Archives Mensuelles: février 2010

Aujourd’hui…

… 1 fois par MOI

fête « ses » un mois

avec le deuxième billet de Tto

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Ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus !

Plus insondable qu’une pensée politique de Frédéric Lefebvre, plus improbable qu’une phrase syntaxiquement exacte de Benjamin Castaldi, plus invraisemblable qu’un Karl Lagerfeld sans lunettes ou une Régine sans lifting … laisse-moi donc te raconter ce qui m’est arrivé ces quatre dernières semaines.

Mes joyeux comparses m’ont intronisé (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus) rédacteur en chef. Bon, évidemment, la perspicacité de certains leur a permis de toucher du doigt (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus) à quel point je suis faible lorsque l’on me flatte. Qu’importe … là n’est pas le sujet mais tu noteras encore une fois que je ne perds jamais une bonne occasion de parler de moi (ce qui ne fait pas mal et … n’est pas cochon en plus).

Du fait de mon titre d’empereur inter-galactique de ce blog (ah ? rédac’ chef ? Oui bon c’est pareil), les nouveaux entrants (ce qui … euh bref) se tournent vers moi (ce qui ne fait pas mal mais peut être potentiellement cochon des fois) pour savoir comment rejoindre les rangs. Et c’est là … précisément à ce point là que j’en viens : il se passe des choses étranges …

Ne t’attends pas à ce que je te dise des trucs comme « Je vois des morts … », je laisse ça aux dialoguistes hollywoodiens en mal d’inspiration et de sixième sens (quelle faconde !). Nan … je veux te parler de …
– ce qui correspond aux noces de basane (ce qui ne fait plus mal et n’est plus beaucoup cochon)
– ce qui est employé quatre fois dans la Bible (ton livre de chevet, forcément avec tous les péchés qui sont les tiens auxquels il faut ajouter les miens)
– cet indicatif téléphonique qui t’est nécessaire pour appeler tes amis Marieke, Johannes et Maarten (qui est un garçon en dépit de ton esprit facétieux te poussant lourdement à continuer à l’appeler Martine)
– ce nombre premier de Mersenne qui forme avec le 29 une paire de nombres premiers jumeaux (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus)
– … bref du code départemental (non, pas le fromage avec les trous …) de la Haute-Garonne.

Le 31 ! Et c’est précisément au cours d’un mois qui n’a vraiment aucune chance d’en voir la couleur qu’a surgi (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon … selon ce dont on parle) cette très intéressante question !

Pourquoi ce 31 attire-t-il tant ? Comment se fait-il que tant d’auteurs désireux de participer à UNE FOIS PAR MOI aient envisagé de jeter leur dévolu (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus) sur cette date comme étant celle de la publication récurrente de leurs écrits mirifiques ?

Il y a plusieurs pistes … Je me suis dit qu’il y avait des superstitieux dans l’affaire qui voulaient le miroir de leur 13 porte-bonheur ! Trop simpliste …
Le nombre correspondant à la date de naissance ? Oui d’accord mais d’un coup, ça fait beaucoup de garçons qui seraient nés un 31 !!! Oh oh, on ne me la fait pas hein …
Comme j’ai mauvais esprit (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus … enfin pas souvent), je me suis dit qu’il y avait là une bonne façon d’écrire deux fois moins que ceux qui auraient choisi un autre jour. En gros, c’était un moyen d’en faire moitié moins … Heureusement, je sais que ce n’est pas le cas. C’est mathématique ! Y a 7 mois qui comptent 31 jours ! Donc par hypothèse, cela ne pouvait pas être la bonne raison.

Alors comme je suis faible, j’ai accepté que Calliste se mette sur son 31 (ce qui ne fait pas mal et n’est pas cochon en plus) dès la fin du mois prochain. Il a eu bien de la chance d’ailleurs parce qu’il m’est réclamé (ce qui ne fait pas mal et bla bla bla) …

Voila tu sais tout. Il y a un mystère du 31. Mais en tout cas, le 31 est pris et moi je dis que Calliste va assurer comme une bête sauvage (plus fort qu’un Mogwaï qu’on aurait laissé dans un McDo et qu’on aurait plongé dans un bain d’Evian pour faire une pub plus fun qu’avec des bambins qui jouent les spermatozoïdes), ne serait-ce que parce qu’il n’aura que sept occasions à sa disposition pour nous en mettre plein les yeux (ce qui peut faire du mal et est potentiellement cochon).

Tto

Demain…

… 1 fois par MOI

a un mois

J’y vais mais j’ai peur

Voilà, nous y sommes. Face à face, virtuellement au moins. Il ne faudrait pas brusquer les choses.
Même si j’ai déjà laissé quelques traces ici et là, pour la première fois, je m’expose à la lumière. C’est que le pseudonyme sous lequel je me présente n’a pas été choisi par hasard.

D’après la définition de Cricket Rockwell en personne, la plantureuse héroïne de la fameuse série québécoise qu’on ne présente plus, le waquete est un animal aquatique nocturne. Pour ceux (ou celles), peu nombreux j’imagine, qui ne connaissent pas encore cette parodie de soap opera, je vous conseille d’aller voir là…

Nocturne, en réalité pas vraiment. Je suis surtout habitué l’ombre et quelque peu effrayé par les mises en lumière.

Aquatique, cet adjectif n’est évidemment pas à prendre au pied de la lettre. Hormis dans mon propre océan de perplexité face à ce monde, je ne patauge dans aucun marécage.
Avec ces quelques éléments, vous comprendrez aisément que UnefoisparMoi est donc toute une aventure qui commence.

Maintenant les présentations sont faites. Certes, vous pourriez me rétorquer que c’est un peu court (le texte évidemment, le texte) jeune homme (bien sûr que je suis jeune ça suffit maintenant). Mais il faut pas être trop impatient pour un premier rendez-vous.
Pour terminer ce billet ego-centré (c’est le moins que l’on puisse dire vous me l’accorderez), je tiens à remercier Tto d’avoir fait confiance à un simple lecteur en me demandant de faire partie de cette aventure collective.

Avec la fin de cette première semaine du nouvel an chinois, je vous souhaite une Bonne Année du Tigre.
Bon dimanche, sous vos applaudissements!

Waquete, sorti de sa réserve.

Ah, j’oubliais… Les lecteurs attentifs mais surtout cinéphiles auront sans doute reconnu dans le titre de ce billet une réplique de film. Sauriez-vous le retrouver?

L’éclaircie du moi(s)

Le 18, c’est mon tour. Je suis à la bourre dans l’écriture de mon article, même plus que ça. C’est un peu la catastrophe pour être honnête, j’ai balancé l’intitulé de ma rubrique avant même de savoir quel article je publierai. « L’éclaircie du moi(s) », c’est un peu léger et vague diront certains… Et je ne les contredirai pas. Mais ça a le mérite de pouvoir embrasser le maximum de possibilités, et je sais pertinemment que mes articles y entreront. Passons.

Aujourd’hui, j’ai décidé de parler d’un évènement de ce mois ci. Tout le monde en a parlé, avec enthousiasme ou dégoût, fièvre ou pitié; la saint Valentin. Non (ne vous arrêtez pas de lire), ici il ne sera aucunement question de critique du mercantilisme ou de la mièvrerie dont les détracteurs se délectent. Ce débat n’a pas lieu d’être à mon avis, puisqu’il reviendrait à remettre en question l’existence même du commerce, ses fondements et pratiques.
La vraie question qui se pose est celle du détachement à adopter. Je ne pense pas que les couples s’en soucient tant que ça (à part ceux qui veulent fêter l’occasion), et les célibataires feraient mieux de dévier leur attention le temps de digérer leur célibat en silence.

Ravalons notre fierté, soyons indépendants d’esprit! Evitons de sombrer dans ce rejet permanent de ce qui ne nous est pas imposé, avec force et conviction.

On m’a dit qu’il était plus facile d’être en couple pour cela… J’ai pas su quoi répondre.

Jolies Jambes

Le 8 c’est Super 8

Puisque le rédacteur en chef, a voulu que cet endroit soit partagé par plusieurs, je vous propose donc de m’exécuter comme tel avec l’une de mes passions : le cinéma. Il faut d’abord que je vous avoue que c’est bien la première fois que je m’essaie à ce genre d’exercice : Je ne vais pas vous écrire une chronique sur les derniers films à l’affiche et leurs scores au box-office. Quelques films m’ont marqués, certains récents d’autres moins. Souvent je peux les regarder en boucle sans en être lassé. Alors après avoir lu vous aurez envie de les voir ou revoir. Au sommet de ces chefs d’œuvres et toujours inégalé à ce jour pour moi bien entendu Barry Lyndon : un film de Stanley Kubrick de 1975. AU XVIIIe siècle, pendant la guerre de 7ans, la vie d’un jeune hobereau irlandais Redmond Barry joué par Ryan O’Neal, est prêt à tout pour réussir ou pour éviter le pire, entre autre la peine de mort. Mais la particularité, c’est qu’il le fait toujours avec élégance et son arme principale la séduction, la séduction et encore la séduction. Il entretient des relations ambigües avec un chevalier espion, enfin il séduit une Comtesse, la comtesse de Lyndon interprétée merveilleusement par Marisa Berenson. Dans ce film Marisa Berenson est juste « très belle ».

Elle est tout droit sortie d’un tableau de l’époque. Peu de dialogues dans ce film, mais une voix « off », un narrateur, remarquablement servi pour la version française par Jean-Claude Brialy. Les décors, les costumes sont splendides. Enfin la musique, élément clé pour moi pour un film, transmet bien cet élégance et majesté du personnage principale avec entre autre la Sarabande de Haëndel. Voilà retournez voir ce film, et sinon ce soir sur TF1 il y a Joséphine Ange Gardien !!

Olivier

Un souhait par moi(s)

Que ma première phrase écrite dans cette nouvelle aventure soit celle du remerciement: oui, je commence par adresser un grand merci à Tto pour ce nouvel espace que j’occuperai une fois par mois. Quelle idée d’exhumer un has been du blog comme moi pour rempiler!?! Je vous accompagnerai donc désormais le six de chaque mois («  ne zappez paaaaaaas! »).

J’avais oublié combien il était difficile de démarrer un nouveau projet bloguesque (bloguique?). Bah oui, je suis un peu rouillé et depuis la semaine dernière c’est le branle-bas de combat dans ma tête. Et ça fait presque (je dis bien presque) aussi mal que de se casser un ongle (l’aspect esthétique mis à part, bien sûr)!!!!!!

Par exemple il y a le cri du cœur… Celui qui vous fait hurler dans le métro: « Au secouuuuuuuuuuuuurs, quelle ligne éditoriale vais-je adopter????? » pendant que la collégienne assise en face vous regarde en pensant un truc du style « non mais j’t’assure il est grave le vieux en face » en levant les yeux au ciel…

Et puis les questions tournent dans ma tête… Vais-je parler de moi? Vais-je parler des autres? Vais-je écrire des choses intelligentes ou aussi insipides et bêtes que les inepties que je ponds dans des rapports et des guides qui ne sont lus par personne? Vais-je sombrer dans la médiocrité vulgaire pour avoir une chance de surnager parmi les pontes du blog qui s’expriment un peu partout???

Alors je me motive en me disant que je vais sélectionner des sujets plus intéressants les uns que les autres du type : « pourquoi il ne plie jamais correctement ses affaires dans l’armoire » – excuse-moi mon chéri, mais il fallait que ça sorte – ou « comment obtenir le cadeau dont vous rêvez à la saint Valentin » – non, je ne pense pas à une soirée tout seul avec Robert Pattinson, au cas où vous auriez des doutes…

Et là, vous constatez tout de suite que j’en ai des choses intéressantes et intelligentes à dire… Comment ça non???

Bref, je ressens une réelle pression en démarrant sur ce blog collaboratif. Au départ, j’avais écrit un truc sur un pet (toujours glamour forcément)… Et puis finalement je me suis dit que placer mon premier mois à moi sous le signe du pet serait déshonorant, même pour moi qui, franchement, en ai vu beaucoup d’autres… Je vais vous laisser le temps de me connaître un peu avant d’attaquer les sujets difficiles…

Et c’est là que je l’ai trouvée ma ligne éditoriale: je vais faire ici un souhait par moi(s)… J’adore les souhaits. Et je suis sûr que tout ce que j’écrirai ici va se réaliser – on donne toujours raison à ses croyances, non?

Alors mon souhait pour ce mois de février sera assez simple:

je veux passer un mois sans entendre parler de Lady Gaga!

Pleaaaaaaaaaaaaaase! Je vais sans doute me faire lyncher par quelques homosexuels (bouh bouh bouh!) qui traineront ici… En même temps, son public gay elle l’a gagné à la sueur de son poignet… Elle est tellement subtile en plaçant le mot « gay » dans chaque proposition de chaque phrase pour faire comprendre même aux plus limités d’entre nous, c’est à dire ceux qui n’auraient pas capté les signaux lancés désespérément par son look outrancier et ses chansons à texte, qu’elle VEUT être aimée par les hommes qui aiment les hommes… Et n’y voyez surtout pas un quelconque acte militant pour l’égalité de droits. Avoir le soutien de toute une communauté aux Etats-Unis au 21ème siècle, ça permet de continuer à exister lorsqu’on traverse des périodes de vaches maigres… C’est ce qu’on appelle du positionnement marketing… Pas de la sincérité.

C’est un peu pareil en France d’ailleurs. Il n’y a qu’à assister à un gala de Jeanne Mas, Lio ou Julie Piétri pour s’en convaincre!

Bref, Lady Gaga m’énerve, vous l’aurez compris… Mais finalement ce qui m’énerve le plus ce n’est pas elle mais ce qu’elle représente, tant, pour moi, elle est un sous-produit de la culture américaine bling-bling s’abritant derrière un discours pseudo-politiquement incorrect fashiono-geek. On la compare souvent à Madonna… Ce qu’on oublie et c’est sans doute un effet générationnel, c’est qu’avant de devenir une machine à fric, l’image de Madonna était profondément humaine: une petite italo-américaine qui devient une star planétaire avec ses qualités, ses défauts et ses excès. Lady gaga, son look sanguinolant et son absence de discours représentent le triomphe du vide et du tape à l’oeil. Lady Gaga est un produit charismatique, certes, dont les morceaux ne se singularisent en rien de ceux des autres bimbos actuelles et qui s’auto-proclame reine du monde après à peine un album et demi.


Après coup, peut-être aurait-il mieux valu que j’écrive une note sur le pet, non? Au moins je n’aurais pas eu l’air d’un vieux con…

Au « moi » prochain!

Ditom

mochetés et cochoncetés

moi, c’est janjacq

tout minuscule janjacq, j’y tiens, j’ai pas très envie qu’on m’appelle gigi ni besoin non plus de me planquer derrière un j (majuscule)
mais je ne désespère pas de grandir

alors le 2, c’est moi
le rédac-chef m’a dit : c’est quoi ton jour anniversaire ?
ben le 2, ai-je répondu tout intimidé de dévoiler ce pan-là de mon identité
tu as de la chance, ce n’est pas pris
il cause bien Tto, moi, les ne et encore plus les n’, j’ai tendance à les oublier (par contre, les n… euh, pardon)

aujourd’hui, c’est moi qui tiens la boutique
j’ai emmené tout mon barda
une petite valise avec tout dedans
ma brosse à dents, du dentifrice, un caleçon de rechange, des chaussettes, mais elles sont dépareillées, les deux piluliers, celui du matin et celui du soir, approvisionnés, j’ai vérifié cinq ou six fois qu’il y avait tous mes médocs, cinq seringues pour la journée avec les aiguilles, des de 12 et des de 8, les bandelettes pour le sang et celles pour le pipi, des lancettes, je n’ai pris ni coton ni alcool modifié à 70°, je ne m’en sers jamais, le lecteur de glycémie et le tensiomètre, ils prennent de la place, un paquet de Granola, j’adore les Granola, deux barres de Mars pour repartir, au cas où, et cinq pâtes de fruit, pour la même chose, toujours au cas où, le mobile, ou le portable comme tu dis toi, parce que mon chéri il veut pouvoir m’appeler, moi j’appelle jamais, sauf ma kiné quand j’ai pas envie d’aller à ma balnéo, je crois que c’est tout
ah non, j’oubliais, une paire de lunettes de rechange dans leur étui, tu me vois si je prends une baffe et que je paume un verre, le brouillard pour toute la journée, en plus elles font solaires, tu sais, elles foncent à la lumière, elles ont par contre beaucoup de mal à défoncer
voilà, c’est tout, tout est d’équerre, je suis paré

Tto t’a pas dit, je suis venu pour te causer de mochetés et de mes cochoncetés
multiples et variées les cochoncetés, je dirais, alors le pluriel s’impose
j’en connais qui se traînent une misérable petite infection à vih, moi, c’est pas pour me vanter, mais c’est la totale
je te raconte ? bien sûr, c’est pour ça que m’ v’là

les bonnes fées se sont penchées sur mon berceau, et elles étaient nombreuses les garces
on ne s’en est pas aperçu tout de suite parce qu’on s’est contenté de compter mes bras (2), mes jambes (2), mes doigts (10, 5+5), mes orteils (dito), mes coucougnettes (une sacrée paire) et de vérifier que j’avais bien un zizi (prometteur) et que je n’étais pas noir, ç’aurait fait mauvais genre en Béarn

mais, mon pauvre, c’est que j’étais myope, astigmate et promis à la presbytie qui me guette, c’est que j’allais avoir les dents toutes jaunes et cariées, promises aussi à s’habiller de céramique, et puis plus grave, un peu non comprenant, mais ça, ça ne compte pas, c’est pas remboursé par la sécu
on ne se doutait pas non plus que je serais pédé, parce que c’était là, j’te jure, c’était là et ça compte pas non plus, c’est pas remboursé non plus
par contre, ce qui l’est remboursé, c’est le diabète, insulino-dépendant s’il te plaît

il était inscrit dans mes gènes, qu’ils disent, il m’est tombé dessus en fin d’adolescence, à vingt-cinq ans
quoi ? on n’a pas le droit de ne pas être pressé ? je suis béarnais moi, pas président de la république
d’emblée ç’a été deux piquouzes par jour, et c’était plus pénible qu’aujourd’hui où j’en fais pourtant cinq, à cause des repas qu’il fallait prendre à des putains d’heures fixes, mais je te raconterai
le diabète, c’est une ald, une affection de longue durée, ad vitam æternam quoi, une maladie chronique
cela allait bougrement m’aider

j’ai trouvé le moyen de me faire plomber
si je suis toujours resté asymptomatique, j’ai quand même dû entamer très tôt une trithérapie, qui est presque toujours quadri d’ailleurs, et ça en fait des pilules à avaler, tu as intérêt à t’être préparé quand ça te tombe dessus
pour un diabétique, insulino-dépendant te dis-je, c’est fastoche, juste un plus, je devrais dire juste un peu plus
tu sais, tu fais cinq piqûres d’insuline par jour, et autant de contrôles de glycémie au bout des tes six doigts, que veux-tu que ce soit d’avaler une kyrielle de comprimés, fastoche je te dis

quoi ? j’ai dit six doigts ?
ce n’est pas une faute de frappe, ce n’est pas dix, un diabétique n’a que six doigts
toutes les blessures occasionnées par les lancettes pour le prélèvement d’une simple gougoutte de sang te font perdre la sensibilité de la pulpe des doigts, et comme la première complication du diabète est la cécité et que le braille se lit avec les index, interdit de toucher aux index
et puis, pouce et index forment ce qu’on appelle la pince, et la pince est ce qui a fait le développement du cerveau de l’homme, dans la théorie darwinienne de l’évolution
alors, tu penses bien qu’on se la préserve la pince, et plutôt deux fois qu’une
t’avais remarqué qu’on a deux mains, je suppose
ça explique mes six doigts

donc, leçon numéro un, en cas d’élucubrations abstruses de ma part, de bla-bla abscons itou, ne jamais hésiter à poser une question, si je sais je te réponds, et si je ne sais pas je fais comme si je n’avais pas entendu, c’est clair

où en étais-je ?
ah oui ! voilà t’y pas que diabète et séropositivité se sont bien plu ensemble, je ne sais pas lequel a baratiné l’autre, mais toujours est-il qu’ils ont forniqué ces cochons
et quand deux cochons forniquent, enfin, un cochon et une cochonne, parce que la séropo ça te m’en fait une de cochonne, quand un et une de ces saloperies de bestioles s’acoquinent et s’accouplent, ça donne une cochonceté, forcément
une cochonceté de plus
et comme ils ont remis ça, les porcs, cela m’a fait deux cochoncetés sur les bras, ou sur le dos, ou dans le cul, en fait au cœur, une silencieuse et l’autre tonitruante
et moi, j’ai fait deux infarctus, dont un

à la faculté ils parlent de risques exponentiels
j’ai toujours été fâché avec la mathématique, pour moi exponentiel, ou elle d’ailleurs, évoque des âmes de violons ou des appréciations de Télérama
ben non, ça veut dire que 1 + 1 = 100 000, je te traduis, un plus un égalent cent mille, et que le truc était i-né-vi-table
en béarnais, je t’aurais mis un trait d’union de plus, parce que le ble on le dit, macarel, bleu, inévitable c’est une bête à cinq pieds, comme le mouton, pas à quatre
quoi ? j’ai confondu exponentiel(le) avec intégral(e) ?
tu le vois, la mathématique et moi
tu dois te demander comment j’ai fait pour avoir mon bac si les maths c’était pas ça, parce que mon français, à la rédac, c’est vraiment pas ça non plus
faudra faire avec, mec

bon, c’est tout pour aujourd’hui, je vois bien que tu t’endors
on se revoit le 2 mars nous deux
ce sera la sainte Charles
à propos de Charles, quand j’étais môme, j’ai fait une colo d’été, c’était à Arcachon, on avait des moniteurs et une… monitrice
une nuit, c’était pendant l’horreur d’une profonde nuit, on…

… bonne nuit



(illustration musicale, branche ton iPod, ni Dailymotion, ni Deezer n’ont encore ça)

assez parlé de moi

écrit et composé par Benjamin Biolay (2009)


j’avale le vent, j’avale la vie
j’avale les gens, j’avale la nuit
je bois le jour, je bois le verre
je bois le vide, je vois mon frère
qui parle au vent, qui parle au bruit
qui parle aux gens qui sont partis
j’avale le vent, j’avale mes cris
je cale mes pas sur ceux d’autrui
je vole au vent, je vole de nuit
dans les tympans, dans les tempi
je vois le large, la normandie
et son bocage et son ennui
je crois les autres, je crois les bruits
je suis en cage ou sans abri
j’avale le vent, j’avale la vie
puis me resape au saut du lit

mais assez parlé de moi

j’avale la peur, j’avale la mort
j’avale ma sueur, j’ai mal au cœur
je bois la mer, je vois derrière
les meurtrières des imposteurs
je crois le sot qui voit le doigt
au clair de lune juste le doigt
dans la lagune juste le doigt
dans la belle brune juste le doigt

mais assez parlé de moi

j’avale le vent, j’avale la vie
j’avale les gens, j’avale la nuit
je bois le jour, je bois le verre
je bois le vide, je vois mon frère
qui parle au vent, qui parle au bruit
qui parle aux gens qui sont déjà partis
j’avale le temps, j’avale mes cris
je cale mes pas sur ceux d’autrui
je vole au vent, je vole de nuit
dans les tympans, dans les tempi
je vois le large, la normandie
et son bocage et son ennui
j’avale le vent, j’avale la vie

mais assez parlé de moi

mais moi, je n’avale pas
je suce, mais j’avale pas

janjacq

Les lettres du moi(s)

Femme, fraicheur, folie, fellation
Enfant, émotions, envie, érection
Valentin, voyage, volage, amant
Rire, rose, réflexion, restaurant,
Inconnu, intrépide, illusion, imposture,
Exister, entreprendre, comprendre, écriture
Réussite, réalisation, richesse, rêve.

Christophe

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