Quand est-ce qu’on mange ?

L’été approche. A tâtons certes, mais il approche quand même.

Tous ces sacs de sport dans le métro; cette culpabilisation à coup de dossiers exclusifs un peu partout sur ces recettes miracle -recommandées par n’importe qui pourvu que cela fasse vendre- qui vous permettront de retrouver la ligne pile poil pour rentrer dans ce maillot qui vous fait craquer (soit dit en passant, Messieurs si cela vous intéresse, le Hors Série « Coach » de Men’s Health est vraiment très bien foutu, avec de vrais conseils utiles). Vous la sentez, non, cette légère palpitation mêlée d’angoisse ?

Et bien oui, c’est ça, on y est, le compte à rebours a commencé : dans peu de temps, on sera en pleine saison des barbecues, des glaces, des formules All Inclusive, etc.

Si vous souhaitez perdre du poids (ou ne pas en prendre),  pas de panique !

Déjà, l’été, ce n’est pas que merguez et Haagen Dazs. C’est aussi la saison des courgettes, poivrons, petits pois, radis, concombre, asperges, tomates,  fraises, framboises, cerises, groseilles, cassis, abricots, melons, pastèques, prunes, pêches, nectarines, etc. soit autant d’alternatives tout aussi satisfaisantes au palais que l’absorption de sucre raffiné et de graisses saturées.

Même si je sais que parfois, le substitut ne suffit plus, la tentation est trop forte. (Re)trouver/garder la ligne n’est pas nécessairement une torture par privation. Vous pouvez craquer, ce n’est pas grave et il est même préférable de se laisser craquer à petite échelle de temps en temps que de se frustrer puis de craquer big time, voire de tout abandonner et de faire une croix définitive sur vos accomplissements.

J’avais d’ailleurs terminé le précédent article en vous confiant qu’au fond, vous pouviez manger ce que vous vouliez.

Je persiste et je signe. Voilà qui est encourageant 🙂

Il y a bien évidemment des réserves, des notions à garder en tête pour que cela soit valable sans heurt. Ça tombe bien, je n’arrête pas de vous les répéter depuis le début ^^

  1. La nourriture, c’est ce qui sert à faire marcher votre organisme. L’essence pour faire tourner la machine et les matières premières pour son entretien.
  2. Il faut bien différencier la faim de l’envie de manger, et respecter sa satiété.

Perdre du poids, c’est quand votre organisme va puiser dans ses réserves. Pour ce faire, il est donc nécessaire que vos apports énergétiques soient inférieurs à ce que vous dépensez (pour info,  la convention est de dire qu’en moyenne un homme sédentaire ne devrait pas absorber plus de 2100  calories par jour).

Lorsque vous mangez, ce n’est pas pour compenser l’énergie déjà dépensée. C’est pour pouvoir subvenir aux besoins futurs.

Vous voyez où je veux en venir ?

Vous mangez pour fournir de l’énergie à votre corps sur la période qui vient après le repas.

Vous ne voyez toujours pas ? Même pas une piste ?

En gros, l’idée est que comme il est inutile d’emmagasiner de l’énergie si vous ne faites rien ensuite, votre alimentation sur une journée doit suivre approximativement le modèle de la pyramide inversée. Que ce soit en vacances comme en semaine travaillée, en été comme en hiver.

Avant de poursuivre, essayez de voir votre corps comme une «entité-machine» qui cherche avant tout sa préservation. Souvent à l’encontre du conscient. Il fait avec ce que vous lui donnez. Il prend aussi des initiatives qui pourraient vous déplaire. Action / Réaction. Toujours.

Admettons, par exemple, que vous sautiez un repas. Tel une fourmi, votre organisme prendra sur les réserves pour alimenter vos fonctions de base (faire battre le cœur, respirer, cligner des yeux, sourire, parler, penser, digérer, marcher, taper sur un clavier etc.). Mais à côté, s’il se «sent» en privation -et sauter un repas est une privation-, n’ayant pas la possibilité de savoir si c’est à cause d’une réunion qui s’est éternisée ou parce que vous aviez une course importante à faire pour l’anniversaire de la cousine du beau frère de votre tante, ni même quand aura lieu le prochain «réapprovisionnement», il décidera arbitrairement de passer en mode «famine», de vous «ralentir», et il stockera plus sur le prochain apport, au cas où parce que bon, on ne sait jamais.

C’est pour cela que si vous voulez faire de votre corps un allié de poids (jeu de mot foireux inside), disons qu’il n’est jamais vraiment recommandé de sauter un repas.

Dans cette optique, le petit-déjeuner sera ce moment à chérir plus que tout. Ma grand-mère me disait souvent «le petit-déjeuner, c’est sacré» quand j’étais petit, puis ado, et parfois encore alors que je suis adulte (mince, je suis déjà adulte?). Mais c’est seulement maintenant que je comprends.

En sortant du jeûne d’une phase de sommeil, il faut relancer la machine, la sortir de sa veille réparatrice. Pour cela, une solution : petit-déjeunez (ou restez au ralenti et stockez le midi).

Ce repas ayant l’avantage d’être le premier de la journée, vous pouvez y manger absolument de tout. Beurre de cacahuète, Céréales, Fromage blanc, Œufs, Fruits, même un Kinder delice :  tant qu’on s’écoute ne plus avoir faim, tout est permis ! (dans la limite du raisonnable, on évitera quand même le gras de porc frit accompagné de sauce béarnaise, qui risqueraient de vous peser sur l’estomac)

Oui, vous pouvez commencer la journée du bon pied par un petit plaisir. Vous serez de meilleure humeur et vous  risquerez moins d’avoir envie de grignoter dans la matinée.

Le midi, c’est permis aussi. Pas dans la même mesure que le matin, mais si vous avez respecté votre petit-déjeuner, vous devriez avoir un peu moins faim qu’avant. Diminuez un peu les sucres et les graisses, ajoutez des glucides complexes. La digestion de ces aliments est plus lente (donc satiété qui dure plus longtemps) et demande plus d’énergie. Brûler des calories rien qu’en digérant, n’est-ce pas génial ça ? 😛

Attention quand même, quand je dis «diminuez un peu les sucres et les graisses», ça ne veut pas dire «bannissez-les de votre alimentation». N’allez pas vous carencer. Déjà parce que vous vous sentirez vite faible, pas en forme, et parce que se priver vous fera sans doute perdre un peu, mais au retour à une nourriture équilibrée vous fera reprendre assez vite. D’où l’intérêt d’être équilibré dès le départ, mais de réduire les portions et de manger plus lentement (pour mieux déterminer la fin de l’appétit).  Tous les aliments sont bons, c’est l’assaisonnement et/ou la préparation qui pèchent le plus souvent. On a besoin d’un peu de tout, mais pas forcément en trop grandes quantités. Une cuillère d’huile d’olive dans sa salade, c’est ok. Une bouteille d’huile d’olive dans sa salade, c’est déjà moins glop.

Quant au soir, mangez léger. En général, sauf cas particulier type sortie en boite (qui compte au moins comme une bonne séance de sport), vous mangez, vous squattez le canapé et vous allez dormir. Autant dire que si vous faites un repas du même ordre que celui du midi, vous devenez une machine à stocker. D’où l’intérêt de ne pas manger trop tard. Plus vous laissez de temps entre le repas et l’heure de vous coucher, moins vous allez stocker. Sans compter qu’en mangeant léger, vous dormirez mieux. Vous serez en meilleure forme le lendemain, vous serez moins fatigué et donc vous résisterez mieux aux éventuelles tentations du lendemain !

Évitez au maximum les Fast Food, Pizza, Khebab. Rien qu’un sandwich big tasty fait 850 calories. Les apports journaliers recommandés pour un homme sont de 2100. Si on rajoute les frites et le sundæ c’est, en un repas, presque les deux tiers de ce qu’il vous faudrait en une journée. Le tout composé majoritairement de graisses et de sucre. Imaginez donc ce que ça peut donner le soir avant d’aller dormir.

L’intérêt de ce «modèle» d’alimentation est qu’il vous permet de mieux réguler l’énergie que vous aller absorber sur la journée tout en vous autorisant plus facilement quelques «écarts». Tout en respectant bien votre sensation de faim. J’insiste lourdement.

Oui, vous pouvez manger ce que vous voulez. Après, tout dépend de QUAND. Il faut trouver le bon repas où inscrire le bon écart pour que cela ne se ressente pas trop et de bien compenser après (pas trente-six écarts dans la même journée non plus 😛). Donc si vous avez suivi, cet été, la tropézienne c’est de préférence le matin et les barbecues entre amis, plutôt le midi. Gardez le soir comme zone tampon.

Maintenant en vacances c’est un tout autre rythme. Si vous avez la chance de partir, que ce soit à la plage ou à la découverte d’un endroit autre que chez vous à ne rien faire, votre métabolisme s’adaptera au fait que vous allez plus dépenser. A vous de bien gérer les créneaux horaires pour maintenir votre cap !

L’été approche. Prêts pour le grand plongeon ?

Madrox

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19 réponses à “Quand est-ce qu’on mange ?

  1. Pingback: Il fait froid (mais c'est tant mieux) « Avec-un-W

  2. Virginie 22 juillet 2010 à 15 h 20 min

    Je me demande si tes articles ne sont pas les meilleurs que j’ai lu sur le sujet !
    J’ai noté et je me suis apperçue qu’à la moindre contrariété, j’avais un besoin de me rassurer et je me jetais sur le sucré, je pensais que chez moi c’était plutôt les périodes d’euphories qui me faisait manger un peu plus !
    De toute façon, on n’a rien sans rien et des efforts il en faut ! Comprendre pourquoi l’on mange est le premier pas, mais c’est vrai qu’entre avoir faim et avoir envie de manger waouuuuuuuuuu !
    Si l’on a vraiment faim on est capable de manger des lègumes à n’importe qu’elle heure de la journée mais si c’est du sucré que l’on réclame il faut laisser passer, boire et ça passe !
    Sinon la chronobiologie marche très bien et même le chocolat est autorisé mais pas après 16 heures !
    Je vais finir par imprimer tes billets moi, merci !!!

    • Madrox 28 juillet 2010 à 16 h 34 min

      Oooooh, merci beaucoup, ça fait plaisir 🙂
      Dans les méthodes existantes, on t’explique ce que tu dois faire, jamais vraiment pourquoi ni quel est le principe derrière. Du coup on peut parfois se sentir désarmé et complètement largué avant d’abandonner. Je fais de mon mieux pour éclaircir tout ça. Je ne sais pas si je suis toujours bien clair donc si tu as des questions sur des trucs en particulier, si tu as des choses que tu aimerais voir aborder, n’hésite pas ;p

      Tu viens de le dire : « besoin de me rassurer = sucré ». Tu as tout compris. Le sucre met ton cerveau en mode « récompense », tu planes carrément, euphorie et tout. Il y a un vrai phénomène d’addiction au sucre. Passé la période de sevrage (environ 3/4 jours), avec les variations d’humeur qui vont avec, ça va souvent beaucoup mieux. C’est pour ça aussi que les jours qui suivent certains écarts paraissent plus difficiles. Car tu dois recommencer le « sevrage » !

      La chronobiologie (je ne savais même pas que cela avait un nom :D) marche effectivement assez bien. J’ai l’impression de m’entendre quand tu dis « pas de [sucre raffiné] après 16h » lol.

      Bien séparer la faim de l’envie de manger, c’est peut etre le plus dur au départ, mais c’est ce qui te fera toujours prendre le dessus. (« Non, ce n’est pas de la faim, cela ne sert à rien, c’est juste mon cerveau qui veut son fix de sucre » ^^)

  3. unefoisparmoi 10 juin 2010 à 11 h 06 min

    Il est trop bien ce fooding-coatch !!!
    Tu consultes pour les affreux comme moi qui savent tout ça et qui ne peuvent s’empêcher de se jeter à corps perdu (!!) sur des Twix ? (et encore, là … je résiste à donf mais je crois que je vais tuer quelqu’un)

    • Madrox 16 juin 2010 à 18 h 35 min

      Oui, j’ai aussi une formule « un mois avec moi » où je ne te lâche pas d’une semelle et où à la fin c’est toi qui me donne des leçons ^^

      Les twix, c’est du grignotage, c’est un exercice de volonté. Est-ce juste une habitude (un rituel?) à changer ? Est-ce un besoin de se goinfrer pour combler quelque chose ? Pourquoi et quand est ce que tu tombes sur les twix ?

      Si tu es en sevrage du twix, c’est normal que tu aies envie de tuer quelqu’un. Le sucre raffiné agit comme une drogue dont il te faut en moyenne 3 jours pour te débarrasser totalement. Le sucre appelle le sucre. Ça a l’air tordu, mais c’est pourtant vrai et ça s’explique scientifiquement. J’en parlerai peut être la prochaine fois… ou pas 😉

  4. ditom 6 juin 2010 à 10 h 19 min

    On peut être beau comme ça grâce à tes conseils??? Je vais faire relier tes notes au service reprographie et les garder sur ma table de chevet (et promis, je ne regarderai pas que les photos… QUOI QUE????)

    • unefoisparmoi 10 juin 2010 à 11 h 04 min

      Quel menteur ce Ditom … Toutes les excuses sont bonnes pour se rincer l’oeil !!! 😉

      • Madrox 16 juin 2010 à 18 h 16 min

        Ditom : non, mais c’est le premier pas 🙂 Puisqu’on parle de Madonna, j’ai pensé à toi récemment, j’ai tenté les cours de Pilates. C’est bien sympa si c’est fait « en complément » du reste (parce que pour la rapidité des résultats…).
        Je te recommande vivement de regarder les photos encore et encore. Le texte s’imprimera subliminalement dans ton inconscient 😉

  5. janjacq 5 juin 2010 à 9 h 55 min

    qui peut me dire comment faire pour que les guillemets ne se doublent pas, comme là  » ?
    aller chercher dans les caractères « spéciaux » des « et des », c’est trop galère !!!
    alors s’il vous plaît, autrices, auteures et auteurs, commentatrices et commentateurs, ne mettez plus rien entre guillemets, c’est trop moche !
    utilisez plutôt les italiques pour surligner vos dires !!! (vos écrits ? ah bon !)
    en couleur, façon stabilo, c’est bien aussi !

    nota : dans le billet, j’ai oublié de corriger « Coach » qui aurait dû s’écrire «Coach», que va dire l’auteur ?

    • janjacq 11 juin 2010 à 9 h 26 min

      YESSSS !
      l’histoire des guillemets en double qui faisaient con-con, c’était un bug de WordPress
      y a pas que moi que ça dû faire râler
      le problème est résolvé (solutionné ? ah bon !), mon com’ du 5/06 ne veut plus rien dire, t’as plus rien à faire, ni moi non plus…
      trop cool !

      • Madrox 16 juin 2010 à 18 h 10 min

        @Janjacq : le rédacteur il dit rien parce qu’il n’a pas vu et que les lecteurs non plus, c’est « l’effet Houdini » ^^

        @Tto : c’était usant, mais si c’est réglé, c’est tant mieux 😀

  6. PascalR 4 juin 2010 à 21 h 49 min

    C’est quoi tout ce texte au milieu des belles photos???? C’est vraiment n’importe quoi !

  7. Flavien 4 juin 2010 à 18 h 53 min

    Très belles photos d’illustration. On va se goinfrer raisonnablement : bilan en septembre.

  8. Tyler 4 juin 2010 à 13 h 37 min

    Moi je trouve ça extrêmement clair et logique… ^^

  9. Christophe 4 juin 2010 à 11 h 14 min

    Oh là là. Il faut se balader avec un petit carnet et noter ce que l’on mange le matin, le midi et le soir. lol. Et le plaisir dans tout ça ? surtout pendant les vacances.

    • Madrox 4 juin 2010 à 11 h 51 min

      lol euuuh non je n’ai pas dit ça.
      Tu peux quand même gérer sur une journée le fait de te dire « j’ai mangé une énorme part de cheesecake (ou whatever) ce midi, on va y aller mollo ce soir pour amortir un peu » 🙂

      Maintenant, je t’avoue qu’instinctivement l’an dernier, j’ai commencé de moi même à noter ce que je mangeais. Ca m’a permis de voir où étaient mes « faiblesses », quels étaient les effets de ce que je mange et à quel moment.

      Aujourd’hui je ne le fais plus parce que j’ai compris ce que je pouvais m’autoriser ou pas.

      Bref, pour en revenir au sujet principal et résumer : « tu peux te faire plaisir (comment trouver un moyen de se faire plaisir intelligemment est l’objet de l’article) mais garde à l’esprit de faire gaffe le soir au risque d’aller te coucher faire du gras (quand tu aurais pu l’éviter) » ^^

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