Archives Mensuelles: mai 2010

Brunaneve e i Sette Nanerottoli

Brune Neige et les Sept Nabots
d’après les frères Jacob (1785-1863) et Wilhelm (1786-1859) Grimm

Il était une fois une république bananière située sur les rives de l’Atlantique et sur le territoire de laquelle ne poussait plus un seul bananier depuis qu’un horrible despote boiteux, jaloux et cupide avait délocalisé toutes les plantations vers des pays imbéciles où jamais il ne pleut, ce qui ne profitait pas aux bananes non plus.

Calliste


✶ ah que ✶✶ ✶✶✶ clouinc ! ✶✶✶ ✶✶ et clic ✶


Veuillez nous excuser pour cette interruption volontaire de l’image et du son.

Le deuxième volet des 7 moi par fois nous a semblé par trop partisan,
le ton employé par Calliste par trop irrespectueux,
pour nous permettre d’autoriser la parution de son billet bimestriel
dans les mêmes conditions que celles que nous offrons habituellement
à tous ses coéquipiers.

Nous ne souhaitons ni raviver les plus folles rumeurs,
ni relancer une polémique qui a déjà connu l’outrance,
aussi nous est-il apparu judicieux, hors toute censure s’entend, de cantonner ce brûlot dans les pages annexes de Une fois par moi.

Vous voilà prévenu ami lecteur.
Si vous persévérez dans votre intention de poursuivre votre lecture,
vous êtes invité à cliquer ci-dessous sur chacune des deux prunelles rieuses,
puis sur la langue gourmande de la tête à T(o)to.

Vous serez immédiatement redirigé vers la version intégrale du billet de Calliste.

JjQ

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362

Je vais, plus ou moins, régulièrement prendre un verre ou deux voire trois, mais rarement plus dans le Marais qui comme chacun sait est le gayland parisien même si le Marais n’est pas que gayland.

On y voit toujours à peu près les mêmes têtes, en tout cas, dans le quartier où je vais et plus particulièrement dans le bar où j’ai mes habitudes sans être pourtant un habitué.

Autant le dire, il n’y pas beaucoup de consommateurs qui me font tourner la tête.

De septembre à août, pas beaucoup de nouvelles têtes, peu de changement à part les tenues vestimentaires, pas d’évènement particulier, j’oserai dire qu’une certaine routine est en place dans le gayland parisien.

Pourtant durant ces douze mois, trois évènements festifs que sont la fête de la musique, la gaypride et la techno-parade rompent la tranquillité du Marais. Ces trois évènements amènent à tour de rôle, un grain de folie où certains en profitent pour casser cette monotonie, pour casser les oreilles voire même casser les couilles.

Certes, on n’est pas obligé non plus d’y aller à ces dates, même si on n’a pas le choix dans la date, mais ça serait dommage de manquer ça car ça vaut le détour que l’on aime ou pas, ne serait–ce que pour avoir un avis.

Ces fêtes amènent leurs lots d’hétéros qui osent s’égarer dans gayland sans craindre de se faire violer dans une porte cochère (les clichés ont la vie dure) et de s’encanailler a minima, de fashion victims, de travestis, d’exhibitionnistes et autres familles qui composent la communauté homosexuelle.

Ces évènements font passer du simple au triple, même plus, la population du Marais. Bien sûr, il y a les mauvais côtés liés à la foule, cohues, bousculades, etc mais il y a quand même un bon côté s’il n’y en a qu’un d’ailleurs, le nombre de gars agréables à regarder (voire plus si affinités) est aussi multiplié.

On peut constater ces jours-à, un nombre incalculable de têtes qui tournent, de paires d’yeux qui fixent plus ou moins les autres, bref ces jours-là, c’est un peu comme l’ouverture de la pêche ou de la chasse, question d’affinités avec ces sports… On ne sait plus où donner de la tête tellement le poisson ou le gibier, est abondant.

Comme à la pêche ou à la chasse on peut rentrer bredouille, mais ce n’est pas un problème au moins, il y a eu le plaisir des yeux.

Pourtant, chaque année, la question se pose :

Mais où sont-ils durant les 362 autres jours de l’année ?!!

jf
Le rédacteur du 29

On me dit que …

Que ce soit digne d’intérêt ou non, important ou pas, futile ou nécessaire, dans l’oreillette ou les yeux dans les yaux yeux [pardon et merci Pascal] … je suis comme toi : on m’en dit des choses. J’en lis mais finalement, c’est aussi comme si on me le disait. Désolé mais je ferai l’analogie.

On me dit que …
– je suis en retard pour publier mon billet du jour [si peu …]
– se marier n’est pas exactement se pacser [oui et non]
– c’est dommage que les vacances se terminent parce qu’on est décidément trop bien quand on est dedans [curieux comme formule]
– je devrais rappeler et pourtant je n’en ai pas envie pour une raison simple : je suis peut-être, pour une fois, vexé
– Carlita aurait fait une overdose de Botox dont la presse britanique rigole encore en expliquant qu’elle ne peut plus fermer les yeux
– de nouveaux auteurs mériteraient de rejoindre les rangs [aucun problème]
– la retraite n’est décidément pas pour maintenant [je n’avais escompté qu’elle puisse l’être]
– je suis devenu un brin carricatural pour être allé voir Lady Gaga à Bercy [et ? C’est un crime ? Tant que cela fait parler de moi, finalement …]
– c’est secret et qu’il ne faut surtout pas le répêter parce que sinon bla bla bla, et que c’est vraiment parce que c’est moi tout ça tout ça … Quel doux plaisir que d’être muet comme une tombe …
– je devrais trouver une vraie ligne pour mes billets ici et que la récurrence d’une expression pourrait bien ne pas suffire
– la photo du mois dernier était bien audacieuse [y a bien pire et puis, cela a tellement surpris]
– malgré les efforts, je ne bouge pas [c’est ma balance qui me dit ça, et je la déteste]
– je suis bronzé [cruel avantage que de nettoyer sa voiture en plein soleil …]
merci [mais de rien, c’était un plaisir pourvu qu’il soit partagé]
– ça valse dans les couples de stars [mais ce n’est pas ici que je vais te parler des vagues à l’âme de Greystoke notamment …]
– j’ai mauvais esprit [et je le revendique … Rivers]
– c’est peut-être un peu tôt pour penser à changer quelques éléments d’UNE FOIS PAR MOI [mouais, mais c’est certain que cela va bouger en septembre …]
– c’est le bagne pour arriver à me coincer dans un agenda [je sais je sais … et je ne le fais pas vraiment exprès]
– ça fait beaucoup de tirets pour un billet de Rédac’chef [mais n’est-ce finalement pas l’avantage du rédac’chef que de faire à peu près ce qu’il veut à l’instar de ce qu’il a conseillé à ses auteurs de faire ?]
– l’époque bénite des sujets de philo du bac arrive et que je vais encore me faire un plaisir de les parcourir en me demandant ce que j’aurais pu raconter
– la fête des mères est pour dimanche et que je ferai bien me magner les fesses [en tout bien tout honneur, pour reprendre la thématique du mois dernier]
– c’était mon dernier billet avant de prendre un an de plus …

Oui, on m’en dit des choses. Tout est-il important ? Probablement … en tout cas, je fais l’effort d’accorder l’attention nécessaire à faire en sorte que cela le soit. On va me dire que ce billet est un peu mélancolique, … attention, il ne faut pas croire tout ce que l’on te dit.

 Tto 

La cocue un peu folle du quartier

Il était une fois, dans ce fameux lotissement, une famille… Une femme, un homme et leur fille de 11 ans, le caniche nain avec. Quoi de plus banal au premier abord.
Monsieur est très (très) souvent absent… et pour cause, il travaille à l’autre bout du monde sur des chantiers, des barrages hydroélectriques (il aurait même vu celui des 3 Gorges, en Chine).
Madame, d’origine portugaise, reste à la maison pour s’occuper de leur fille. Puis, elle finira par trouver le temps long, toute seule à la maison en permanence, à s’occuper de ses géraniums et de son gazon. Elle décide donc de garder des enfants… parce que c’est à la mode.

Une voisine : Eh eh eeeeeeeeeeeeeeh ! Mais le petit que vous gardez, il est dans la rue !!!!!!
Elle : Ooooh ben c’est pas grave ! Il allait bien revenir de toute façon !
(note de l’auteur : âge du petit en question = 15 mois)

On a tous compris qu’elle a vraiment la fibre nourricière en elle ! Quand ils ne sont pas dans la rue, les enfants sont devant la télé toute la journée, parce que « ça les stimule ».

Il est aussi de notoriété publique que Monsieur, comme tous les messieurs bien sûr, a des besoins… et qu’il n’est pas comblé par sa femme. En effet, ils dorment dans deux chambres séparées, et ce dès leur emménagement… Soi-disant parce que Monsieur ronfle trop. Je n’y ai jamais cru. Ils ont jamais été vraiment amoureux, ni très heureux ensemble. M’est avis qu’ils restaient ensemble pour le bien être de leur fille.
Bien entendu, il est de notoriété publique que Monsieur s’envoie en l’air avec des petites chinoises ou brésiliennes quand il n’est pas à la maison.

Leur fille, parlons-en, est une fille plutôt étrange. Quand ils sont arrivés, elle était tout sauf banale… Bien trop grande et mûre physiquement pour son âge. C’est ainsi qu’en sept ans, je ne l’ai absolument pas vue changer d’un poil ! Elle était telle quelle à 11 ans…
En grandissant, elle s’est mise à avoir des trips bizarres… et notamment à organiser des rites satanistes dans leur garage avec tout un tas de gens. C’était étrange ! Et elle s’est mise à sortir avec un mec de 30 ans, gothique de son état, breton d’origine (nous sommes quelque part dans les Alpes)… mec qui finit par venir s’installer chez eux ! A tel point qu’on se demande si c’était celui de la fille, ou de la mère ?… ou des… deux ??

Puis un jour, Madame finit par rencontrer le prince charmant sur internet… Un homme du Périgord, avec qui elle décide de convoler en justes noces, abandonnant derrière elle ses x chats (Monsieur n’en voulait pas), sa fille de 18 ans qui rejoint la Bretagne avec son Goth, et le père de sa fille qui de toute façon n’est jamais là ! Elle n’a gardé avec elle que le… caniche nain !

Les chats sont malheureux maintenant. Et la savane a repris ses droits puisque plus personne ne s’occupe de ce gazon Van-de-Kampien qui était si parfait.

Prochain épisode : La maison crève-cœur

Kindgay

Abel et Tiffauges

Comment vous parler de lui puisqu’il n’est plus…

Ma maîtresse fit sa connaissance un soir à la télévision et quelques jours plus tard elle rangeait dans sa bibliothèque un de mes futurs livres préférés, Une vie de chat.

Juste à côté du Jardin d’Acclimatation, parfait !

Ce chat me ressemblait bien puisque il a pris la plume pour écrire…

Lui c’est Tiffauges et son Maître c’est Abel !

Un beau couple, une belle équipe, une osmose…

Abel Tiffauges, c’est d’abord l’unique personnage du Roi des Aulnes de Michel Tournier.

Cet homme jardin, comme il aime à se définir a quitté un soir son presbytère pour offrir à un ami une petite boule de poils, un petit hirsute noir et blanc, un chat…

De la Vallée de Chevreuse à Paris, il n’y a qu’un pas que celui-ci a fait dans une boite en carton !

L’ami est écrivain aussi et il s’appelle Yves.

Coup d’amour à coups de mots, Abel-Yves et Tiffauges vont s’aimer, joindre leurs solitudes, s’ouvrir ensemble et se mettre à nu…

Une histoire…

Un trio…

Tiffauges, gâté et unique Chat-Roi de la maison, va se retrouver en colocation avec Tiffany, jeune et jolie femelle de quelques semaines !

… Il a fallu éduquer la petite et ne lui faire prendre que de bonnes habitudes. Je me la dévorais. Un vrai festin, petite boule que je léchais jusqu’au mouillé le plus achevé, de la tête aux pattounettes, coins et recoins, du léchage intégral pour la propreté, le plaisir, et bien marquer le territoire de son corps, totalement mien, accomplissement d’un vœu dont les limites de l’appartement, son enfermement, n’étaient qu’une garantie de plus de durée et pas vraiment d’asservissement…

… Puis Tiffany fut femme. Elle eut ses premiers émois…

… Jusqu’à la nuit de pleine lune, où n’en pouvant plus de plaisir, je me jetais sur elle.

… Je fis avec elle ce qu’Abel faisait avec ses mounons, mais si j’arrivais à la pénétrer, je n’obtenais aucune satisfaction. Tiffany ne fut pas discrète et alerté, Abel nous prit en flagrant délit, elle jouant les victimes et moi l’air penaud. Abel vint alors me caresser “T’en fait pas mon vieux”.

J’étais devenu son vieux ? Tiffany comprit vite et se moqua de moi. Abel l’emmena chez le vétérinaire. On l’opéra. Elle n’aurait jamais d’enfant. Ma première pensée fut que nous étions désormais à égalité, c’est subtil, nature même de la cruauté quel que soit le contexte, et cependant j’y ai pensé : Abel nous imposait-il la stérilité de ses amours ?…

Tiffauges et Tiffany ne pouvaient ni jouir ni se reproduire…

Amour passion, mais sans raison.

Yves Navarre

La “seconde” arrivera, une douce siamoise à poil long et aux yeux bleus…

Quelques semaines plus tard, Tityre la Balinoise est enceinte et notre Tiffauges fait croire à Tiffany qu’il est le père !

Un mensonge avant la mort au bout…

… Pourquoi ai-je menti à Tiffany ? Par amour propre ? Par orgueil ?

Et si ça avait été par amour, par amour masqué, comme un rendez-vous…

Un ménage à trois et voilà que la belle histoire dérape…

Je ne veux pas tout dévoiler, ce livre étant sans rime mais tellement riche.

Une vie de chat est le véritable auto-portrait d’Yves Navarre, donné par la fusion d’Abel et Tiffany…

Comme ma maîtresse, je l’ai lu plusieurs fois et je suis toujours aussi ému…

Une vie de chat

Abel-Yves est pire qu’attachant avec ses mots et ses silences.

Vous souvenez-vous ?

Il a obtenu le prix Goncourt le 17 novembre 1980 pour le Jardin d’Acclimatation, cette histoire d’une famille bourgeoise bien pensante qui n’acceptera pas que son plus jeune fils soit homosexuel.

Le père fera opérer Bertrand, une lobotomie !

Je ne sais si tout ceux qui passeront ici ont lu ce livre, alors je ne raconterai pas l’histoire et si vous ne connaissez pas Yves Navarre, commencez par celui-ci et ensuite Une vie de chat

Le jardin d'acclimatation

Avec ce lien vous découvrirez l’interview de l’auteur le jour de la remise de ce prix.

ina.fr : interview d’Yves Navarre – prix Goncourt – 1980

17, c’est aussi le nombre de manuscrits refusés avant la publication de son premier roman, Lady Black !

Quelques jours après son apparition à Apostrophes, l’émission littéraire de Bernard Pivot, qu’il vécut comme une épreuve, une contre-performance, il dira ” Nous n’avons pas parlé du bouquin, mais plutôt de ma vie et on à oublié le plus important, Tiffauges et le livre ! Et oui, j’ai eu un grave problème de santé mais je n’ai pas envie d’en parler, ce n’est pas l’essentiel… “

Nous étions en mai 1986…

chez Bernard Pivot

Yves Navarre s’est donné la mort le 24 janvier 1994, il avait 53 ans.

Pour faire sa connaissance, ses livres bien sûr, sans oublier qu’il était également auteur de pièces de théâtre et vous trouverez sur ce site qui lui est consacré une autobiographie, des photos, des témoignages et de nombreuses lectures en PDF.

➽  Suivez-moi : C’est à prendre ou à prendre, pas d’alternative

Et puis n’oubliez pas de lire un témoignage très fort, celui d’Olivier Autissier qui a rencontré Yves Navarre et qui raconte cette aventure et aussi son cheminement d’homme grâce à la littérature…

➽  le blog d’Olivier Autissier : Rencontre(s) avec Yves Navarre

Je vous disais plus haut qu’Yves Navarre se mettait à nu dans Une vie de Chat, et voilà ce que j’ai trouvé sur l’ordinateur de ma maîtresse…

à Joucas

Si vous connaissez le nom du photographe, il sera le bienvenu et je rajouterai cette référence ici !

Pour les deux photos en couleur, celle de Tiffauges allongé au soleil et celle d’Yves à son bureau à côté de son livre, elles sont de Y. Lanceau, photographe animalier.

Toutes deux n’apparaissent pas sur le net, mais lorsque ma maîtresse est amoureuse d’un livre, elle découpe dans la presse tout ce qui se rapporte à celui-ci et ces photos proviennent d’une revue des années 80 dont les pages concernant notre écrivain avaient été conservées précieusement entre celles du livre…

Petit conseil d’ami, lisez, lisez et relisez !

(tous les extraits cités ici sont tirés de Une vie de chat,
les
mounons étaient… les amants de l’auteur)

Virginie

Tel Jim

Il est indispensable de commencer en vous introduisant (si je puis me permettre) le cheminement de ma pensée (c’est pas joli joli) lors de l’ébauche de ce billet.

D’abord l’idée du sujet est là, depuis un petit moment; les idées, quoique en vrac (il faut bien le reconnaître), se bousculent (c’est pour ça que j’ai écrit en vrac). Ne reste plus qu’à organiser le tout avec un semblant de cohérence et balancer la sauce (là ce n’est pas cochon comme écrirait le Rédac’Tto Chef) pour lier tout ça. Mais là, à cet instant, je me sens tout flétri à l’instar de mon concombre…

Note : Je tiens à rassurer; je ne fais allusion à aucune partie de mon anatomie (c’est gentil de vous inquiéter). En fait, pour lever un coin du voile sur ma vie trépidante, je viens de constater que le concombre qui gît dans mon réfrigérateur était tout flétri à en pleurer…

C’est alors que germe, dans mon esprit fécond, cette idée : Bon Dieu! Mais c’est… Bien sûr!

Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, consiste à retrouver, avec l’aide des précieux indices qui suivent, une année finalement importante pour l’animal que je suis car elle est le commencement de tout…

Cette année-là, ils nous ont déclaré que comme Napoléon dut se rendre, je crois que mon destin prend aujourd’hui le même chemin,

Un dinosaure fait ses premiers pas,

Un centre va trouver définitivement un nom,

Une pastille est accessible,

Ella had a sad day,

Un serpent est abandonné,

Des fleurs font bouger la foule,

Un parti ne peut plus rire,

Une interruption volontaire est décidée,

Une déesse tire sa révérence.

Bien entendu, si vous ou l’un de vos agents étiez capturé ou tué, l’équipe de ce blog nierait avoir eu connaissance de vos agissements.
Bonne chance

Waquete

Ah j’oubliais… Une réplique d’un personnage du petit écran en noir et blanc s’est glissée dans ce billet. Saurez-vous la retrouver?

Les malheurs de Lilli et les garçons

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Voici une nouvelle histoire que l’on pourrait classer dans la rubrique « Les grandes haines de la vie » !

Bref, je suis célibataire. Et jeune, très jeune trentenaire. Mais je le vis plutôt bien. Il n’empêche qu’en trentenaire célibataire digne de ce nom, je cherche quand même l’homme parfait… grand, cultivé, intelligent, gentil et accessoirement qui ne m’écœure pas. Bref, une denrée extrêmement rare, je me demande même s’il existe…

Pour replacer l’histoire dans son contexte, lorsque j’avais 17 ans, je suis partie pendant une année entière en Australie, ce fut la plus grande expérience de ma vie, je l’ai ressentie comme le point final sur une époque appelée l’adolescence.  Je vivais dans une famille d’accueil formidable avec qui d’ailleurs je garde toujours contact. Cette famille accueillait depuis plusieurs années des étudiants d’échange du monde entier, Indonésie, Colombie, Allemagne, Finlande, Suisse, etc. Et puis un jour moi ! 😀 et après moi encore, notamment un jeune homme italien que j’appellerai « Franco » pour garder l’anonymat.

Et voilà presque 10 ans après mon retour en France, je reçois un message sur Facebook de ce Franco : Salut je m’appelle Franco, est-ce que tu es bien la « mon prénom » qui a vécu un an chez « nom de ma famille d’accueil » en Australie à Perth ??? Je me présente je suis Franco, j’ai vécu chez « nom de ma famille d’accueil » juste après toi. Ils m’ont tellement parlé de toi que je voulais absolument te rencontrer. Je vis sur Paris en ce moment. Est-ce que tu penses que ce serait possible qu’on se voit ?

Je fus interpellée par ce message mais très heureuse de trouver une personne avec qui je pourrais reparler de cette époque, qui avait vécu la même chose que moi ! Je répondis par la positive et nous nous rencontrâmes pour le temps d’un déjeuner. Franco est un jeune homme italien, très charmant, intelligent, avec beaucoup d’humour, bref, je passai un excellent moment en sa compagnie. Après ce déjeuner chacun repartit vaquer à ses occupations professionnelles. Après quelques mois, nous nous revîmes pour un autre déjeuner. Il vivait toujours sur Paris et a priori avait décidé d’y rester, amoureux de Paris qu’il est.

Le déjeuner se passe toujours parfaitement bien, je commence à me dire qu’il est vraiment très charmant, et qu’il est vraiment plaisant de discuter avec lui. Oui il est cultivé, intelligent, il a l’air d’être très gentil, il a un regard doux et attentionné. On parle de nos vies respectives, oui il ne parle pas que de lui, il me pose des questions sur moi, ma vie, mes loisirs, mes passions, bref, un véritable échange…. Et là, comme toute bonne trentenaire célibataire, je commence à m’imaginer ce que pourrait être une vie commune avec lui… sûrement très douce et belle… il aime les voyages, il parle quatre langues, un métier intéressant… mais serait-ce possible ??? l’homme parfait est devant moi !!! bon il a juste un an de moins que moi mais qu’est-ce donc un an quand il s’agit de l’homme parfait ??? En plus j’aime le fait qu’il est étranger, il pourrait me faire découvrir son pays, l’Italie, que je ne connais que trop peu ! Bref, je commence à être totalement sous le charme…

La discussion continue :

Moi : mais pourquoi avoir cessé ton boulot qui te faisait voyager dans le monde entier ? C’est une véritable chance de pouvoir être payé pour voyager, découvrir les cultures différentes !

Franco : Oui je sais c’était formidable, j’ai appris tellement, mais j’ai à Paris le confort que je ne trouve nulle part ailleurs, cette stabilité nécessaire pour bâtir une relation de couple !  … Bla bla bla … (oh il veut se caser !! trop cool !) … bla bla bla … et puis ici à Paris, je peux vivre mon homosexualité pleinement, … bla bla bla …

Arrghh… Je garde ce sourire béat qui orne mon visage, surtout je ne montre pas que je viens de faire une chute vertigineuse d’au moins 20 étages… Mais bon dieu !! comment je n’ai pas pu le voir avant !! bien sûr c’était trop beau… mais quelle conne je suis d’avoir cru que l’homme parfait pouvait être devant moi et célibataire et HETEROSEXUEL !!!!!!!!!!!!!!!!

Et oui pour les personnes qui ne vivent pas sur Paris, il faut savoir que 50% des hommes qui vivent à Paris sont homosexuels, 35% sont casés et sur les 15% qui restent, ce sont soit des coureurs, soit des pervers, soit des boulets… Adieu monde cruel… comment veux-tu que la belle et jeune célibataire trentenaire que je suis, trouve son homme parfait ??? snif snif…

En tout cas, à défaut d’un compagnon parfait, j’ai gagné un ami très intéressant avec qui j’aime discuter et sortir au théâtre ! 😀

Au mois prochain !

Biz à l’œil !

Lilli

Bailleul

Hello chers tous,

Me revoici pour un nouvel article de la rubrique Une ville par moi(s). Cette fois-ci, je prends les extrêmes opposés. Le dernier billet parlait de la Drôme et du sud, il sera question cette fois d’une petite bourgade située dans le nord de la France, qui est aussi ma ville natale : BAILLEUL.

Située à une trentaine de kilomètres au nord de Lille, entre Dunkerque et la métropole Lilloise, Bailleul est en plein pays flamand (Flandres françaises). Disposant d’un accès sur l’autoroute A25, elle est aussi facilement accessible depuis le train, les rames y effectuent des arrêts fréquents.

La gare

Bailleul est aussi située juste à la frontière de la Belgique. Le nom néerlandais de la ville est Belle. Faut-il voir une référence au nom anglais de cloche, toujours est-il que le blason de la ville en porte comme le montre cette image.

La ville a un passé fourni, et fut l’une des demeures des comtes des Flandres.  Il existe d’ailleurs une page complète sur Belle à disposition sur Wikipédia.

L’architecture de la ville fait appel aux standards des constructions du nord : la bonne vieille brique rouge.

Maison dentelle

Mais aussi aux constructions plus modernes. Ce qui donne à la ville un ancrage dans l’histoire du plat pays, mais aussi un aspect dynamique. La proximité de la métropole lilloise et la facilité de déplacement en font un lieu où il fait bon vivre sans pour autant être déconnecté de la vie active principalement basée sur Lille.

La rue de la Gare

La rue de la gare

Le beffroi

Le beffroi, référencé au patrimoine mondial de l’Unesco, est un des joyaux de la ville.  Un beffroi est dans l’ancienne tradition un ouvrage de charpente destiné à supporter et à permettre de faire mouvoir des cloches (source Wikipédia) . Ces bâtiments, massifs et pouvant contenir des cloches volumineuses et surtout en nombre, sont typiques des communes du nord de la France, de la Belgique et des Pays Bas. Le beffroi de Bailleul contient par exemple 35 cloches, ce qui permet d’obtenir  des jeux de carillon complexes et particulièrement travaillés.

A celui-ci, on peut ajouter  l’église Saint-Amand et l’église Saint-Vaast, toutes deux révélatrices de l’architecture de la région du Nord – Pas-de-Calais. La visite de l’intérieur des deux églises permet de voir au sein d’une même cité deux approches différentes de l’ornementation épiscopale.

L'église Saint-Armand

L'église Saint-Vaast

La place

La place de Bailleul, située traditionnellement dans le centre ville, est un haut lieu de vie municipale, regroupant les commerces et les deux principales baraques à frites.

Il est de coutume pour les Bailleulois et Bailleuloises d’aller se promener sur le Mont Noir, le Mont Rouge, le Mont des Cats ou encore un peu plus loin, le Mont Kemel, de s’y désaltérer et pourquoi pas de savourer une planche avec une bonne bière belge.

La présence du pays flamand permet aussi de profiter de la campagne. La ville ne fait en effet pas partie du pays minier. De ce fait, pas de terril, ni de mont de terre extraite.

Steen'je

Les champs se profilent à perte de vue. En été, il est agréable de se balader sous le soleil, au milieu des champs de blé prés du Steen’je, de contempler les houblons qui poussent vers Meteren,  ou enfin découvrir les collines du Ravensberg.

Ravensberg

Certains vont me dire que je ne parle que de l’été,  mais il y a aussi des fêtes en hiver qui valent le détour, et entre autres le Carnaval.

Le Carnaval

Il se déroule aux environs de Mardi-Gras (mi-février) et met la ville en ébullition. Beaucoup de Bailleulois y participent, le côté festif est très marqué, c’est une bonne méthode pour se réchauffer  alors que les températures extérieures ne sont jamais très élevées (on est dans le nord après tout)

Le Carnaval

Ce n’est pas le côté chauvin qui parle (quoique), mais Bailleul est une jolie ville qui, si vous vous aventurez dans le beau département du Nord, devrait vous plaire et vous permettre de découvrir tous les atouts des Flandres françaises.

Gargantua

A Une prochaine ville par moi(s)

Steph



Parc à touristes

Pour tout vous avouer (ou presque… j’ai encore quelques « moi » à venir ;), je suis une globe trotteuse boulimique, nourrie par le rêve ambitieux d’avoir posé un pied dans tous les pays du monde avant de devoir le quitter. Avec déjà un tour du monde à mon actif, quatre continents, j’ai – il me semble – une bonne expérience des voyages tant en organisation qu’en improvisation. Mais, il est vrai que je viens d’être confrontée à une expérience tout fait inédite : le parc à touristes…
Comment j’en suis arrivée là ?
Et bien comme quelques autres, j’avais prévu une virée de 10 jours en Islande au moment où un volcan a décidé qu’il était temps de se réveiller. Souhaitant admirer un paysage plutôt coloré que cendré, je me suis donc tournée vers les dernières minutes…
Première surprise, la dernière minute se prévoit au minimum 3 semaines à l’avance sans quoi vous vous retrouvez vite confronté aux offres sans disponibilité ou hors budget… mais n’ayant qu’un seul objectif : partir à tout prix (ce n’est qu’une expression, bien sûr), je finis par me trouver une semaine « all inclusive » à Djerba.
Merveilleux, la Tunisie, je ne connais pas.
Tout petit décalage horaire, encore trois places et prix raisonnable, hop, deux jours plus tard me voilà dans l’avion. Alors, les vacances en club déjà fait et il y a toujours possibilité de s’échapper pour partir à la rencontre du pays mais là, j’avoue que je n’avais jamais vu ça : une île faite que pour les touristes…
Gardes de sécurité à l’entrée de l’île, de chaque ville et de chaque hôtel (et il y en a un certain nombre). Chic, la plage est à moins d’un kilomètre de l’hôtel, vite, vite un peu d’authenticité… une heure de marche plus tard sur le sable, après avoir compté votre 43ème hôtel thalasso, avoir refusé quatre balades à chameau (pardon dromadaire) et trois à cheval, vous amorcez le retour.

Ben oui, ce n’est pas tout ça, mais le buffet à volonté va bientôt ouvrir ses portes et si vous voulez vous trouver une place et encore un peu de choix, il faut y aller.
Très bien, je n’ai pas dit mon dernier mot, je m’en vais voir le désert ! Ok, il faut partir en bus avec un petit groupe car pour la location de voiture et les contrôles de police hors de l’île, ça risque d’être un peu compliqué : Première fois à Djerba ? Bon prix tu auras… ou pas.
Et c’est parti, direction le Sahara… 530km, deux villes visitées en moins de 20mn et une maison troglodyte plus tard, j’abandonne toute tentative d’évasion de l’hôtel pour la journée.
Je réessaierai demain ou peut-être après-demain, après une journée piscine.
Si, si, j’ai aussi tenté l’escapade à pied, la ville la plus proche étant à 3km… mais sans trottoir et croisant des voitures ne craignant pas les radars, j’ai là aussi renoncé à mon envie d’aventure et d’intégration : je suis rentrée prendre l’apéro…
Bref, pour moi, ce sera un come-back en Tunisie mais cette fois, pas à la dernière minute 😉

Andréa

Ça tire du dix mai dans tous les coins

Le dix avril dernier, à Zemmour j’ai pensé.
Hélas pour ma satire, il m’a trop devancé.
Vu que le chroniqueur pseudo-drôle a bavé,
déclarant des personnes pour lui trop colorées
délinquants par nature, à la drogue rivés
il n’est plus le chouchou de la jeunesse dorée.
Comme je n’aime pas tirer sur l’ambulance
je vais donc m’abstenir de rentrer dans la danse.
Vous ne saurez donc pas quelle était la fripouille
bête comme la gale et mauvaise comme la chtouille.

A part ça que trouve-t-on dans l’actu ce mois-ci ?
Un avion s’est crashé, avec dans sa carlingue
le patron populiste et son équipe aussi
polonais homophobe, rendant l’Europe dingue :
Tupolev Cent Cinquante, quatre-vingt-seize décomptes,
c’est vraiment regrettable, mais on n’a pas le compte!

Charles Pasqua également a été rattrapé
par les nombreux sujets qui l’ont fait déraper.
Mais pourquoi du sursis faut-il se contenter ?
Dans le genre justice je serais bien tenté :
A un titre posthume Alain Peyreffite juger
Pour crime de torture contre mes frères blessés
quand il était ministre à l’intérieur passé
La mort ne suffit pas, le poète l’a gagé.

Contre ceux qui l’agressent la terre s’est elle vengée ?
Envoyant un nuage bloquer les pires pollueurs.
Le volcan islandais y avez vous songé
a surtout dérangé les susdits avionneurs.
Si passé par ici, repassera par là,
Du grand volcan joly, n’en faisons tout un plat.
Et de l’hiver en mai on pourrait rigoler
Si au premier janvier on récoltait le blé !

Éric Besson encore reprend l’initiative
à cause d’un polygame une mesure hâtive,
lui enlever séant la nationalité!
A ce titre obligeant tous les amants de France
du pays tout entier seront bientôt jetés !
Et pourquoi mégoter, ajoutez-y l’engeance
des cocu(e)s accusé(e)s : complicité passive
pour n’avoir pas assez de positions lascives.
Vous verrez pour une fois, les gay(e)s seront des couples
acceptables à leurs yeux, ils se feront plus souples
pour nous virer avec, et rester seuls en lice.
Car les célibataires, étant aussi complices,
partiront avec nous. Il restera les vaches,
avec ceux exclusifs qui ont pour seule attache
la zoophilie vraie. J’aime autant m’en aller
car je ne juge pas, mais ça fait dégueuler.

Amis d’la poésie, n’oubliez surtout pas
que le dix juin prochain, Flyde devrait être là.
Vous mettre en appétit je me fais un devoir
Plus acide ou plus trash, avec l’été, faut voir!

Flyde

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