénom usuel)

En deux mots, la raison en est celle-ci.
Mon état de santé fait qu’il y a de très nombreuses années que je fréquente assidument différents établissements de l’APHP. Mais que ce soit à l’Hôtel-Dieu, à Lariboisière, à Saint-Louis ou même à La Pitié-Salpétrière, j’étais partout connu sous l’identité de S*** Jean Philippe qui figure dans la totalité des listings informatiques. Ma Carte Vitale est également de toujours établie à ce nom-là.
Il aura fallu que je sois admis fin juillet 2007 aux urgences de Tenon en raison d’un problème cardiaque, sans être capable de décliner mes nom et prénom, pour qu’un employé zélé, sur la foi de la carte nationale d’identité qui lui a été présentée par un tiers, fasse disparaître de tous les fichiers informatisés me concernant à l’hôpital la deuxième partie de mon prénom usuel.
En effet, sur ma carte plastifiée, délivrée le 16.06.2007 mes prénom(s) sont indiqués de la façon suivante : JEAN, PHILIPPE, MATTHIEU
Je suis devenu S*** Jean. Cela m’a dérangé, mais sans plus, après tout ce n’était qu’à Tenon. Encore que dans un des services où je me rends fréquemment, les MIT, les règles de confidentialité en vigueur font que les patients sont interpelés par leur prénom et non par leur patronyme. Quand on appelle Jean, je ne sais pas me reconnaître ni répondre, et il m’est même arrivé de passer mon tour.

Lorsque j’ai envoyé le 9 mars dernier, les documents nécessaires à mon admission à La Pitié-Salpétrière en vue d’une formation d’insulinothérapie fonctionnelle, je précisais dans mon courrier :

J’ai été préenregistré par erreur sous le prénom de Jean.
Mon véritable prénom est Jean-Philippe, et l’Hôpital doit déjà posséder un dossier à mon nom puisque je suis suivi en Ophtalmologie dans vos services :
S*** Jean-Philippe
(Matthieu) – N° SS : 1 .. 01 64 422 … / ..

Ce n’est pas Dieu possible, j’ai dû tomber sur le même type d’employé zélé qu’en 2007 à Tenon.
Je suis là aussi devenu S*** Jean. Sur la foi de la photocopie de ma CNI !
Et cette fois-ci, cela m’a profondément perturbé et dérangé.

J’ai voulu faire « corriger le tir », en me rendant dans le service concerné.
Je me suis heurté à un mur d’incompréhension. J’ajouterai, d’inhumanité.
Et j’ai appris de surcroit que tous les listings des différents établissements de l’APHP seraient regroupés en un seul dans un proche avenir. La personne qui m’a reçu a même triomphalement ajouté : « … et vous serez S*** Jean partout !!! »

A l’occasion d’un rendez-vous routinier (c’était il y a cinq semaines), je me suis rendu dans le même service de l’Hôpital Tenon. Autre lieu, autres mœurs, on a bien voulu comprendre mon argumentation et entendre ma demande.
Sur présentation de mon permis de conduire n°751113107754 considéré comme une pièce d’identité fiable, à Tenon, comme partout ailleurs, mon nom est désormais : S***, mon prénom 1 : JEAN PHILIPPE, les prénoms 2 et 3 ont disparu de la fiche de renseignements, et c’est tant mieux.

Pas Jean – virgule – Philippe, pas Jean – trait d’union – Philippe,
mais Jean – intervalle – Philippe, comme sur tous mes autres papiers, la Carte Vitale, la carte d’électeur (établie le 01.03.2008 sur présentation de la CNI), les cartes bleue et orange, je n’ai fort heureusement pas encore la vermeil mais celle d’invalidité oui, pour ma banque je suis Jean Philippe, pour ma mutuelle aussi, partout vous dis-je…

Ce n’est pas tout à fait affaire de principe, croyez-moi.
Il se trouve que mon frère aîné se prénomme Jean-Marc, et, renseignement pris, que sa carte d’identité est rédigée ainsi :
Nom : S*** – Prénom(s) : JEAN, MARC, THOMAS
Pour les services de l’identité français, pour la Préfecture de Police… nous avons donc tous les deux exactement le même prénom et donc la même identité. Heureusement que nous ne sommes pas jumeaux, nous n’avons pas la même date de naissance.
Il se trouve que La Pitié-Salpétrière m’adresse maintenant mon courrier en libellant l’adresse comme elle le ferait si elle correspondait avec mon frère aîné :
Monsieur Jean S***, etc…
Mon courrier est donc susceptible d’être ouvert, en toute bonne foi, par mon frère que je veux tenir éloigné de tous mes problèmes de santé et à qui je veux continuer à cacher la gravité de certaines pathologies, et l’une d’entre elles plus particulièrement.

Votre employé dont j’ignore le nom et qui « connaît parfaitement tous les textes réglementaires » qu’il respecte à la lettre, m’a « aimablement » suggéré de demander le renouvellement de ma carte nationale d’identité en y faisant cette fois apposer mon prénom d’usage.
« Il est possible de modifier un nom, d’ajouter un patronyme, mais le (ou les) prénom(s) reste(nt) ce qu’il est (sont) sur les papiers d’identité ad vitam æternam », m’ont répondu les fonctionnaires de police que je suis allé consulter, seul le Procureur de la République est habilité à faire rajouter le simple trait d’union qui me fait défaut.
« Et les démarches peuvent être très très longues » ont-ils ajouté.

Monsieur le Directeur, j’étais tout près d’exiger d’être rétabli dans mon bon droit, celui d’être appelé dans tous les services de l’hôpital que vous dirigez par mon prénom d’usage, celui dont on m’affuble depuis toujours, celui que je considère être mon prénom de baptême.

Mais je pense pouvoir compter sur votre bon sens. Il ne peut s’agir d’usurpation d’identité puisque que je n’ai en aucun cas demandé l’ajout d’un trait d’union.
Alors vous saurez réclamer de votre employé imbécilement zélé ce que son supérieur hiérarchique direct n’a pu obtenir de lui. Qu’importe en effet pour La Pitié-Salpétrière que je sois Jean ou Jean Philippe puisque je présente chaque fois une Carte Vitale régulièrement mise à jour qui atteste que je suis normalement pris en charge (à 100% qui plus est). N’est-ce pas là le plus important ?

Quant à votre sbire prosélytique, s’il ne se prénomme ni Brice ni Éric, j’ai eu au cours de nos prises de bec la très nette impression qu’il me refoulerait volontiers par vol charter aux confins des Landes, vers mon Béarn natal, mais aussi qu’il aurait grand besoin de passer un moment par un service d’odontologie, à La Salpétrière ou ailleurs, c’est grand pitié quand il montre les dents qu’il a mauvaises, tant il pue de la gueule, le pauvre garçon. Je crois avoir établi là un signalement qui vaut toutes les identités. Vous le reconnaitrez aisément si vous avez affaire à lui en enquêtant sur ma demande.

Je vous prie d’excuser mon manque d’humour à son égard.
Je vous remercie pour l’attention que avez bien voulu me porter et je terminerai, enfin, par une note amusante.
C’était il y a un quart de siècle, j’étais en classe de quatrième au collège, et toute l’année scolaire durant, mon professeur de français, qui était aussi béarnais, a sanctionné la faute d’orthographe que je faisais systématiquement à chaque dictée. L’absence de tiret calligraphié entre mes deux prénoms me valait quatre points en moins à tout coup. « Un prénom composé s’écrit avec un trait d’union », expliquait-il.

Voudriez-vous, s’il vous plaît, me tenir informé de la suite que vous aurez donnée à mon appel têtu.

Veuillez croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de mes meilleurs sentiments.

Jean-Philippe S***

Nota : le dernier en date des arguments massues qui m’ait été asséné est celui-ci.
Photocopie de la photocopie de ma carte d’identité aurait été adressée à l’Etablissement Français du Sang, « on ne peut donc plus rien changer ! »
Je me fiche du tiers comme du quart de l’EFS, mon sang y est indésirable, j’ai été exclu des listes de donneurs dès le diagnostic de mon diabète, et être éventuellement moi-même transfusé avec des plaquettes d’orang-outang ou du plasma de vache folle m’indiffère au plus haut point.
Mon histoire commence à ressembler à une fable, l’Obtus et le Têtu, j’aimerais tant qu’elle trouve enfin une fin… morale.

tu ne trouves pas que c’est un peu castrateur ce qui arrive (ce qu’il arrive ? ah bon !) à mon pote Jean-Philippe ?
tu vois, moi, je comparerais volontiers ça à une… circoncision
on est un peu dans le même cas tous les deux, je veux dire « uncut » (tu peux me croire, j’ai essayé) et on a tous les deux un prénom double, ou composé si tu préfères, enfin moi presque, c’est collé comme pour Gianfranco (Marilyse et Louisianne aussi ! mais elles on peut rien leur couper à part le sifflet)
un môme, tu lui enlèves un bout de peau à la maternité ou pour Brith Milah, il se rend pas bien compte et il s’en fout un peu, et après il fait avec, ou plutôt sans
mais imagine que ça t’arrive à quarante ou cinquante piges, là t’es mal et c’est sans doute parce que t’as mal
à quarante ou cinquante balais on a déjà pas mal d’habitudes, non ? ne serait-ce que pour pisser…

le coup du prénom, je laisserais pas pisser non plus
Fifi, il se serait toujours appelé Jean, ou Philippe, il s’en foutrait des traits d’union, des virgules et autres intervalles
là, il est colère, surtout après l’autre con aux cacholles avariées (toutes pourrites ? ah bon !) mais aussi après le dirlo de la Pitié qui n’a pas bougé le petit doigt
alors, il s’est fendu d’une seconde bafouille, comme ça, pour l’honneur

Jean-Philippe S***

75… PARIS
tél. : 01 44 .. .. ..
mobile : 06 84 .. .. ..

N° SS : 1 .. 01 64 422 … – ..

Monsieur François LEVEQUE
Directeur du
Groupe Hospitalier
PITIÉ-SALPÉTRIÈRE

47-83 Boulevard de l’Hôpital
75651 PARIS Cedex 13

Monsieur le Directeur,

Je suis amer.
La requête que j’ai formulée il y a déjà deux mois directement auprès de vous est visiblement restée sans écho.

Je sors à peine de La Pitié-Salpétrière et du service de Diabétologie où j’avais rendez-vous.
Je me suis présenté à quinze heures pétantes :
Le Docteur LANGEVIN m’a convoqué pour trois heures, c’est pour la pose d’un capteur, je dois participer à un protocole sur les effets…
La jeune femme antillaise de l’accueil m’a interrompu :
Vous êtes ?
Jean-Philippe S***.
Euh… Jean-Philippe… Je n’ai pas de Jean-Philippe, m’a-t-elle répondu après avoir longuement consulté les différents listings posés sur son bureau.
Et Jean S*** ?
Ah oui ! Je préviens le Docteur LANGEVIN. Elle vous attendait.

Ainsi, je suis toujours Jean S*** pour tous les services de l’Hôpital.

Je me suis étonné de ne pas avoir reçu de réponse écrite à ma lettre du ../../.. mais je restais pourtant persuadé que vous aviez fait le nécessaire auprès des « Admissions » pour que je sois rétabli dans mon identité d’usage.

Aujourd’hui, c’est comme si on avait posé le capteur de glycémie à quelqu’un d’autre que moi, quelqu’un qui participerait aussi comme moi aux études que mènent le Professeur HACHE et ses équipes avec des patients volontaires, et cela m’a laissé une drôle d’impression.
Je me dis que décidément, l’Hôpital, au sens large, est au plus mal, et plus particulièrement encore l’APHP. Je savais comme chacun que pour « elle » ses personnels, du mandarin à l’infirmière, de l’interne au brancardier, du professeur au balayeur, ne valaient plus grand chose. Je croyais naïvement que les patients, les malades et leurs familles comptaient encore un peu. Il n’en est visiblement rien.
Si vous saviez combien je le regrette, je dois tant aux médecins, je dois tant aux infirmières, je dois tant aux aides-soignantes, à tous ces hommes et ces femmes qui m’ont toujours pris en charge et soigné avec empathie.

Je suis récemment tombé sur une coupure de presse qui relatait la découverte de la dépouille mortelle d’un supposé terroriste basque oubliée pendant plus d’un an dans une morgue hospitalière toulousaine.
Et j’ai fait un songe.
Quelques images.
Le boulevard Vincent Auriol. Le secteur Salpétrière. Un bâtiment de briques rouges. Un sous-sol à l’éclairage blafard et sale. Une chambre froide et sale. Un drôle de tiroir. Une paire de pieds nus, propres. Au gros orteil du pied gauche est attachée par une cordelette jaune une étiquette plastifiée et sur cette étiquette on peut lire un numéro écrit au gros marqueur noir -75708- et un nom en plus petit -Jean S***- mon nom…
Lieutenant de police GUILLAUME. Une certaine Madame B*** prétend que cette personne, Jean S***, est son frère…
Mais, cela fait quatorze mois qu’il est là, elle ne s’en est pas beaucoup inquiétée.
Cela fait quatorze mois qu’elle retourne ciel et terre pour le retrouver, répond le jeune policier visiblement agacé et impressionné par l’endroit…

Une chose est certaine, si c’est à elle qu’incombe un jour la pénible corvée de s’occuper de cela, ma frangine fera graver sur ma pierre tombale trois simples mots, sans autre épitaphe, sans même mes dates de naissance et de trépas : Jean-Philippe S***. Avec un trait d’union.
Vous voyez, comme mon vieux professeur de français de quatrième, elle tient au respect des règles d’orthographe, et puis notre maman, ancienne couturière, ne rabâche-t-elle pas : « De toute façon, ça fait plus habillé ! »

J’étais amer. Me voilà amer, fâché et paradoxalement… soulagé.
Je ne serai bientôt plus qu’un numéro matricule…
Je ne vous demanderai plus rien, Monsieur le Directeur.
Adieu Francois Leveque…

Comment ?
Votre nom est François Lévêque. Je vous demande pardon, mais vous savez, sur les organigrammes de l’Hôpital il est toujours écrit en majuscules, dans une police qui n’est pas accentuée, je ne pouvais pas savoir, j’ai écrit Leveque…
… c’est vrai que le « e » de mon patronyme n’a pas d’autre accent que celui du Béarn, alors je n’ai pas fait attention, mais ça fait cloche Leveque, ça ne veut plus rien dire. Ça fait cloche, moche et con. Et ça interpelle : est-ce bien vous ?
J’en perds jusqu’à mes cédilles et mes formules de politesse, c’est dire.

Adieu Monsieur.

Jean-Philippe S***

c’est comme JiPé et son frérot avec tous leurs prénoms d’apôtres, avec le blaze qu’il a le dirlo il doit pas savoir non plus ce que c’est une circoncision
moi je me dis que pour faire la sourde oreille à des bafouilles comme celles-là, faut être affublé d’un sacré phimosis
il devrait peut-être faire un tour par ses services d’urologie le Lévêque, ça le dériderait

(en illustration musicale, ce mois-ci, je t’ai mis les images d’un film -j’sais pas lequel- sur lesquelles sont plaquées les paroles de la chanson
le film, c’est parce qu’il y a dedans un petit acteur belge dont j’ai oublié le nom mais qu’est beau comme un camion repeint… j’te dis pas…)

j’oublierai ton nom

paroles de Jean-Jacques Goldmann et Michael Jones
musique de Jean-Jacques Goldmann
chanson écrite en 1986 pour Johnny Halliday qui l’interprète ici en duo avec Carmel (1987)

de semaines inutiles
en futiles dimanches
de secondes immobiles
aux aiguilles qui penchent
j’oublierai ton nom

de quatre nouveaux murs
dans un autre quartier
de pinceaux de peinture
en meubles à installer
j’oublierai ton nom

de la piste suante
à la dernière danse
des quelques nuits de feu
aux matinées de cendres
de cette agitation
dénuée de tout sens
du fond de ma raison
jusqu’à mon inconscience

de la main d’un ami
au baiser d’une bouche
tous ceux qui sauront lire
que le mal a fait mouche
j’oublierai ton nom

j’oublierai ton nom
de mille façons
et cette certitude
me fait plus mal encore
j’aimais cette blessure
c’était toi encore

I know it’s been tough
I’ve hurt you enough
but you’ll never see
that I must be free
forget my name

you’ll find someone somewhere
all your troubles to share
ahe’ll wipe out the past
and fell at last
forget my name

all the good and bad times
we’ve ever had
will seem so far away
will be lonely sad

there’s hundreds of ways
to kill away the time
that’s how you are made
you know you’ll never be mine

de la main d’un ami
au baiser d’une bouche
tous ceux qui sauront lire
que le mal a fait mouche
j’oublierai ton nom

j’oublierai ton nom
de mille façons
et cette certitude
me fait plus mal encore
j’aimais cette blessure
c’était toi encore

j’oublierai ton nom
de mille façons
pour les mêmes raisons
qui m’ont fait t’aimer
parce qu’il fallait bien vivre
avant d’oublier

j’oublierai ton nom
de mille façons
et cette certitude
m’est la pire des morts
j’aimais cette blessure
c’était toi encore

j’oublierai ton nom

c’est un clip de Carmel ? ah bon !

janjacq

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5 réponses à “trait d’union

  1. janjacq 9 août 2010 à 18 h 37 min

    happy end

    Jean-Philippe a reçu ça :

    Monsieur,
    Votre courrier relatif à la saisie de votre identité dans notre application numérique a retenu toute mon attention.
    L’APHP a développé une politique extrêmement rigoureuse sur l’identité des patients et la saisie dans le système d’information dans des objectifs de sécurisation des prises en charge. Les agents chargés de la saisie des identités ont pour stricte consigne de recueillir l’information telle qu’elle figure sur une pièce d’identité officielle.
    Cependant, il est bien entendu possible d’y déroger sous réserve que le patient en fasse la demande écrite, ce que je considère fait par votre courrier du ../../..
    Je donne donc consigne à l’agent chargé de l’identito-vigilance de modifier votre identité et de remplacer S*** JEAN par S*** JEAN PHILIPPE. Le lien sera fait avec l’ensemble des intervenants utilisant les identités patient.
    Je considère que les commentaires sur l’agent en question que vous avez eus la désobligeance d’écrire l’ont été sous le coup de l’agacement et je ne les retiendrai donc pas.
    Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

    et c’est signé de la directrice adjointe de La Pitié-Salpétrière

    n’empêche, l’aurait pu le lui dire à Fifi l’autre carié qu’il suffisait de faire une simple demande écrite, ça lui aurait pas abimé le râtelier
    au fait, la lettre a été adressée à S*** Jean-Philippe, avec un trait d’union

  2. PascalR 3 août 2010 à 20 h 41 min

    Chondre a eu un pb à la douane dans un aéroport parce que sur son passeport il était écrit « F » pour sexe. Chondre est un monsieur !

    Sinon les directeurs des hôpitaux sont des gros connards quand tu leur écris, soit ils ne répondent pas (comme pour JP, soit ils mentent comme pour mon cas perso mais c’est trop long à raconter)

  3. ditom 3 août 2010 à 11 h 00 min

    Le prénom est une caractéristique fondamentale de l’identité de chacun. Je comprends le désarroi de Jean Philippe (avec ou sans trait d’union). Visiblement les hôpitaux ne recrutent pas de fins psychologues… Étonnant, non?

  4. Gouli 3 août 2010 à 8 h 13 min

    La sécu m’avait avancé ma date de naissance d’une journée. J’ai du en baver 5 ans pour qu’elle rectifie le tir.

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