Archives Journalières: 6 mars 2010

Don’t say you’re sorry…

En février je ne voulais plus entendre parler de Lady Gaga…

Laissez-moi vous dire que mon expérience sur ce blog commence très très mal car je n’ai pas été exaucé… A terme, mon courroux risque d’être énorme… Peu importe. Je persiste en essayant de comprendre blogueurs et journaleux qui ont fait leurs gros titres des déclarations fracassantes de Lady connasse qui a « avoué » vouloir fonder une famille un jour en posant seins nus… Si ça ce n’est pas une news importante, je me demande ce qui peut bien l’être…
J’avoue donc ne pas avoir trop goûté ce mois de février. Parce qu’en plus du maquillage de Lady Gaga, l’autre événement incontournable du mois, les JO de Vancouver, a donné lieu à une déferlante médiatique homophobe telle que je n’en avais pas connu depuis le débat sur le PACS en 98.
Entre des commentateurs sportifs canadiens choqués par l’attitude efféminée du patineur Johnny Weir réclamant un test hormonal poussé pour déterminer s’il s’agissait bien d’un mâle et Brian Joubert déclarant militer pour un patinage viril parce qu’il ne veut passer ni pour une tata, ni pour une chochotte, la connerie semble avoir atteint de nouveaux sommets.

J’ai une nouvelle pour vous:
nos couilles sont aussi grosses, belles et en état de marche que les vôtres messieurs les arriérés.

Mais comme un record de connerie est toujours dépassable, Gilles Lellouche, obscur comédien que vous ne connaissiez pas et moi non plus, et Robert Ménard, président beauf de médecins sans frontières, invités sur Paris Première à débattre aux côtés de Christine Boutin du film éducatif contre l’homophobie proposé par le ministère de l’éducation « le poisson et la lune » ont, pour le premier, comparé l’homosexualité à de la pornographie, et pour le second, affirmé que le dessin animé en question constituait une incitation à « devenir » homosexuel… Comme s’il s’agissait d’un choix d’orientation scolaire.

Personnellement, je ne l’ai pas vécu vraiment comme ça, mais je suis peut-être un cas isolé…

Ajoutons aussi un soupçon d’antisémitisme de George Frèche à l’endroit de Laurent Fabius,  pour compléter le tableau d’un mois riche en débilité. De quoi se demander s’il y a aujourd’hui une place en France pour un discours construit un tant soit peu objectif et argumenté sur la haine de l’autre.
Je ne sais pas… Par exemple un discours qui pourrait nous reposer de propos insipides, clientélistes et moralisateurs du style « chansons de Zazie » : « la guerre c’est vulgaire, la pollution c’est con », mais moins viscéral que la bible greffée dans le cerveau de Christine Boutin.

Du coup, j’ai décidé de m’en foutre.

Parce que pour Thomas Hobes « l’Homme est un loup pour l’Homme » et que pour Rousseau, le Contrat social n’a jamais été basé sur l’acceptation de l’autre mais l’adhésion à un pacte garantissant la paix entre les individus, je ne cherche plus l’approbation de l’autre mais je lui impose de me respecter.

Mon souhait pour le moi(s) de MARS est donc le suivant:
que personne n’entende le mot « désolé  » sortir de ma bouche.

Au mois de mars, je ne m’excuserai plus d’être gay, d’être petit, d’avoir des ancêtres juifs, d’être châtain, d’écouter Madonna tous les matins, de singer une danse égyptienne au son des Bangles, de regarder des trucs débiles à la télé, de porter des jeans G-Star qui mettent mon cul en valeur, de ne pas supporter le poids du monde sur mes épaules, de ne pas appeler ma mère plus souvent, de ne pas être superman dans mon job, d’être trop sérieux, de ne pas donner de signe de vie régulier à mes amis, d’en vouloir pour mon argent quand je paie un truc…
Quand on sait que parfois j’arrive à m’excuser de deux choses dans une phrase composée d’un seul sujet, d’un seul verbe et d’un seul complément (eh oui, je suis merveilleux !), on se rend compte que ce sera difficile. Mais j’aime les défis…

Vous saurez le 6 du mois prochain si j’ai exaucé mon souhait du mois pour moi.
Un peu de patience…

I can’t take it anymore.

Don't speak

Ditom

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