Archives Journalières: 4 mai 2010

Le mental sur la balance

Quand je me regarde dans un miroir, parfois je me vois tel que j’apparais et je suis content du chemin parcouru.

Mais parfois j’ai du mal à ne pas me voir comme avant.

En général, j’entre alors dans un cycle plus ou moins court mêlé d’impatience pour la fin de mon propre « chantier » et de résignation.

Ces jours-là, je suis carrément dégouté, j’ai l’impression que je n’avance pas, que je n’y arriverai jamais.

Je dois l’admettre, parfois j’ai bien envie d’abandonner.

Je me reprends en me disant qu’il serait stupide de tout envoyer balader si près du but, mais je ne vous cache pas que ces jours-là sont assez difficiles.

Vous l’aviez déjà senti le mois dernier et vous aviez raison : le côté psychologique a toute son importance.

Vouloir changer sa façon de manger pour perdre du poids ne se fait par par « micro-interventions » d’une semaine, ni par l’ingestion de pilules miracles ou encore l’application d’une crème sur les parties que vous souhaitez affiner tout en psalmodiant à la gloire des laboratoires.

Tout ça, c’est vous et vous seul qui l’accomplirez. Il faut donc savoir discerner sa faim réelle (et l’écouter aussi bien quand elle disparaît) tout en conservant un mental d’acier pour ne pas laisser la faim qui « comble un besoin » prendre le pas.

Cela peut sembler effrayant au départ, se dire qu’on se lance dans une aventure où tout dépendra uniquement de soi. Même si vous êtes sceptiques quant à vos capacités, vous pouvez y arriver vous et vous seul. Si j’y suis arrivé, moi le roi de l’excuse facile et de l’absence de volonté, il n’y a pas de raison pour que vous n’y parveniez pas.

Le tout est de se mettre en situation de réussite !

Avant toute chose, sachez corriger votre entourage. Vous ne faites pas un régime. Les régimes c’est dur, c’est long, c’est contraignant, c’est frustrant. Dans l’imaginaire collectif, ce terme est généralement associé à l’abandon, l’échec, l’impuissance. On ne vous prendra pas au sérieux. L’image que cela vous renverra de vous-même risque d’en être affectée et vous risquez un abandon prématuré. Ce que vous faites est différent. Vous faites un « recalibrage ». Vous ne vous privez pas, vous mangez à votre faim mais vous mangez différemment, c’est tout. Vous n’inspirez pas la dérision, mais le respect pour votre résolution. Vous apparaissez d’emblée plus motivé et cette image d’un vous motivé que vous renvoie le regard de l’autre ne pourra que vous renforcer. Consciemment ou subliminalement. De toutes façons, c’est bien de cela dont il s’agit. Un recalibrage. Perdre du poids et acquérir les bons réflexes pour ne pas reprendre.

Paf d’emblée, désolé de vous dire ça, mais on n’acquiert de bons réflexes que sur la durée.

Or si la motivation est une bonne impulsion de départ, la motivation seule, aussi forte soit-elle a tendance à s’effriter au fil du temps.

Ce n’est pas la motivation qui nous fait tenir la distance. C’est  l’habitude.

Qui dit recalibrage, et donc changement de vos habitudes alimentaires, implique forcément que vous dussiez vous créer une nouvelle « routine ». Il y aura des jours avec et des jours sans, mais globalement, vous tiendrez le cap dans la répétition de vos victoires. Si, par exemple, vous souhaitez commencer par ne plus prendre votre thé ou votre café avec du sucre, cela va vous demander plus d’efforts de volonté sur le début. Sauf que passé un certain temps, vous n’y pensez plus. Cela sera plus simple, voire automatique, car entré dans votre quotidien. Un jour, vous vous demanderez comment vous faisiez avant. Garanti. Vous arriverez même, sans réfléchir, à dire NON lorsque vos collègues de bureau chercheront à vous faire craquer pour des M&M’s, des Granolas ou que sais-je. A mon niveau, je n’arrive plus à boire mon café sucré. Je trouve le goût vraiment bizarre et dénaturé par rapport à « d’habitude ». Cela marche de la même manière pour tout : ne pas grignoter entre les repas, remplacer le paquet de mikados par un fruit, ne boire que de l’eau au lieu du coca, etc…

C’est en répétant les bons gestes que vous les intégrerez et que vous parviendrez à corriger pour de bon certains mauvais comportements alimentaires. On n’obtient pas une bonne hygiène de vie en se réveillant un matin, on se la forge jour après jour. Et personne ne peut le faire à notre place.

Alors si vous sentez que votre motivation vacille un peu (cela arrivera), ravivez-la en vous récompensant.

Recalibrer son alimentation n’est pas une punition. C’est un choix que vous vous devez d’encourager. Rien de tel que de se récompenser de ses efforts en s’accordant un petit plaisir. Préparez-vous votre plat préféré et abordez le avec une nouvelle approche. Mangez-le plus lentement, savourez-le, profitez-en vraiment. Gâtez votre cerveau. En retour, écoutez votre estomac vous dire quand il est rassasié. Ne vous gavez pas, ne vous forcez pas à finir votre assiette si vous n’avez plus faim. Ce n’est pas comme si vous n’en mangerez plus jamais puisque vous vous en récompenserez encore bien assez vite selon vos prochaines victoires. La récompense vous booste, vous redonne le moral, et vous y gagnez en motivation. Forcément, s’il y a une récompense à la clé, vous reprendrez plus sereinement vos nouvelles habitudes. Vous pouvez même vous accorder des « petites » et des « grosses » récompenses. Cela peut être un plat, mais pourquoi pas un bijou, un massage, ou ce que vous voulez. L’essentiel étant que vous ayez le sentiment que ce plaisir soit lié à votre accomplissement (comment y arriver ? en le répétant, bien entendu – lol).

Et si vous vous fixez des objectifs, il y a plus de chances que vous vous récompensiez régulièrement.

Que vous l’admettiez ou non, lorsqu’on a le « déclic », on a forcément un objectif global en tête. Grisé par vos premiers résultats, vous pourrez en déduire votre vitesse approximative de progression en continuant sur cette même lancée. A partir de là,  il est essentiel que vous ayez quelque chose qui vous pousse (outre la récompense). Ne soyez pas trop dur avec vous-même, choisissez-vous des objectifs intermédiaires que vous êtes certain d’atteindre. Par exemple perdre X kilos ou pouvoir rentrer dans tel pantalon d’ici telle date. Écrivez ces objectifs et laissez-les bien en vue sur le frigo, le miroir de la salle de bains, etc. Le fait d’y arriver vous procurera une fierté non négligeable qui vous donnera envie de continuer. Restez réaliste quand vous vous fixez des objectifs voire diminuez les un peu sur le papier et essayez de les dépasser pour un Bonus de satisfaction !

Mais quand même, il faut l’admettre, tout n’est pas aussi rose qu’on pourrait le croire.

Parfois, malgré la motivation et les nouvelles habitudes, malgré les objectifs et leurs récompenses, vous aurez (très fortement) envie de craquer.

Contrairement à tout ce que j’ai pu lire ou entendre, j’aurai tendance à dire que si vous devez craquer, et bien il faut savoir se laisser craquer.

La raison est très simple. Si une tentation se fait trop forte, deux solutions.

1/ Vous vous sentez mal, vous cédez en vous sentant mal et vous vous sentez mal après.

2/ Vous vous sentez mal, vous ne cédez pas mais vous gagnez une frustration.

Si vous gagnez une frustration, celle-ci ne fera que croître, vous rendra aigri et le jour où vous cèderez, ça sera un caloricide absolu.

Donc si vous devez faire un petit écart, et bien faites-le, ce n’est pas grave. Sachant que l’organisme a tendance à stocker beaucoup plus si vous stressez à ce sujet et que vous vous sentez coupable alors que ça passera mieux si vous n’avez aucun remords (si si, j’ai vérifié – lol).

Craquer fait aussi partie du processus et finalement ce n’est pas si grave que ça (tant qu’on le rattrape ensuite et que cela ne devient pas une habitude ^^).

En général, la baisse de volonté et les envies d’écarts ont tendance à se multiplier quand on est fatigué, donc essayez de limiter les nuits raccourcies ou blanches. Reposez-vous, vous aurez un meilleur moral et serez moins enclins à vous laisser tenter par un granola, un éclair au chocolat, une pizza, etc.

Il y a encore plein de choses à dire sur le mental et comment arriver à se mettre en condition pour tenir la distance, mais je crois qu’on en a déjà vu pas mal pour cette fois.

L’essentiel étant de ne pas trop se prendre la tête. Au fond rien de tout ça n’a d’importance. Si si, je vous jure. Comme vous m’êtes sympathiques (et parce que je suis aussi là pour ça) je vais vous avouer un secret. Un énooooorme secret, un immense secret. Si grand que personne ne vous l’a jamais dit.

En vérité, vous pouvez manger ce que vous voulez !!! Enfin… Avec quelques réserves quand même. Ça tombe bien c’est justement de ça qu’on parlera le mois prochain (oh le vilain teaser !).

Madrox

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