Archives Journalières: 29 mai 2010

362

Je vais, plus ou moins, régulièrement prendre un verre ou deux voire trois, mais rarement plus dans le Marais qui comme chacun sait est le gayland parisien même si le Marais n’est pas que gayland.

On y voit toujours à peu près les mêmes têtes, en tout cas, dans le quartier où je vais et plus particulièrement dans le bar où j’ai mes habitudes sans être pourtant un habitué.

Autant le dire, il n’y pas beaucoup de consommateurs qui me font tourner la tête.

De septembre à août, pas beaucoup de nouvelles têtes, peu de changement à part les tenues vestimentaires, pas d’évènement particulier, j’oserai dire qu’une certaine routine est en place dans le gayland parisien.

Pourtant durant ces douze mois, trois évènements festifs que sont la fête de la musique, la gaypride et la techno-parade rompent la tranquillité du Marais. Ces trois évènements amènent à tour de rôle, un grain de folie où certains en profitent pour casser cette monotonie, pour casser les oreilles voire même casser les couilles.

Certes, on n’est pas obligé non plus d’y aller à ces dates, même si on n’a pas le choix dans la date, mais ça serait dommage de manquer ça car ça vaut le détour que l’on aime ou pas, ne serait–ce que pour avoir un avis.

Ces fêtes amènent leurs lots d’hétéros qui osent s’égarer dans gayland sans craindre de se faire violer dans une porte cochère (les clichés ont la vie dure) et de s’encanailler a minima, de fashion victims, de travestis, d’exhibitionnistes et autres familles qui composent la communauté homosexuelle.

Ces évènements font passer du simple au triple, même plus, la population du Marais. Bien sûr, il y a les mauvais côtés liés à la foule, cohues, bousculades, etc mais il y a quand même un bon côté s’il n’y en a qu’un d’ailleurs, le nombre de gars agréables à regarder (voire plus si affinités) est aussi multiplié.

On peut constater ces jours-à, un nombre incalculable de têtes qui tournent, de paires d’yeux qui fixent plus ou moins les autres, bref ces jours-là, c’est un peu comme l’ouverture de la pêche ou de la chasse, question d’affinités avec ces sports… On ne sait plus où donner de la tête tellement le poisson ou le gibier, est abondant.

Comme à la pêche ou à la chasse on peut rentrer bredouille, mais ce n’est pas un problème au moins, il y a eu le plaisir des yeux.

Pourtant, chaque année, la question se pose :

Mais où sont-ils durant les 362 autres jours de l’année ?!!

jf
Le rédacteur du 29

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